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Full text of "Journal de conchyliologie"

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JOURNAL 


ONCHYLIOLOGIE 


PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE 


H. CROSSE ET PP. FISCHEMR. 


8e série. — Tome XXI. 


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VOLUME KKXEX. 


A PARIS, 


CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 95. 


1881 


CR D RENNES 


de. 


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\7 8: Série. — Tome XXE. — N°1. 


ONCHYLIOLOGIE 


L'ÉTUDE DES MOLLUSQUES 


VIVANTS ET FOSSILES, 


Publié sous la direction de 


H. CROSSE et P. FISCHEX. 


A PARIS, 
CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 25. 


Dépôt à Paris, chez M. F. SAvY, 71, boulevard Saint-Germain. 
— à Londres, chez MM. WiLLraAms et NoRGATE, 4, Heurietta Street, Covent-Garden. 
— à Edimbourg, chez MM. WizLiAms et NoORGATE, 20, South Frederick Street. 


1881 


VIENT DE PARAITRE 


INDEX GÉNÉRAL ET SINTÉMATIQUE. 
DES MATIÈRES 


à Gontenues dans les vingt premiers volumes 


DU 


JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE 
1850-1872 


Un volume in-8° de 208 pages d'impression, comprenant la table 
des articles ‘contenus dans les volumes Là XX et la table, par 
ordre alphabétique, des Familles, Genres, Sous- -genres el 
Espèces de Mollusques décrits ou cités dans ces volumes. 


EN VENTE ACTUELLEMENT 


AU BUREAU DU JOURNAL, RUE TRONCHET, 25. 


Prix : 8 francs. 
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OUVRAGES NOUVEAUX 


Mission scientifique au Mexiqueet dans l'Amérique 
centrale, ouvrage publié par les soins du Ministre de l’Instruc- 
tion publique. — Recherches zoologiques publiées sousla 
direction deM.Micxe-Enwarps, membredel’Institut.—7e partie. 
—Étude sur les Mollusquesterrestreset fluviatiles, 
par MM. P. Fiscner et H. Crosse. Paris, Imprimerie Nationale, 
MDCCCLXXX. Le premier volume (702 pages d'impression 
et xxx1 planches noires el coloriées) est terminé. La huitième 
livraison qui forme le commencement du second volume vient 
de paraître et est actuellement en vente. 

Nouvelles recherches sur les Argiles lacustres des Ter- 
rains quaternaires des environs de Lyon, par: ARNOULD 
Locarp. — Paris, 1880, chez M. J. B. BaïLLiÈRE et fils, librai- 
res, rue Hautefeuille, 19. == "Brochure grand in-8, imprimée 
avec luxe el comprenant 37 pages d'impression. 


JOURNAL 


DE 


CONCHYLIOLOGIE. 


fier Janvier 1981. 


Description de quelques espèces nouvelles du 
Cambodge, appartenantaux genres Lacunopsis, 
Jullienia ei Pachydrobia, 


PAR J. POIRIER. 


En étudiant les coquilles rapportées par M. Jullien de 
son voyage au Cambodge, M. Deshayes trouva plusieurs 
espèces nouvelles pour lesquelles il crut devoir créer un 
genre nouveau, le genre Lacunopsis. Les espèces qu'il 
plaça dans ce genre étaient les L. monodonta, L. Jullieni 
et L. tricostatus. Cette dernière espèce se trouvait mêlée à 
un assez, grand nombre d’autres coquilles d’une espèce 
également nouvelle, que Deshayes crut devoir faire entrer 
dans le genre Melania, et qu’il nomma M. flava. Plus tard, 
MM. Crosse et Fischer, dans leur Catalogue des Mollus- 
ques fluviatiles du Cambodge, tenant compte des carac- 
tères particuliers présentés par cette dernière espèce, la 
rapprochèrent des Lithoglyphus et établirent pour elle 
le sous-genre Jullienia, en faisant remarquer les grandes 
analogies qu’elle présentait avec le L. tricostatus. 


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D'après l'examen que j'af pu faire de nouvelles espèces, 
provenant également du Cambodge et rapportées par 
M. le D' Harmard, j'ai pu m'assurer que le Eacunopsis 
tricostatus, Deshayes, et le Jullienia flava, Deshayes, de- 
vaient être réunis dans un même genre, le genre Jul- 
lienia, nettement distinct du genre Lacunopsis et du genre 
Litboglyphus. 

L'erreur de Beshayes tient à ce que les individus qu'il 
nomma Lacunopsis tricostatus et Melania flava étaient 
jeunes et avaient leur bord droit tranchant, comme les 
individus adultes des véritables Lacunopsis et comme les 
Mélaniens. Or, à l’état adulte, ce..bord, chez les Jul- 
lienia, est au contraire très épaissi. Du reste, l’ensemble 
des autres caractères, même chez les individus jeunes, in- 
dique déjà la séparation qui a été proposée par MM. Crosse 
et Fischer. Ainsi, dans les Lecunopsis, le sommet est tou- 
jours très obtus, presque aplati, tandis qu'il est très aigu 
dans les fullienia ; chez ces derniers, en outre, le nombre 
des tours de spire est toujours beaucoup plus considérable 
que dans les Lacunopsis. 


I. Genre LACUNOPSIS, Deshayes. 


Chez les Lacunopsis, on peut distinguer deux groupes. 

Dans l’un, la columelle porte une dent vers sa partie 
médiane et l’opercule, dont les deux extrémités semi- 
circulaires sont presque aussi larges l’une que l’autre, 
présente , sur son bord interne, une partie concave cor- 
respondant à la dent de la columelle : le bord externe est 
denticulé. 

Dans le deuxième groupe, la columelle est droite ou 
légèrement concave et l’opercule, également paucispiré et 
à nucléus subapical, est simplement ovale. 


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Dans ces deux groupes, la radula est la même, la dent 
rachiale a les côtés de son extrémité recourbée unig, sans 
denticules, et la dent intermédiaire ne présente de denti- 
cules que sur son bord interne. Ces caractères, joints à 
ceux de la coquille dont le sommet est toujours très ob- 
tus, presque aplati, éloignent un peu ce genre du genre 
Lithoglyphus. Dans le premier groupe, outre le L. mono- 


donta, Deshayes, se trouvent les deux espèces nouvelles 
suivantes : 


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1. Lacunopsis @LoBosa, Poirier (PI. I, fig. 4). 


Coquille subglobuleuse, néritiforme, translucide, blan- 
che, à l’exception du sommet qui est rougeâtre: elle est 
recouverte d'un épiderme verdâtre. La spire renflée, for- 
mée presque entièrement par le dernier tour, est dirigée 
obliquement à droite, d'avant en arrière. Elle se compose 
de trois tours convexes réunis par une suture enfoncée. 
Le dernier tour, très grand, est couvert de fines stries 
transversales et de faibles côtes longitudinales, surtout vi- 
sibles sur sa première moitié; très convexe en dessus, 
aplati en dessous, il présente une large surface basale un 
peu concave, légèrement érodée et limitée, à la circonfé- 
rence, par une surface courbe et non anguleuse comme 
dans le L. monodonta. Deshayes. Sur cette base, s'étale la 
columelle, dont le bord interne présente, vers son mi- 
lieu, une grosse dent obtuse. L'ouverture semi-lunaire, 
obtuse en avant, se continue, en arrière, par un angle 
étroit et prolongé en arrière. Le bord basal est &rrondi, le 
bord droit demi-circulaire, épaissi à l’intérieur au niveau 
du bord columellaire, est taillé en biseau et se termine en 
un bord tranchant. 

Longueur de la coquille, 42 millimètres ; largeur, 9,5; 
épaisseur, 6,5. 


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Cette espèce, un peu plus grande que le L. monodonta, 
Deshayes, en diffère nettement par sa spire plus aplatie, 
sa suture plus profonde, et son ouverture proportionnel- 
lement moins grande. 


2. Lacunopsis vENTRIcosA, Poirier (PI. I. fig. 2). 


Coquille subglobuleuse, néritiforme, épaisse, translu- 
cide, blanchâtre, à l’exception du sommet qui est rou- 
gedtre; épiderme verdâtre. La spire, très-renflée, formée 
presque entièrement par le dernier tour, est dirigée obli- 
quement d'avant en arrière. Elle se compose de trois tours 
et demi, réunis par une suture linéaire. Le dernier tour, 
très grand, très convexe en dessus, est couvert de fines 
stries d'accroissement et d’une légère côte transverse, 
d’où partent quelques plis sinueux, se dirigeant vers la 
suture. Sur sa base, non érodée , légèrement convexe, 
s’étale la columelle, dont le bord interne porte en son 
milieu une dent plus aiguë que dans l'espèce précédente. 
L'ouverture semi-lunaire, obtuse en avant, se continue 
en arrière par un angle étroit, prolongé jusqu’à la limite 
de la columelle. Le bord basal est arrondi, le bord droit 
semi-circulaire est épaissi en dedans et se termine, au 
dehors, en un bord tranchant. 

Longueur de la coquille, 9 millimètres; largeur, 7,5; 
épaisseur, 6. 

C'est peut-être de ce groupe qu'il faudrait rapprocher 
le Paludomus stomatodon de l’Inde, pour lequel Benson a 
créé le genre Stomatodon. 

Le deuxième groupe comprend, outre le L. Jullieni, 
Deshayes, l'espèce nouvelle suivante : 


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5. Lacunorsis HarManpi, Poirier {PI. E, fig, 5). 


Coquille subcirculaire, translucide, blanche, lisse, revê- 
tue d’un épiderme vert brunâtre. La spire renflée, for- 
mée presque entièrement par le dernier tour, est dirigée 
obliquement d'avant en arrière. Elle se compose de deux 
tours et demi, dont le dernier est tellement grand, qu'il 
constitue presque toute la coquille. Il est fortement con- 
vexe, surtout en arrière. La base est aplatie, légèrement 
concave, de sorte que la face postérieure et la face basale 
du dernier tour forment, entre elles, un angle dièdre 
aigu, dont l’arête semble être la continuation du bord 
droit. La columelle très large a son bord interne simple 
et droit: sa surface se confond avec celle de la base du 
dernier tour. L'ouverture petite, semi-lunaire, obtuse en 
avant, se termine en arrière en un angle peu profond, 
prolongé en arrière. Le bord droit, demi-circulaire, est 
épaissi en dedans, taillé en biseau et tranchant sur ses 
bords. 

Longueur, 8 millimètres; largeur, 7; épaisseur, 4. 


IT. Genre JULLIENIA, Crosse et Fischer. 


Dans le genre Jullienia, la coquille est petite, transpa- 
rente, recouverte d’un épiderme verdâtre; la spire est 
médiocre, conique. La base est aplatie; louverture est 
entière, semi-circulaire; le bord droit est très épaissi. 

L’opercule est semi-lunaire, paucispiré et à nucleus sub- 
apical. 

La dent rachiale présente, sur sa face antérieure et de 
chaque côté, 5 denticules; son bord recourbé présente, en 
général, un grand nombre de denticules, excepté dans la 
J. costulata et sa variété fasciala. 


— 10 — 


Les autres dents ont toutes leur bord denticulé. 

Aux J. flava, Deshayes et J. tricostata, Deshayes, j'ai pu 
ajouter les espèces suivantes qui toutes sont un peu plus 
petites que les espèces de Deshayes. 


4. Juezienta Harmanpt, Poirier (PI. I, fig. 4), 


Coquille petite, semi-globuleuse, transparente, unico- 
lore, blanche, recouverte d’un épiderme jaune-verdûtre. 
Spire courte, conique, aiguë, formée presque entièrement 
par le dernier tour très grand. La spire se compose de 
4 tours, les deux premiers lisses et convexes, les deux der- 
niers portant deux côtes transverses, d’abord très faibles, 
s’accentuant de plus en plus et devenant, surtout la se- 
conde, fortement granuleuses sur la face supérieure du 
dernier tour : ces côtes disparaissent avant d'arriver au 
bord. Le dernier tour, fortement convexe en dessus, est 
aplati en dessous et légèrement concave, la base de la 
coquille paraissant comme coupée et bornée à la circon- 
férence par un angle obtus. La columelle, médiocrement 
développée, a son bord interne légèrement concave. Le 
péristome est entier, épais ; l'ouverture est ovale, circu- 
laire en avant et légèrement aiguë en arrière ; le bord 
droit, demi-circulaire, est très épaissi et légèrement vari- 
queux. 


Longueur 6 millimètres, largeur 5. 


5. JULLIENIA COSTATA, Poirier (PI. E, fig. 5). 


Coquille petite, subglobuleuse, transparente, blanche, 
à l'exception du sommet rougeûtre, recouverte d’un épi- 
derme brun, à spire pointue, très courte, formée de 
L tours ; les premiers, légèrement convexes; le dernier, 
très grand, formant presque toute la coquille, est très con- 


HUE 
vexe en dessus et aplati en dessous. Lesdeux derniers tours 
portent de trois à quatre côtes transverses, légèrement gra- 
nuleuses ; la première présente, vers le milieu da dernier 
tour, un plus grand développement et devient anguleuse. 
Toute la surface de la coquille est couverte de stries d’ac- 
croissement légères et irrégulières. La base de la coquille 
est aplatie et bornée, à la circonférence, par un angle 
obtus; la columelle est médiocrement développée; son 
bord interne obtus est légèrement concave; le péristome 
est entier, épais. L'ouverture, assez grande, est semi-cir- 
culaire, arrondie en avant et légèrement anguleuse en ar- 
rière. Le bord droit, semi-circulaire, est très épaissi et 
légèrement variqueux. 

Longueur 6 millimètres, largeur 5. 

Cette espèce présente une variété (var. 8. fasciata, pl. T, 
fig. 6) de coloration brune, à l’exception des côtes trans- 
verses et de la base de la coquille, qui sont blanches. 
Comme dans le type, cette variété présente un nombre 
de côtes variant de deux à quatre. 


6. JULLIENIA NopuLosa, Poirier (PI. E, fig. 7). 


Coquille petite, transparente, blanche, recouverte d’un 
épiderme verdâtre, à spire aiguë, conique, plus allongée 
que dans les espèces précédentes, formée de cinq tours: 
les premiers, légèrement convexes, le dernier, prenant un 
grand accroissement, convexe en dessus, aplati en des- 
sous. La surface de la coquille est munie de trois côtes 
transverses, devenant fortement noduleusessur le dernier 
tour et s’évanouissant un peu avant la fin du dernier tour. 
Ce tour présente, en outre, une ou deux autres séries de 
granulations, mais elles sont beaucoup moins marquées 
que les précédentes. Toute la surface de la coquille est 
couverte de légères stries d’accroissement. La base de la 


SA = 


coquille est aplatie et terminée, à la circonférence, par 
un angle obtus. La columelle, médiocrement développée. 
a son bord interne obtus et légèrement concave. Le péris- 
tome est continu, l'ouverture semi-lunaire, le bord externe, 
semi-circulaire, est fortement épaissi et légèrement sub- 
variqueux. 

Longueur de la coquille 7 millimètres, largeur 5, épais- 
seur 4,5. 


7. JULLIENIA ACUTA, Poirier (PI. [, fig. 8). 


Coquille petite, allongée, transparente, recouverte 
d’un épiderme verdâtre, à spire aiguë, conique, bien dé- 
veloppée, formée de cinq tours et demi, convexes, s'ac- 
croissant régulièrement jusqu'au dernier qui prend un 
très grand développement. Ce dernier tour, très convexe 
en dessus, est très légèrement aplati en dessous. La sur- 
face de la coquille est couverte de cinq côtes transverses, 
se continuant jusqu’à la fin du dernier tour ; les deux pre- 
mières sont faiblement granuleuses. La columelle, mé- 
diocrement développée, a son bord interne presque recti- 
ligne ; le péristome est continu, l'ouverture est semi-lu- 
naire ; le bord externe demi-circulaire, fortement épaissi, 
est légèrement subvariqueux. 

Longueur de la coquille 6,5 millimètres, largeur 4,5, 
épaisseur 4,5. 


HT. Genre PACHYDROBIA, Crosse et Fischer. 


En 1876, MM. Crosse et Fischer créèrent le genre Pa- 
chydrobia pour une espèce rapportée du Cambodge par 
MM. Jullien et Harmand et, d’après les caractères de la 
coquille et de lopercule, ils crurent devoir le placer dans 


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la voisinage des Hydrobia, Depuis ce temps, M. Harmand fit 
parvenir au Muséum, conservés dans l'alcool, quelques 
individus de l'espèce qui constitue le type du genre, le Pa- 
chydrobia paradoxa. 

L'examen de l'animal du Pachydrobia paradoxa nous à 
permis de préciser davantage la place que ce genre devait 
occuper dans la nomenclature. 

Le pied de l’animal est triangulaire ; son mafle est al- 
longé ; les tentacules longs portent, à leur base, un léger 
renflement oculaire. La branchie de droite est très déve- 
loppée, celle de gauche est rudimentaire. Le pénis, simple, 
situé sur le côté, est éloigné du tentacule droit, caractère 
qui place bien les Pachydrobia dans la famille des Hydro- 
binæ, ce que l’examen de la coquille et de l’opercule 
avait déjà conduit MM. Crosse et Fischer à supposer. Mais, 
d'après les caractères tirés de la radula et en se rapportant 
au tableau synoptique des genres de la famille des Hydro- 
binæ donné par Stimpson, ce ne serait pas dans le voisinage 
immédiat des Hydrobia que ce genre devrait être placé. 

En effet, dans ce tableau, les Hydrobia sont dans la pre- 
mière division des Hydrobinæ à opercule corné, ayant 
pour caractère de n'avoir pas plus d’un denticule de 
chaque côté sur la dent rachiale. Or, chez les Pachydrobia, 
cette dent rachiaie porte au moins quatre denticules de 
chaque côté. 

D'après ce caractère, les Pachydrobia doivent rentrer 
dans le deuxième groupe des Hydrobinæ à opercule corné, 
ef, comme la dent intermédiaire présente huit denticules 
inégaux et que la verge de l'animal est simple, ce genre 
doit être placé à la suite du genre Gillia. 

Un caractère tout spécial à la dent rachiale des Pa- 
chydrobia est d’avoir son bord recourbé terminé, non en 
un denticule triangulaire, comme dans les autres genres 


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d’'Hydrobinæ, mais en un denticule rectangulaire, entouré, 
de chaque côté, de trois denticules coniques. 

Jusqu'alors, le genre Pachydrobiàa ne renfermait que 
deux espèces : l’espèce type, le P. paradoxa, Crosse et Fis- 
cher, et une espèce de Siam, le P. parva, Lea. 

Dans le dernier envoi de M. Harmand, se trouvaient 
sept espèces appartenant à ce genre et que je crois nou- 
velles, ce qui porterait à neuf le nombre des espèces con- 
nues du genre Pachydrobia. Toutes ces espèces ont été 
rencontrées par M. Harmand dans les îles de Không, en- 
fouies dans le sable des bancs ou à la pointe des îlots. 


8. PACHYDROBIA spiNosA, Poirier (PI. Il, fig. 4). 


Coquille imperforée, rissoiforme, épaisse, translucide, 
unicolore, blanche; épiderme légèrement verdâtre. Les 
tours de spire, au nombre de cinq et demi, sont légè- 
rement convexes et munis de petits sillons longitudinaux. 
Le dernier tour porte, à sa face dorsale, une petite épine 
dont la pointe légèrement tronquée est dirigée vers le 
sommet. Ce dernier tour, faiblement convexe sur sa face 
dorsale, est aplati sur sa face ventrale; sa longueur est 
presque égale aux trois quarts de la longueur totale. Le 
bord de l’ouverture est réfléchi et forme une petite varice. 
L'ouverture est oblique, semi-cireulaire, à péristome épais, 
entier el réfléchi. Sa couleur est la mème que celle de la 
coquille. Le bord columellaire, droit, est plus épaissi vers 
le haut ; le bord basal est arrondi et le bord externe légè- 
rement sinueux. 

La longueur de la coquille est de 8 millimètres, la lar 
geur de 5. La longueur del’ouverture est de 5 millimètres 
et sa largeur de 5. 

Cette coquille, ainsi que la suivante, offre beaucoup de 
ressemblance avec le P. paradoxa. Elle en diffère par sa 


taille plus petite, par sa coloration moins foncée, par son 
avant-dernier tour de spire moins renflé et surtout par 
l’épine que porte la face dorsale de son dernier tour. 


9. PacayDpRoBIA BERTiINI, Poirier (PI. IL, fig. 2). 


Coquille rissoiforme, épaisse, translucide, unicolore ; 
coloration blanche ; épiderme verdâtre. Les tours de spire, 
au nombre de cinq et demi, sont convexe et ornés d’un 
très grand nombre de petites côtes très apparentes. Le 
dernier tour, convexe sur sa face dorsale, est légèrement 
aplati sur sa face ventrale et faiblement variqueux près du 
bord. L'ouverture est obliquement semi-circulaire. Le 
péristome est sinueux, épais, entier, réfléchi, de couleur 
cendrée verdâtre et à bords réunis par un dépôt calleux 
de même couleur. Le bord columellaire est droit, le bord 
basal arrondi et le bord externe légèrement sinueux vers 
la suture. 

Longueur de la coquille 8 millimètres, largeur 4. Lon- 
gueur de la bouche 4 millimètres, largeur 2,5. 

Cette petiteespèce présente de grandes analogies de forme 
avec le P. paradoxa, Crosse et Fischer. Elle en diffère par 
sa taille plus faible et surtout par les fines côtes dont elle 
est couverte. 


10. PACHYDROBIA FISCHERIANA, Poirier (PI. IE, 
fig. 5). 


Coquille rissoiforme, épaisse, d’une coloration blanche 
uniforme, recouverte d’un épiderme brun verdâtre. La 
spire médiocre présente cinq tours ct demi, convexes, 
ornés de lignes très fines d’accroissement. Le dernier tour 
très-grand, convexe sur sa face dorsale, est aplati sur sa 
face ventrale et subvariqueux près du bord. L'ouverture 


NE NC 

est obliqiement semi-circulaire. Le péristome sinueux, 
très épais, entier, réfléchi, de couleur brun verdâtre, a ses 
bords réunis par un fort dépôt calleux. Le bord columel- 
laire est droit, le bord basal arrondi, et le bord externe 
légèrement sinueux et réfléchi. 

Longueur de la coquille 12 millimètres, largeur 7. Lon- 
gueur de la bouche 6 millimètres, largeur 5,5. 


41. PacayproBIA HARMANDt, Poirier (PI. IL, fig. 4). 


Coquille imperforée, rissoiforme, épaisse, translucide, 
unicolore. Le test blanchâtre est recouvert d’un épiderme 
jaune-verdâtre. La spire est assez élevée. Les tours de spire, 
au nombre de huit, sont convexes ; les deux premiers sont 
lisses, les autres sont couverts de côtes saillantes, bien 
développées, un peu obliques et régulièrement espacées. 
Les côtes du dernier tour s’évanouissent vers la base. 
Toute la surface de la coquille est couverte de fines stries 
d'accroissement. Le dernier tour, convexe sur la face dor- 
sale, est légèrement aplati sur la face ventrale. Sa longueur 
_est la moitié de la longueur totale. Le bord est réfléchi et 
forme une petite varice. L'ouverture est semi-circulaire ; 
le péristome sinueux, épais, entier, est recouvert par l’é- 
piderme, qui y prend une teinte plus foncée. Le bord 
columellaire est droit. le bord basal circulaire, le bord 
externe sinueux. 

Longueur de la coquille 10 millimètres, largeur 4,5; 
longueur de la bouche 4,5, largeur 5. 


12. PACHYDROBIA VARIABILIS, Poirier (PI. IT, fig. 5). 


Coquille imperforée, rissoïforme, épaisse, translucide, 
unicolore; coloratien blanche ; épiderme verdâtre et par- 
fois noirâtre. Spire élevée, conique; tours de spire au 
nombre de neuf; les premiers faiblement convexes, pres- 


Eu Den 


que lisses, les trois derniers munis de sept à neuf côtes 
obliques, très saillantes supérieurement, disparaissant sur 
la partie antérieure du dernier tour. Toute la surface de 
la coquille est couverte de fines lignes costiformes longi- 
tudinales, se rencontrant aussi sur les côtés. Dernier tour 
convexe sur la face dorsale, aplati sur la face ventrale; sa 
longueur est la moitié de la longueur totale; le bord est 
réfléchi, légèrement variqueux. Ouverture oblique, semi- 
circulaire. Péristome sinueux, épais, entier, réfléchi, de 
couleur verdâtre, bords réunis par un fort dépôt calleux ; 
bord columellaire droit, bord basal arrondi, et, dans 
quelques individus, légèrement anguleux; bord externe 
sinueux. 

Longueur, 15 millimètres; largeur, 7 mill.; longueur 
de la bouche, 6 mill.; plus grande largeur, 4 mill. 


15. PACHYDROBIA SCALAROIDES, Poirier (PI. IT, 
fig. 6). 


Coquilleimperforée, épaisse, renflée, unicolore, blanche 
avec un épiderme verdâtre. Les tours de spire sont au 
nombre de sept, chacun d’eux étant nettement séparé de 
ses voisins. Les premiers tours sont convexes et les der- 
niers subanguleux. La coquille est ornée de côtes longi- 
tudinales, faibles sur les premiers tours, mais devenant 
de plus en plus fortes sur les suivants. Sur le dernier tour, 
ces côles forment une ligne de petits mamelons sur la 
partie anguleuse de la spire. Le dernier tour, convexe sur 
sa face dorsale, est un peu aplati sur sa face ventrale; sa 
longueur est d'environ les deux tiers de la jongueur to- 
tale. L'ouverture est obliquément semi-circulaire ; le pé- 
ristome est sinueux, épais, entier, réfléchi, de couleur 
vert-noirâtre ; ses bords sont réunis par un dépôt calleux 


2 


LE MON c0 


de même couleur que le reste du péristome. Le bord co- 
lumellaire est droit, le bord basal arrondi; le bord ex- 
terne, réfléchi, subvariqueux, présente une sinuosité très 
nette près de la suture, sa partie inférieure s'étendant en 
forme de lèvre. 

Longueur de la coquille, 46 millimètres ; larg. 11 mil- 
lim.; longueur de la bouche, 10 mill.; largeur, 6. 


14. PAcHyDROBIA puBiosa, Poirier (PI. IF, fig. 7}. 


Coquille imperforée, renflée, épaisse, translucide, uni- 
colore; coloration blanche; quelques traces d’un épi- 
derme verdâtre. Spire courte ; tours de spire au nombre 
de cinq, les premiers légèrement convexes, lisses; le der- 
nier, très renflé, est muni, sur sa face supérieure, de 
quelques nodules, dont trois surtout sont bien accentués. 
Ce dernier tour, très convexe sur la face dorsale, aplati 
sur la face ventrale, a une longueur formant environ les 
deux tiers de la longueur totale. L'ouverture est oblique, 
semi-circulaire; le péristome faiblement sinuenx, très 
épais, entier, de couleur verdâtre; le bord columellaire 
est droit, le bord basal arrondi, le bord externe faible- 
ment sinueux. 

Longueur de la coquille, 16 millimètres ; larg., 7 mil- 
lim.; longueur de la bouche, 7 millim.; largeur, 5 mill. 

1 A LS 


Explication des Planches. 


PLANCHE I. 


Fig. 4. Lacunopsis globosa, Poirier. 
Fig. 2. — ventricosa, Poirier. 
Fig. 2 bis. Opercule de L. ventricosa. 


Fig. 


Fig. 


Fig. 
Fig. 


Fig. 


. d. 


ce, 4D 


Lacunopsis Harmandi, Poirier. 


. à bis. Opercule de L. Harmandi. 
. 4. Jullienia Harmandi, Poirier. 


. 4 bis. Opercule de J. Harmandi. 


de 
g. 6. 


ere ET AE LES 


Jullienia costata, Poirier. 
— — var. fasciata. 
—  nodulosa, Poirier. 
— acuta, Poirier. 


PLANCcue II. 


Pachydrobia spinosa, Poirier. 
— Bertini, Poirier. 
— Fischeriana, Poirier. 
— Harmandi, Poirier. 
— variabilis, Poirier. 
— scalaroides, Poirier. 
— dubiosa, Poirier. 


PLANCHE IT. 


. Dents linguales du Pachydrobia paradoxa, Crosse 


et Fischer : a, dent rachiale ; b, c, d, dents la- 
térales. 


. Pachydrobia paradoxa, Crosse et Fischer : le Mol- 


lusque extrait de la coquille et partiellement 
ouvert, afin de laisser voir les branchies. 


. Dents linguales du Jullienia Harmandi, Poirier : 


a, dent rachiale; b, c, d, dents latérales. 


. Dents linguales du Jullienia costata, Poirier : 


a, dent rachiale ; b, c, d, dents latérales. 


. Dents linguales du Lacunopsis ventricosa, Poi- 


rier : 4, dent rachiale; b, c, d, dents latérales. 


nec 


= 9ÿ — 


Note sur la synonymie de l’Helix migrilabris, 
Martens, d'Australie, 


Par H. CROSSE. 


M. Cox a décrit et figuré, sous le nom d’Helix Edwardsi, 
dans sa belle Monographie des Coquilles Terrestres d'Aus- 
tralie (4), une remarquable espèce du groupe des Xantho- 
melon, voisine de l’H. pomum de Pfeiffer, mais s’en dis- 
tinguant facilement par sa taille généralement un peu 
plus petite, par la coloration d’un brun marron du tiers 
supérieur de ses tours de spire et surtout par son péris- 
tome d’un noir brunâtre très foncé, couvert de fines gra- 
nulalions et à bords réunis par un épais dépôt calleux, 
de même couleur, pénétrant à l’intérieur et également 
granuleux. On sait que l’Helix pomum, dont les tours de 
spire sont d'un jaune clair et uniforme, possède un pé- 
ristome d’un blanc pur, entièrement lisse et à apparence 
de la porcelaine. 

Malheureusement, il existait déjà antérieurement, dans 
la nomenclature, un Helix Edwardsi, espèce de Virginie, 
décrite par M. Th. Bland, en 1852 (2), et dédiée par lui 
à M. W. H. Edwards qui l'avait découverte. Le nom de 
l'espèce Australienne ne pouvait donc pas subsister. C’est 
ce qu'a très bien compris M. J. Brazier, lorsqu'il a, en 
1870 (5), changé le nom de l'espèce de M. Cox en l'ap- 
pelant Helix (Galaxias) Meadei, en souvenir d’un de ses 


(4) Mon. Austral. Land. Shells, p. 109, pl. xix, fig. 3, 1868. 

(2} Ann. Lyc. Nat. Hist. New-York, vol. VI, p. 277, pl. 1x, 
fig. 14-16, 1858. 

(3) Proc. Zool. Soc. London, p. 662, 1870. 


2 ‘ab = 

amis scienlifiques, son compagnon de voyage à bord du bâ- 
timent de guerre de la marine Anglaise « Curaçao », le 
lieutenant Meade. Seulement, le nom de M. Brazier ne 
peut pas plus subsister que celui de M. Cox. En effet, 
entre 4868, date de la première description scientifique 
de M. Cox, et 1870, date de la rectification de M. Bra 
zier, il est arrivé qu’un troisième naturaliste, M. E. von 
\iartens a de nouveau décrit la même espèce en 1869 (1), 
sous la dénomination d’Helix nigrilabris, et sans paraître 
avoir alors connaissance du travail de M. Cox, car il ne le cite 
pas. Nous devons ajouter que, sans doute par suite d’une 
faute d'impression, M. Th. Biand, dans sa diagnose ori- 
ginale, a désigné son espèce de l'Amérique septentrio- 
nale sous la dénomination d'H. Edvardsi, et que cette 
faute a été répétée sans observation, par Pfeiffer, dans le 
septième volume de sa Monographie des Hélicéens (2), 
bien que la rectification nécessaire eût été effectuée par 
Geo. W. Tryon, antérieurement (5). 

Ce qui augmente encore la confusion qui règne au su- 
jet de l’Helix Edwardsi, Cox, c’est que M. E. von Mar- 
tens, en décrivant la même espèce sous la dénomination 
d'H. nigrilabris, lui a assigné un faux habitat, en la don- 
nant, sur les indications erronées de M. R. Schomburgk, 
qui se l’était procurée à Adélaïde, comme provenant de 
l’intérieur de l'Australie méridionale, alors que, en réa- 
lité, elle vit à l’extrémité opposée du continent Australien, 
sur la Terre d'Arnhem. 

Quoi qu'il en soit, il nous paraît incontestable que la 
dénomination employée par M. E. von Martens doit pré- 


(1) Malak. Blätter, vol. XVI, p. 79, 1869. 

(2} Mon. Helic., vol. VIT, p. 306, 1876. 

(3) Amer. Journ. Conch., vol. IT, p. 59, pl. 1x, fig. 34, 
1867. 


99% 
valoir et que l’espèce australienne dont nous nous occu- 
pons doit être définitivement inscrite, dans la nomencla- 


ture, sous le nom d’Helix nigrilabris, comme l’établit sa 
synonymie. 


HELIx NiGRiLaBris, Martens. 


Helix Edwardsi, Cox, Monog. Austral. Land-Sh. p. 409, 

pl. XIX, fig. 5, 1868 (non Bland). 

—  (Xanthomelon) nigrilabris, Martens, Malak. BI. 
vol. XVI, p. 79, 1869. 

— (Galaxias) Meadei, Brazier, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 662, 1870. 

—  Edwardsi (Xanthomelon), Paetel, Cat. p. 89, 1873. 

—  Edwardsi, Pfeiffer, Monog. Helic. viv. vol VIT, 
p. 568, 1876. 


Hab. Liverpool River, Terre d’Arnhem, Australie Sep- 
tentrionole (Edwards). HS: Ce 


Unionidæ nouveaux ou peu connus, 


Par H. Drouër (1). 
(3e article.) 
25. UNio pesecrus, Drouët. 


T. ovali-subelongatu, convexo-ventricosula, crassula, 
solida, fulva vel pallide fusca, sæpe obscure viridi-ra- 
diata, ad oras rugosa, cœterum lœvis, nilida, supra sub - 
convexæa, infra concava, antice rotundata, postice atte- 
nuato-subacuta; umbones tumidi, prominentes, candidulr, 


1) Voy. Journ. de Conchyl., vol. XX VIF, p, 137 et 327, 1879. 


AE Es 
lœves; apices abrupte desecti ; area depressiuscula, elon- 
gata; dens exsertus, crassulus, cristato-denticulatus ; 
lamella valida; sinus vixæ incisus, elongatus ; marga- 
rila albo-carneu, nitidissima ; callus marginalis crasulus. 
— Long. 70-75; alt. 38; diam.25 mill. 


Hab. Le Pénée (Thessalie) (Thuesse). — Les sommets 
sont larges, lisses, blanchâtres, élevés, très rapprochés. 
Les crochets sont nettement coupés ou usés par frotte- 
ment, comme si l’on avait passé une lime entre Îles 
pointes, particularité qui s’observe mème chez les sujets 
non adultes. Le corselet est fortement accentué dans sa 
partie antérieure. 


2%. UNio DECIPIENS, Drouët. 


T'. oblonga, convexa, crassa, solidissima, rugosula, vix 
nitida, luteola fusco-zonata, supra horizontalis, infra 
rectiuscula, antice late rotundala, postice in rostrumbreve, 
attenuato-rotundatum desinens ; umbones tumidi, promi- 
nentes, lœves; areola conspicua; ligamentum prominu 
lum, validum ; area vix impressa ; denselongatus,crassus, 
supra valde striatus, infra lœvis, grosse cristatus; la- 
mella valida; sinus modice incisus, prælongus: impres- 
siones anticæ profundæ; margarila lactea, pallide car- 
neo tincta, subnitida; callus marginalis incrassatus, — 
Long. 85; alt. 45; diam. 25-27 mill. 


Hab. Le lac de Scutari : Albanie turque (Klecak). — 
À égalité de croissance, cette espèce est toujours plus 
épaisse, plus pesante que l’U. tumidus. Chez les jeunes, 
qui sont jaunâtres avec des zones brunes, le rostre est 
court et aigu, comme chez l’U. tumidus ; mais, avec l’âge, 
cette disposition disparaît promptement pour faire place 


En LUN 
à un rostre moins atténué et subarrondi. Les sommets 
sont gonflés, proéminents, régulièrement arrondis, lisses, 
même dans le jeune âge. La nacre est épaisse, d’un blanc 
mat, quelquefois légèrement leintée de rosâtre. Le callus 
margiual est épais et très saillant à sa terminaison. 


25. Unio STEVENIANUS, Krynicki, an sched. (1837). 


T. oblongo-elongata, ventricosa, crassa, olivacea, fusco- 
zonala, costato-suleata,sat nitida, supra rectiuscula, infra 
concava, vix subsinuala, antice late rotundata, postice 
elongatula, in rostrum subattenuatum, obscure trunca- 
tulum producta; umbones tumiduli, lœviusculi vel ad 
apicem viæ plicatuli, pallidi; ligamentum validum ; dens 
crassus, validus, obscure trigonalis, salcatus, cristato- 
denticulatus; lamella valida; sinus incisus; margarita 
candido-carncola, viæ subnitida, sub lente subtilissime 
granulato-lineolatu. — Long. 70-80; alt. 40; diam. 
27-30 mall. 


Hab. Le Salgir, à Simféropol (Krynicky); VAraxe (Sie- 
vers); le Rion (Sievers). — Cette espèce appartient au 
groupe des U. crassus et ater. Elle diffère de ce dernier 
par son test plus épais, ses sommets plus lisses, constam- 
ment blanchâtres, surtout par ses dents plus épaisses et 
plus robustes. Le bourrelet marginal formé par la nacre 
est très épais, chez les adultes, à la partie antéro-inférieure, 
et forme un callus élevé et subsinué à sa terminaison. 
Enfin les fines granulations ou rides très menues de la 
nacre sont bien apparentes et constantes. La réunion de 
ces caractères nous engage à conserver cette espèce dont 
Krynicki n’a pas donné la description, mais qu’il a nom- 
mée dans le Musée de Kharkov et citée dans son catalogue 
nominal, inséré au Bulletin des Naturalistes de Moscou 


ARON 


(année 1837). Les échantillons que nous avons vus sont 
authentiques : ils proviennent du Musée de Kharkov 
(Stépanoff) et du Muséum de Saint-Pétersbourg. 


26. Unio GarGorTÆ, Philippi, Moll. Sic. I, 66, 
t. V,f. 6 (1856). 


T. subreniformis, elongata, convexæo-subdepressa, soli- 
diuscula, rugosiuscula, superne nitida, rufo-fusca vel 
olivacea, supra convexo-arcuata, infra sinuala, antice 
subattenuata, postice longissima, in rostrum subdecur- 
vatum, æquilatum producta; umbones vix tumiduli (decor- 
ticati) ; ligamentum tenue, concolor ; dens parvus,humils, 
crassulus, obscure triangularis, denticulutus; lamella 
prælonga; sinus minimus; margarita pallide cœærulea, 
superne lividula. — Long. 65-75; alt. 28-33; diam. 
20-22 mull. 


Hab. Les cours d’eau du nord de la Sicile (Phihppt ; 
Gargotta ; Grohmanx ; Brugnone). — Le Musée Zoolo- 
gique de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg 
possède deux beaux types donnés par Grohmann. L’unique 
exemplaire de ma collection vient de Gargotta. Après la 
figure originale de Philippi, la meilleure est celle de lIco- 
nographie (f. 495). Espèce bien distincte de la suivante, 
el peu répandue daus les collections. 


27. Unio Arapz, Philippi, Moll. Sic. Il, 49 (1844). 


T. oblongo-subreniformis, conveæa, vix subcompressa, 
crassula, solida, olivacea, strialo-rugosa, nitidiuscula, 
supra conveæa, infra pone medium sinuala, antice late 
rotundata, postice in rostrum attenuato-truncatulum, 
decurvatum producta ; umbones tumiduli, undato-plicati ; 
dens crassus, exserlus, truncatus, denticulatus; lamella 


Lars 

curvilinearis ; margarita albo-cœærulea, plerumque œneo- 
maculata, nitidula. — Long. 75-80; alt. 38-40; diam. 
25-28 mull. 


Hab. Sicile. Une petite rivière, près de Francofonte 
(Benoît ; Brugnone); l'Anapo, près de Syracuse (Benoît); 
le Giarretta (Benoît ; Tiberi). — 11 y à de bonnes figures 
de cette espèce dans Kuster (pl. 28, f. 6) et dans l’Zcono- 
graphe continuée par Kobelt (f. 1146-1147). — En 
outre des U. Gargotlæ et Aradæ, quelques auteurs ont 
cité, comme vivant en Sicile, les U. littoralis et Turtonii 
qui semblent ne pas y exister. On ne connaît pas l’U. loba- 
tus, Cristofori et Jan, qui se réfère sans doute à l’un des 
deux ci-dessus décrits. 


28. Unio Heznur, Küster, Conch. Cab., 111, t. 50, 
f. 5-7 (U. phaseolus, Held, in sched.; Rossm. 
f. 4649). 


T. oblongo-reniformis, valde inœquilatera, convexo- 
ventrosa, crassula, solida, caslanea vel luleo-olivacea, 
dense ruditerque slriata, rugosa, supra conveæa, infra 
relusa, antice brevissima, postice in rostrum linguæforme, 
decurvalo-rotundatum producta; umbones prominul, 
parce plicatuli; dens trigonalis, acutiusculus, crassulus, 
obtuse crenulatus ; lamella convexula ; sinus brevis ; mar- 
garita ulbo-lividula, viæ nitidula.— Long. 50; alt. 25; 
diam. 24 mall. 


Hab. Un bras de l’Inn, près de Passau (Held); la Po- 
dolie(Eichwald, in Mus. Petropol.); la Saône, à Charrey 
(Côte-d'Or). — Les types originaux de Held nous été com- 
muniqués par M. Clessin. La plus grande conformité 
existe entre les spécimens Bavarois et ceux du Muséum 
de Saint-Pétersbourg ; même remarque pour ceux qui 


en SD 
ont été pêchés dans la Saône. Tous les exemplaires sont 
réniformes, ventrus, avec les stries d’accroissement très 
accentuées et les sommets fort rapprochés du bord anté- 
rieur. Sur la sinuosité médiane du bord inférieur, s'appuie 
une dépression oblique, indiquée à l’intérieur par une 
forte nervure saillante. 


29. Unio souamosus, Charpentier, Moll. Suiss., 
t. Il, fig. 22 (1837); Brot, Nayad. du Lém., 
(OS DONS RE D 


T. ellipsoidea, ventricosa, crassula, solida, lamelloso- 
striata, costanea vel fusco-olivacea, supra rectiuscula, le- 
viter ascendens, infra rectiuscula, viæ subretusa, antice 
rotundo-attenuata, postice dilatata, late rotundata; um- 
bones prominuli, pallidi, plicatuli, parce tuberculost ; 
ligamentum tenue; dens tenuis, acutus, striclus, denticu- 
latus ; lamellu longa ; sinus viæ incisus, sat longus ; mar- 
garitu lacteo-cœrulea.— Long. 65-80 ; alt. 30-40; diam. 
25-28 mill. 


Hab. Les marais, près de Noville, en Suisse (Char- 
pentier) ; à Chessel(Gautard); entre Yvonne et Villeneuve, 
canton de Vaud (Morullet); le Naab, à Regensbourg (Held); 
l’Albane, à Belleneuve (Côte-d'Or). — Il y à, chez 
cette espèce, que nous proposons de conserver, trois ca- 
ractères constants qui en facilitent beaucoup la détermi- 
nation : ses stries lamelleuses et rugueuses ; la dilatation 
spatuliforme du rostre ; et l’exiguité de la dent cardinale, 
relevée en crête aiguë. Le sinus du ligament, très allongé, 
est remarquable par son peu de profondeur. L’U diago- 
nalis, Held (in sched.), est synonyme. 


ST a ue 


50. ANODONTA KLECIAKr, Drouët. 


T. oblonga, modice conveæu, tenuis, lœvis, nitida, griseo- 
olivacea, supra convexula, viæ ascendens, infra rectius- 
cula, antice rotundata, postice parce altenuato-trunca- 
tula; umbones planiusculi, rubiginosi, modice plicatuli; 
ligamentum tenue ; lamellula humilis, linearis ; margarita 
pulchre cϾrulea, supra pallide carneola, zonata, postice 
nitida, iridescens. — Long. 60 ; alt. 35 ; diam. 20 mill. 


Hab. La Krupa, affluent de la Zermagna (Dalmatie) ; 
abondant (Kleciak). — Vit en compagnie de l’U. Dalma- 
ticus. Du groupe de l'A. anatina : en diffère par sa forme 
plus allongée, la moindre dilatation du corselet, son épi- 
derme plus luisant, son test plus mince, le parallélisme 
des bords supérieurs et inférieurs, ses lamellules plus 
allongées. Sa taille et sa forme sont constantes. 


51. ANODONTA SAVENSIS, Drouët. 


T. ovali-oblonga, ventrosa, tenuis, olivacea, fusco-cingu- 
lata vel viridi-radiata, apice rubiginosa, sublævis vel 
subrugulosa, antice rotundata, postice in rostrum breve 
truncatum producta, sub ançulo areali subdilatata, supra 
vix Convexo-Subarcuata, infra rectiuscula, hians ;. angulus 
arealis prominulus ; umbones iumidi, prominuli, striatuli, 
apice parce plicatuli; lamellula minor; sinus vix incisus ; 
margarila nilidissima, pallide cœrulescens, late albo- 
zonata, pulchre iridescens, radiolata; impressiones su- 
perficiales, elongatulæ. — Long. 100-130; alt. 60-72; 
diam. 36-50 mill. 


Hab. La Save, à Usce; le marais de Grabovac; le Ka- 
micak, près de Schabatz (Serbie). — Espèce très abon- 
dante en Serbie, dans la Save et ses affluents (Pancrc, 


M 0 ER 


Dokic). Elle appartient au groupe de l'A. piscinalis et nous 
paraît avoir quelques rapports avec l'A, opalina, Küster, 
mais elle est plus mince, plus fragile, plus dilatée sous le 
corselet. Son rostre est assez court, légèrement relevé et 
tronqué. Les sommets sont tuméfiés, luisants, finement et 
régulièrement striés, rubigineux. L’épiderme est olivâtre, 
avec deux ou trois zônes brunes et des rayons verts plus 
où moins apparents. Chez les sujets d’âge moyen, et même 
chez les adultes, les valves sont bâillantes à leur partie 
inférieure et médiane. L’angle supérieur du corselet est 
saillant. La nacre est très luisante, agréablement irisée, 
d'un bleu pâle, avec une large zône centrale blanchâtre 
ou jaunâtre pâle. Lorsqu'on l’examine avec une certaine 
attention, on s'aperçoit qu’elle est finement radiolée. La 
lamellule est peu accentuée et le sinus peu marqué. Les 
impressions musculaires sont très superficielles ; les anté- 
rieures sont très allongées et l'impression palléale est 
remarquablement éloignée du bord inférieur. 


92. AnoponrA Moesica, Drouët. 


T. ovali-anqulosa, compressa, tenuis, translucida, lu- 
teola, fusco-zonata, ad aream marina, postice dilute viridi- 
radiata, rugosiuscula, antice attenuato-rotundata, postice 
brevis, subacuta, medio dilatata, infra perconcava ; margo 
superior oblique ascendens, abrupte arcuutus ; area trian- 
gularis,perquam dilatala ; angulus arealis prominens, fere 
rectus ; umbones depressi, apice parce plicatuli ; ligamen- 
lum tenue, obtectum ; lamellula brevis ; sinus valde inci- 
sus, longus, latus; margarita albo-subcærulescens, polita, 
nilidissimu, iridescens; impressiones vix conspicuæ. — 
Long. 95; alt. (sub. ang. areali) 65; diam. 25 mill. 


Hab. La Save, à Usce (Serbie). Deux exemplaires 


den ve 


(Pancic). — Cette espèce appartient au groupe de l'A. 
cymbalica (Lac de Scutari). Elle en diffère en ce qu’elle est 
beaucoup plus mince et plus comprimée. Elle est briève- 
ment ovale, peu allongée, mince, fragile, comprimée, 
légèrement translucide. Le bord supérieur est très ascen- 
dant et subitement arqué, à partir de l’angle supérieur du 
corselet : il en résulte que celui-ci, qui est trèsdilaté, forme 
un large triangle dont l’angle supérieur est presque droit. 
Le rostre est court, un peu relevé. Le ligament est mince, 
recouvert. La lamellule est courte, tandis que le sinus est 
très accentué, long, concave, avec des facettes très dilatées. 
Sous les crochets, qui sont très émoussés, on aperçoit un 
groupe de petites impressions superficielles, au nombre 
de cinq ou six. Les autres impressions musculaires sont 
très superficielles. La nacre est très brillante, très lisse. 
Les À. Mœsica et cymbalica sont deux formes remarquables 
de l’Europe orientale, qui se différencient notablement de 
nos espèces occidentales. 


99. ANODONTA DORSUOSA, Drouët. 


T. oblongo-elongata, oblique conveæo-dorsuosa, lenuis, 
olivacea vel virescens, sulcato-costulata, nitidissima, sub 
lente subtilissime striato-radiatula, supra viæ ascendens, 
infra rectiuscula, late hians, postice oblique descendens, 
atlenualo-obtusa ; umbones tumidi, plicatulr ; ligamentum 
obtectum, area conspicua, ovali-elongata; cardo sub na- 
tibus flexæuoso-subdentatus ; margarita cœærulea, pallide 
carneo-zonuta, supra sæpe livida.— Long. 80-85; alt. 40-45; 
diam. 25-26 maill. 


Hab. La Saône, à Pontailler, Charrey, etc. (Côte-d'Or). 
— Espèce du groupe de l’A. complanata. Elle est convexe- 
voûlée, et cette convexité se remarque surtout à la partie 


Dur QU 
supérieure, à la limite du corselet, depuis les sommets 
jusqu’à l'extrémité du rostre, de manière à lui donner un 
aspect obliquement gibbeux et à former, vers le centre, 
une légère dépression oblique. L’épiderme, olivâtre ou 
verdâtre, est très luisant, inégalement sillonné-côtelé ; 
observé sous la loupe, il offre des petites stries très fines, 
très serrées, alignées en rayons obliques, particularité qui 
se retrouve d’ailleurs chez la plupart des espèces de ce 
groupe. Les valves sont très bâillantes inférieurement, dans 
leur moitié antérieure. Enfin, la charnière présente, sous 
les crochets, des traces de denticulation rudimentaire 
(analogue à celle des Microcondylus, quoique moins pro- 
noncée), sous forme d'une légère saillie allongée, qui 
donne à cette partie de la charnière un aspect sinué ou 
flexueux. La nacre est peu brillante, d’un bleuâtre pâle 
avec des zones couleur de chair, souvent livide vers les 
sommets ; sa surface présente les inégalités correspondant 
à celles de la surface externe. L’impression palléale est à 
peine visible : mais, sous les crochets, près de la dent rudi- 
mentaire, on aperçoit deux ou trois petites impressions 


supplémentaires, de forme arrondie. 
HD; 


Note sur le genre @livelia, 


PAR P. FISCHER. 


Le genre Olivella à été institué par Swainson, en 1835, 
pour un groupe d’Olives de petite taille, à spire aiguë et 
allongée. En 18539, A. d'Orbigny proposa un genre Olivina 
pour des Mollusques qu'il avait observés sur les côtes de 
Ja Patagonie et qui diffèrent de ceux des Oliva typiques 
par l’absence de tentacules oculifères, et par la présence 


Ro 
d’un opercule. Les Olivina, étant un double emploi des 
Olivella, ont dû passer dans la synonymie de ce genre. 

Souleyet, en 1859, a figuré les animaux de deux espèces 
d'Olivella : O. volutella et O. columellaris. Leurs carac- 
tères extérieurs sont conformes à ceux des Olivella Puel- 
chana et O. Tehuelchana de Patagonie, étudiés par d'Or; 
bigny. Leurs opercules sont allongés, semi-ovales, obtus 
aux deux extrémités (1). 

Il existe donc des raisons suffisantes pour distinguer 
génériquement les Ulivella des Oliva proprement dits, 
d’après l’absence de tentacules et par conséquent d’or- 
ganes visuels, la brièveté du pied, arrondi en arrière, et 
l'existence constante d’un opercule (2). 

Une petite espèce d’Olivella : O. biplicata, Sowerby, est 
très répandue sur toute la côte orientale de l'Amérique 
du Nord, depuis l’île de Vancouver jusqu’à San Diego (Ca- 
lifornie). Elle a toujours été recherchée par les indigènes 
qui l’usent, la polissent, la percent, et l’emploient comme 
ornement ou monnaie sous le nom de Colcol. On en 
trouve d’assez grandes accumulations dans les tumuli des 
Indiens. 

C’est en examinant quelques spécimens, provenant des 
fouilles exécutées en Californie, par M. L. de Cessac, 
voyageur du Muséum d'histoire naturelle de Paris, que je 
remarquai l'absence constante de la columelle et des pa- 
rois internes des premiers tours de spire; mais, comme 
ces spécimens étaient fracturés et travaillés, on pouvait 


(4) Gray, d’après H. et A. Adams, n'a pas trouvé d’opercule 
chez l’Olivella volutella (The genera of recent Mollusca, vol. I, 
p. 615). Souleyet figure celte pièce (Voy. de la Bonile, pl. xLV, 
fig. 24). 

(2) Quoy et Gaimard (Voy. de l’Astrolabe, vol. IL, p. 34) avaient 
vu l’opercule de deux Olivella (0. zonalis et O. z1g-zag). 


EP es 
supposer que les Indiens avaient enlevé quelques parties 
de la coquille. Je me procurai donc des coquilles fraiches, 
recueillies sur le littoral ; et, en en les usant à la meule, 
Je constatai que, toujours, l'axe columellaire et les cloi- 
sons internes des tours étaient résorbés. 

La résorption est aussi parfaite que celle des tours in- 
ternes des Auricules. L’extrémité de l’axe columellaire 
attenant au dernier tour est seule épargnée. 

Pour m'assurer de la constance de ce caractère dans le 
genre Olivella, j'ai usé le test de trois autres espèces : 
O, jaspidea, O. leucozonias et 0. columellaris: la résorp- 
tion y était aussi complète que chez l'O. biplicata. 

Ce caractère, s'ajoutant à ceux qui nous sont fournis 
par l’opercule, la forme du pied et l'absence de tenta- 
cules, confirme une fois de plus la valeur de la coupe gé- 
nérique proposée par Swainson. 

Chez tous les autres Mollusques de la famille des Oli- 
vidæ, les cloisons sont conservées, comme j'ai pu le cons- 
tater, après avoir coupé plusieurs espèces du genre Oliva 
(sensu stricto), des sous-genres Agaronia (0. hiatula), 
Olivancillaria (0. Brasiliensis), Lintricula (0. aquatilis). 
Il'en est de même chez les Ancillaria des sous-genres Dip- 
saccus (A. glabrata), Sparella (A. ventricosa, A. acumi- 
nata), Anaulax (A. glandiformis), et Cymbancilla (4 CA 
volutella). 

Les autres caractères attribués aux Olivina ont peut- 
être moins d'importance. Ainsi l'opercule existerait éga- 


(1) Je propose ce nom de sous-genre pour les Ancillaires à 
spire três courte et à ouverture très dilatée dont l'A. volutella, 
Deshayes (Mauritiana, Sow.) est le type. Gray a proposé pour 
elles le nom de Anolacia, altération des Anaulax de Roissy et 


qui à l’inconvénient d'établir une confusion entre deux groupes 
voisins. 


CPR re 


lement, d'après H. et A. Adams (Genera, vol. FE. p. 142) et 
Gray (Guide to Mollusca, p. 25), chez les Agaronia, les 
Olivancillaria et les Lintricula (Scaphula, Swainson, non 
Benson). Duclos a représenté les animaux d’Agaronia et 
d'Olivancillaria sans opercule et À. d'Orbigny, qui a vu les 
animaux des Oliva Brasiliensis, type du genre Olivancil- 
laria, et vesicularis, type du genre Scaphula ou Lintri- 
cula, n’a pas découvert d’opercules. 

Les tentacules oculifères sont cachés ou absents chez les 
Lintricula (0. auricularia), dont le pied est aussi obtus en 
arrière que celui des Olivella ; mais les lobes du propo- 
dium sont larges, dilatés et très obtus. D’après Duclos 
(Mon. du genre Olive, 1855), les Agaronia portent des 
tentacules très petits, sans yeux ; les Utriculina de Gray 
(démembrement des Agaronia et dont on prend pour type 
l'O. acuminata) seraient pourvus de deux rudiments de 
tentacules colorés (la figure ne permet pas de reconnaître 
si ces tubercules portent des yeux) ; enfin les Olivancil- 
laria possèderaient de longs tentacules oculifères sem- 
blables à ceux des Olives typiques. 

Il sera nécessaire de contrôler les assertions de Gray, 
Adams et Duclos, pour élucider ces questions obscures. 
L'observation des animaux des Agaronia et Olivaneillaria 
est d’ailleurs chose facile. 

Les mœurs des Olivella sont bien connues. D'après 
C. B. Adams, l'O. volutella vit en abondance sur les plages 
sablonneuses de Panama, où il rampe avec beaucoup de 
vivacité sur le rivage humide. Lorsque l’animal est en 
mouvement, la coquille est complétement recouverte par 
le manteau, qui est caché lui-même par une épaisse cou- 
che de sable. Mais dès qu'il se sent atteint par le retour 
du flot et que la première vague vient faire tomber son 
revêtement sablonneux, 1l s'empresse de s'enterrer. 


CR À CE 

En étudiant l'Olivella Puelchana, A. d’Orbigny a vu 
ce Mollusque développer les lobes de son pied, s’élancer 
dans l’eau et y papillonner de la même manière que les 
Ptéropodes. 

Les lobes charnus qui recouvrent la coquille des Oli- 
vella auraient donc un rôle physiologique semblable à 
celui des lobes natatoires des Aplysies et des Bulles. 

P:0E. 


Liste des Moliusques terrestres recueillis dans 
la partie septentrionale de la Basse Californie 
(Mexique). 


Par Henry HEMPmiEL (1). 


4. Limax (AMaLIA) HEwsrTonI, J. G. Cooper. 


Limax {Amalia) Hewstoni, 3. G. Cooper, Proc. Calif. Acad. 
of Sc., vol. VI, p. 25, 1875. 


Hab. Basse Californie, près de l'embouchure de la ri- 
vière San Tomas (H. Hemphill). 


2. HeLix (Macrocyczis) DuranTi, Newcomb. 


Helix Duranti, Newcomb, Proc, Calif. Acad. of Sc., vol. IE, 
p. 118, 1864. 


’ 


(1) Traduit de l'anglais, sur le manuscrit original, par 
H. Crosse. Nous ferons observer que les Mollusques terrestres 
mentionnés dans la Note de M. H. Hempbill ont été recueillis 
exclusivement dans la partie de l’État Mexicain de Basse Cali- 
fornie Ja plus rapprochée de la frontière des Etats-Unis (État de 
Californie). C’est ce qui explique les différences qui existent entre 
les espèces de celte région et celles qui ont été recueillies au Cap 
San Lucas, c’est-à-dire à l'extrémité opposée. HA C: 


Feng A En 

Hab. Basse Californie, près de la rivière San Tomas : 

trois exemplaires (H. Hemphill)}. — [les Santa Barbara 

(teste Newcomb); environs d’Oakland, en Californie 
(J. G. Cooper). 


3. HELIx (Macrocyczis), Voyana, Newcomb. 


Helix (Macrocyclis) Voyana, Newcomb, Am. Journ. of 
Conch., vol. [, p. 255, pl. xxv, fig. 4, 1865. 


Hab. Basse Californie ; baie de Todos Santos : recueilli 
un seul exemplaire, appartenant à une variété de grande 
taille (H. Hemphill). — Californie : Canyon Creek, Trinity 
Co. (D' Newcomb); S. Diego (J. G. Cooper); Alameda Co. 
(D' Yates, H. Hemphill) ; San Francisco (J. G. Cooper). 


4. Hecix (GLyprosromA) NEWBERRYANA, W.G. Bin- 
ney. 


Helix Newberryana, W. G. Binney, Proc. Ac. Nat. Sc. 
Philadelphia, p. 115, 1858. 


Hab. Basse Californie, environs de la baie de Todos 
Santos, et îles Todos Santos (H. Hemphill). — Californie : 
San Diego (Lieutenant Ives); Monts Temescal, près Los 
Angeles (D' Newcomb). 


>. HELix (ARIONTA) STEARNSIANA, Gabb. 


Helix Stearnsiana, Gabb, Ams. Journ. of Conch., vol. FIEF, 
p. 255, pl. xvi, fig. 1, 1867. 


Hab. Basse Californie, près de l'embouchure de la 
rivière San Thomas : Iles Todos Santos ; N. de la baie de 
Todos Santos, dans l’intérieur ; îles Coronado (H. Hem- 
phill). De San Tomas à Rosario (W. M. Gabb). 


G. Hezix (ARIONTA) CARPENTERI, Newcomb. 
Helix Carpenteri, Newcomb, Proc. Calif. Ac. Nat. Sc., 
vol. IT, p. 105, 1861. 


Hab. Basse Californie : Iles Coronado (H. Hemphill) ; 
Trinidad (W. M. Gabb). Cinaloa (Teste Geo. Tryon). 
Californie : Tulare Valley (D' Newcomb). 


7. Herix (ARIONTA) TUDICULATA, À. Binney. 


Helix tudiculata, A. Binney, Boston Journ. Nat. Hist., 
vol. IV, p. 560, pl. xx, 1845. 
Hab. Basse Californie, environs de la baie de Todos 
Santos (H. Hemphill).— Californie : S. Diego (Lieutenant 
Ives) ; Copperopolis (D° Newcomb). 


8. Heuix (ArionTA) Traski1, Newcomb. 


Helix Traskii, Newcomb, Proc. Calif. Ac. Nat. Sc., vol. IT, 
p. 91, 1861. 


Hab. Basse Californie, près de l'embouchure de la ri- 
vière San Tomas (H. Hemphill). — Californie : Los An- 
geles (D° Newcomb). 


9, Hezix (AR1oNTA) KELLETTI, Forbes. 
Helix Kelletti, Forbes, Proc. Zool. Soc. London, p. 55, 
pl. 1x, fig. 2 a, b, 1850. 


Hab. Basse-Californie, au N. de la baie de Todos Santos 
(H. Hemphill).— Californie : San Diego (Lieutenant [ves), 
île Catalina ; île San Nicolas. 


10. SUCCINEA ciNGULATA, Forbes. 


Succinea cingulata, Forbes, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 56, pl. 1x, fig. 8, 1850. 


HE QE a 

Hab. Basse Californie, près de l'embouchure de la 
rivière San Tomas : un seul exemplaire recueilli (H. Hem- 
phill). Mazatlan. 

En sus des dix espèces mentionnnées plus haut, nous 
avons recueilli deux Pupa indéterminés, provenant des 
environs de l’embouchure de la rivière San Tomas et 
dont l’un est voisin du Pupilla Californica, Rowell, mais 
plus petit, et une espèce de Succinea, également indéter- 
minée et provenant de la même localité. H. H. 


a 


Note critique sur la Monographie du genre 
Velorita de M. G. B. Sowerby, 


Par EnGar A. Smiru (1). 


La Monographie qui fait l’objet des courtes observa- 
tions qui suivent à été publiée dans le Conchologia fco- 
nica, grand ouvrage de Reeve, qui est heureusement ter- 
miné actuellement, et qui, depuis la mort de l’auteur, a 
été continué par le dessinateur des planches, M. G. B. So- 
werby. 

Ce travail se compose seulement d’une page de texte et 
d’une planche. Cette page unique est malheureusement, 
comme c’est souvent le cas dans les écrits de son auteur, 
remplie d'erreurs scientifiques. 

Tout d’abord, on nous apprend que les Velorita sont : 
« Molluscum acephalopodum, bimusculosum, fluviahile. » 
Qu'est-ce que peut bien être, au juste, un « HMolluscum 
acephalopodum ? » C’est ce que, sans doute, M. Sowerby 
est mieux en état d'expliquer que nous. 


(4) Traduit de l’anglais, sur le manuscrit original, par 
H. CROSSE. 


ER ge 

Quant au mot « bimusculosum », il nous paraît hors de 
doute que l’auteur n’a pas eu l'intention de prétendre que 
le Mollusque dont il parlait ne possédait que deux mus- 
cles, en tout, mais que son expression s'applique à la sec- 
tion des Lamellibranches, dans laquelle l’animal clôt sa 
coquille à l’aide de deux muscles adducteurs (les Dimyaires 
de Lamarck). 

L'expression de fluviahle, lorsqu'elle est appliquée 
à un Mollusque, signifie invariablement que l'animal 
habite l’eau douce. Or, comme les Velorita vivent exclu- 
sivement à l'embouchure des fleuves, c'est-à-dire dans des 
régions où l'eau est salée, ou tout au moins saumätre, le 
terme de Mollusques d'estuaires serait plus exact et mieux 
approprié à leur véritable nature que celui de Mollusques 
fluviatiles. 

Dans les quelques observations qui suivent la diagnose 
générique, M. Sowerby nous apprend que le genre Velo- 
rita se compose de deux espèces, l’une bien connue, le 
Ÿ. cyprinoides, et l’autre récemment décrite par M. Smith, 
du British Museum. 

Puisque M. Sowerby affirme que le V. cyprinoides est 
si bien connu, il semble étrange qu’il vienne dire, un peu 
plus loin, que cette espèce n’a pas été décrite et que la 
dénomination employée est simplement un nom manuscrit, 
appliqué, par feu le D” Gray, aux exemplaires du British 
Museum. Maintenant, comme cette espèce a été bien et 
duement caractérisée par Gray, en 1825, dans les Annals of 
Philosophy, sousle nom deCyrena cyprinoides, puis figurée 
subséquemment, dans l'Index Testaceologicus de Wood, 
comme Venus, figurée encore, dans le douzième volume 
de l'édition Griffith du Règne animal de Cuvier, sous l’ap- 
pellation générique de Villorita, changée, plus tard, par 
l’auteur, pour celle de Velorita; comme, entin, elle se 


a 

trouve mentionnée dans deux ou trois Monographies des 
Corbiculidæ, dont M. Sowerby paraît ne pas soupçonner 
l'existence, le fait d'affirmer que le V. cyprinoides est 
une espèce inédite dénote une ignorance scientifique véri- 
tablement inexcusable. 

Pour la seconde espèce du genre, M. Sowerby, après 
m'en avoir attribué, d’abord, la création, en fait honneur, 
ensuite, à M. S. Hanley. Je présume que le nom spéci- 
fique de V. Cochinensis est également considéré par lui 
comme un nom manuscrit. D'ailleurs, il s’en réfère à un 
Mémoire qui aurait été publié par moi, dans les Procee- 
dings of the Zoological Society of London de 1875, Mé- 
moire qui n'existe pas, en réalité. 

Le fait est que c’est M.S. Hanley qui a décrit l'espèce 
en question sous le nom de Cyrena Cochinensis, dans les 
Proceedings of the Zoological Society of London de 1858, 
et je ne m'explique pas comment il se fait que l’on m'’at- 
tribue la description de cette espèce. D'ailleurs, cette 
erreur ne peut point provenir du fait d’un nom erroné 
appliqué aux exemplaires du British Museum, puisque les 
tablettes renfermant les exemplaires de l’espèce sont éti- 
quetées : V. Cochinensis, Hanley. 

M. Sowerby ajoute qu’il n’a aucune connaissance du 
prétendu Velorita recurvata, de Valenciennes, cité par 
MM. Adams, dans leur Genera (1}. Je m'empresse de l’in- 
former que cette espèce appartient au genre Corbicula et 
qu’elle a été décrite par son auteur, en 1855, dans le Ma- 
gasin de Zoologie. 

Finalement, les localités indiquées par M. Sowerby 
(Cochin, Kinderpore, Madras) laissent à désirer. Les deux 
premières, dont l’une doit être Kundapur River, sont 
situées dans la partie Ouest de la Présidence de Madras, 

(1) Genera of Recent Mollusca, vol. II, p. 449. 


A AN = 


sur la côte de Malabar, tandis que la ville de Madras elle- 
même est située dans la partie Est, région dans laquelle 
n'existe aucune des espèces de Velorita actuellement 
connues. 

Les figures consacrées à l'illustration de la page unique 
de mauvaise description qui constitue le Mémoire de 
M. Sowerby sont également peu satisfaisantes. La litho- 
graphie est extrêmement grossière, le dessin incorrect et 
le coloriage inexact. Les figures 4 a et À à représentent 
une coquille avec un umbo impossible. Dans la figure 1 c, 
le bec et l’intérieur de la valve présentent un mélange 
fantastique de vert et de rose vif clair, tandis que le texte 
décrit ces mêmes parties comme étant teintées de rose ou 
de violet. La figure 2 b représente l’intérieur d’une valve 
de V. Cochinensis avec un large bord bien délimité et 
d’un jaune foncé, des impressions musculaires et des dents 
latérales de même couleur. Or, l’exemplaire figuré, qui 
appartient au British Museum, ne possède pas, en réalité, 
de région marginale jaune nettement délimitée, mais 
seulement une coloration d’un rose jaunâtre qui se fond 
graduellement avec la nuance d’un rose saumon bien 
accentué du reste de la valve. De plus, les impressions 
musculaires et les dents cardinales sont à peu près blan- 
ches ou faiblement teintées de rose saumon. 

Ce n’est point, d’ailleurs, la première fois que les ou- 
vrages de M. G. B. Sowerby donnent lieu à des critiques, 
malheureusement trop fondées. Nous rappellerons, pour 
mémoire, les observations de M. Th. Bland sur la Mono- 
graphie du genre Helicina (4), celles de M. Geo. Tryon 
sur la Monographie du genre Unio (2), celles de M. Grosse 


(1) Journ. Conchyl., vol. XXIIL, p. 245, 1875. 


{2} Amer. Journ. of Conchol., vol. I et IV passim, 1867 et 
1368. 


= PAONRE 


sur la Monographie des Cypræa({), publiée dans le Thesau- 
rus Conchyliorum, et, finalement, nous ne pouvons nous 
empêcher de répéter, avec le dernier de ces trois auteurs, 
à propos de la Monographie des Velorita : « Ne sutor 
ultra crepidam ! E. A.S. 


Diagnoses Specieruzmn movarum familiæ 
Chitomidarun, 


AucT. Docr. A. T. pe ROCHEBRUNE 


L 
SPECIES AFRICANÆ (2). 


4. Lopayrus SENEGALENSIS, Rochebrune. 


L. Tesia oblongo-ovata, carinata, subalbida, maculis 
rufescentibus sparsa; valva antica lœvis; valvæ posticæ 
parle antica et valvarum intermediarum areis centralibus 
longiludinaliter lœvibus, ad basin biliratis. Ligamento 
marginis lato, granoso, pallide roseo. — Long. 24 mill ; 
lat. AO. 


Hab. Rochers de Dakar; Pointe du Cap-Vert; iles de 
la Madeleine. Rare. Mus. Parisiense. 


2. LopnHyrus SIcuLUS, Gray. 
Forma Africana, Rochebrune. 


(1) Journ. Conchyl., vol. XVIII, p. 251, 1870. 

(2) Nous nous proposons de donner successivement les dia- 
gnoses de toutes les espèces inédites, provenant des différentes 
mers du globe que nous pourrons étudier. Les figures de ces 
espèces paraïilront dans la Monographie de la Famille, dont nous 
nous occupons en ce moment. T. de R. 


ARE 


L. Siculo affinis ; differt valvis obtuse carinalis, sulcis 
arearum centralium tenuissimis, rectis. —Long. 26 mill,; 
lat. 11. 


Hab. Rochers de Dakar. Pointe du Cap-Vert. Baie de 
la Table, Cap de Bonne-Espérance. Recueilli dans cette 
dernière localité par Verreaux. Rare. — Mus. Parisiense. 


3. LEPTOCHITON SERERORUM, Rochebrune. 


L. Tesla parva, ovata, pellucida, cinerascente; valva 
anticu posticæque parte postica bicostulatis, coslis cras- 
sis, concentricis ; valvarum intermediarum areis centra- 
libus tenuissime puncticulatis ; areis lateralibus crassis, 
transversim sulcatis, inferne subpectinatis. — Ligamento 
marginis rubro, squamuloso, squamulis minutissimis. — 
Long. 11 mill ; lat. 6. 


Hab. Banc d’Arguin, Très rare, — fus. Parisiense. 


4. Leprocæiron CEssacr, Rochebrune. 


L. Testa ovato-oblonga, subcarinata, coloribus variis 
picta; valva antica poslicæque parte postica leviter con- 
centrice linealis, lineis minulissimis; valvarum interme- 
diarum areis centralibus striatulatis, striis interruptis ; 
areis lateralibus tenuissime undulatis. — Ligamento mar- 
ginis angusto, squamnuloso. — Long. 18 mill.; lat. 8. 


Hab. Iles du Cap-Vert (M. de Cessac). Banc d’Arguin.. 
Iles de la Madeleine. Dakar. Rufisque (D' de Rochebrune). 
Commun. — Mus. Parisiense. 


5. ToniciA GAMBIENSIs, Rochebrune. 


7. Testaelliptica,lata,subcarinata, rosea,maculis nigres- 
centibus picta; valva antica et valvæ posticæ parte antica 


can SAME Neue 
radialim granosis; valvarum intermediarum areis late- 
ralibus graniferis; areis centralibus longitudinuliter mi- 
nutissime granoso-liratis, liris undulatis. — Ligamento 


marginis lato, corneo, glabrescente, fusco.— Long. 9 mul. ; 
lat. k. 


Hab. Cap Sainte-Marie. Rare. — Mus. Parisiense. 


6. ACANTHOPLEURA QUATREFAGESI, Rochebrune. 


À. Testa subelongata, complanata, picea, maculis fuscis 
albidisque marmorata: valva antica, valvæ posticæ parte 
anlica et valvarum intermediarum areis lateralibus ob- 
scure granosis; areis lateralibus densissime vermiculatis. 
— Ligamenio marginis crasso, corneo, nigro, spicis obtu- 
sis, brevibus, albidis rufescentibusque obsito. — Long. 
26 mal. ; lat. 12. 


Hab. Pointe des Mannelles; Joalles; Rufisque (D' de 
Rochebrune). Baie de la Table, Cap de Bonne-Espérance 
(Verreaux). Rare. — Mus. Parisiense. 


7. ACANTHOCWITES DAKARIENSIS, Rochebrune. 


A. Testa elongata, lutea, macula conspicua nigra ; valva 
antica lata, rotundata; valva postica fere occulta, semi- 
lunaris; valvis intermediis rotundatis, squamiformibus, 
postice umbonatis, granulosis, granulis imbricatrs ; ureu 
antica valvarum lata, longitudinaliter sulcala ; sulcis 
calenulatis. — Ligamento marginis lalo, piloso-nigres- 
cente, pilis atbidis densissime obsito, fasciculis 9, vitreis, 
intense viridulis. — Long. 35 mall. ; lut. A2. 


Hab. Rochers de Dakar. Rare. — Mus. Parisiense. 


*8. ACANTHOCHITES ADANSONI, Rochebrune. 


A. Testa elongata. albida vel violascente, maculis ni- 


be 

gris viridisve picturala ; valva antica semilunaris; pos- 
tica minima; valvis intermediis triangularibus fere ab- 
scondilis, creberrime et minutissime squamulosis ; area 
antica valvarum angusta, levissime et longitudinaliter 
striolata. — Ligamento marginis lato, piloso, pilis coarc- 
tatis, plerumque rufescentibus, fasciculis penicillatis , 
vitreis, roseis vel subflavescentibus. — Long. 20 mul. ; 
lat. 8. 


Hab. Tes du Cap Vert (MM. de Cessac et Bouvier). 
Ile de Gorée (Adanson; de Rochebrune); Dakar {de Ro- 
chebrune). Peu commun.— Mus. Parisiense. 

Le Kalison (Adans. Voy. au Sénég. 2° part., p. 42, 
pl. 11, Ê. 41) est un très jeune individu de cette espèce! 


9. AcaANTHociTEs Bouvieri, Rochebrune. 


À. Testa elliptica, carinatu, nigra; valva antica elon- 
gata; valva postica rolundata; valvis centralibus trian- 
gularibus, latis, umbonatis, punclis minutissime tectis ; 
area antica angustissima, transversim minulissime ra: 
diata. — Ligamento marginis lato, nigro vel fuscescente, 
9 fasciculis spissis, elongatis, albidis vel rufescentibus. — 
Long. 15 mill.; lat. 9. 


Hab. Iles du Cap-Vert (MM. Bouvier et de Cessac) ; 
rade de Gorée, Dakar (de Rochebrune). Assez commun. 
— Mus. Parisiense. 


10. ACANTHOCHITES JOALLES1:, Rochebrune. 


A. Tesia elongata, crassa; fere semper crusta cretacea 
obtecta; valva antica semilunaris ; postica rotundata, mi 
nuscula ; valvis intermediis antice rotundutis, postice se- 
milunatis; tantüm ad basin leviler squamulosis; area 
antica lœvis. — Ligamento marginis latissimo, olivaceo, 


—140— 


pilis albidis, longis, sparso ; 9 fasciculis latis, viridescen- 
tibus. — Long. 24 mall.; lat. AK. 


Hab. Côtes de Joalles; Rochers de Rufisque. Peu 
comoun. — Mus. Parisiense. T. ps R. 


Diagnoses Mollusecorum novorum, 


Nr L. MorLerT. 


1. PLanorBis ROLLANDI. 


Testa tenuis, supra concaviuscula, infra subplanulata, 
oblique striata; anfractus 6 1/2, regulariter crescentes, 
supra convexi, infra conveæiusculi, sutura profunda dis- 
creli; anfractus ullimus angulatus, infra carinatus et 
marginalus ; carina in vicinio aperturæ obsoleta aut nulla. 
Aperluraobliqua,ovata, sublus deflexa, peristoma simplezx. 

Hab. in paludibus fluminis Macta dicti (Brevière); oc- 
currit subfossilis in Feidjet Turki, Saharæ Algericæ 
(G. Rolland). 


2, AMNICOLA PESMEI. 


Testa late umbilicata, conoidea, solidiuscula, regulariter 
et radiatim striata; anfractus 5 conveæi, sulura pro- 
funda , canaliculata discreli, ullimus latus, globosus, 
dimidium longiludinis æquans. Apertura soluta, ovata, 
supra parum angulosu, marginibus conlinuis, subin- 
crassalis. 

Hab. Tamerna Djedida, Saharæ Algericæ, subfossilis 


(Coll. Rolland) 
L. M. 


nl, cas 


BIBLIOGRAPHIE, 


Systemalisches Conehylien-Cabinet VON Martini 
und Chemnitz. — Neue reich vermehrte Auf- 
gabe, in Verbindung mit Prof. bi 
D' Pfeiffer, D' Dunker, D' E. Rœmer, S. Cles- 
sin, D' A. Brot und D' E. von Martens, foie 

ceseben von (Grand Cabinet de Conchyhologie 
systématique de Martini et Chemnitz. — Nou- 
velle édition, considérablement augmentée, pu- 
bliée avec la collaboration de MM. Philipp, 
Pfeiffer, Dunker, E. Rœmer, S. Clessin. A. Brot 
et E. de Martens, éditée par) le Br H. ©. Küs- 
ter el continuée, après sa mort, par le mr w. 
Kobelt el H. ©. Weinkauff (1). 


Section 92. Neritina. E. et Murex. V. — La deuxième 
et dernière partie de la Monographie des Neritina ren- 
ferme les descriptions de 30 espèces, ce qui porte à 
440 ie nombre des espèces classées et cataloguées par 
l’auteur, M. E. de Martens. Les suivantes sont décrites 
comme nouvelles : N. Heldreichi, Schverzenbach ms., de 
l'Asie Mineure; N. Hispalensis, Martens, des environs de 
Séville (Espagne) ; N. consimilis, Martens, de l’île Mau- 
rice. L'auteur, sous la rubrique Species inquirendæ, re- 
produit les descriptions originales d’un grand nombre 


(4) Nuremberg (Bavière), 1880, chez Bauer et Raspe (E. Küs- 
ter), éditeurs. 

(2) Nuremberg, 1880. Fascicule in-4 de 308 Pages d'impres- 
sion, accompagné de 17 planches coloriées. 


LR 
d'espèces de divers auteurs, sur la valeur desquelles il ne 
se considère pas comme suffisamment édifié. Il étudie 
ensuite, dans un chapitre spécial, la distribution géogra- 
phique des espèces du genre Neritina. Les conclusions de 
cette étude, très bien faite et fort intéressante, sont que 
le genre existe dans les eaux de tous les continents, 
ainsi que dans celles d’un grand nombre d'îles ; qu'il est 
très développé dans les îles de l'Océan Indien et de la 
partie tropicale de la Mer du Sud; qu'il manque tout à 
fait dans les régions septentrionales, notamment en Sibé- 
rie et dans la majeure partie de l'Amérique du Nord {les 
N. Jayana et N. Showalteri paraissent très douteuses à 
l’auteur); qu'il n’existe pas non plus dans une grande 
partie de l'Amérique du Sud, dans la majeure partie de 
l'Australie, ni vraisemblablement en Nouvelle-Zélande (le 
N. Zelandica, Recluz, semble très douteux) ; qu’il manque 
enfin dans les petits groupes d'îles ou îles isolées de 
l'Océan Atlantique et des mers froides. 

Dans le même fascicule, nous trouvons la fin des Tri- 
tons (espèces sous les numéros 85 à 120), avec addition 
de 47 espèces douteuses. L'auteur, M. le D' W. Kobelt, 
nous donne ensuite la Monographie du genre Trophon, 
Montfort, qu’il divise en quatre sections subgénériques : 
Trophon s. str., comprenant les formes des mers froides ; 
Urosalpinx, Stimpson ({ype: Fusus cinereus, Say); Eu- 
pleura, H. et À. Adams (type : Ranella caudata, Say, et 
R. muriciformis, Broderip) ; Meyeria, Dunker (type : La- 
tirus albus, Jeffreys). Nous trouvons les descriptions de 
57 espèces, presque toutes figurées. Les formes suivantes 
sont décrites comme nouvelles : Trophon Dalli, du dé- 
troit de Behring ; T. Lœbbeckei; T. Maltzani, de l'Alaska. 

Le fascicule se termine par la Monographie du genre 
Hindsia, Adams (15 espèces s’y trouvent décrites, et, 


SEE + me 


pour la plupart, figurées), et le catalogue alphabétique de 
toutes les espèces du vieux genre Murex, pris dans la 
large acception que lui donnaient Martini et Chemnitz, 
dans la première édition de leur Conchylien-Cabinet. 
Section 95 (1). MHarginella et Erato (fin). Avicula (fin). 
— La deuxième partie de la Monographie des Margi- 
nelles comprend les descriptions et les figures de 89 es- 
pèces du genre, soit en tout 222 espèces, sans compter 
les formes douteuses, mentionnées à la suite. Nous repro- 
cherons à l’auteur d’avoir admis, sans les rectifier, quel- 
ques noms spécifiques défectueux, par exemple : Margi- 
nella perla, Marrat, et M. cannella, Jousseaume, qui sont 
d’affreux barbarismes. Les dénominations de cette sorte, 
qui déshonorent la nomenclature, doivent être suppri- 
mées sans pitié. En dehors de cette légère critique, nous 
n'avons que des éloges à donner à la Monographie de 
M. Weinkauff, qui est, de beaucoup, la plus complète et 
la mieux traitée de celles qui ont été publiées jusqu'ici 
(celle du Thesaurus de Sowerby ne renferme que 108 es- 
pèces et celle de Reeve n’en mentionne que 159). L'auteur 
considère comme un caractère de premier ordre, pour le 
groupement des espèces, la présence ou l'absence d’une 
échancrure à la partie basale de la coquille, et il s’en sert 
pour établir, dans le genre Marginelle, deux grandes di- 
visions, dont la première comprend les Marginella s. str., 
les Persicula, les Closia, les Cryptospira et les Volutella, 
et dont la seconde renferme les Prunum, les Volvaria et les 
Volvarina. Le point faible du système nous parait consister 
en ce que, chez certaines espèces de Marginelles, l’échau- 
crure basale est peu apparente et pour ainsi dire presque 


(4) Nuremberg, 1879-1880. Fascicule in-4 de 98 pages d‘im- 
pression, accompagné de 17 planches coloriées. 


EN Tr ee 
nulle, ce qui rend leur classement dans l'une ou l'autre 
des divisions assez incertain. | 

Dans la Monographie des Erato, qui succède immédia- 
ment à celle des Marginella, M. Weinkauff décrit 18 es- 
pèces et les figure toutes, à l’exception d’une seule. 
Comme la précédente, cette Monographie nous paraît 
faite avec soin. 

M. le D° Dunker publie, dans le mème fascicule, le 
complément de la Monographie du genre Avicula, assez 
mal étudié jusqu'ici. Il nomme A. Jamaicensis l'A. cor- 
nea, Reeve (nec Dunker), et il décrit, comme espèces nou- 
velles, les A. (Meleagrina) Martensii, A. Loveni, du 
Japon ; A. versicolor, A. undata, A. Jeffreysii, A. (Me- 
leagrina) bicolor et A. fluctuosa. Son (ravail sera consulté 
utilement par les naturalistes. 

Section 94 (1). Pyrula et Fusus. IV. — Dans ce fasci- 
cule, qui comprend la fin des genres Pyrula et Fusus 
(sensu lato), M. le D' W. Kobelt donne la description et 
la figure des espèces du genre Fusus (sensu stricto), nu- 
mérotées de 28 à 77. Il y ajoute les descriptions origi- 
nales d’un certain nombre d’autres espèces du genre, non 
encore figurées jusqu'ici ou restées douteuses. Il admet 
le genre Euthria de Gray (type: Murex corneus, Linné), 
dont il énumère 20 espèces. Il est vrai qu’il y comprend 
4 espèces de Reeve, les Buccinum obscurum, B. cingula- 
tum, B. lineare et B. lacteum, qui nous semblent appar- 
tenir plutôt aux Cominella qu'aux Euthria. Le fascicule se 
termine par quelques additions et rectifications, à propos 
de diverses espèces appartenant aux genres Ficula, Bul- 
bus, Pyrula, Tudicla et Neptunea, précédemment publiés. 


(4) Nuremberg, 1880. Fascicule in-4 de 79 pages d'impression, 
accompagné de 17 planches coloriées. 


PL 7 Den 
Cette Monographie est accompagnée de planches dessi- 
nées par l’auteur lui-mème, et très bien faites. 

Nous signalons avec plaisir l’activité toujours crois- 
sante que les éditeurs de la nouvelle édition du Conchy- 
lien-Cabinet déploient dans la publication de ce magni- 
fique ouvrage, pour la rédaction duquel ils ont fait appel 
aux malacologistes les plus éminents de leur pays. 

H. CROSSE. 


Unionidæ de là Hussie d'Europe, par Henri 
Drouét (1). 


Notre confrère de Dijon, qui a étudié spécialement, et 
depuis longtemps, les Unionidæ d'Europe, était bien pré- 
paré pour présenter la révision des espèces assez nom- 
breuses qui vivent dans les eaux douces de la Russie 
d'Europe. D'après les auteurs et les communications de 
divers naturalistes, il a reconnu 45 Unio, À Margaritana 
et 18 Anodonta; au total, 54 Nayades. La plupart des 
espèces ont été vérifiées sur les types, appartenant au 
Musée de l’Académie impériale des sciences de Saint- 
Pétersbourg. 

Les formes décrites comme nouvelles sont: Unio Ste- 
panoffi, de Crimée ; U. Mingrelicus, de Mingrélie ; U. Sie- 
versi, de Mingrélie; U. Raddei, de Mingrélie; U. Col- 
chicus, de Mingrélie ; U. Araxenus, de l’Araxe; Anodonta 
ostiaria, du Dnieper ; À. parmata, de la Russie méridio- 
nale ; A. falcata, du Dnieper ; A. Sieversi, de Mingrélie ; 
A. Georgiana, du Caucase; A. Cyrea, du Caucase ; A, Len- 
koranensis, du Lenkoran et du Kour. 


{1} Paris, 1881, chez J. B. Baillière, éditeur, 19, rue Haute- 
feuille. Brochure in-8 de 35 pages d'impression. 


ES es 

En même temps, l’auteur a donné les diagnoses de 
quelques UÜnio et Anodonta imparfaitement connus. | 

L'étude de la distribution géographique montre que 
toute la Russie, au Nord du Caucase, depuis la mer 
Blanche jusqu'aux steppes de la mer Noire, possède une 
faune uniforme, semblable à celle du Nord de l’Europe, 
ct caractérisée par la présence des Unio tumidus, picto- 
rum, crassus; Anodonta complanala, Cellensis, piscinalis, 
et Margaritana margaritifera. 

Ce n’est qu'’au-dessous du 50° parallèle, dans les cours 
inférieurs du Dnieper, du Boug et du Dniester, c’est-à- 
dire en pleine sous-région Pontique, que commencent à 
apparaître quelques formes spéciales, remarquables par 
leur rostre redressé en forme de faux (Anodonta falcata, 
anserirostris). La partie méridionale de la Crimée est ha- 
bitée par trois espèces particulières; enfin, toutes les 
espèces de Nayades de la Transcaucasie diffèrent de leurs 
congénères de la Russie méridionale et constituent des 
types particuliers. 

Ce Mémoire intéressant, mais qui manque malheureu- 
sement de figures, sera lu avec profit par les naturalistes 
qui s'occupent de la faune européenne.  P. Fiscner. 


Die Moiïlasken der Maskarenen un Seychellen 
auf Grund der von Professor Æarl Mübius da- 
selbst gesammelten Mollusken zusammengestellt 
von (Les Mollusques des îles Mascareignes et des 
Seychelles catalogués, d’après les matériaux re- 
cueillis sur place par le Professeur Karl Môbius, 
par) le Professeur Æ. von Martens (Î). 


(1) Berlin, 4880, à la librairie Guttmann (Otio Enslin). Volume 


Dans cet important Mémoire, l’auteur donne d’abord 
une liste chronologique des ouvrages qui ont été consacrés 
à l'étude de la Malacologie des îles Mascareignes et des 
Seychelles, puis il passe à l’'énumération systématique et 
critique des espèces de Mollusques qui composent cette 
riche Faune. Il décrit comme nouvelles les espèces sui- 
vantes : Omphalotropis Moebii; Clathurella rufinodis ; 
Daphnella trivaricosa ; Pisania nævosa, P. amphodon; 
Phus textus, Gmelin, var. rhodostoma ; Turricula (Peris- 
ternia)bonasia; Columbella spiratella, G. cincinnata; Turri- 
cula (Thala) simulans; Marginella majuseula; Triforis 
crassula ; Turritella concava ; Rissoa (Alvania) Mauritiana; 
Barleia? microthyra; Leptothyra roseocincta; Trochus 
(Aphanotrochus) chrysolæmus; Doridium guttatum ; Aply- 
sia nigrocincta ; Pleurobranchus scutatus; Gadinia Mau- 
ritiana ; Lucina (Divaricella) angulifera ; Pinna æquilatera. 
I! propose les nouvelles sections subgénériques qui suivent : 
Ligatella, pour le Cyclostoma Listeri, Gray, et les formes 
voisines; Auriculastra, pour le Marinula elongata, Parreyss; 
Aphanotrochus, pour le Trochus obscurus, Wood ; Strepto- 
pinna, pour le Pinna saccata, Linné ; Heteroglypta, pour 
le Psammobia contraria, Deshayes; Divaricella, pour le 
Lucina angulifera, Martens; Amphicardium, pour le Car- 
dium lyratum, Sowerby. 

On connaît actuellement, dans les îles Mascareignes et 
les Seychelles, environ 150 espèces de Mollusques ter- 
restres, dont 5 ont dû ètre acclimatées, l'Helix aspersa, 


erand in-4, cartonné, comprenant 176 pages d'impression et ac- 
compagné de 4 planches coloriées. (Tirage à part de l’ouvrage 
intitulé : Beiträge zur Meeresfauna der Insel Mauritius und der 
Seychellen, publié par K. Môübius, F. Richters et E. von Martens, 
d’après les collections recueillies par K. Môbius, dans le cours 
de son voyage à Maurice.) 


RE" PS 


d'Europe, l’Helix similaris et l'Ennea bicolor, de l'Inde, 
et deux grosses Agathines, originaires de Madagascar, 
l’Acbatina fulica et l'A. panthera. Il reste donc 145 espèces, 
soit + que l’on peut considérer comme indigènes: 14 es- 
pèces sont actueliement éteintes, et une autre, le Gibbus 
Lyonnetianus en voie d'extinction. Le nombre des espèces 
plus spécialement localisées s’élève à 122, sur lesquelles 
67 sont particulières à Maurice, 24 à Bourbon, 15 à Ro- 
driguez et 16 aux Seychelles. La somme totale des espèces 
terrestres de Maurice s'élève à 95, celle de Bourbon à 46, 
celle de Rodriguez à 20 et celle de Seychelles à 26. La 
présence des Pachystyla, Gibbulina et Hyalimax caracté- 
rise les îles les plus méridionales (Maurice, Bourbon et 
Rodriguez) : le genre Gibbus est particulier à Maurice. 
Les Stylodonta et Pachnodes règnent exclusivement, et 
les Ennea dominent aux Seychelles, qui sont moins riches 
en Cyclostomecés que les îles méridionales, mais qui, pour- 
tant. possèdent des représentants de deux genres indiens : 
Cyathopoma et Leptopoma. 

Sur le nombre total de 25 espèces de Mollusques fluvia- 
tiles, connus comme provenant de l’ensemble de ces iles, 
46 vivent à Maurice, 42 à Bourbon, 7 à Rodriguez et 9 
aux Seychelles ; 15 seulement de ces espèces sont parti- 
culières. 

En résumé, les Mollusques d’eau douce semblent à l’au- 
teur présenter un caractère indien, tandis que les Mol- 
lusques terrestres lui paraissent se rattacher à des types 
beaucoup plus originaux. 

Considérées au point de la Faune malacologique ma- 
rine, les Mascareignes et les Seychelles possèdent, dans 
leurs eaux, 4,232 espèces actuellement connues, dont 280, 
soit environ un quart, sont localisées dans les îles de 
l'Afrique Orientale, tandis que les autres, largement ré- 


DR 

pandues dans l'Océan Indien et dans les mers voisines, 
comptent des représentants depuis la Mer Rouge jusqu'aux 
Moluques, et même jusqu'en Nouvelle-Calédonie, dans 
les mers du Sud. Le nombre des espèces de Mollusques 
Acéphalés est relativement très petit, car il n’atteint pas 
même le quart de celui des Gastropodes, ce qui est no- 
tablement au-dessous de la proportion ordinaire. Les 
Solenidæ et les Mactridæ ne comptent aucun représen- 
tant, ce qui tient sans doute à la prédominance des fonds 
de roches et de coraux, et à la rareté des fonds de sable 
et de vase. 

Le volume se termine par l’étude anatomique, faite par 
M. Schacko, de l’organisation de quelques Mollusques 
terrestres (Buliminus velutinus, Pachystyla inversicolor, 
Stylodonta unidentata), et par la description, faite par 
M. Môbius, de l'animal d’une espèce nouvelle, apparte- 
nant à la famille des Bullidæ. 

Nous signalons avec plaisir à l'attention desæaturalistes 
le nouvel ouvrage que vient de faire M. de Martens, en 
se servant des nombreux et intéressants matériaux, re- 
cueillis par M. le professeur Karl Môbius, dans le cours 
de son récent voyage aux Mascareignes et aux Seychelles. 
C’est assurément le livre le plus complet qui ait été publié 
jusqu'ici sur l’ensemble de la riche Faune malacologique 
de ces iles. H. CRosse. 


Manuel de Conchyliologie ou Histoire naturelle 
des Moliusques vivants el fossiles, par le 
Dr Paul Fischer. — Premier Fascicule (1). 


Le Manual of Mollusca de S. P. Woodward, dont la 
(4) Paris, 1881, chez F. Savy, libraire, boulevard Saint-Ger- 


HO — 


publication, en 1851, fut un véritable événement scien- 
tifique, a, sans contredit, laissé loin derrière lui tous les 
ouvrages similaires qui avaient été publiés antérieure- 
ment. C'était une œuvre originale, conçue sur un plan 
entièrement neuf, et la meilleure preuve de sa valeur, 
c’est que, depuis trente ans qu'il existe, il n'a presque 
pas vieilli. Pourtant, la science a marché depuis la mort 
de Woodward. Le domaine de l'inconnu, encore malheu- 
reusement trop grand, s’est rétréci sensiblement, la classi- 
fication des Mollusques a dû, par suite des découvertes 
modernes, subir quelques modifications, et il est devenu 
nécessaire, en présence d’une multitude de formes nou- 
velles, qui ne rentraient convenablement dans aucune 
des coupes existantes, de créer, pour elles, un assez grand 
nombre de genres nouveaux. 

Ces considérations expliquent et justifient l’œuvre nou- 
velle entreprise par notre collaborateur P. Fischer, qui, 
tout en conservant le cadre de Woodward et en se servant 
de la partie iconographique, notablement augmentée 
d’ailleurs, se propose de publier un Manuel de Conchy- 
liologie qui soit complètement en rapport avec l’état actuel 
de la science. 

Le premier fascicule, le seul paru jusqu'ici, comprend 
les notions générales sur l'anatomie et la physiologie des 
Mollusques. Nous avons déjà publié, l’an dernier (2), dans 
ce Recueil, la classification adoptée par l’auteur. Nous 
signalerons plus particulièrement les parties de l'ouvrage 


main, 77. Un fascicule grand in-8 de 112 pages d'impression. 
L'ouvrage entier, qui comprendra 24 planches contenant 600 figures 
et 400 gravures dans le texte, sera publié en 6 ou 7 fascicules 
de 7 feuilles chacun. Prix de l’ouvrage complet payé d’avanee : 
20 francs. 

(2) Voy. Journ. Conchyl., vol. XXVIIE, p. 238, 1880. 


HO 


consacrées à l'étude de la coquille, considérée tant à l’état 
embryonnaire que dans les diverses phases de son déve- 
loppement ; à celle du système digestif et particulièrement 
des dents linguales, qui fournissent, dans beaucoup de 
cas, d'excellents caractères de classification ; aux moyens 
de défense des Mollusques ; au Mimétisme ; aux monstruo- 
sités, etc. 

Le deuxième Fascicule, actuellement sous presse, sera 
publié d'ici à peu de temps et les autres suivront, à des 
intervalles très rapprochés. H. Crosse. 


Dell &stren eochlear (Poli) e di alcune sue va- 
rietà. Memoria del {De l’Ostrea cochlear, Poli, 
et de quelques-unes de ses variétés. Mémoire du) 
Er Lodovico Foresti (1). 


Dans ce Mémoire, qui constitue une étude critique très 
soigneusement faite de lPOstrea cochlear de Poli et des 
diverses formes sous lesquelles on rencontre cette espèce, 
tant à l’état vivant qu’à l’état fossile, l’auteur arrive aux 
conclusions suivantes : il réunit à l'Ostrea cochlear, à titre 
de variété navicularis, l'O. navicularis, Brocchi, et l'O. 
Hennei, Nyst; à titre de variété alata, la forme que M. Pilla 
a cru devoir rapporter au Gryphæa Columba, Lamarck, et 
dont M. Meneghini a fait l'Ostrea Piliæ ; à titre enfin de 
variété gigantea, l'O. Brocchii, Mayer. Il appuie ces 
diverses réunions sur l'examen d'un grand nombre de 
formes intermédiaires dont il figure les plus importantes. 

H. Crosse. 


(1) Bologne, 1880. Brochure in-4 de 12 pages d'impression, 
accompagnée de 2 planches noires, lithographiées sur papier de 
Chine. 


no 


Manual OÎ Conehology structural and systematic. 
With illustrations of the species, By (Manuel de 
Conchyliologie structurale et systématique. Par) 
George W. Tryon Jr. — Partie IX (1). 


Avec ce fascicule commence le troisième volume de Pim- 
portante publication de M. Tryon, volume qui doit com- 
prendre l'étude de trois familles, les Tritonidæ, les Fusidæ, 
et les Buccinidæ. L'auteur admet, dans la famille des Trito- 
nidæ, les genres de l’époque actuelle Triton, Montfort ; 
Distorsio, Bolten (nous ne sommes point partisan de l’adop- 
tion des noms génériques de Bolten, en général, et celui- 
ci, considéré en particulier, nous paraît peu acceptable); 
Ranella, Lamarck; puis les genres fossiles Ranellina, Con- 
rad (type R. Macclurii, Conrad); Personella, Conrad (type 
Distorsio septemdentata, Gabb); Tritonopsis, Conrad (type 
Triton subaïveatus, Conrad); Trachytriton, Meek (type T. 
vinculum, Hall et Meek. Passant ensuite à l'étude du genre 
Triton, il admet comme type constituant le genre Triton, 
sensu stricto, le T. Tritonis, Linné, et les formes voisines ;' 
puis, comme divisions subgénériques, les groupes suivants : 
Simpulum, Klein ; Cymatium, Bolten; Gutturnium, Klein; 
Epidromus, Klein; Priene, H. et A. Adams. Le genre 
Distorsio ne comprend que trois espèces, dont une, le D. 
pusilla, Pease, est douteuse. Le genre Ranella est divisé 
en trois sous-genres : Lampas, Schumacher ; Aspa, H. et 
A. Adams; Argobuccinum, Klein; plus le groupe des Ra- 


(1) Philadelphie, 1881, chez l’auteur (Acad. of nat. Sciences, 
Cor. 19th and Race Streets) et à Paris, chez, F. Savy, libraire, 
77, boulevard Saint-Germain. Fascicule in-8 comprenant 64 pag. 
d'impression et accompagné de 20 planches coloriées. Prix de 
chaque fascicule : figures coloriées, 25 francs ; figures noires, 
45 francs. 


“hd 2 

nella typiques, comprenant le R. spinosa, Lamarck et les 
formes voisines. | 

La famille des Fasidæ est divisée en quatre sous-fa- 
milles : celle des Fusinæ , comprenant les genres Fusus, 
Lamarck (avec le sous-genre Sinistralia, H, et A. Adams); 
Afer, Conrad ; Clavella, Swainson ; Buccinofusus, Conrad ; 
celle des Fasciolariidæ. bornée au genre Fasciolaria, La- 
marck; celle des Ptychatractinæ, comprenant les genres 
Ptychatractus, Slimpson; Meyeria, Dunker et Metzger; 
celle des Peristerniinæ, comprenant les genres Peri- 
sternia, Môrch; Latirus, Montfort; Leucozonia, Gray. 
L'auteur admet en outre, pour les formes fossiles, dans la . 
sous-famille des Fusinæ, les sous-genres Exilifusus, Gabb; 
Exilia, Conrad; Serrifusus, Meek , et les genres Prisco- 
fusus, Conrad, et Turrispira, Conrad ; dans la sous-famille 
des Fasciolariinæ, le genre Fasciolina, Conrad, et les sous- 
genres Terebrispira, Conrad; Mesorhytis, Meek; Crypto- 
rhytis, Meek; Lirosoma, Conrad. 

Le fascicule se termine par le commencement de l'étude 
des espèces dont se compose je genre Fusus. 

H. Crosse. 


Synopsis novorum generum, specierum et varie- 
talum Molluscorum viventium Testaceeruum 
anno 1879 promulgatorum. Collegit mr ww. Ko- 
belt ||). 


Nous signalons avec plaisir aux naturalistes la publica- 
tion du nouveau volume du Synopsis de M. le D' W. Ko- 
belt. Cet utile ouvrage leur fera connaître les noms et les 


(1) Cassel, 1881, chez Th. Fischer, éditeur. Un volume grand 
in-8 de 200 pages d'impression. 


2 60" 


descriptions originales de toutes les nouveautés malacolo- 
giques qui ont été publiées, en 1879, dans les divers Re- 
cueils scientifiques et dans les ouvrages spéciaux, tant en 
Europe que dans les autres parties du monde. Il présente 
le doubie avantage d’éviter aux savants les pertes de temps, 
en facilitant leurs recherches, et de remplacer , jusqu’à 
un certain point, et à un prix peu élevé, dans les biblio- 
thèques modestes, les ouvrages Juxueux mais coûteux, 
que leurs ressources limitées ne leur permettraient pas de 
se procurer. H. CRossE. 


Le Comehiglie Flioceniche delle vicinanze di 
Caltanisetta, per [Les Coquilles Pliocènes des 
environs de Caltanisetta, par) l'abbé @&iuseppe 


Brusnomne (1) À 


L'auteur, qui a recueilli lui-même ou reçu de nombreux 
et intéressants matériaux, provenant des terrains pliocènes 
des environs de Caltanisetta, sa ville natale, située, comme 
on sait, dans la partie centrale de la Sicile, était plus à 
même que personne de traiter convenablement un pareil 
sujet. 

Après une étude géologique et stratigraphique sur les 
gisements fossilifères de Caltanisetta, il passe à la partie 
descriptive de son travail. Il décrit et figure comme nou- 
velles les espèces ou variétés suivantes : var. obsoleta du 
Cancellaria hirta, Brocchi; Nassa planistria; var. sca- 
brella du N. angulata, Brocchi; N. minutissima; Lachesis 
retifera ; Mangelia agilis ; var. inflata du Marginella milia- 

(1) Sienne, 1880. Brochure in-8, comprenant 74 pages d’im- 
pression et accompagnée d’une planche lithographiée sur papier 
de Chine. (Extr. du Bull. della Soc. malac. Italiana, vol. VI, 
1880.) 


SOS 

ria, Linné; var. elata du Natica Josephinia, Risso; Odosto- 
mia basistriata; Turritella breviata; Scalaria sublrevelyana ; 
S. frondiculæformis ; S. subalata; S. carinulata ; var. cla- 
thrato-granosa du Rissoa cimex, Linné ; Rissoa (Alvania) 
asperula; Crepidula (Crepipatella) scabrestriata; Ostrea 
Sabbucinæ; var. retusa du Modiola modiolus, Linné : 
Lepton elongatum ; Cardita subtrigona. M. Brugnone pro- 
pose deux coupes genériques nouvelles : Eulimopsis, pour 
son Eulima Carmelæ, espèce striée à la base et à sutures 
distinctes ; Megaxinus, pour le Lucina rostrata, Pecchioli, 
à et le L. transversa, Bronn, formes voisines des Axinus, 
mais plus grandes, plus solides, assez nettement inéquila- 
térales, à crochets pointus et incurvés el à impressions 
musculaires assez particulières. 

Le Catalogne de M. l'abbé Brugnone mentionne 
280 espèces, sur lesquelles 79 n'existent plus dans la faune 
actuelle et 201 sont encore contemporaines. 

H. CROSSE. 


Report on the scientific Results of the Voyage of 
HE. M. S. Chailenger during the years 1873- 
1876. — Zootegy, vol. [, part. I. Report on the 
Brachiopoda. By [Rapport sur les résultats 
scientifiques du Voyage du bâtiment de guerre 
Anglais le Challenger, accompli pendant les an- 
nées 1873-1876.—Zoologie, vol. [, première par- 
tie. Rapport sur les Brachiopodes. Par) z'homas 


Davidson (1). 
M. C. Wyville Thompson, chargé de la direction géné- 


({) Londres, 4880, chez Longmans et C°. Un fascicule grand 


ÉD ue. 


rale des travaux qui se rattachent à l'étude des résultats 
scientifiques du Voyage d'exploration accompli, de 1875 à 
1876, par le bâtiment de guerre Anglais le Challenger, 
ne pouvait faire assurément mieux que de s'adresser à 
M. T. Davidson, qui s’est fait de l'étude des Brachiopodes 
une si brillante spécialité, pour traiter la partie du Voyage 
qui est relative à ces animaux. 

En ce qui concerne les Brachiopodes, on s'attendait (et 
M. Wyville Thompson le reconnait lui-même dans la 
Note qui sert de préface), au point de vue de la nouveauté 
des formes et de la quantité des espèces inédites, à des 
résultats meilleurs que ceux qui ont été obtenus. En effet, 
les espèces nouvelles se rapprochent, en général, de types 
bien connus et elles ne sont pas très nombreuses. Pour- 
tant, elles ne laissent pas que de présenter un grand inté- 
rêt scientifique, car les documents recueillis sur des points 
éloignés, dans lesquels on n’avait que rarement ou jamais 
effectué de dragages, ne sont pas sans jeter quelque 
lumière sur les lois qui président à la distribution géogra- 
phique des Brachiopodes, dans nos mers actuelles. 

La profondeur à laquelle vivent les Brachiopodes est 
excessivement variable. Ainsi, tandis que les naturalistes 
du Challenger ont recueilli le Waldheimia flavescens, 
Lamarck, et le Kraussina Lamarckiana, Davidson, au 
niveau des basses marées et jamais au delà de 10 brasses 
de profondeur, d'autre part, le Terebratula Wyvillii, 
Davidson, a été dragué à des profondeurs variant entre 
1055 et 2900 brasses et le Waldheimia Wyvillii, Davidson, 
à une profondeur de 2160 brasses. Ainsi, un seul et même 
genre, le genre Wäldheimia compte une espèce presque 
in-4 comprenant 67 pages d'impression et accompagné de 4 plan- 


ches lithographiées sur papier de Chine. Prix : 2 sh. et 6 p. (en 
Angleterre). 


606 
littorale et une autre complètement abyssicole. 

Le travail de M. Davidson, dont les planches ont été 
dessinées et lithographiées par lui, peut se diviser en 
trois parties : la première contient des données générales 
fort intéressantes sur la distribution bathymétrique des 
Brachiopodes; la seconde renferme un catalogue de toutes 
les espèces récentes, avec indication de leur habitat et 
des profondeurs auxquelles elles ont été trouvées , enfin 
l’ouvrage se termine par la description des espèces dont 
41 sont nouvelles, ce sont : 


Terebratula Wyvillii, Davidson. 
Terebratula Moseleyi, Davidson. 
‘Terebratula ou Terebratulina ? Dalli, Davidson. 
Terebratulina Wyvillii, Davidson. 
Terebratulina Murrayi, Davidson. 
Waldheimia Kerguelenensis, Davidson. 
Waldheimia Wyvillii, Davidson. 
Terebratella Frielii, Davidson. 
Megerlia incerta, Davidson. 

Megerlia Willemæsi, Davidson. 
Magasella incerta, Davidson. 


Les recherches du Challenger sont venues confirmer ce 
que l’on savait du mode de répartition des Brachiopodes 
sur les fonds océaniques, c’est-à-dire, que ces animaux, 
quoique largement distribués, sont très localisés et ne se 
montrent en grande abondance que sur certains points 
particuliers. 

Comme exemples remarquables de disjonction géogra- 
phique, nous devons citer. 


| Ile de Jean Mayen, Méditerra- 
née, Açores, ile de Culebra, 
Cap de Bonne-Espérance. 


Terebratula vitrea, var. minor, 
ODA AS St ie 


LM Ghie 


Terebratulina caput-serpentis, { Nord de l’Amérique, Cap de 


var. septentrionalis, Cou- Bonne-Espérance, Est de l’île 
RODV See A eut aid à de Kerguelen. 

Méditerranée, côte de Portugal, 

Platidia anomioides, Scacchi. . Floride, îles Marion et du 


Prince Édouard. 
Thecidium  Méditerraneum , { Côte Africaine, Nord de la Ja- 

RISSOMLUR ere ud jé cd: fe maique. 

Les Brachiopodes adhérent les uns aux autres, à l’aide 
de leur pédoncule et forment parfois des masses vivantes 
d'une dimension relativement assez considérable, comme 
dans le cas de Discina lamellosa, Discina lævis et autres 
espèces. 

Les quelques centaines de Brachiopodes récoltés étaient 
dans un parfait état de conservation : on les avait immé- 
diatement plongés dans l'alcool, en indiquant avec la 
plus grande exactitude le lieu où ils avaient été rencon- 
trés, la latitude, la longitude, la profondeur, la nature 
du fond, ainsi que la température à laquelle ils avaient été 
trouvés. 

Il est intéressant de constater que le Challenger n’a 
recueilli, à exception du Lingula anatina et du Megerlia 
sanguinea, aucune des espèces brillamment colorées qui 
ont été signalées comme très abondantes dans un grand 
nombre de localités ; mais on doit ajouter que, comme 
compensation, plusieurs formes nouvelles et remarquables 
ont été rapportées. Nous citerons entre autres: Terebratula 
Wyvillii et Terebratulina Wyvillii, cette dernière étant la 
plus grande espèce connue du genre Terebratulina. 

Aucun fait nouveau n’a été acquis concernant l’orga- 
nisalion et les mœurs des Brachiopodes : ce genre d’ob- 
servations ne peut, du reste, se faire que lorsqu'on sta- 
tionne pendant quelque temps dans les parages où se 
trouvent ces animaux. 


ENT 

La liste générale indique que le Challenger, sur un par- 
cours de 68,890 milles, a exécuté 361 dragages, sans 
compter tous ceux qui ont été faits dans des eaux peu 
profondes. Ces opérations ne fournirent des Brachiopodes 
que 58 ou 59 fois seulement : la drague ramenant tantôt 
un seul échantillon, tantôt plusieurs, répartis dans diffé- 
rentes espèces, et parfois rien. Le nombre des individus 
recueillis pendant l'expédition s’élève cependant à plu- 
sieurs centaines, appartenant à 51 espèces. 

Ainsi que cela avait été déjà constaté, ces animaux se 
tiennent de préférence sur les fonds solides et sur les 
massifs de coraux ; ils se rencontrent très peu abondam- 
ment sur les fonds vaseux, ainsi que le démontrent les 
exemples suivants : 

A1 fois, roc et argile. 
12 fois, pierres et gravier. 
5 fois, sable. 
42 fois, vase, Globigérines et limon gris. 


Les profondeurs auxquelles se trouvent les Brachio- 
podes sont différentes chez quelques espèces : c’est ainsi 
que Lingula et Glottidia, qui sont en partie ensevelies dans 
le sable, peuvent se rencontrer aussi bien à quelques 
centimètres de la surface, qu'à 7 (127,80), 10 (18°,29), 
47 (51°,09) et même 60 brasses (4). 

Il en est de même pour les espèces suivantes, sans qu’il 
se produise aucune modification apparente dans la forme 
ou dans le caractère de l'animal : 


Platidia anomioides, se trouve de 40 à 60 brasses. 
Hem. psiltacea, — 10 — 690 — 
Ter. vitrea, _ 5 — 1456 — 
Discina Atlantica, — 600 — 92425 — 
Terebratula Wyvillii,  — 1035. —,2900.. — 


(4) La brasse anglaise est de 1",828, 


© 


— 66 — 

Au delà de 500 (914",50) et de 600 brasses (1097",40), 
les Brachiopodes sont peu nombreux, ainsi que nous le 
prouvent les chiffres suivants : 99 dragages, exécutés de 1 
à 500 brasses (914,50), ont ramené environ 25 fois des 
échantillons de ces animaux, tandis que 85 dragages faits 
entre 2,501 (4,574 mètres) et 5,000 brasses (5,487 mè- 
tres) n’en ont recueilli que 3 fois seulement. 

À 4,501 (8,252 mètres) et 4,575 brasses (8,567 mètres), 
on n’a rencontré aucun Brachiopode. 

Au-dessous de 45 brasses (27°,45), on trouve : 


Waldheimia flavescens, Lamarck. 
Kraussina Lamarckiana, Davidson. 
Magasella Cumingi, Davidson. 
Lingula anatina, Lamarck. 
Megerlia sanguinea, Chenu. 
Magasella flexuosa, King. 
De 1,850 (5,465 mûtres) à 1,900 brasses (5,475 mè- 

tres) : 
Terebratula Dalli, Davidson. 
Megerlia incerta, Davidson. 
Discina atlantica, King. 
Terebratula Wyvillii, Davidson. 


Enfin, on a recueilli la Terebratula W yvilli à 2,900 bras - 
ses (5,504 mètres), la plus grande profondeur à laquelle 
on ait trouvé un Brachiopode. 

En comparant toutes les espèces connues, on peut déjà 
arriver à quelques données, relativement aux profondeurs 
suivant lesquelles se trouvent répartis les Brachiopodes, et 
tirer certaines conclusions générales. Les Brachiopodes 
récents comprennent actuellement 155 espèces, dont 11 
sont considérées comme de simples variétés. Sur ce 
nombre, il y a 25 ou 26 espèces dont nous ne connais- 


SN OA 
sons pas la profondeur d'habitat; il en reste donc 107 sur 
lesquelles on peut généraliser. 


En chiffres approximatifs, voici comment elles sont 
distribuées : 


Depuis la surface jusqu’à 500 brasses (914m,50), 98 espèces. 
— 501 brasses (916,32) à 1000 — (1829) 16 — 
— 1001 — (1830m,82) à 1500 — (2743) 6 — 
— 4501 — (2761%) à2000 — (3658) 4 — 
— 2001 — (3659) à2900 — (5304) 3 — 


La plus grande masse des Brachiopodes vit donc à des 
profondeurs modérées. Cependant, pour être juste, il faut 
avouer que le nombre des dragages exécutés dans Îles 
mers profondes est encore peu élevé, relativement à ceux 
qui ont été faits à de faibles profondeurs. Par conséquent, 
on doit s'attendre à découvrir dans la suite un plus grand 
nombre d'espèces dans les vastes profondeurs encore inex- 
plorées de l'Océan. 

Tels sont, en résumé, les principaux faits et les résul- 
tats les plus importants du travail de M. Davidson, qui à 
ainsi rendu un nouveau service à l'étude des Brachio- 
podes, à laquelle il a consacré toute sa vie. 

P. OEHLERT. 


Mollusehi viventi del Piemonte. Memoria del 
(Mollusques vivants du Piémont. Mémoire du) 
Dr Mario Lessona (1). 


Avant la publication du nouveau Mémoire de M. le 


(4) Rome, 1880. Brochure in-4 de 66 pages d’impression, ac- 
compagnée de 4 planches, dont 2 sont coloriées et 2 lithogra- 
phiées sur papier de Chine. (Tirage à part du volume VIT de la 
3e série des Atti R. Acad. dei Lincei.) 


— 68 — 


D' M. Lessona , il n’existait guère sur la Malacologie ter- 
reste et fluviatile du Piémont que deux ouvrages, celui de 
Strobel, publié en 1855 et intitulé : « Sui Moiluschi vi. 
« venti del lembo orientale del Piemonte dalla Toce alla 
« Trebbia », et un Catalogue de 64 espèces, fait par 
l'abbé Stabile, en 1864, et paru sous le titre de : « Mol- 
« lusques vivants du Piémont ». 

Le travail de M. Lessona est beaucoup plus complet que 
les précédents et il s'étend particulièrement sur les Lima- 
ciens du Piémont, largement développés dans cette partie 
de l'Italie septentrionale et généralement assez mal con- 
pus, au point de vue de l’organisation intime : l’auteur 
leur consacre 5 planches très bien faites. Il décrit comme 
nouvelles les espèces suivantes : Limax subalpinus; Clau- 
silia Polloneræ, C. Calderinii, C. Genei; Helix Camerani, 
espèce assez curieuse, du groupe de l’'H. Gougeti, groupe 
plutôt espagnol et algérien qu’italien, H. Segusina, H. 
globus, H. Strobeli; Physa Stabilei; Pomatias Veranyi, 
Bourguignat ms. 

Le Piémont possède un groupe de Clausilia qui lui sont 
propres et pour lesquelles l'abbé Stabile avait proposé la 
section des Charpentieria : elle comprend les C. diodon, 
C. alpina, C. Polloneræ, C. Thomasiana, C. Calderinii. 

L'auteur semble préférer la division du Piémont en ré- 
gion alpine, région subalpine, région apennine et région 
subapennine à celle de région cispadane (pays au N. du 
Pô) et région transpadane (pays au S. du Pô), aûütrefois 
proposée par l’abbé Stabile. La région alpine, la plus 
nombreuse en espèces, est caractérisée par l'abondance 
des Vitrina, Clausilia, Arion, Anchistoma et Campylæa, 
et la région apennine par celle des Mesomphix, Pupa, 
Xerophila et Cyclostoma. Le nombre des espèces terres- 
ires est relativement plus élevé dans les régions alpine et 


— 69 — 

apennine que dans les régions subalpine et subapennine 
ou la plaine : c’est tout le contraire, pour les espèces flu- 
viatiles. La Faune malacologique du Piémont se compose, 
dans l'état actuel de nos connaissances, de 202 espèces, 
dont 157 sont terrestres et 65 fluvialiles. 

Le Mémoire de M. Lessona est un travail bien fait, qui 
sera consulté utilement par les naturalistes qui s'occupent 
de l'étude des Mollusques d'Europe. H. CROSSE. 


Catalogue of the errestrial Air-Breating Mol- 
lusks Of (he Umited States and adjacent Fer 
ritories OÎ[ North Amerien. By (Catalogue des 
Mollusques Pulmonés Terrestres des États-Unis 
et des Territoires adjacents de l'Amérique du 
Nord. Par) ‘ia. &lana (1). 


Ce Catalogue, qui comprend les espèces de Pulmonés 
terrestres récemment décrites et qui est en rapport avec 
les progrès de la science malacologique moderne, énumère 
279 espèces, vivant actuellement dans les Etats-Unis et 
dans les territoires adjacents de l Amérique du Nord. C’est 
assurément le plus complet que nous connaissions, et 
M. Th. Bland, en le publiant sans autre but que d’être 
utile à la science et de le répandre parmi ses correspon- 
dants, à rendu un service signalé aux jeunes naturalistes 
et aux collectionneurs, qui n’ont pas toujours à leur dis- 
position les grands ouvrages scientifiques, et qui pour- 
ront, avec ces quelques pages, se faire une idée de l’en- 
semble de la Faune malacologique terrestre des Etats-Unis 


(1) New-York, 1878. Brochure in-8 de 4 pages d'impression. 


— 70 — 


et se rendre compte immédiatement de ce qui leur 
manque. H. CRosse. 


Report on the Hrachiopoda Of Alaska and the 
adjacent shores of Northwest American. By 
(Rapport sur les Brachiopodes de l'Alaska et des 
côtes voisines du N. O. de l'Amérique. Par) ww. 
H. Dali (|). 


Dans cet intéressant Mémoire, l'auteur passe en revue 
les diverses espèces de Brachiopodes actuellement con- 
nues dans les eaux du littoral N.-0. de l'Amérique sep- 
tentrionale, depuis le canal de Santa Barbara, en Califor- 
nie, jusqu'à l'Océan Arctique. Elles sont au nombre de 10 
(Terebratulina unguicula, Carpenter; Terebratellafrontalis, 
Middendorff ; T. occidentalis, Dall: T. transversa, Sower- 
by; Laqueus Californicus, Koch; Megerlia Jeffreysi, 
Dall ; Magasella Aleutica, Dall; M. radiata, Dall, espèce 
nouvelle, provenant du détroit de Popoff (Iles Shama- 
gin); Rhynchonella psittacea, Gmelin ; Glottidia albida, 
Hinds). 

L'auteur, dans la seconde partie de son travail, discute 
la valeur du genre Magasella, qu'il a proposé, en 1871, 
et, tout en concluant à son maintien, il constate un fait 
très curieux, c’est que chaque espèce de Magasella est, 
presque toujours, accompagnée, dans la localité qu'elle 
habite, par un autre Brachiopode, généralement plus 
grand, mais à peu près identique de forme et de colora- 
tion extérieure, bien qu’appartenant à un genre différent, 


(1) Philadelphie, 1877. Brochure in-8 de 18 pages d’impres- 
sion. (Extr. des Proc. Acad. of nat. sc. of Philadelphia, 1877.) 


D 2 


Ni 


par la disposition de son appareil apophysaire interne. La 
présence habituelle de ce « compagnon », pour me ser- 
vir de l'expression de M. Dall, serait de nature à inspirer 
des doutes sérieux sur la valeur du genre Magasella, et à 
faire supposer que celle forme pourrait bien n'être que le 
jeune âge de certaines espèces de Terebratella. Pourtant, 
M. Dall, qui a reçu, de la Nouvelle-Zélande, des séries 
nombreuses de Magasella inconspicua et de son « com- 
pagnon », le Terebratella rubicunda, affirme qu'il est im- 
possible de les confondre ensemble, à n’importe quelle 
période de leur développement, si lon examine leur ap- 
pareil apophysaire, tandis que, si l’on se borne à l'examen 
des caractères extérieurs, on n'arrive pas à séparer les 
deux formes. M. Davidson, qui a fait la même expérience 
avec le Terebratella cruenta et le Magasella Evansi, de la 
Nouvelle-Zélande, est arrivé à peu près aux mêmes conclu- 
sions que M. Dall : il considère comme excessivement im- 
probable l'opinion de ceux qui soutiennent que les Maga- 
sella sont des formes non adultes. 
H. CROSSE. 


Descriptions of new forms of Mollusks from 
Alaska contained in the Collections of {he Natio- 
mal Museum. — lostpliocenc Fessils 1n the 
Coast range of California. — Fossil Mollusks 
from later Tertiaries of California. By (Descrip- 
tions des nouvelles formes de Mollusques de 
l’Alaska, appartenant aux Collections du Muséum 
National. — Fossiles post-pliocènes de la chaîne 
littorale de Californie. — Mollusques fossiles des 


Lie PO) 


terrains tertiaires supérieurs de Californie. Par) 
W. H. Dali (1). 


I. L'auteur décrit les genres, sous-genres et espèces 
nouvelles qui suivent : sous-genre Chamydochiton (type : 
Chiton amiculatus, Pallas, différant des Amicula en ce que 
ses branchies ne sont pas médianes); Leptochiton Belknapi ; 
sous-genre Trachyradsia, Carpenter ms. (type: Chiton 
fulgetram, Reeve), T. Aleutica; Tonicella saccharina ; 
genre nouveau Schizoplax (type: Chiton Brandtii, Midden- 
dorff). 

Il. M. Dall nous apprend que quatre espèces, qui vivent 
actuellement dans les eaux de la mer de Californie (Donax 
Californicus, Chione succincta, Olivella biplicata, Cerithi- 
dea sacrala), ont été retrouvées, à l’état sublossile, aux 
environs de San Luis Rey (Californie), à une altitude de 
600 pieds anglais au-dessus du niveau de la mer, et à 
vingt milles du Pacifique, en ligne directe, ce qui indi- 
querait une élévation, relativement très récente, de cette 
partie de la côte. 

ILT. L'auteur a reçu des environs de San Diego et de 
Santa Barbara (Californie) un assez grand nombre de fos- 
siles appartenant aux terrains tertiaires de dernière for- 
mation. Il en donne la liste : la majeure partie des espèces 
citées vit encore actuellement dans les eaux marines du 
littoral, ce qui fait présumer que les couches dans lesquelles 
ont été recueillis ces fossiles ne sont pas très anciennes. 
Pourtant, quelques espèces sont décrites comme nouvelles. 
En voici les noms: Axinæa profunda; Pecten expansus, 


(4) Washington, 1878. Brochure in-8 de 16 pages d’impres- 
sion. (Extr. des Proc. of U. S. Nat. Museum, 1878). 


Es RN 2S 
P. Stearnsii, P. Hemphillii, Anomia limatula; Scalaria 
Hemphillii. H. CROSSsE. 


Conchyliologische Miscellen. Von (Mélanges 
Conchyliologiques. Par) #. D. E. Sehmeitz ||). 


L'auteur s’appuie sur le fait queM. Garrett, qui a exploré 
les îles Viti, n’a pas retrouvé, dans l'île Kantavu, notre 
Bulimus (Placostylus) Kantavuensis et sur la grande res- 
semblance de cette espèce avec le B. Koroensis, Garrett, 
pour proposer de remplacer notre nom spécifique par ce 
dernier, bien qu'il soit postérieur. Nous ne pensons pas 
qu’il ait raison, d'abord parce qu'il n’est nullement établi 
que notre espèce n'existe pas à Kantavu (aucune Faune 
malacologique de cette île n’a été publiée jusqu'ici, à notre 
connaissance, mème par M. Garrett), et ensuite parce que, 
Kantavu et Koro appartenant au mème groupe d'îles, on 
ne pourrait, sans violer les règles de la nomenclature, 
supprimer arbitrairement le nom le plus ancien des deux. 

M. Schmeltz, dans la dernière partie de son travail, 
nous donne un renseignement intéressant sur Fhabitat 
exact d'une des plus rares espèces du genre Conus, le 
C. rhododendron, Couthouy. Il a été rapporté un bon 
nombre d'exemplaires de £ette espèce par un navire Ham- 
bourgeois, qui avait été charger du guano à l'ile Baker et 
aux îles Malden, et qui en est revenu directement. L'île 
Baker est située au N. de l'Equateur, à environ 20 degrés 
plus au $ que les îles Hawaii: les trois îles Malden sont au 
S. de l’Equateur, et, respectivement, à 24, 50 et 40 degrés 


{1} Hambourg, 4876. Brochure in-8 de 6 pages d'impression. 
(Extr. des Verh. der Vereins fur nat. Unt. in Hamburg, vol. I, 
1876.) 


MAR" 


plus au S. que les îles Hawaii. Ces quatre îlôts, perdus 
dans l'Océan Pacifique, seraient donc la véritable localité 
du C. rhododendron. H. Crosse. 


Uebersicht der von ww. æeters von 1843 bis 1847 
in Mossambhique gesammellen Motllusken, 
bearbeitet von (Révision des Mollusques recueil- 
lis par W. Peters, de 1843 à 1847, dans le Mo- 
zambique, par le) Prof. Br E. V. Martens (1). 


L'auteur énumère 554 espèces de Mollusques terrestres, 
flaviatiles ou marins, qui ont été recueillies par M. W. Pe- 
ters, dans la Colonie Portugaise de Mozambique, de 1845 
à 1847, et parmi lesquelles les suivantes sont décrites 
comme nouvelles : Vaginulus Petersi; Haminea Petersi; 
Aspidophorus fasciatus ; Doridium cyaneum, D. nigrum; 
Melibæa lonchocera; Æolis bicincta; Crenella Australis ; 
Solemya Africana; Sanguinolaria aureocincta. 

Sur la côte de Mozambique les Mollusques terrestres et 
fluviatiles présentent tous les caractères de la Faune Afri- 
caine tropicale. Les genres Achatina, Lanistes, Spatha, 
Trochonanina, et le sous-genre Rhachis prédominent, le 
genre Helix (sensu stricto) manque, ainsi que le genre Na- 
vicella. On y rencontre le Cyclostoma ligatum, de Natal. 

Sur environ 500 espèces marines, 157 se retrouvent 
dans la Mer Rouge, 165 dans les îles Mascareignes et les 
Seychelles, 480 dans l’Archipel Malais, 456 dans les îles 
de la Mer du Sud et 56 seulement sur la côte de Natal. Il 
en résulle donc que la Faune marine du Mozambique a 
beaucoup plus de rapports avec celle des Moluques et de 


(1) Berlin, 1879. Brochure in-8 de 23 pages d'impression, 
(Extr. du Monatsber. K. Ac. Wiss. zu Berlin, 1879). 


MASSE 


PArchipel Viti qu'avec celle de l'extrémité Sud de 
l'Afrique. H. Crosse. 


re emmseen dpt cérentirr eee 


Apuntes sobre la Fauna de Moluseos de la Re- 
publiea Argentinn por el (Essais sur la Faune 
malacologique de la République Argentine par 
le) Dr M. Adolfe Dœring. — Quatrième par- 
tie (1). 


L'auteur, dans la quatrième partie de son travail, décrit 
les espèces nouvelles suivantes : Peronæus Famatinus, 
P. Calchaquinus; Seutalus oxylabris, S. peristomatus, 
S. conispirus; Bulimulus centralis, B. monticola, B. Tor- 
toranus; Pupa microdonta, P. dicrodonta , P. Clessini. Il 
serait vivement à désirer que les espèces nouvelles de M. le 
D: Dœring fussent figurées dans quelque Recueil scienti- 
fique d'Europe ou d'Amérique, ou bien encore dans un 
ouvrage spécial, et nous espérons que lauteur finira par 
essayer de combler cette lacune. H. CROSSE. 


Die ertiären Binnen-Conehylier Von Umdorf. 
Von (Les Coquilles continentales Fertiaires d'Un- 
dorf. Par) S. Clessin (2). 


Depuis la publication du Catalogue des Coquilles conti- 
nentales du Miocène supérieur d'Undorf, faite par le D' L. 
v. Armon, en 1871 et 4875 (5), M. Clessin à effectué, 


(1) Cordova (Rép. Arg.). Brochure in-8 de 22 pages d’impres- 
sion. 

(2) Regensburg (Bavière), 1877. Brochure in-8 de 8 pages 
d'impression. (Extr. du Regensburg Corresp. Blatt., 1877.) 

(3) Regensburg Corresp. Blatt., p. 122, 1871, et p. 187, 1873. 


PR pe 

dans les mêmes localités, des recherches qui lui ont permis 
d'augmenter sensiblement le nombre des espèces précé- 
demment connues. Il énumère 40 espèces de Mollusques 
terrestres et fluviatiles, dont les suivantes sont décrites 
comme nouvelles : Hyalinia Bôttgeriana ; Helix {Patula) 
subteres; Clausilia (Bôttgeria) Schaefferiana; Strobilus 
costatus, Sandberger ms.; Limnæus Undorfensis; Pla- 
norbis (Hippeutis) subfontanus, P. (Gyrorbis) angulatus, 
P. Albertanus ; Ancylus palustris. H. CROSSE. 


Descriptions of Caribherm NMiocene Fossils. — 
Descriptions of New Species of Fossüis from the 
Piiocene Clay Beds belween Limon and Moen, 
Costarien, together with Notes on previously 
known Species from there and elsewhere in the 
Caribbean Area. By (Descripiions de Fossiles 
Miocènes Caraïbes. — Descriptions d'espèces 
nouvelles de Fossiles des couches de marne Plio- 
cène situées entre Limon et Moen {Costarica), 
avec des Notes sur les espèces antérieurement 
connues, là et sur les autres points de F'area Ca- 
raïbe. Par) ww. RE. Ganb [{). 


Ï. L'auteur, dont la science a à regretter la mort récente, 
s’est servi, de préférence, de l'expression de Fossiles Mio- 
cènes Caraïbes pour désigner des espèces dont les unes 
provienneut de son voyage à Costarica, d’autres de Gatun, 
sur le trajet du chemin de fer de Panama, d’autres enfin 
des Antilles. Les espèces décrites comme nouvelles sont 

(1) Philadelphia. Brochure in-4 de 44 pages d'impression, ac- 


compagnée de 3 planches lithographiées. (Extr. du vol. VII de 
la 2e série du Journ, Ac. nat. sc. of Philadelphia.) 


ds AT ARE 

les suivantes : Styÿliola bicostata ; Phos inornata ; Natica 
Milleri ; Lunatia eminuloides, L. sculpturata; Sigaretus 
multilineatus, S. numismalis ; Trochita Collinsii ; Meretrix 
Sapotensis; Cardium (Protocardia) Newberryanum , C. 
(Lævicardium) Milleri ; Arca (Barbatia ?) Oronlensis ; Nucu- 
lana Milleri ; Pleuronectia Lyonii ; Lima papyracea ; Ostrea 
Tryoni. Toutes ces espèces proviennent des terrains mio- 
cènes de Costarica. 

IT. Dans la seconde partie de son Mémoire, l’auteur 
décrit les espèces nouvelles suivantes provenant des 
couches marneuses pliocènes, qui existent dans le Costa- 
rica, entre Limon et Moen : Drillia Moenensis; Mangelia 
subeylindrica, M. lata; Nassa Caribæa ; Marginella ovuli- 
formis; Strombina Limonensis, S. exilis; Aclis micro- 
sculpta (nom spécifique mal formé, hybride); Cerithium 
Moenensis (melius Moenense), C. biseriatum, C. Limo- 
nensis (melius Limonense), GC. Caribbæum, C. triseriale, 
C. Collinsii, €. Lordlyi; Cæcum crassicostum ; Siliquaria 
sculpturata; Hipponyx ? crepidula; Adeorbis simplex, A. 
infracarinata (melius infracarinatus); Calliostoma Gup- 
pyana (melius Guppyanum) ; Margarita tricarinata ; Vitri- 
nella truncata, V. obliquestriata, V. crassicosta ; Parkeria, 
nouveau genre établi sur l'Ümbonium vitreum, Gabb, du 
Miocène de Saint-Domingue, et les formes voisines, P. 
inconspicua; Tagelus lineatus; Tellina (Peronæa) appressa; 
Donax Moenensis ; Meretrix ? discoidea ; Psephis cancellata; 
Caryatis Lordlyi, 6. Guppyana ; Cardium (Trachycardium) 
declive, C. (Fragum) callopleurum ; Astarte meridionalis; 
Cardita Conradiana ; Lithophaga incurva; Crenella (Modio- 
laria) translucida ; Nucula Limonensis, N. Moenensis: 
Janira lævigata. H. CRossE. 


a — 


Sulla natura geologica dei Terreni incontrati nelle 
fondazioni tubulari del nuovo ponte di ferro 
costruito sul Tevere à Ripetta 6 sull Unio si- 
muatus, Lamarck, rinvenulovi. Nota dell ing. 
(Sur la nature géologique des Terrains rencon- 
trés dans les fondations tubulaires du nouveau 
pont de fer construit sur le Tibre, à Ripetta, et 
sur l’Unio sinuatus, Lamarck, qui y a été trouvé. 
Note de l'ingénieur) Bomole Meli (l). 


L'auteur nous apprend que, lors de la construction 
d'un nouveau pont de fer, à Rome, sur le Tibre, à Ri- 
petta, on a trouvé dans les fondations tubulaires, à une 
profondeur de 6 à 41 mètres au-dessous du fond du lit 
actuel du fleuve, et dans des couches de sable, une assez 
grande quantité d'individus de l'Unio sinuatus, Lamarck. 
Cette espèce n’est guère signalée, à l'état vivant, en Ita- 
lie, que dans quelques localités de la Lombardie. Elle se 
trouve à l’état fossile, dans les dépôts quaternaires de 
la vallée du Tibre et dans les dépôts les plus récents du 
lit actuel du fleuve. On la trouve, d’après M. A. Locard, 
dans le pleistocène moyen du Dauphiné et du Jura. 

H. CRosse. 


Deep-Sea Exploration. À lecture by (L'Explora- 
tion des zônes profondes de la mer. Conférence 
par) Æ. Gwyn Jeffreys (2). 

(1) Rome, 1880. Brochure in-4 de 11 pages d'impression, ac- 


compagnée d’une planche lithographiée sur papier de Chine. 
(2) Londres, 1880. Brochure in-8 de 20 pages d'impression. 


— 79 — 


Assurément, nul n'était plus en état que M. JS. G. 
Jeffreys de faire, en Angleterre, une conférence sur l’ex- 
ploration des profondeurs de la mer et sur les meilleurs 
moyens à employer pour l’effectuer dans des conditions 
satisfaisantes, vu sa grande expérience de la matière et 
les nombreuses expéditions scientifiques de dragage aux- 
quelles il a déjà caopéré ou qu’il a dirigées. L'auteur fait 
d’abord l’historique rapide des principales expéditions de 
dragage effectuées de nos jours, depuis les premières ten- 
tatives de Forbes dans la mer Egée, publiées en 1844 et 
si remarquables pour l’époque, jusqu'aux explorations ré- 
centes du Lightning, du Porcupine, du Valorous, du Chal- 
lenger et du Travailleur. Il nous semble qu'il passe un 
peu trop sous silence les belles recherches de Mac- 
Andrew, qui, le premier, a donné aux naturalistes une 
idée à peu près exacte de la distribution géographique 
des Mollusques marins dans les mers d'Europe, et celles 
de MM. Agassiz et de Pourtalès, qui, s'ils ne sont pas par- 
venus à procurer à M. le D° Gray, du British Museum, les 
centaines de Pleurolomaria vivants qu'ils lui avaient, 
paraît-il, promis de draguer à son intention, n'ont pas 
moins rendu à la science malacologique des services 
importants. 

M. Jeffreys, en parlant des appareils employés, signale, 
au nombre des plus récents perfectionnements, l'emploi 
des fils d'acier, pour les sondages, et celui des câbles d’a- 
cier, pour les dragages. Il regrette qu’on n’ait pu encore 
parvenir à inventer, pour les dragages dans les zones pro- 
fondes de la mer, des appareils qui râclent la surface du 
sol, au lieu de s’enfoncer dans la vase, ou dans la bourbe. 

L'’anteur examine successivement la distribution de la 
Faune des Invertébrés, aux diverses profondeurs de la 
mer ; le problème, assez difficile à résoudre, qui consiste 


CR ee 

à trouver comment se nourrissent les animaux marins 
qui vivent à des profondeurs où la vie végétale à cessé 
complètement de se manifester; les questions de tempéra- 
ture, de profondeur (la plus grande profondeur à laquelle 
on soit arrivé par les sondages est de 4,620 brasses, soit 
presque la hauteur du Mont Everest, la plus haute mon- 
tagne connue); l'inégalité du fond de la mer; la nature 
des divers dépôts et notamment celle du fameux dépôt 
qui renfermait les Bathybius, ces objets mystérieux dans 
lesquels un naturaliste à imagination trop vive avait cru 
trouver l’être primordial, constituant la base de la vie, 
tandis qu’il a été reconnu, ultérieurement, par un chi- 
miste à sens plus rassis, M. Buchanan, que ces corps 
énigmatiques n'étaient autre chose qu'un simple préci- 
pité amorphe de sulfate de chaux et nullement des êtres 
organisés, déconvenue amère dont les évolutionnistes ne se 
sont pas encore consolés. H. CROSSE. 


New Catalogue of the Shells of California and 
adjacent States (1). — Hemphill's Catalogue of 
Land and Freshwater Shelis Of Utah (2). By 
(Nouveau Catalogue des Coquilles de Californie 
et des États adjacents. — Catalogue de Hemphill 
énumérant les Coquilles terrestres et fluviatiles 
de l'Ulah. Par) Henry Hemphilt. 


I. Bien que l’auteur ait rédigé son Catalogue des Co- 
quilles de Californie et des Etats adjacents principalement 


(1) San Diego (Californie), 1875. Brochure peut in-18 de 
8 pages d'impression. 

(2) Oakland (Californie), 1878. Brochure petit in-18 de 4 pages 
d'impression. 


_ — 81 — 
dans l'intention d'arriver à vendre ou échanger le produit 
de ses récoltes conchyliologiques, nous croyons devoir si- 
gnaler,cet opuscule comme devant être de quelque utilité 
aux naturalistes qui y trouveront citées 577 espèces Cali- 
forniennes, et même 450, avec le Supplément publié par 
l’auteur. 

IT. Même observation au sujet du Catalogue des Co- 
quilles terrestres et fluviatiles de l'Utah, qui énumère 
107 espèces ou variétés de Mollusques comme vivant ac- 
tuellement dans le célèbre pays des Mormons. M. Hem- 
phill, dans ces régions peu fréquentées des naturalistes, a 
découvert de magnifiques variétés de l'Helix (Patula) 
Idahoensis et des variétés intermédiaires qui semblent 
autoriser à réunir en une seule espèce les H. (Patula) 
strigosa, H, (P.) Cooperi et H. (P.) Hemphilli. 

H. CRossE. 


Note as to the position of the Genus Seguenzia 
among tbe Gastropoda. By (Note sur la posi- 
tion du Genre Seguenzia parmi les Gastropoda. 
Par) 3. Gwyn Jeffreys (l). 


L'auteur reproche au Rév. R. Boog Watson d’avoir, 
dans un de ses Mémoires sur les Mollusques du Voyage du 
Challenger, classé le genre Seguenzia parmi les Trochidæ. 
Il ajoute qu’étant parvenu à extraire l’opercule de la co- 
quille d’un petit S. formosa il a pu se convaincre que cet 
opercule était auriculiforme, mince, paucispiral et à nu- 
cléus excentrique, placé sur le côté columellaire, et, par 


(4) Londres, 1879. Brochure in-8 de 2 pages d'impression. 
(Extr. du vol. XIV du Linnean Society’s Journal. — Zoology.) 
6 


M, ST 


conséquent plus voisin de celui des Solariidæ que de celui 
des Trochidæ. Tout en tenant compte de la valeur de cette 
observation, nous ne pouvons, non plus, nous empêcher 
de reconnaître que le Seguenzia formosa a un test nacré, 
caractère important qui n'existe pas dans la famille des 
Solariidæ. La place que doit occuper, définitivement, dans 
la méthode, le genre Seguenzia est donc encore bien in- 
certaine et il convient d'attendre, pour la déterminer, la 
découverte de l'animal d’une des espèces appartenant à 
cette coupe générique curieuse et l'examen de son orga- 
nisation intime. H. CRoSsE. 


Remarks on Fossils Shells from the Colorado 


Desert (1). — Comments upon Mr. Calkin’s 
{ Marine Shells O[ Florida » {2}. — In the 


maller of certain badly treated Mollusks (3). — 
Descripuon of a New Species or Variety of Sand 
Snail Of California (4). By (Remarques sur les 
Coquilles fossiles du Désert du Colorado. —Com- 
mentaires sur les « Coquilles Marines de Flo- 
ride, de M. Calkins ». — Au sujet de certains 
Mollusques maltraités. — Description d’une es- 


(1) Salem, 1879. Brochure in-8 de 14 pages d'impression, ac- 
compagnée de gravures sur bois imprimées dans le texte. (Extr. 
du vol. XII de l'American Naturalist, 1879.) 

(2) San Francisco, 1879. Brochure in-8 de 4 pages d'impres- 
sion. (Extr. des « Science News » du 15 avril 1879.) 

(3) San Francisco, 1879. Brochure in-8 de 10 pages d'impres- 
sion, avec gravures sur bois dans le texte. 

(4) New-York, 1879. Brochure iu-8 de 2 pages d'impression, 
avec gravures sur bois dans le texte. 


NT fee 
pèce ou variété nouvelle d'Helix de Californie. 
Par) Kobert E. C. Stearns. 


I. Les formes les plus caractéristiques, parmi les Co- 
quilles fossiles que l’on a recueillies dans le désert du Co- 
lorado, appartiennent au genre Tryonia (T. clathrata, 
Stimpson, et T. protea, Gould), qui peut être considéré 
comme ayant eu son centre de développement dans l’an- 
cien lac, région lacustre, ou bassin du Colorado (1). Ces 
espèces s’y rencontrent, à l’état fossile, avec des Anodon- 
ta, des Physa et des Amnicola. 

IT. L'auteur rectifie , sur quelques points, le Mémoire 
de M. Calkins, intitulé : « Marine Shells of Florida ». Il 
nous apprend, notamment, que le prétendu Ranella cla- 
thrata, Gray (espèce du Pacifique), recueilli, par M. Cal- 
kins, à Cedar Keys, dans le golfe du Mexique, n'est autre 
chose qu’une variété de petite taille d’une espèce Atlan- 
tique, le R. caudata, Say. Il faut toujours se défier des 
identifications d'espèces trop légèrement faites, car ces 
sortes d'erreurs jettent la confusion dans les questions de 
distribution géographique ! 

IT. M. Stearns critique, avec raison, certains ouvrages 
de vulgarisation scientifique, dont les nombreuses erreurs, 
au point de vue malacologique, prouvent que ces sortes 
de productions ne sont pas beaucoup mieux faites en Amé- 
rique qu’en France. Il cite, notamment, le livre intitulé : 
« Ocean Wonders », dans lequel l’auteur attribue à l’Ar- 
gonaute une coquille nacrée. 

IV. L'auteur décrit et figure une nouvelle forme 
d’Helix, qui provient des environs de Turloch (Californie), 


(4) M. le Lieutenant Wheeler a recueilli, dans Utah, 2 exem- 
plaires de Tryonia appartenant, selon toute apparence, au T. pro- 
tea, dont le Melania exigua, Conrad, est synonyme. H. C. 


ie SR 
et qu'il croit devoir rapporter à l’Helix Mormonum, 
comme var. circumcarinata. Il pense que l’H. Hille- 


brandi, Newcomb, n’est également qu’une variété de la 
même espèce. H. CRossE. 


Nota sopra alcune €onchiglie Coralligene del 
Mediterraneo, pel (Note sur quelques Coquilles 
Coralligènes de la Méditerranée, par le) Marquis 
T. di Monterosato |l). 


L'auteur, après avoir publié, précédemment, trois Notes 
sur les Mollusques de la zone des Eponges, de la zone 
abyssale et de la zone coralligène, placée entre les deux 
autres, complète aujourd'hui sa troisième Note, en don- 
nant la liste de quelques espèces éminemment coralli- 
gènes et dont la synonymie donne lieu à des remarques 
intéressantes. 

Ainsi, l’Arca antiquata de Poli paraît être différent de 
l'Arca diluvii de Lamarck et doit prendre le nom d'A. 
Polii, Mayer. Le nom d’Arca corbuloides est proposé pour 
une variété de l’Arca Polii, figurée par Hidalgo (Moll. 
mar. de España, tab. 68, fig. 1-2). Une espèce nominale 
de Chama (C. circinata) est pourvue d’une diagnose qui 
lui manquait. Des recherches bibliographiques étendues 
permettent de compléter la synonymie déjà très chargée 
des Trochus Wiseri, Danilia Tinei, Menestho bulinea, 
Nassa limata, N. denticulata. Relativement au Cassidaria 
Provincialis, que la plupart des auteurs considèrent comme 
une monstruosité du C. echinophora, M. de Monterosato 
fait remarquer que l’existence de six exemplaires de cette 


(1) Siena, 1880. Brochure in-8 de 17 pages d'impression. (Ex- 
trait du Bullettino della Socielà malacologica Italiana, vol. VI.) 


Oh 

forme s'accorde peu avec l'opinion généralement admise. 
Le temps nous apportera certainement la solution de la 
question soulevée par notre confrère, mais « adhue sub 
Judice lis est. » P. FiscHER. 


Espèces des Pyrénées-Orientales du groupe de 
Note sur le véritable 
Pupa Pyrenaiea, Farines. — Matériaux pour 


l’'Helix arbustorum. 


la Faune malacologique terrestre, des eaux 
douces et des eaux saumâtres de l'Aude, par 
Paul Fagot (l). 


Dans la première de ces Notes, l’auteur donne les dia- 
gnoses des Helix Xatartii et Canigonica qu’il maintient 
comme espèces distinctes de l'H. arbustorum. Il décrit 
ensuite l’Helix xanthelea, forme démembrée de l'Helix 
Pyrenaica et qui appartient, par conséquent, au groupe 
des Campylæa des Pyrénées, 

Le Pupa Pyrenaica de Farines (non P. Pyrenaica, Bou- 
bée), dont la synonymie est très chargée et qui a été fi- 
guré par Charles des Moulins, sous le nom de P. mega- 
cheilos, var. tenuimarginata, est décrit par M. Fagot, 
sous le nom de Pupa leptocheilos. On le trouve très abon- 
dant à la Preste (Pyrénées-Orientales). 

Enfin, notre confrère constate que le département de 
l'Aude n’a pas été encore étudié, au point de vue de sa 
faune malacologique. Quelques indications d'espèces sont 
éparses dans Michaud, Boubée, Companyo, Moquin Tan- 
don, Dabrueil, etc., mais elles sont insuffisantes. M ÆFa- 


(1} Toulouse. Brochure in-8 de 16 pages (sans date). 


= SU 
got se propose de combler cette lacune et fait appel à 


l'obligeance des naturalistes qui voudraient lui adresser 
des communications à ce sujet. P. FIscHER. 


Mollusques terrestres et d'eau douce de la 
vallée d'Aulus (Ariège), par Paut Fagot (l). 


Les Mollusques de l'Ariège étant à peine connus, tous 
les travaux relatifs à cette faunule ont une grande impor- 
tance. M Fagot, après avoir exploré, à trois reprises, la 
vallée d’Aulus, a pu dresser un catalogue, dans lequel il 
énumère 68 espèces, dont les plus remarquables sont : 
Krynickia brunnea; Vitrina elongata, Succinea breviuscula; 
Zonites diaphanus, crystallinus ; Helix ohvoluta, rupes- 
tris, limbata, Carthusiana ; Azeca Nouletiana; Ferussacia 
subcylindrica, var. exigua ;, Clausilia Rolphi, nigricans ; 
Balea perversa; Papa Bigorriensis, Pupa Piniana n. sp. 
du groupe du Pupa secale, Aulusensis D. sp. voisin du 
P. Pyrenæaria, clausilioides, Vergniesiana, ringens ; Lim- 
næa peregra; Ancylus fluvialilis; Pomatias obscurus, 
crassilabris, Fagoti, Bourg, n. sp., Nouleti; Bythinella 
brevis, Reyniesi. En outre, un certain nombre de formes 
douteuses ou peu connues, non figurées, ou même ma- 
nuscrites sont énumérées sous les noms de Limax pycno- 
blennius, Vitrina Penchinati, Zonites stæchadicus, Helix 
Simoniana, Clausilia mamillata, Aurigerana, Bertronica. 

La note de M. Fagot est accompagnée d'une planche, 


(4) Perpignan, 1880. Brochure in-8 de 31 pages d’impression, 
accompagnée de 4 planche noire. (Extr. du Bulletin de la Société 
agricole, scientifique et littéraire du département des Pyrénées- 
Orientales.) 


Li. en El 
où il a fait représenter les Pupa Aulusensis, P. Piniana, 


Pomatias Fagoti, et l’apex des Clausilia Aurigerana et ma- 
millata. P. FiscHER. 


Histoire mnlacologique (es Pyrénées fran- 
caises. —- Haute-Garonne. — Hautes-Pyré= 


nées, par Paul Fagot (1). 


L'auteur donne l'énumération des espèces signalées 
par divers conchyliologistes dans la Haute-Garonne et les 
Hautes-Pyrénées. Le dépouillement est accompagné de 
quelques observations critiques, et d'indications nouvelles 
d'habitat. Ainsi, l'Hyalinia Blauneri vit à Lourdes, en 
compagnie de l’H. alliaria et d’un Helix steneligma, Ma- 
bille ; l'Helix Velascoi, Hidalgo, a été trouvé au Pic du 
Midi, et l'Helix Nansoutyana, forme nouvelle du groupe 
Carascalensis, a été découvert à Gèdres et à Barèges. Les 
Clausilies des Hautes-Pyrénées ont été multipliées, par 
suite de nombreux démembrements des Clausilia nigri- 
cans et dubia. 

L'auteur décrit une nouvelle espèce de Pupa (P. Nan- 
soutyana), du Pic du Midi, et donne les caractères du 
Pupa clausilioides de Boubée, variété du P. Pyrenæaria, 
comme le pensait Moquin-Tandon. Il considère le Papa 
Dapuyi, Westerlund, comme an iadividu jeune du Pupa 
Brauni, Rossmässler. Le genre Pomatias est augmenté 
d’une nouvelle espèce : P. Lapurdensis, de Lourdes, du 
groupe du P. crassilabris. Plusieurs espèces de Bythinella 
sont citées dans les Pyrénées sous les noms génériques de 


(1) Toulouse, 1880. Deux brochures in-8 de 23 pages chacune. 
(Extr. des Bulletins de la Société d'histoire naturelle de Tou- 
louse.) ! 


Eve. — 

Paludinella et de Pyrgula, que nous ne pouvons accepter, 
puisque le type des Paludinella est un Mollusque pulmoné 
maritime et que celui des Pyrgula, propre à la faune de 
Lombardie, n’a aucun rapport avec la petite espèce de 
Bythinella nommée Pyrgula Pyrenaica. 

Sous le bénéfice de ces légères critiques, nous ne pou- 
vons que féliciter M. Fagot du zèle qu’il montre dans l’é- 
tude de la Faune conchyliologique des Pyrénées. Il est 
bien probable que les diverses Notes isolées que nous ve- 
nons d'analyser serviront à la publication d’un ouvrage 
spécial sur ce sujet. P. FiscHER. 


Mollusques quaternaires des environs de 'ou- 
louse et de Villefranehe (Haute-Garonne), par 
P. Fagot (1). 


Les fossiles des couches quaternaires de la Haute- 
Garonne déterminés par M. Fagot sont au nombre de 65, 
parmi lesquels 51, ou près de la moitié, constituent des 
formes éteintes dont voici l’énumération : Succinea de- 
perdita (n. sp.), exstincta (1d.), prisca (id.), Renati (id.); 
Zonites epipedostoma (id.), subradiatulus {id.), lenarros- 
tus (id.); Helix omalisma (id.), Ventiensis (id.), Lutetiana, 
Boucheriana, Cellica, torpida (n. sp.), persenecta (id.), ti- 
midula (id.), conamblya (id.), Roujoui ({id.), palearcha 
(id.), submenostosa (id.), albata {id.), hispidosa (id), dilu- 
vii, Poiraulti {n. sp.), Radigueli, Weddeli (id.), Conte- 
jeani (id.); Azeca antiqua (id.); Ferussacia crassula (id.); 
Glausilia infirma (id.); Limnæa fuscula (id.); Cyclostoma 
Lutetianum. 


(1) Toulouse, 1879. Brochure in-8 de 27 pages. (Extrait du 
Bulletin de la Société d’histoire naturelle de Toulouse.) 


400. — 

Aucune espèce n’est figurée. La proportion des formes 
perdues nous paraît bien considérable, pour un dépôt 
quaternaire, dont l’âge relatif n’est pas connu, quoique 
l’auteur le place dans ce qu'il appelle la phase trizoique (?). 

P. Fiscuer. 


Description and Figure of a New Species of Zoni= 
tes from ulinois. By (Description et Figure 
d’une nouvelle espèce de Zonites de l'Illinois. 
Par) ww. w. Calkins (|). 


L'auteur décrit comme espèce nouvelle et figure, avec 
un fort grossissement le Zonites Upsoni, petite forme 
assez curieuse, découverte, par M. Jesse B. Upson, aux 
environs de Rockford, dans l'Illinois (Etats-Unis). 

j H. CROSsE. 


Lum Cap S. Vincent. Reise durch das riünigreieh 
Algarve geschildert von (Au Cap Saint-Vincent. 
Voyage dans le Royaume des Algarves. Par) le 


Baron Hermann von Maltzan |2). 


M. le baron de Maltzan a effectué, récemment, en com- 
_pagnie de sa femme, oussi zélée naturaliste que lui, un 
voyagescientifique dans la partie du Portugal qu'on désigne 
sous le nom du royaume des Algarves, région monta- 


(4) Saint-Louis, Mo, 1880. Brochure petit in-4 de 1 page d’im- 
pression avec gravure sur bois dans le texte. (Extr. du n° 4 du 
vol. II de « The Valley Naturalist », décembre 1880.) 

(2) Francfort-sur-le-Mein, 1880. Volume in-8 de 154 pages 
d'impression, 


BRENT", Le 

gneuse, dont l'extrémité S. aboutit au Cap Saint-Vincent. 
Il décrit, dans son livre, les principaux incidents de son 
voyage et les points sur lesquels il a eu occasion de re- 
cueillir des objets d'histoire naturelle et particulièrement 
des Mollusques. Nous espérons que les résultats scienti- 
fiques obtenus par lui seront exposés dans un ouvrage ul- 
térieur, plus spécialement consacré à la Zoologie que celui 
que nous avons sous les yeux. Ce dernier serait, d'ailleurs, 
un guide très utile pour le naturaliste qui aurait à explorer 
les Algarves. H. CROSsE. 


On a new Species of Chiton lately found in the 
British Coasts. By (Sur une nouvelle espèce de 
Chiton, récemment découverte sur les côtes 
d'Angleterre. Par) D. Guy Jeflreys (D 


L'auteur décrit, sous le nom de Chiton scabridus, une 
espèce nouvelle, récemment découverte dans les eaux 
Anglaises, à Goodrington (Torbay) et à Jersey. Elle est assez 
voisine du C. cancellatus, mais elle s’en distingue spécifi- 
quement, en ce qu’elle est moins gibbeuse, proportionnel- 
lement plus large et en ce que ses rangées de tubercules 
sont de moitié moins nombreuses, mais beaucoup plus 
prononcées. H. CROSSE. 


Faunula Molluscorum mmarinorum Bellebæ= 
hiama : oversigt over den marine bléddyrfauna 
ved Hellebæk af (Faunula Molluscorum marino- 


\ 


(1) Londres, 1880. Brochure in-8 de 3 pages d'impression. 
(Extr. des Ann. a. Mag. nat. hist. de juillet 1880.) 


rum Hellebækiana : aperçu de la faune malaco- 
logique marine d'Hellebæk par) 3onas Collin (1). 


M. J. Collin nous donne le Catalogue des Mollusques 
marins qui vivent dans les eaux d'Hellebæk, petite loca- 
lité Danoise, située sur le Sund, au N. d'Helsingor. 
Cette faunule paraît assez riche, car l’auteur énumère 
455 espèces de Mollusques, toutes connues, et sur les- 
quelles 88 appartiennent aux Gastropoda et 67 aux 
Acephala. Nous voyons avec plaisir M. J. Collin revenir 
aux travaux conchyliologiques, qu'il paraissait avoir aban- 
donnés depuis quelques années, et nous espérons bien que 
le Mémoire malacologique qu’il vient de publier ne sera 
pas le dernier. H. CROSSE. 


Synonymy of and Remarks upon Port Jackson, 
New Caledonian and other Sheïls, with their 
distribution. — List of Land Shells found on 
Thursday Esland, with description of the new 
Species. — List of Braehiopoaa or Lamp Shells 
found in Port Jackson and the Coast of New 
South Wales. — Tropical Mellusea recently 
dredged at Port Jackson Heads. — Note on 
Oniscin ponderosa, With its locality. By (Syno- 
nymie et observations concernant des Coquilles 
de Port-Jackson, de la Nouvelle-Calédonie et 
d’ailleurs, et leur distribution géographique. — 


(1) Copenhague, 1880. Brochure in-8 de 52 pages d'impres- 
sion. 


211199 es 


Liste des Coquilles terrestres recueillies dans l'ile 
du Jeudi (Thursday), avec description des espèces 
nouvelles.—Liste des Brachiopodes de Port-Jack- 
son et du littoral de la Nouvelle-Galles du Sud. 
— Mollusques tropicaux récemment dragués à 
Port-Jackson. — Note sur l’Oniscia ponderosa et 
sa localité. Par) Sohn Brazier (l). 


I. L'auteur remplace le nom de Corbula venusta, 
Angas, employé antérieurement par Gould, par celui de 
C. Smithiana, et le nom de Cerithiopsis clathrata, Angas, 
par celui de C. Angasi, pour la même raison. Il relève 
quelques inexactitudes dhabitatcommises par M. Schmellz, 
dans les Catalogues Godeffroy. 

II. Pendant un court séjour, fait, en 1877, par 
M. C. E. Beddome, dans l'ile Thursday ou du Jeudi, qui 
fait partie du groupe des îles du Prince de Galles, dans le 
détroit de Torres, ce naturaliste a pu recueillir les six es- 
pèces terrestres suivantes : Helix (Thalassia) Kreflti, 
H. (Trachia) Delessertiana, H. (Patula) Spaldingi, H. (Pla- 
nispira) Buxtoni, espèce nouvelle; Bulimus Beddomei; 
Helicina reticulata. 

IL. L'auteur signale la présence des Magasella Cumingi, 
Terebratula pulchella et Terebratulina cancellata, dans les 
eaux de Port-Jackson, et celle du Terebratula sanguinea, 
sur les côtes des îles Loyalty. 

IV. M. J. Brazier indique, comme ayant été recueillies 
dans les eaux de Port-Jackson, à laide de la drague, 
7 espèces connues comme tropicales, savoir : Typhis ar- 

(1) Sydney, 1879. Brochure in-8 de 46 pages d'impression, 


(Extr. des Proc. of the Linnean Soc. of New South Wales, vol. 
IV, 1879.) 


ER RE 
cuatus ; Nassa coronata; Mitra Pacifica; Turbo squa- 
mosus ; Buccinulus coccinatus; Tellina striatula ; Chione 
mariCa. 

V. Le rare et bel Oniscia, que M. Hanley a décrit et 
figuré sous le nom d’'O. ponderosa (Proc. Zool. Soc. 
London, page 255, pl. xzui, fig. 9, 10, 1858) et dont 
la provenance était inconnue, a été recueilli, d'après 
M. R. C. Rossiter, à Penirihone, localité située sur la 
côte N. de la Nouvelle-Calédonie. C'est donc une nou- 
velle rareté à ajouter à nos calalogues malacologiques 
Calédoniens, déjà si riches. H. CROSSE. 


Mollusea Of x. M. S. Challenger’s Expedition. 
— Part. V. By the Rev. (Mollusques de l'Expé- 
dition du Challenger. — Partie V. Par le Révé- 
rend) Hohert Boog Watson (EI 


.. L'étude des matériaux recueillis durant la campagne 

du Challenger marche assez rapidement, grâce au zèle de 
notre honorable confrère, M. Watson. Dans la cinquième 
partie de son travail, il fait connaitre les formes nouvelles 
suivantes : Siphonodentalium Honolulense, d’Honolulu ; 
Trochus (Gibbula) Leaensis, de Cape Town ; T. (Zizyphinus) 
Arruensis, de Papouasie; T. (Solariella) Philippensis, d’Aus- 
tralie ; T. (Solariella) lamprus, des Fidji; T. /Solariella) 
albugo, de Sydney; Echinella (?) tectiformis, du Japon, 
dragué par 565 brasses; Lacuna picta de l'Atlantique sud ; 
L. (Hela), margaritifera, des mers du Japon; Fossarus 
cereus, d'Australie, par 1,400 brasses; Jeffreysia Edwar- 


(1) Londres, sans date. Brochure in-8 de 40 pages d’impres- 
sion. (Extrait du Linnean Society’s Journal. Zoology, vol. XV.) 


— 94 — 


diensis, de l'ile du Prince-Edouard ; Cerithium (Triforis) 
Levukense, des Fidji; C. (Triforis) bigemma, de Saint- 
Thomas, Antilles; C. (Triforis) hebes, des îles Tristan 
d’Acunba ; C. (Triforis) inflatum, de Saint-Thomas ; C. Ma- 
tukense, C. phoxum, C. (Bittium) lissum, des Viti; C. (Bit- 
tium) amblypterum, des Açores; C. (Bittium) mamilla- 
num, de Pernambouc, Brésil; C. {Bittium) Amboynense, 
d'Amboine; C. (Bittium) pigrum, C. Lusciniæ, C. Philo- 
mele, de l’île Nightingale, archipel de Tristan d’Acunbha ; 
C. (Bittium), gemmatum, de Setubal, Portugal (1); C. 
(Bittium) pupiforme, de Cap York, Australie; C. (Bittium) 
enode, de Pernambouc: C. (Bittium) Oosimense, du Ja- 
pon; C. (Bittium) cylindricum, de Sydney; C. (Biltium) 
abruptum, de Fayal, Açores; C. (Bittium) delicatum, C. 
aedonium, de Tristan d’Acunha; Litiopa ? limnæiformis, 
de l’île du Prince-Edouard ; Cerithiopsis balteata, des Fidji ; 
C. Fayalensis, des Açores. 

M. Watson exprime son opinion, relativement à la dis- 
tribution bathymétrique des Mollusques. Il établit que, si 
la profondeur est une condition très importante, la tem- 
pérature des eaux à une action encore plus grande, les 
grandes différences de chaleur et de profondeur consti- 
tuant des barrières à l'extension des espèces. Malgré ces 
barrières, certaines espèces ont, néanmoins, une distri- 
bution universelle ; mais, jusqu’à présent, on n’a pas ob- 
servé, même dans ces formes, de traces d'un changement 
essentiel, permanent el progressif. P. FiSCHER. 


(1) Nous avons dragué celte espèce récemment, dans le golfe 
de Gascogne, entre 814 et 1019 mètres. (Expéd. du Travailleur, 
juillet 1880.) 


AO 


Monographie du genre Sinusigera. d'Orbigny, 
Par Alfred E. Craven (1). 


L'auteur a profité des courts instants de loisir que lui 
laissait, comme officier de marine, son service de bord 
pour essayer de capturer, à l’aide de petits filets, faits 
avec une toile très fine, et qu'il laissait traîner, les Mol- 
lusques Pélagiens, qui, par moment, pullulent, en pleine 
mer, et dont, pourtant, la majeure partie est encore bien 
rare dans les Collections et bien peu étudiée. 

Parmi les coquilles intéressantes qu’il a recueillies de 
cetle façon figurent 16 espèces de Sinasigera, dont 12 sont 
nouvelles pour la science. Or, on ne connaissait, avant les 
recherches de M. Craven, que 9 espèces de ce genre, peu 
étudié jusqu'ici à cause des dimensions microscopiques 
des coquilles dont il se compose et des difficultés que pré- 
sente leur recherche. L'auteur a donc doublé, et au delà, 
le nombre des espèces connues du genre, qui comprend 
actuellement 21 espèces bien tranchées. Voici la liste des 
espèces décrites comme nouvelles : Sinusigera reticulata, 
S. perversa, S. minima, S. Braziliensis, S. fusiformis, 
S. Broeckiana, S. striata, S. dubia, S. Nysti, S. tecturina, 
S. Colbeauiana, S. rosea. 

M. Craven pense, comme nous, que les Sinusigera ne 
sont point des coquilles embryonnaires et que cette coupe 
générique est bonne et doit être conservée. Il résulte de 
ses observations que ces animaux sont généralement péla- 
giens, mais nullement nocturnes. L’opercule est spiral. Ex- 
ceptionnellement, chez le S. Huxleyi, d’après M. J. D. Mac- 


(1) Bruxelles, 1880. Brochure grand in-8 de 25 pages d’im- 
pression, accompagnée de 3 planches coloriées. (Extr. du t, XII 
des Annales de la Société Malacologique de Belgique.) 


2e pre 
donald (et non pas, comme le dit par erreur M. Craven, 
d'après Forbes, car cet auteur n’a pas connu l’opercule 
de son Cheletropis et ne l’a, par conséquent, ni décrit, ni 
figuré), le nucléus est seul spiral et le reste de l’opercule, 
de forme ovalaire, se développe concentriquement. Cette 
observation, en désaccord avec celles de MM. A. Adams 
et Craven, a besoin de confirmation. | 

En résumé, le Mémoire de M. Craven est intéressant 
pour les naturalistes auxquels il fait connaître des formes 
de Mollusques excessivement curieuses. 

H. CROSSE. 


Hstruzioni scientifiehe Del Viaggiatori raccolte 
da (Instructions scientifiques pour les Voyageurs, 
recueillies par) Arturo Essel (!). 


Dans cette utile publication, pour l'exécution de la- 
quelle l’auteur a eu recours à la collaboration d’un cer- 
tain nombre de savants spéciaux, parmi lesquels nous ci- 
terons MM. G. Celoria, M. Stefano de Rossi, R. Gestro, 
E. Giglioli, G. Grassi, À. Manzoni, A. Piccone, G. Uzielli 
et À. Zannetti, M. Issel a réuni tous les renseignements 
qui peuvent servir aux personnes désireuses d'utiliser, au 
profit de la science, les voyages qu’elles ont occasion de 
faire. Ces diverses parties de son ouvrage sont successi- 
vement consacrées aux considérations générales; aux 
phénomènes astronomiques susceptibles d’être observés 
sans le secours d'instruments spéciaux ; aux observations 
astronomiques qui, au contraire, ne peuvent se faire qu’à 
l’aide d'instruments de précision ; à la Météorologie ; aux 


(1) Rome, 1881. Volume grand in-8 de 557 pages d’impres- 
sion. 


or 


questions de Géographie et de Topographie; à l’explora- 
tion méthodique des profondeurs de la mer, à l'emploi 
de la drague et des divers autres appareils utilisés jns- 
qu’à ce jour pour recueillir les animaux marins; à la Géo- 
logie et à la Paléontologie; à l'Anthropologie et à l'Ethno- 
logie ; à la Zoologie; à la Botanique; à la Minéralogie. 
En ce qui concerne particulièrement les Mollusques, 
l’auteur indique les meilleurs procédés employés jusqu'à 
ce jour pour les recueillir, leurs divers modes de siation, 
et il signale aux voyageurs un certain nombre de pro- 
blèmes malacologiques qui restent encore à résoudre, et 
dont la solution dépend d'observations directes, faites sur 
place et avec le soin nécessaire. H. Crosse. 


Contributions {0 Paleontology : N I: Cretaceous 
Fossils of the Western States and Territo- 
ies. By (Contributions à la Paléontologie : N° 1 : 
Fossiles Crétacés des États et des Territoires de 
l'Ouest. Par) ©. A. white (1). 


L'auteur décrit comme nouvelles et figure les espèces 
suivantes, recueillies dans les terrains crétacés, sur divers 
points des États et des Territoires de l'Ouest (États-Unis) : 
Exogyra Valkeri; Placunopsis Hilliardensis ; Crassatella 
Cimarronensis ; Tancredia? cœlionotus ; Cardium trite ; 
Baroda subelliptica ; Pachymia ? Herseyi : Glycimeris Ber- 
thoudi; Paliurus pentangulatus; Actæon Woosteri; Actæo- 


(4) Washington, 1879. Brochure in-8 de 47 pages d’impres- 
sion, accompagnée de 10 planches lithographiées sur papier de 
Chine. (Extr. du 7° Rapport annuel du Survey de 1877.) 


— 98 — 


nina prosocheila ; Neritina incompta ; Anchura Haydeni, 
À. (Drepanochilus) Mudgeana ; Turritella Marnochi. 
H,. CROSSE. 


NÉCROLOGIE. 


Dans le cours de l’année 1880, la science malacolo- 
gique a fait des pertes regrettables, tant en France qu’à 
l'étranger. 

Le doyen des conchyliologues français, Michaud (Louis 
André Gaspard), est mort à Lyon, à l’âge de 85 ans. Né à 
Sornac (Corrèze), le 3 décembre 1795, il sengagea, comme 
simple soldat, dans le 6° léger, en 1815. Dès qu’il eut 
conquis, en 1825, pendant la guerre d’Espagne, ses pre- 
mières épaulettes de sous-lieutenant, ses goûts et ses re- 
marquables aptitudes pour les sciences naturelles, et par- 
ticulièrement la Conchyliologie, ne tardèrent point à se 
manifester et il sut mettre à profit les nombreux change- 
ment de garnison que lui imposait la carrière militaire, 
pour faire de fructueuses recherches sur la Faune mala- 
cologique Française et réunir les éléments d'une collection 
qui finit par devenir très intéressante. 

En 1845, il prit sa retraite avec le grade de capitaine 
adjudant-major, et embrassa la carrière de l'instruction 
publique, à laquelle il consacra 27 années de sa vie. 

Il publia successivement, en 1831, le Complément de 
l'Histoire naturelle des Mollusques terrestres et fluviatiles 
de la France, excellent ouvrage qui lui acquit une juste 
réputation scientifique et attacha à son nom Île glo- 
rieux titre de continuateur de Draparnaud; puis une 


— 99 — 

étude sur les Rissoa des côtes de France ; deux Mé- 
moires sur les coquilles fossiles des terrains éocènes de 
la Champagne (1857-1858) ; la Galerie des Mollusques ou 
Catalogue méthodique, descriptif et raisonné des Mol- 
Jusques et Coquilles du Musée de Douai (1858-1844), en 
collaboration avec Victor Potiez, conservateur du Musée 
de la ville); un premier Mémoire sur les Coquilles fossiles 
des environs de Hauterives, dans lequel il fit connaître des 
espèces terrestres excessivement remarquables (1845); un 
supplément à ce premier travail, publié en 1862 (1) et 
également très intéressant, au point de vue paléontolo- 
gique; un troisième Mémoire, publié en 4877, sur les 
Mollusques marins du même gisement. 

Par ses recherches assidues et grâce à ses nombreuses 
relations, Michaud était parvenu, malgré la modicité de 
sa fortune, à réunir une remarquable collection conchylio-. 
logique, composée de plus de 50,000 échantillons et 
renfermant des types précieux. Plus tard, lorsque les 
infirmités, trop souvent inséparables de la vieillesse, l’eu- 
rent mis dans l'impossibilité de continuer à s'occuper de 
ses collections, il fit preuve d'un rare désintéressement en 
refusant des offres largement rémunératrices, qui lui ve- 
naient d’un Musée étranger, déjà possesseur de la col- 
lection de Draparnaud (2), et :il fit de ses richesses con- 
chyliologiques deux parts, dont la plusbelle devint, en 1866, 
la propriété de la ville de Lyon et dont l’autre fut donnée 
à la ville de Mâcon. 


(4) Journ. Conchyl., vol. X, p. 58-84, pl. in et 1v, 1862. 

(2} La collection Lamarek, que l’on pouvait obtenir gratuite- 
ment, est allée à Genève et la collection Draparnaud, à Vienne. 
De pareils faits sont assurément tristes et ne sont point de nature 
à donner une grande idée du discernement de quelques-uns de 
nos savants officiels, en ces matières. H. CRosse. 


— 100 — 


Nous avons toujours connu notre regrettable confrère 
simple, modeste, constamment hon et bienveillant pour 
ceux qui s’intéressaient à sa science favorite, et nous nous 
honorons d’avoir pu le compter au nombre de nos colla- 
borateurs. 


M. Eugène Vesco, médecin principal de la marine en 
retraite, né à Metz, le 26 octobre 1816, est décédé à 
Toulon, le 24 octobre 4880, dans sa soixante-quatrième 
année. Doué d’un goût très vif pour les sciences naturelles, 
M. Vesco utilisa, à leur profit, ses voyages et ses cam- 
pagnes au Mexique, à Taiti, aux Antilles, à la Guyane, à 
Madagascar, en Chine, en Cochinchine et dans la Médi- 
terranée. Bien que s’occupant plus spécialement de Bota- 
nique, d'Eutomologie et de Minéralogie, il s’intéressait 
également à la Conchyliologie et il était en relations 
suivies avec À. Morelet, H. Dohrn et d’autres savants. 
auxquels il communiquait le résultat de ses recherches et 
qui ont décrit les nouveautés qui faisaient partie de ses 
envois (1). 

Dans le cours de ses voyages, il a recueilli de nom- 
breuses et intéressantes collections d'objets d'histoire na- 
turelle et particulièrement de Coquilles (2). 


(1) La deuxième livraison des Séries Conchyliologiques d’A. 
Morelet est consacrée particulièrement à l’étude des espèces re- 
cueillies par E. Vesco, en 1848-49, dans les iles orientales de 
l'Afrique. H. Crosse. 

(2) Nous apprenons que la famille de M. E. Vesco serait dis- 
posée à céder ses collections conchyliologiques, qu’elle n’a point 
l'intention de garder. S’adresser, pour plus amples renseigne- 
ments, ou pour visiter les collections, à M. Albert Vesco, rue 
Saint-Roch, 9, à Toulon (Var). H. C. 


— 101 — 


M. Jean-Ferdinand-Henri Hermite, docteur ès-sciences 
et professeur de Géologie à l'Université Catholique d’An- 
gers, est mort, dans la ville où il occupait sa chaire, le 
8 mars 1880, enlevé prématurément, à l’âge de trente- 
deux ans, aux sciences naturelles, pour l'étude desquelles 
il avait quitté la carrière militaire et renoncé à son grade 
de lieutenant dans le 55° régiment d'infanterie de ligne. 
Il venait d'accomplir, aux îles Baléares, un voyage scienti- 
fique, pour lequel il avait obtenu une mission du Gouver- 
nement, et il avait, tout récemment, publié un volume 
intéressant sur la géologie et la paléontologie de ce groupe 
d'îles (1). 


M. l'abbé Debaize, envoyé en mission scientifique, dans 
l'Afrique centrale, par le Gouvernement Français, est mort, 
comme M. Hermite, à trente-deux ans, au moment -où il 
arrivait au but qu'il s'était proposé, pour ses recherches 
d'histoire naturelle. Il a succombé à Ujiji, sur Les bords du 
lac Tanganyika, le vendredi 12 décembre 1879, à la suite 
des fatigues du dangereux et pénible voyage qu'il avait 
entrepris. La regrettable nouvelle de sa mort n’a été 
connue en France que depuis peu de mois. 


M. Victor Bertin, aide-naturaliste à la chaire de Mala- 
cologie du Muséum d'histoire naturelle de Paris, est mort, 
jeune encore, des suites d’une maladie des voies respira- 
toires qui l'avait obligé à aller chercher, dans le midi de la 
France, an climat plus doux. Il a publié, dans les Nouvelles 
Archives du Muséum d'histoire naturelle, deux Mémoires 


(4) Voy. Journ. Conchyl., vol. XXVIF, p. 352, 1879. 


— 102 — 


sur quelques genres d'Acéphalés (Tellina et Psammobia). 


M. Eugène Goulard est mort, à Rochefort (Charente- 
Inférieure), le 9 février 18S0, dans sa soixante-dix-hui- 
tième année. C'était un des derniers survivants du nau- 
frage de la Méduse. À la suite de ce sinistre maritime, il 
abandonna la carrière de la marine. Il possédait une col- 
lection de Coquilles. 


En Belgique, M. Pierre-Henri Nyst, Conservateur dû 
Musée d'histoire naturelle de Bruxelles, est décédé, dans 
un des faubourgs de cette ville, à Molenbeek Saint-Jean, 
le 6 avril 1880, dans sa soixante-cinquième année. Il 
s'était fait connaître, dans Ja science, par la publication 
d'un important travail, la Description des Coquilles et des 
Polypiers fossiles des Terrains tertiaires de la Belgique. En 
dehors de ce livre, qui a été publié en 1845, il a publié 
un grand nombre de Mémoires moins étendus sur les Mol- 
lusques vivants et fossiles. 


| 


M. F. Recq de Malzine, qui s'occupait depuis longtemps 
d’études conchyliologiques, est mort, à Bruxelles, dans le 
cours de l’année 1880; il laisse une collection de Co- 
quilles. 


En Espagne, M. Francisco Martorell y lPeña est décédé 
à Barcelone, en 1878. Il s’occupait, depuis longtemps et 
avec un grand zèle, d’études conchyliologiques. Par un 
acte de générosité qu’on ne saurait trop louer, il a légué 


— 105 — 
à la ville de Barcelone, qu'il habitait, sa collection malaco- 
logique, qui comprenait environ 6,000 espèces de Mol- 
lusques, plus ses collections préhistoriques et numisma- 
tiques, et il y a ajouté une somme de 125,000 francs, 
destinée à fonder un Musée qui portera son nom. 


En Italie, M. Giuseppe Rigacci, l’un des propriétaires 
de l’importante collection conchyliologique, qui avait été 
formée, à Rome, par M. Giovanni Rigacci, son frère, est 
mort, dans cette ville, le 12 octobre 1880, à l’âge de 
soixante-huit ans. 


Nous apprenons la mort de l’un des naturalistes des 
États-Unis les plus connus, au point de vue conchyliolo- 
gique, M. Samuel Stehman Haldeman, auteur d’un excel- 
lent ouvrage, publié, en 4845, sous ce titre : À Monograph 
of the Freshwater Univalve Mollusca of the United States, 
et dont M. Geo. W. Tryon Jr. a fait paraître, récemment, 
une deuxième édition augmentée. Haldeman était né, 
en 4812, dans le comté de Lancastre, en Pensylvanie. 
Nous ignorons la date exacte de son décès. 


M. Louis François de Pourtalès est mort à Beverly 
Farms Mass. (Etats-Unis), dans sa 57° année, le 17 juillet 
1880. De tout temps, il avait montré de grandes dispo- 
sitions pour l’étude des sciences naturelles et était de- 
venu un des élèves favoris de Louis Agassiz, qu’il ac- 
compagna, lorsqu'il vint s'établir en Amérique, en 1847. 
En 1848, il entra dans le service dit « U. S. Coast Survey », 
où la nature de ses occupations lui permit de s'occuper 
de la biologie des profondeurs de l’Océan et des nom- 


— 104 — 


breuses et intéressantes questions qui s’y rattachent. II 
fut chargé, en 1866, par le professeur Pierce, alors à la 
tête de l'U.S. Coast Survey, d'explorer la ligne des récifs 
de la Floride, le détroit de Cuba, Salt Key et le Banc de 
Bahama, en y effectuant des dragages, et il inaugura ainsi, 
à bord du steamer de l'Etat Bibb, la série des explorations 
sous-marines, dans les eaux Américaines. Plus tard, il fut 
chargé de la direction des dragages, à bord du Hassler, qui 
se rendait de l’État de Massachussets en Californie, par le 
détroit de Magellan. Il finit pas renoncer à ses occupations 
de l’U. S. Coast Survey pour retourner à Cambridge, où il 
se voua complètement au développement du Muséum de 
Loologie comparée, qui avait été créé par Louis Agassiz, 
son maître, et dont il devint Directeur, à la mort de ce 
naturaliste éminent. 


e 


H. CRrossE et P. FIscHER. 


EE 


Paris, — Imprimerie de Mme Ve Bouchard-Huzard, rue de l'Eperon, 5; 
J. TREMBLAY, gendre 6t successeur, 


COLLECTION A VENDRE. 


A vendre, à l'amiable, une Gollection considérable, ayant 
appartenu à feu M. Am. Borvin, ancien maître des requêtes au 
Conseil d’État, composée de Goquilles terrestres, fluvia- 
tiles etmarines et comprenant beaucoup d'espèces précieu - 
ses. Celte collection, très développée dans tous les genres, est 
particulièrement remarquable sous le rapport du genre Cône, 
qui s’y trouve très richement représenté, tant par le nombre et 
la beauté des individus, que par ja rareté des espèces, parmi 
lesquelles figure un certain nombre de types. 

S’adresser, pour plus amples renseignements et pour visiter 
la collection, à Madame Lalesque, née Boivin, rue 
Sainte-Catherine, 1, Bordeaux (Gironde), 


AVIS. 


Le survivant des frères Rigacci, de Rome, désirant se défaire de 
son important Gabinet Conchyliologique, composé de 
plus de dix mille espèces de Goquilles vivantes, d’une 
riche collection de Coquilles fossiles des bassins de Paris 
et de Vienne, de Belgique, d'Angleterre, de Russie, de Tos- 
cane, de Sicile-et d’autres localités,;:et, en outre, d’une collec- 
tion particulière du Monte-Mario de Rome, désirant également 
céder la bibliothèque scientifique qui se rattache aux collections, 
a l'honneur d'informer MM. les Directeurs des Musées ou Cabi- 
nets publics et MM. les amateurs que, dans le cas où ils vou- 
draient en faire l'acquisition, ils pourront s'adresser à la Maï- 
son Vincenzo Rigacci, Piazza Campo Marzio, 5, à 
Rome (Italie), auprès de laquelle ils pourront se procurer le 
catalogue imprimé des Collections. 


Table des Matières 


CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON. 


Pages. 
Description de quelques espèces nouvelles du Cam- 
bodge, appartenaut aux genres Lacunopsis, Jullienia. 
ét PachydraDin te OA AU OA MENT ES ait AI POIRIER. 20 dre 5 
Note sur la synonymie de l’Helix nigrilabris,, Martens, 
AAUSETANEe Are der: Vers tete rene em NAN HATROSSE tee D 
Unionidæ nouveaux ou peu connus (3e article). . : . : HS DROUET." 20 Du le 22 
Notesurle genre Oliyella 500 RUE Tue PARISCHER LEA APE ES 31 
Liste des Mollusques terrestres recueillis dans la partie 
septentrionale de la Basse Californie (Mexique). . . H. HEMPHILL . . . . . . 35 
Note critique sur la Monographie du genre Velorita 
de M7; Bi Sowerbys RS UNE AUTRE MEL A SUITE Le 38 
Diagnoses specierum novarum familiæ Chitonidarum. . A. T. DE ROCHEBRUNE. 42 
Diagnoses Molluscoram novorum. . . . . . . . . . .. L. MORLET. . . : .:, 46 
Bibhiomfaphes 255% HER ERA LRU ER CL LUS H. CnossE, P. FISCHERK et 
D: ŒHLERT. . . . . - DAC 
Nécrolqgie:. . 0... 0.84 eau. 0 A CRossE'et{P. FISCHER 98 


Le journal paraît par trimestre et forme 4 volume par an. 


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Pour les pays hors de l’Union postale: td. A | 


S’adresser. pour l'abonnement, payable d'avance, et pour les com- 
muuications scientifiques, à M. H.CRosSsE, directeur du Journal, rue 
Tronchet, 25, à Paris, chez qui on trouvera aussi les volumes précé- 
demmeut publiés du Journal de Conchyliologie. (Ecrire franco.) 

Il estrendu compte des ouvrages de Conchyliologie et de Paléonto- 
iogie dont deux exemplaires sont adressés au bureau du Journal. 


PARIS. — IMP, DE M"° v' BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L'ÉPERON, 3. —1881. 
J. TREMBLAY, GENDRE ET SUCCESSEUR. 


3° Série. — Tome XKE. — No 2. 


DE 


CONCHYLIOLOGIE 


COMPRENANT 


JOURNAL 


L'ÉTUDE DES MOLLUS QUES 
VIVANTS ET FOSSILES, 


Publié sous la direction de 


H. CROSSE et P. FISCHEK. 


A PARIS, 


CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 95. 


Dépôt à Londres, chez MM. WizrAms et NORGATE, 4, Heurietta Street, Covent-Garden. 
— à Edimbourg, chez MM. WiLLiAws et NORGATE, 20, South Frederick Street. 


1881 


VIENT DE PARAITRE 


INDEX GÉNÉRAL ET SYNTÉMATIQUE 
DES MATIÈRES 


Contenues dans les vingt premiers volumes 


DU 


JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE 
1850-1872 


Un volume in-8° de 208 pages d'impression, comprenant la table 
des articles contenus dans les volumes I à XX et la table, par 
ordre alphabétique, des Familles, Genres, Sous-genres et 
Espèces de Mollusques décrits ou cités dans ces volumes. 


EN VENTE ACTUELLEMENT 


AU BUREAU DU JOURNAL, RUE TRONCHET, 25. 


P ix : 8 francs. 


> D -————— 
OUVRAGES NOUVEAUX 


Mission scientifique au Mexique et dans l'Amérique 
centrale, ouvrage publié par les soins du Ministre de l’Instruc- 
tion publique. — Recherches zoologiques publiées sousla 
direction de M.Mizxe-Enwanrps, membrede/lInstitut.—7epartie. 
—Étudesurles Mollusquesterrestreset fluviatiles, 
par MM. P. Fiscer et H. Crosse. Paris, Imprimerie Nationale, 
MDCCCLXXX. Le premier volume (702 pages d'impression 
et xxx1 planches noires et coloriées) est terminé. La huitième 
livraison qui forme le commencement du second volume vient 
de paraître et est actuellement en vente. 

Account of the zoological collections made during the Survey of 
H. M.S.« Alert »,in the Straits of Magellan, and 
on the Coast of Patagonia. Mollusca and Molluscoida. 
By Edgar A. Smith. — Londres 1881. — Brochure in-8, 
de 45 pages d'impression, accompagnée de 3 planches, 
dont 2 sont coloriées. 


JOURNAL 


DE 


GONCHYLIOLOGIE. 


fe" Avril 1881. 


Faune malacologique du Lac Tanganyika, 


Par H. CRoOsSsE. 


Il 


# 


Le lac Tanganyika, situé par 27 degrés de longitude 
E., entre le 5° et ie 9° degré de latitude S., est, sinon le 
plus vaste, au moins le plus long des grands lacs qui font 
de l’Afrique centrale une région si remarquable. Il s'étend 
sur une longueur de plus de 600 kilomètres, dans la 
direction du N. N. 0. au S.S. E., tandis que sa largeur 
varie entre 40 et 70 kilomètres seulement, et il présente 
une superficie totale de 26,000 kilomètres carrés : sa 
hauteur, au-dessus du niveau de la mer, est de 828 
mètres. 

Découvert par Burton, en 1858, visité successivement 
par Speke, Livingstone, Stanley, Cameron, et, dans ces 
derniers temps, par d’autres voyageurs, plus nombreux 
mais moins illustres, il possède actuellement, sur son 
littoral oriental, une Mission catholique Française et une 

8 


— 106 — 


Mission protestante Anglaise, dont les membres résident 
à Ujiji : une Mission scientifique Belge s’est aussi récem- 
ment installée à Caréma. 

Bien que situé à la distance, relativement faible, de 
4,000 kilomètres de l'Océan Indien, il appartient au 
bassin du fleuve Zaïre ou Congo, qui se jette dans l'Océan 
Atlantique. De plus, si l’on tient compte des affluents 
orientaux du Tanganvyika, on constate que le bassin du 
Laïre, à son extrémité, n’est guère à plus de 480 kilo- 
mètres de l'Océan Indien. Il en résulte que le Zaïre se 
trouve être le. canal de drainage des 2,400 kilomètres 
restants de la largeur du continent Africain, à cette lati- 
tude, ce qui doit, selon toute apparence, influer sur la 
Faune de cette immense région et lui imprimer, surtout 
en ce qui concerne les espèces fluviatiles, un caractère 
d’uniformité bien prononcé. 

Sur la rive O. du Tanganyika et vers sa partie mé- 
diane, la rivière Loukouga constitue son déversoir 
naturel et apporte au Zaire, par la Loualaba, le tribut des 
eaux du grand lac et de ses affluents, qui sont au nombre 
de plus de 400 (1). Comme dans la plupart des pays tro- 
picaux, il n'existe que deux saisons, la saison sèche et la 
saison des pluies, De plus, sans doute à cause de la lon- 
gueur considérable du Tanganyika, l’époque de la saison 
sèche ne coincide pas complètement dans la partie N. et 
dans la partie S. du bassin, ce qui fait qu’il s'établit sur le 
lac un courant du Sud au Nord, dans les mois de février 
à novembre, et un courant du Nord au Sud, dans les mois 
de novembre à février, selon que l’évaporation est plus 
forte d’un côté ou de l’autre. De la fin de la saison des 
pluies à la fin de la saison de la sécheresse, le niveau des 


(1) Cameron a relevé les embouchures de 96 d’entre eux. 
H. C. 


— 107 — 


eaux du lac varie de 2 mètres 50 centimètres à 3 mètres, 
en hauteur. « 

La région du Tanganyika, comme, au reste, toutes celles 
des grands lacs Africains, peut compter au nombre des 
plus humides du globe terrestre. Dans le pays des Many- 
ouema, près de Bambarré, à l'O. de la partie méridio- 
nale du lac Tanganyika, Livingstone a constaté qu'il était 
tombé, en 5 mois, de février à juillet 1870, 1 mètre 46 
centimètres d’eau. Or, sur la côte occidentale d’Angle- 
terre, qui est réputée avec raison comme la région la plus 
fortement pluvieuse de ce pays, l’un des moins secs que 
l’on connaisse, il ne tombe pas, dans le cours de l’année 
entière, plus de 95 centimètres d’eau. Mais ces condi- 
tions climatériques, peu favorables pour les voyageurs 
européens, auxquels il devient très difficile d'écrire sur 
leur papier et absolument impossible de conserver du 
linge sec, le sont, au contraire, beaucoup pour les plantes 
et pour les animaux qui, comme les Mollusques, recher- 
chent à la fois la chaleur et l'humidité. Aussi, la ceinture 
de collines qui entoure le lac Tanganyika est-elle cou- 
verte de bois d’une végétation vigoureuse. Nous ajoute- 
rons, Comme derniers traits çaractéristiques de cette 
région, que le lac est très poissonneux et que de fré- 
quentes tempêtes soulèvent ses eaux, dont les vagues 
atteignent alors une hauteur de 5 à 4 mètres. 

Les premiers Mollusques connus du lac Tanganyika 
ont été recueillis par le capitaine Speke, en 1858. Ils ne 
comprenaient que 4 espèces qui ont été décrites, en 1859, 
par S. P. Woodward, sous les dénominations suivantes : 
Iridina (Pleiodon) Spekii ; Unio Burtoni; Lithoglyphus 
zonatus ; Melania (Melanella) nassa (4). 


(1) Proceed. Zool. Soc. London, p. 348, pl. xzvu, fig. 1-4, 
1859. 


— 108 — 


Vingt ans après, en 1879, un Missionnaire protestant 
Anglais, appartenant au London Missionary Society, et 
résidant à Ujiji, sur les bords du lac Tanganyika, M. Ed- 
ward Coode Hore, envoya à M. John Coode Hore, son 
frère, quelques coquilles terrestres et fluviatiles, que ce 
dernier offrit libéralement au British Museum de Lon- 
dres. Cette collection, bien que matériellement peu con- 
sidérable, présentait un grand intérêt, au point de vue 
scientifique. Ulle se composait de 21 espèces, parmi 
lesquelles on retrouvait les coquilles précédemment 
rapportées par Speke, à l'exception d’une seule, l'Unio 
Burtoni : 9 espèces inédites, pour la plupart fort inté- 
ressantes et comprenant des genres nouveaux pour la 
science, ont été décrites et figurées par M. Edgar A. 
Smith, en 1880 (1). 

Enfin, le chef de l'Expédition de la Société Royale géo- 
graphique de Londres dans la partie orientale du centre 
de l'Afrique, M. J.' Thomson, qui, dans le cours des années 
1879 et 1880, à heureusement accompli un important 
voyage d'exploration, de Zanzibar au lac Nyassa, et, de ce 
dernier, à l'extrémité S. du lac Tanganyika, dont il a suivi 
la rive occidentale jusqu’à la rivière Loukouga, a rap- 
porté un certain nombre de coquilles, qui, jointes à 
celles de M. E. Coode Hore, ont donné lieu à un nouveau 
travail descriptif, publié par M. Edgar A. Smith, à la fin 
de 1880 (2). 

Nous devons signaler aussi, mais au point de vue bi- 
bliographique seulement, un Mémoire de M. Bourgui- 
gnat, dans lequel il est question de deux des espèces 


(1) Proceed. Zool. Soc. London, p. 344, pl. xxx1, fig. 1-9, 


1330. 
(2) Ann. and Mag. of nat, History, sér. V, vol. VI, p. 425, 


décembre 1880. 


2109 2 


recueillies par Speke, en 1858. Ce travail porte la date 
de 1879 (1), et l’auteur ne paraît connaître les deux 
espèces dont il parle, que par les descriptions et les 
figures que Woodward en a données précédemment, ce 
qui ne l'empêche pas de proposer un genre nouveau pour 
chacune d'elles. 


IT 
Catalogue des espèces. 


I. Genre PLANORBIS, Guettard, 1756. 
4. PLANORBIS SUDANICUS, Martens. 


Planorbis Sudanicus, Martens, Malak. Blätter, vol. XVET, 
p. 55, 1870. 
— — Pfeiffer, Novit. Conch., vol. IV, p. 
25, pl. CXIV, fig. 6-9. 
— —— E.-A. Smith, Proc. Zool. Soc. Lon- 
don, p. 549, 1880. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Rivière 
des Gazelles, région du Haut-Nil {(D' Schweinfurt). 

Obs. Cette espèce est, par sa forme générale, voisine 
du P.Guadelupensis, Sowerby (sous-genre Menetus, H. et 
A. Adams). Les exemplaires du Tanganyika possèdent 
jusqu'à cinq tours et demi de spire. La coloration des in- 
dividus frais est d'un brun corné pâle, du côté dit supé- 
rieur, et sensiblement plus claire, de l’autre côté (2). 


(1) Description de div. esp. terr. et fluv. et de diff. genres de 
Moll. de l'Égypte, de l’Abyssinie, de Zanzibar, du Sénégal et du 
centre de l’Afrique. Paris, 1879. 

(2) Contrairement à l'opinion de la plupart des auteurs, nous 
n’admettons, chez les Planorbes, ni côlé supérieur, ni côté infé- 
rieur, ces animaux, à l’état vivant, portant leur coquille toujours 


— 110 — 


IT. Genre PHYSA, Draparnaud, 1801. 
2. PHysa...? 


Physa, E. A. Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 552, 
1880. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 

Obs. Parmi les coquilles envoyées à Londres par M. E. 
Coode Hore, se trouvait un exemplaire de Physa en trop 
mauvais état de conservation pour pouvoir être déterminé 
spécifiquement. Toutefois, il nous paraît intéressant de 
le signaler, le fait de sa découverte établissant que le 
genre Physa compte au moins un représentant dans la 
Faune malacologique du grand lac Africain. 


INT. Genre A\MPULLARIA, Lamarck, 1799. 


5. AMPULLARIA OVATA, Olivier. 


Ampullaria ovata, Olivier, Voy. Emp. Ottoman, vol. IF, 
p. 67, pl. XXXI, fig. 4, 1801. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Egypte : 
Lac Maréotis (Olivier; Bruguière); sources de l’Oasis de 
Sivah (Cailliaud); canal Mahmoudié (Roth); canal d’eau 
douce, près Suez; lac Ballat (Raymond); Nil supérieur 
(Klot-Bey); Nabumbisso, dans le pays des Niam-Niams 
(Schweinfurt). — Niger (Welwitsch). 

Obs. Cette espèce, commune dans tout le bassin du Nil, 
se retrouve également dans l’Afrique centrale, et, à l'O., 
dans les eaux du Niger. Son aire géographique est donc 
excessivement étendue. D'ailleurs, ce fait de distribution 


L 
complètement droite et verticale, par rapport au plan locomoteur. 
ISA ES 


— 111 — 


zoologique, si remarquable qu’il soit, est loin d’être sans 
exemple parmi les Mollusques fluviatiles du continent 
Africain, et il s'explique facilement. En effet, la Faune de 
la plupart des fleuves Africains, d’une étendue considé- 
rable, n’est guère qu’une simple continuation de celle de 
la région des grands lacs. Pourtant, la présence de 
l'A. ovata dans le Niger nous étonne, car c’est le seul 
des cours d'eaux Africains de premier ordre, qui ne tire 
pas son origine de la région des grands lacs. 

Les A. Kordofana, Parreyss, A. lucida, Parreyss, et 
A. Raymondi, Bourguignat, ne constituent que de 
simples variétés de l'A. ovata et doivent être réunis à 
cette espèce. 


IV. Genre NEOTHAUMA, Smith, 1880. 


Le genre Neothauma a été créé, par M. Edgar A. Smith, 
en 1880 (1), pour une forme très intéressante, voisine, 
par l'aspect général et par la taille, des grands Vivipara 
de Chine et du V. ponderosa, Say, de l’Amérique du 
Nord, mais s’en distinguant, à première vue, par son 
ouverture irrégulière, anguleuse, et par son péristome 
largement développé, étalé et presque canaliculé, à la 
partie basale, tandis que le bord externe reste mince 
et est fortement émarginé et largement sinueux, à sa 
partie médiane (PI. IV, fig. 4 et 14). On sait que, dans le 
genre Vivipara, l'ouverture est, ordinairement, plus ou 
moins circulaire, et le péristome continu et se prolon- 
geant sur un seul plan. L'animal et l’opercule du genre 
Neothauma sont inconnus. 


(4) Proc. Zool. Soc. London, p. 349, 1880, 


— 112 — 


4. NEOTHAUMA TANGANVYICENSE, Smith (PI. IV, 
fig. 4 et 14). 


Neothauma Tanganyicense, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon- 
don, p. 549, pl. XXXI, fig. 7-70, 1880. 


Coquille imperforée, de forme ovale acuminée. Test 
solide, muni de stries d’accroissement faiblement mar- 
quées, obliques et légèremeut flexueuses, Coloration 
blanche, sous un épiderme mince et d’un brun olivâtre. 
Spire assez allongée, étagée et terminée par un sommet 
assez obtus. Suture fortement marquée et assez profonde. 
Tours de spire au nombre de 7, s’accroissant lentement, 
aplatis à leur partie supérieure, à peine convexes, sur les 
côtés, dernier tour à peine descendant, à peu près aussi 
grand que la spire, muni, vers la partie médiane, d'une 
carène obtuse, qui tend à disparaître, plus ou moins com- 
plètement, dans le voisinage du bord externe, chez les 
individus adultes, et atténué, à sa partie inférieure, par 
suite du développement particulier du bord basal. Ouver- 
ture de forme irrégulièrement ovale et d’un blanc légère- 
ment bleuâtre, à l’intérieur. Péristome d’un blanc sale, 
à bords réunis par un dépôt calleux de même coloration, 
largement réfléchi et recouvrant complètement la région 
ombilicale : bord columellaire épais, légèrement arqué 
et d’un blanc sale; bord basal largement développé, 
presque canaliculé, arrondi et réfléchi; bord externe 
mince, presque anguleux, vers la partie médiane qui 
correspond à la carène du dernier tour, profondément 
et largement échancré, à cette même partie. — Opercule 
inconnu. 

Longueur totale de la coquille 52 millimètres; plus 
grand diamètre 54. Longueur de l’ouverture, y compris 


— 115 — 


le péristome, 26 millimètres, plus grande Pa 20 
(Coll. Crosse). 
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore, J. Thomson). 
Obs. Le N. Tanganyicense est jusqu'ici la seule espèce 
connue de ce genre curieux. D’après M. E. A. Smith, les 
exemplaires jeunes sont munis de deux bandes brunes, 
sur les tours supérieurs, et de trois, sur le dernier. 


V. Genre MELANIA, Lamarck. 1799. 


5. MELANIA Nassa, Woodward (PI. IV, fig. 5 et 54). 


Melania (Melanella) nassa, Woodward, Proc. Zool. Soc. 
London, p.549, pl.XLVIT, 
fig. 4, 1859. 
Melania nassa, Reeve, Conch. Iconica, 216, 1860. 
— —  Brot, in Chemn. ed. Küster, p. 52, pl. VE, 
fig. 7 (fig. mala), 1874. 


Hab. Lac Tanganyika (Speke; E. Coode Hore; J. 
Thomson). 

Obs. Cette espèce ressemble, d’une façon frappante, à 
un jeune individu de Nassa, par ses côtes longitudinales 
tuberculeuses, coupées, à angle droit, par d’autres côtes 
spirales, plus petites et plus serrées, ainsi que par l’épais- 
seur relative de son test : c’est la seule espèce du genre 
qui, à notre connaissance, présente cette particularité. 
M. Woodward la range dans la subdivision des Melanella 
de Swainson. M. le D' A. Brot la place parmi les espèces 
aberrantes du genre Melania. L’exemplaire figuré est 
long de 15 millimètres; son plus grand diamètre est 
de, 9. La longueur de l'ouverture est de 7 millimètres, la 
largeur de 4 (Coll. Crosse). 

D’après les rensefgnements transmis à S. P. Wood- 


— 1h — 


ward par le capitaine Speke, cette espèce habiterait, de 
préférence, celles des rives du Tanganyika où les eaux sont 
le plus fréquemment agitées. 


6. MELANIA ADMIRABILIS, Smith. 


Melania (Sermyla) admirabilis, Smith, Ann. a. Mag. of 
nat. hist., sér. V, vol. VI, p. 427, 1880. 


« Coquille assez solide, allongée, turriculée, blan- 
« châtre, décolorée par un enduit boueux brunâtre. 
« Tours de spire au nombre de 40 environ, convexes, 
« réunis par une sulure oblique et très profonde, munis 
« de fortes côtes longitudinales et séparés en deux parties 
«inégoles par un sillon placé un pen au-dessous de la 
« suture : ces côtes sont fortement arquées, disposées 
«obliquement, et deviennent tuberculeuses, au-dessus du 
«sillon. Dernier tour de spire arrondi à la périphérie et 
« muni, au-dessous d'elle, de 5 à G fortes raies concen- 
« triques, les côtes se trouvant brusquement tronquées, à 
« la partie médiane du tour. Ouverture subovale n’attei- 
« gnant pas 1/3 de la longueur totale et développée à la 
« base. Columelle oblique, arquée à sa partie inférieure 
«et réunie au bord externe par un dépôt calleux. 

« Longueur totale de la coquille 47 centimètres, plus 
« grand diamètre 14. Longueur de l'ouverture, 144 milli- 
« mètres, plus grande largeur 8 (E. A. Smith). » 

Hab, Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 

Obs. Pour cette espèce, ainsi que pour les deux sui- 
vantes, que nous ne connaissons pas, nous n'avons 
d’autres renseignements que la description originale de 
l’auteur. La section des Sermyla de H. et A. Adams, 
dans laquelle il la range, ne comprend que des espèces 
tornatelliformes. 


— 115 — 


7. MELANIA TANGANYICENSIS, Smith. 


Melania Tanganyicensis, Smith, Ann. a. Mag. of nat. 


Hist. Sér. V, vol. VE, p.427, 1880. 


« Coquille petite, turriculée, solide, presque noire et 
présentant, vers la partie médiane des tours, une 
large zone d’un brun marron clair. Tours de spire au 
nombre de G environ, plans, développés à leur partie 
supérieure, munis de côtes larges, fortes et peu élevées; 
dernier tour grand et orné, à la base, d’un petit nom- 
bre de sillons concentriques. Ouverture formant à peu 
près la moitié de la longueur totale. Columelle arquée, 
épaissie à sa partie inférieure et de coloration claire. 

« Longueur totale de la coquille 7 1/2 millimètres, 
plus grand diamètre 2 5/4. Longueur de l'ouverture 
3 1/2 (E. A. Smith). » 

Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 


8. MELANIA Horei, Smith. 


Melania (—-— ?) Horei, Smith, Ann. a. Mag. of nat. 


Hist., Sér. V, vol. VI, p. 427, 1880. 


« Coquille ovale-conique, lisse, brune, ornée, au-des- 
sous e la suture, d’une ligne blanche spirale. Tours 
de spire au nombre de 6 1/2, à peine convexes et pré- 
sentant de légères stries d'accroissement; dernier tour 
un peu ascendant près de l’ouverture, puis brusque- 
ment descendant vers le bord externe, et un peu 
épaissi, à la partie basale. Ouverture ovale, acuminée 
à la partie supérieure, formant environ les 3/7 de la 
longueur totale. Bord externe épaissi, particulièrement 
dans le voisinage de la suture, légèrement étalé, vers 


— 116 — 


« la partie basale. Columelle blanchâtre, médiocrement 
« arquée et réunie au bord externe, à sa partie supé- 
« rieure, par un mince dépôt calleux. 

« Longueur totale de la coquille, 14 millimètres, plus 
« grand diamètre 6 1/2. Longueur de l’ouverture 6 mil- 
« limêtres, plus grande largeur 4 (E. A. Smith). » 

Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 

Obs. M. E. A. Smith n'indique, ni pour cette espèce, 
ni pour la précédente, la section du genre Melania à la- 
quelle doit être rapportée chacune d’elles. Elle est dédiée 
à M. E. Coode Hore. 


VI. Genre TIPHOBIA, Smith, 1880. 


M. Edgar À. Smith à proposé, en 1880 (1), le genre 
Tiphobia, pour.une coquille fluviatile qui peut assuré- 
ment compter au nombre des plus remarquables et des 
plus curieuses que l’on ait jamais décrites. L'Io spinosa, 
Lea, de l'Amérique du Nord, et les formes voisines sem- 
blent seules avoir quelques rapports avec ce spécimen 
excentrique de la Faune malacologique Africaine, mais 
ces rapports sont bien éloignés. Au point de vue de l’as- 
pect général, que l’on s imagine une Pyrule fluviatile, à 
test mince, translucide, et dont chaque tour de spire, à 
l'exception des tours embryonnaires, porte, à 4 où 5 mil- 
limètres de la suture, une élégante couronne de fortes 
épines, dont la dimension âtteint jusqu’à 15 millimètres 
de longueur! La coquille est subturbinée, pyruliforme, 
mince, translucide, la spire courte et déprimée. Les 
tours, aplatis à leur partie supérieure, sont anguleux et 
munis d'une série circulaire d’épines. L’axe de la co- 
quille et l'ouverture se terminent par un prolongement 


— 117 — 


en forme de canal, comparable à celui qui existe dans 
les genres marins Pyrula, Ficula et Rapa. Il n'existe 
point d'épiderme. L'opercule est inconnu. On manque 
également de toute espèce de données, en ce qui con- 
cerne l'animal et son organisation intime. 


9. Tipaogia Horeï, Smith (pl. IV, fig. 2, 2a, 2 b). 


Tiphobia Horei, Smith, Proc. zool. Soc. London, p. 548, 
pl. XXXI, fig. 6-62, 1880. 


Coquille imperforée, brièvement subturbinée, pyruli- 
forme, marquée de stries d’accroissement obliques et 
flexueuses, que viennent croiser, à angle droit, des raies 
transverses, fines et serrées. Test mince, translucide, as- 
sez terne, dépourvu d’épiderme et d’une coloration d’un 
blanc grisâtre (1), rappelant celle de certains Limmés. 
Spire très courte, terminée par un sommet obtus et aplati. 
Suture bien marquée. Tours de spire au nombre de 6 à 
7 (2) et s’accroissant peu à peu; tours embryonnaires 
au nombre de 4 1/2, lisses et blancs, tours suivants 
anguleux, aplatis depuis la suture jusqu’à la cingulation 
anguleuse (qui donne naissance à quelques épines creuses, 
comprimées, espacées, à peine indiquées d’abord, puis 
devenant de plus en plus prononcées), légèrement con- 
vexes ensuite; dernier tour développé, formant plus 
des 5/4 de la longueur totale de la coquille, fortement 


(4) La coloration d’un rouge ferrugineux dont on à constaté 
l'existence sur une partie du dernier tour, dans quelques indivi- 
dus, doit être attribuée, comme le suppose M. E. A. Smith, à 
l'influence d’un dépôt terreux quelconque : le fait est, d’ailleurs, 
fréquent, chez les Mollusques fluviatiles. H. C. 

(2) M. E. A. Smith indique 7 tours de spire : notre exem- 
plaire, pourtant très adulte, n’en compte que 6. H. C. 


— 118 — 


anguleux, muni, à l'angle, d’une élégante couronne de 
10 épines, dont quelques-unes atteignent jusqu'à 12 
millimètres de longueur, arrondi et légèrement ventru, 
au-dessous de l’angle, atténué à la base, qui est assez for- 
tement striée, et se terminant par un canal rostriforme. 
Ouverture irrégulièrement piriforme et d’un blanc bleuâ- 
tre luisant, à l’intérieur. Péristome simple, d’un blanc 
bleuâtre et à bords éloignés l’un de l’autre, mais réunis 
par un dépôt calleux, luisant et très mince; bord columel- 
laire assez développé, presque droit, sauf vers la partie 
médiane, qui est légèrement arquée ; bord externe assez 
mince mais non tranchant, sinueux au-dessus et au-des- 
sous de l'angle du dernier tour, prolongé en avant, vers 
sa partie médiane, et s'atténuant brusquement, du côté de 
la base. 

Longueur totale de la coquille 41 millimètres, plus 
grand diamètre 51, sans les épines. Longueur de l’ou- 
verture 52 millimètres, plus grande largeur 16 (Coll. 
Crosse). 

Hab. Lac Tanganyika : rare (E. Coode Hore; J. Thom- 
son). 

Obs. Le T. Horei, qui a été dédié par M. Smith à M. E. 
Coode Hore, auteur de sa découverte, est, jusqu’à présent, 
la seule espèce connue de ce genre. 


> 


VII. Genre SYRNOLOPSIS, Smith, 1880. 


Le nouveau genre Syrnolopsis a été créé, en 4880, par 
M. Edgar A. Smith (1), pour une curieuse coquille flu- 
viatile, de forme allongée, subulée, et remarquable par la 
présence, à la partie supérieure de la columelle, d’un pli 
rappelant de très près celui des Syrnola, qui sont des 


(4) Ann. a. Mag. nat. Hist., sér. V, vol. VI, p. 426, 1880. 


. 


— 149 — 


Mollusques marins. Cette ressemblance lui a valu sa déno- 
mination générique. Les Syrnolopsis sont imperforés. 
L'ouverture est largement sinueuse, vers la base. Le bord 
externe, légèrement épaissi, largement sinueux, à sa par- 
tie médiane, un peu porté en avant à sa partie inférieure, 
est muni, loin à l'intérieur, de 2 raies assez saillantes. 
Columelle épaissie, munie, à sa partie supérieure, d’un 
pli fortement prononcé, et réunie à l'insertion du bord 
externe par un mince dépôt calleux. 


10. SyrNoLopsis LACUSTRIS, Smith (pl IV, fig. 6). 


Syrnolopsis lacustris, Smith, Ann. à Mag. nat. Hist. 
Sér. V, vol. VI, p. #26, 1880. 


Coquille imperforée, allongée, un peu étagée, translu- 
cide, lisse et luisante. Coloration d’un jaune corné clair, 
avec une zone blanche au-dessous de la suture. Spire 
élancée, presque subulée, terminée par un sommet assez 
pointu. Suture assez profonde et bien marquée. Tours de 
spire au nombre de 12, les 2 ou 3 premiers con- 
vexes, les autres presque plans, Ss'accroissant lentement, 
très finement striés par des lignes d’accroissement forte- 
ment flexueuses. Ouverture petite, formant environ 1/4 de 
la longueur totale et de même couleur, à l’intérieur, 
que le reste de la coquille. Bord externe légèrement 
épaissi, largement sinueux, à sa partie médiane, porté en 
avant, à sa partie inférieure. Bord columellaire épaissi, 
muni, à sa partie supérieure, d’un pli fortement prononcé 
et réuni à la partie supérieure du bord externe par un 
mince dépôt calleux. 

Longueur totaie de la coquille 44 millimètres; plus 
grand diamètre 5 ; longueur de l'ouverture 5, largeur 


2 (Coll. Crosse). 


— 120 — 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. L'individu que nous figurons et qui fait partie de 
notre collection n’est pas encore complètement adulte. 
Il ne possède que 11 tours de spire, au lieu de 12, et sa 
longueur est de 9millimètres seulement, au lieu de 41 1/2: 
de plus, nousne retrouvons pas encore, chez lui, les 2 raies 
internes du bord droit, dont parle l’auteur Anglais. 


VIII. Genre LACUNOPSIS, Deshayes, 1874. 


Il peut paraître, au premier ahord, assez étrange de 
trouver, dans les eaux douces de l’Afrique centrale, un 
représentant d’un genre Asiatique, créé par Deshayes, en 
1874 (1), pour des espèces fluviatiles du Cambodge, re- 
marquables par leur aspect néritiforme, la briéveté de 
leur spire et le développement considérable de leur der- 
nier tour. Pourtant, si l’on compare ensemble les espèces 
Indo-Chinoises et notamment le Lacunopsis, Jullieni, 
Deshayes, le L. monodonta, Deshayes, ou, mieux encore, 
le L. Harmandi, Poirier, avec la coquille du Tanganyika 
que $S. Woodward a décrite sous le nom de Lithoglyphus 
zonatus (2), on aperçoit, du premier coup d'œil, entre 
ces formes, des rapports si nombreux, des analogies telle- 
ment frappantes, qu’il est difficile de ne pas les compren- 
dre toutes dans une seule et même coupe générique : 
l'obliquité très prononcée de l'ouverture, qui devient pres- 
que horizontale, le développement tout particulier du der- 
nier tour de spire et son excavation ombilicale, circons- 
crite par une arête anguleuse, qui prend naissance un 
peu au-dessous de l'insertion du bord externe et qui finit 
par se confondre avec la partie basale du péristome, tout 


(4) Nouv. Arch. du Muséum, vol. X, Bulletin, p. 147, 1874. 
(2) Proc. Zool. Soc. London, p. 349, pl. xLvu, fig. 3, 1859. 


— 121 — 


cela constitue autant de caractères spéciaux, qu'on ne 
voit guère réunis dans les autres genres et qui justifient 
amplement la création de notre savant ami, le professeur 
G. P. Deshayes. 

Woodwerd a cru devoir ranger parmi les Lithoglyphus, 
genre Européen, abondamment répandu dans la vallée 
du Danube, son espèce, qui pourtant s'éloigne de ce 
groupe par une excavation toute particulière de la région 
ombilicale, par l'arête anguleuse qui circonscrit nette- 
ment cette excavation, par le développement relativement 
faible de sa columelle, et enfin par son habitat. 

Après Woodward, un naturaliste Français, M. Bourgui- 
gnat, a proposé, pour le Lithoglyphus zonatus, le nouveau 
genre Spekia, dedié au capitaine Speke, l’un des premiers 
explorateurs du grand lac Africain (4). L'auteur ne se 
dissimule pas, d’ailleurs, les rapports, peut-être un peu 
trop intimes, de sa nouvelle coupe avec le genre Lacunop- 
sis de Deshayes. En ce qui nous concerne, nous pen- 
sons qu’elle ne peut avoir qu’une valeur subgénérique 
et qu’elle constitue, dans le genre Lacunopsis, un 
groupe Centre-Africain, caractérisé par ses stries d’ac- 
croissement obliques, que viennent croiser d’autres stries 
plus fortes, également obliques, mais dirigées en sens 
inverse, et par la présence, en arrière du bord columel- 
laire, d’un petit funicule obsolète, comparable à celui de 
certaines Natices. D'ailleurs, ce groupe ne compte encore 
qu’une seule espèce (2). 

(1) Deser. div. esp. terr. et fluv. et diff. genres Moll., p. 27, 
1879. 


(2) L'auteur du genre Spekia croit devoir nous apprendre 
(L. e.) que le Spekia zonata est l’espèce la plus connue de ce nou- 
veau genre. C’en est aussi la moins connue, comme une auberge 
unique est, à la fois, la meilleure et la plus mauvaise du village 
et exaclement pour la même raison. HEC 


— 122 — 


14. Lacunorsis (SPEKIA) ZONATA, Woodward, (PI. 
IV, fig. 4), 


Lithoglyphus zonatus, Woodward, Proc. Zool. Soc. p. 549, 
pl. XLVIL fig. 5, 1859. 
Spekia zonata, Bourguignat, Desc. div. esp. terr. et fluv., 
D'Or, 1810: 


Hab. Lac Tanganyika (Speke ; E. Coode Hore ; J. 
Thomson). 

Obs. Ainsi que le fait observer avec raison S. P. Wood- 
ward (1. c.), cette curieuse espèce a, par son aspect géné- 
néral, bien plus l'apparence d’une coquille marine que 
celle d’une forme fluviatile. Par l’épaisseur de son test, 
proportionnellement à sa taille, elle rappelle le Littorina 
littoralis, Linné, des côtes de France. Chez les jeunes in- 
dividus, il existe, derrière le bord columellaire, une fente 
ombilicale visible. Cette fente disparaît complètement chez 
les adultes (1). Au reste le genre Lacunopsis comprend, à 
la fois, même dans l’Indo-Chine, des espèces à coquille 
épaisse (L. Jullieni et L. monodonta, Deshayes) et des 
espèces à coquille mince et néritiforme (L. globosa, L. 
ventricosa et L. Harmandi, Poirier) ; des espèces à colu- 
melle unidentée(L. monodonta, L.globosa et L.ventricosa), 
et des espèces à bord columellaire dépourvu de dents (L. 
Jullieni et L. Harmandi). De plus, l’arête anguleuse qui 
circonscrit l'excavation de la région ombilicale est plus ou 
moins développée, selon les espèces : presque nulle ou 
réduite à une simple usure, occasionnée par le frottement 
habituel, chez le L. globosa, faiblement développée, mais 


(4) C’est par suite d’une faute d'impression que la figure 4 de 
la planche 1v porte le nom de Spekia zonata. Il faut lire : L. 
(Spekia) zonata, Woodward. 


— 125 — 
pourtant bien apparente (4), chez le L, ventricosa, elle est, 
au contraire, aussi forte, aussi nettement prononcée et 
aussi tranchante, dans le L. Harmandi, du Cambodge, 
que dans le L. zonata, du Tanganyika. Elle est moins for- 
tement accusée, mais toutefois très visible encore, chez 
le L. Jullieni et le L. monodonta. 


IX. Genre TANGANYICIA, Crosse, 1881 (2). 


T. viæ rimata, globosa, ampullartiiformis, solidula, epi- 
dermide tenuissima, vix conspicua induta. Spira brevis, 
apice subacuto, nitidulo. Anfractus ultimus magnus, glo- 
bosus. Apertura piriformis. Peristoma rectum, margini- 
bus callo crassiusculo junclis, columellari subarcuato, 
crassiusculo, infra rimam umbilici, extus peculiariter 
sublobato, basuli incrassatlo, externo tenui, acuto.— Oper- 
culum ovato-piriforme, corneum, subexcentricum, primo 
spirale, dein zona parvulu, subconcentrica quasi circum- 
datum, Spira concaviuscula. — Typus : Lithoglyphus ru- 
fofilosus, Smith. 


Coquille munie d'une fente ombilicale à peine sensible, 
globuleuse, rappelant, en petit, la forme des Ampullaires, 
assez solide, revêtue d’un épiderme très mince, pelliculi- 
forme et à peine apparent. Spire courte, terminée par un 
sommet lisse et assez pointu. Tours de spire médiocrement 
nombreux. Dernier tour de spire développé et globuleux. 
Ouverture piriforme. Péristome droit : bords réunis par 
un dépôt calleux assez épais; bord columellaire un peu 
arqué, assez épais et se prolongeant, à l'extérieur, au- 


(1) Ce caractère n’a pas été suffisamment bien rendu par le 
dessinateur (Journ. Conchyl., pl. 1, fig. 2, 1881). 
(2) Etymologie : Tanganyika, qui s’écrit également Tanganyica, 


— 124 — 


dessous de la région ombilicale et près de la base, en une 
sorte de petit lobe particulier, terne et terminé par une 
arête anguleuse ; bord basal relativement épaissi ; bord 
externe mince et tranchant.— Operculeovalo-piriforme, 
assez mince, corné, subexcentrique, commençant par se 
dérouler en spirale et se développant ensuite de façon à 
former, autour de cette spire initiale, comme une petite 
zone à peu près concentrique : région nucléolaire légè- 
rement concave en dehors. 

Type : Lithoglyphus rufofilosus, Smith. 

Obs. C'est encore au genre Européen Lithoglyphus que 
M.E. A. Smith, suivant l'exemple deS. P.Woodward, a cru 
devoir rapporter la forme typique de notre nouvelle coupe 
générique, ainsi que l'espècesuivante. Nous ne considérons 
pas l’appréciation des deux savants naturalistes Anglais 
comme fondée.D'abord il uous paraît bien risquéde placer, 
dans la même coupe générique, deux coquiiles aussi dif- 
férentes entre elles que le Lacunopsis zonata, dont l’ouver- 
ture tourmentée est presque horizontale, à force d’être 
ohlique, semi-lunaire, et qui tient, à la fois, des Littori- 
nes, des Calyptrées et des Néritines, et, d'autre part, 
une forme régulière comme le Tanganyicia rufofilosa, 
qui ressemble à une jeune Ampullaire ou à une petite 
Natice, tout en s’en éloignant par l’opercule et par d’autres 
caractères conchyliologiques. Ensuite, aucune de ces es- 
pèces ne réunit, selon nous, l’ensemble des caractères sur 
lesquels est basé le genre Lithoglyphus, et ne présente 
même l'aspect général des espèces typiques de ce genre. 
Nous croyons donc qu’elles sont mieux placées dans des 
coupes génériques différentes. 


— 195 — 


12. TANGANYICIA RUFOFILOSA, Smith, (PI. IV, 
fig. 5, 5 a, 5 b). 


Lithoglyphus rufofilosus, Smith, Ann. a. Mag. nat. Hist. 
sér. V, vol. VI, p. 426, 1880. 


Coquille munie d’unelégère fente ombicale, globuleuse, 
ampullariiforme, à peu près lisse, assez solide et de colo- 
ration blanche, avec des linéoles spirales, espacées, grèles, 
roussâtres et peu apparentes, sous un épiderme très mince, 
peu visible, pelliculiforme et d’un jaune olivâtre très clair. 
Spire courte, terminée par un sommet luisant et assez 
pointu. Suture bien marquée. Tours de spire au nombre de 
5 4/2, s’accroissant assez rapidement, convexes et marqués 
de stries d’accroissements peu apparentes; dernier tour 
globuleux, développé, beaucoup plus grand que la spire 
et arrondi à la base. Ouverture assez grande, piriforme et 
d'un blanc laiteux, à l’intérieur. Péristome droit et d’un 
blanc de lait : bords réunis par un dépôt calleux assez 
épais et de même couleur ; bord columellaire un peu 
arqué, assez épais et se prolongeant, à l’extérieur, immé- 
diatement au-dessous de la région ombilicale et près de 
la base, en une sorte de petit lobe terne, blanchâtre et 
circonscrit par une arête anguleuse (1); bord basal rela- 
tivement épaissi; bord externe mince, corné et tranchant. 
— Opercule ovale, piriforme, assez mince, corné, d'un 
brun marron, subexcentrique, commençant par se déve- 
lopper en spirale et formant ensuite, autour de celte spire 
initiale, une petite zone à peu près concentrique : région 
nucléolaire légèrement concave, du côté externe. 


(4) Cette arête n’oceupe pas la même position que celle du La- 
cunopsis (Spekia) zonata, qui se prolonge jusque dans le voisi- 
nage immédiat du point d'insertion du bord externe. H. C. 


— 126 — 

Longueur totale de la coquille 42 millimètres, plus 
grand diamètre 10. Longueur de l'ouverture 9 millimètres, 
plus grande largeur 5 1/2. — Longueur de l’opercule 
(contracté par la dessiceation), 5 millimètres, plus grande 
largeur 2 4/2 (Coll. Crosse). 

Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 


43. TANGANYICIA ? NERITINOIDES, Smith. 


Lithoglyphus neritinoides, Smith, Ann. a. Mag. nat. Hist. 
Sér. V, vol. VE, p. 426, 1880. 


« Coquille imperforée, ovale, assez mince et lisse. Spire 
« courte, pourprée, blanchâtre au-dessous de la suture, 
« Tours de spire au nombre de 4 et convexes; dernier 
« tour grand, allongé( d’un blanc semi-pellucide, sous un 
« épiderme très mince et subolivâtre, et orné de lignes 
« transverses filiformes et roussâtres. Ouverture inverse- 
« ment piriforme, formant à peine les 5/6 de la longueur 
« totale. Bord externe mince. Columelle revêtue d’un 
« dépôt calleux large et très développé. » 

« Longueur totale de la coquille 6 4/2 millimètres, 
« plus grand diamètre 5. Longueur de l'ouverture 5 mil- 
« limètres, plus grande largeur 3 (E. A. Smith). » 

Hab. Lac Tangauyika (J. Thomson). 

Obs. Comme nous ne connaissons le Lithoglyphus ne- 
ritinoïides, Smith, que par la courte diagnose latine de 
l’auteur, ce n’est qu'avec doute que nous plaçons cette 
espèce dans notre genre Tanganyicia. Pourtant, ses prin- 
cipaux caractères, y compris son système de coloration, 
tendent à la rapprocher du T. rufofilosa. 


X. Genre LIMNOTROCHUS, Smith, 1880. 


Le genre Limnotrochus a été proposé par M. Edgar A. 


— 1927 — 
Smith, en 1880 (1), pour des formes particulières qu'il 
caractérise comme il suit : 

« Coquille trochiforme, ombiliquée, non épidermée, 
« munie de raies spirales. Dernier tour caréné, à sa par- 
« tie médiane. Ouverture non rayée, à l’intérieur. Bord 
«externe oblique, bord basal largement sinueux, bord 
« columellaire un peu réfléchi, réuni, par un’@épôt cal- 
« Jeux, à la partie supérieure du bord externe. —Opercule 
« corné, paucispiré (E. A. Smith). » 

Aucune des deux espèces, dont se compose actuellement 
la coupe générique Limnotrochus, n’ayant été figurée ni 
ne se trouvant entre nos mains, nous sommes forcé de 
nous borner à une simple traduction des diagnoses origi- 
nales de l’auteur Anglais, qui, du reste, ne nous dit rien 
des affinités de son nouveau genre. 


44. Limnorrocaus Tomsonr, E. A. Smith. 


Limnotrochus Thomsoni, Smith, Ann. a. Mag. nat. Hist. 
sér. V, vol. VI, p. 425, 1880. 


« Coquille assez solide, étroitement ombiliquée, tro- 
«chiforme, d’une coloration pourprée livide, marquée 
« de brun, blanchâtre à la base et à la suture. Tours de 
« spire au nombre de 7, plans, inclinés, largement cana- 
« liculés, à leur partie inférieure, et marqués, en dessus, 
« de 4 raies spirales granuleuses, dont la première et la 
« dernière sont plus grandes que les autres ; dernier tour 
«muni, à sa partie médiane, d’une carène fortement 
« prononcée et subaiguë, légèrement convexe au-dessous 
« de la partie médiane et sillonné d'environ 8 raies con- 
« centriques, plus on moins granuleuses. Ouverture sub- 


= 


= 


(4) Ann. à Mag. nat. Hist., sér, V, vol, VI, p. 425, 1880. 


— 128 — 


«quadrangulaire, pourprée, à l'intérieur, au-dessus de 
«la carène médiane, de coloration claire, en dessous. 
« Bord externe mince et oblique. Bord basal largement 
« sinueux. Columelle arquée, légèrement réfléchie, à la 
« partie supérieure, et réunie au bord externe par un dé- 
« pôt calleux. » 

« Longueur totale de la coquille 18 millimètres, plus 
.« grand diamètre 11 ; longueur de l'ouverture 7 1/2, plus 
« grande largeur 6 (E. A. Smith). » 

Hab. Lac Tanganyika (J, Thomson). 


45. Limxorrocaus Kirki, Smith (enrend.). 


Limnotrochus Kirkii, Smith, Ann, a. Mag. nat. Hist. 
sér. V, vol. VI, p. 426, 1880. 


« Coquille trochiforme, étroitement mais profondément 
« ombiliquée, et de coloration jaunâtre. Tours de spire 
«au nombre de 7 environ, légèrement concaves et ornés 
« de 6 à 7 raies granuleuses, dont l’inférieure est la plus 
grande; dernier tour fortement anguleux, à sa partie 
« médiane, et entouré de deux raies granuleuses, bien 
« prononcées, presque plan, à sa partie inférieure, con- 
«cave vers la carène et entouré de raies nombreuses, 
«iuégales entre elles, et parmi lesquelles celles qui sont 
« rapprochées de l’ombilic sont plus grandes que les au- 
«tres. Ouverture blanchâtre. Bord externe oblique et 
« légèrement incurvé. Bord basal largement et profondé- 
« ment sinueux ; bord columellaire légèrement épaissi et 
« réfléchi, réuni au bord externe par un dépôt calleux 
« assez épais. » 

« Longueur totale de la coquille 15 millimètres ; plus 
« grand diamètre 47 (E. À. Smith). » 

Hab. Lac Tanganyiha (E. Coode Hore). 


A 


2 


— 129 — 


XI. Genre PLIODON, Conrad {emend.), 1854. 


Le genre Pleiodon (melius Pliodon) a été proposé, en 
1854 (1), par Conrad, pour un Acéphalé d’eau douce nou- 
veau de l’Afrique Occidentale, le P. Macmurtriei. Ce 
genre est caractérisé par la présence d’une charnière 
sillonnée et comme crénelée par de nombreuses denticu- 
lations transverses. Seulement, cette crénelure originale 
présente certaines différences, d’une espèce à l’autre. 
Ainsi, chez le P. Macmurtriei, Conrad, la charnière est 
sillonnée de denticulations transverses, d’une extrémité à 
l'autre. Dans le P. Spekei, Woodward, au contraire, la 
série de denticulations transverses ne se manifeste que 
sur le côté postérieur, tandis que, du côté antérieur, la 
charnière ne présente qu'une simple dent lamelliforme, 
émoussée et comprimée. On remarque des variations 
analogues, parmi les espèces du genre Mutela ([ridina de 
Lamarck). Ainsi, par exemple, la charnière du M. exotica, 
Lamarck, est fortement crénelée, sur presque toute sa 
longueur, tandis que celle du M. elongata, Sowerby, 
permet à peine d’apercevoir quelques traces de crénula- 
tions, très obsolètes, du côté postérieur, et que celle du 
M. cœlestis, Lea, est entièrement lisse. {l faut donc en 
conclure que la charnière est sujette à de très nombreuses 
variations, dans la famille Africaine des Mutelidæ (2), et 
que, si l’on voulait distinguer génériquement toutes ces 


(1) Journ. Acad. nat, se. Philadelphia, vol. VIF, p. 178, 1834. 

(2) Le nom générique d’Iridina, Lamarck, ayant dû s’effacer 
devant celui de Mutela, Scopoli, qui est antérieur, nous pensons 
que ce changement entraine, comme conséquence, le remplace - 
ment de la Famille des Iridinidæ par celle des Mutelidæ. La dé- 
nomination d’Iridinidæ n’a plus de raison de subsister, du mo- 
ment où il n’y a plus de genre fridina. °C: 


— 150 — 


variations, on serait amené fatalement à faire presque 
autant de genres que d'espèces, ce qui réduirait beau- 
coup trop la valeur zoologique des coupes et ne serait 
nullement à souhaiter. 

Un naturaliste Français a cru devoir proposer, en 
1879, le nouveau genre Cameronia (1), pour le Pliodon 
Spekei, Woodward, en s'appuyant sur les caractères que 
nous venons d'exposer plus haut. Nous ne pensons pas 
qu'ils soient suffisants et nous croyons qu’il n’y a lieu 
d'attribuer à ce groupe, composé jusqu’à présent d’une 
espèce unique, qu’une valeur subgénérique. 


46. Priopon (CAMERONIA) SPEkEI, Woodward 
(emend.). 


Iridina (Pleiodon) Spekei, Woodward, Proc. Zool. Soc. 
London, p, 548, pl. XLVIL, fig. 2, 
1859. 
Pleiodon Spekei, Reeve, Conch. Iconica, 2, 1866. 
lridina Spekei, Clessin, in Chemnitz, ed. Küster, p. 252, 
pl. LXX, fig. 1, 4876. 
Cameronia Spekei, Bourguignat, Descr. div. esp. terr. et 
fluv., etc., p. 45, 1879. : 
Pleiodon Spekei, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p.350, 
1880. | 


Hab. Lac Tanganyika (Speke : E. Coode Hore). 

Obs. Le capitaine Speke a, le premier, recueilli cette 
belle espèce, qui porte son nom et dont le type appartient 
au British Museum de Londres. M. E. Coode Hore n’en 
a envoyé que deux valves dépareillées ; la nacre de l’une 
est du même rose saumon foncé que la forme typique, 


(1) Descr. div. esp. terr. et fluv. Moll., etc., par Bourguignat, 
p. 42, 1879. 


— 151 — 


mais celle de l’autre est blanche et, en même temps, chez 
cette dernière, la coquille est proportionnellement plus 
large, moins sinueuse au bord basal; ses crochets sont 
plus éloignés de l'extrémité antérieure et ses impressions 
musculaires moins profondes. Serait-ce une espèce dif- 
férente ? 


XII. Genre MUTELA, Scopoli, 1777. 


Ce genre, qui a été créé par Scopoli (1) en 1777, pour 
une coquille du Sénégal, le Mutel d’Adanson, a été pro- 
posé de nouveau, par Lamarck (2), en 1819, sous le nom 
d’Iridina, et très bien caractérisé. 


17. MutEeLaA exoTicA, Lamarck. 


Iridina exotica, Lamarck, An. s. vert. vol. VI (1"° partie), 
p. 89, 1819. 
—  Nilotica, Sowerby, Zool. Jour., vol. 1, p. 55, 
pl. Il, 1825. 
Mutela exotica, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 550, 
1880. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Bassin du 
Nil. 

Obs. M. E. Coode Hore n'a recueilli qu'une seule 
valve, d'environ 5 pouces anglais de long, de cette espèce, 
qui, ainsi que le fait observer avec raison M. Edgar 
A. Smith, n'avait pas encore été trouvée aussi loin au 
S., dans l’intérieur du continent Africain. 


{1} Introd. ad hist. nat., p. 397, 1777. 
(2) Ann. s. Vert., édit. [, vol. VI, part. 1, p. 88, 1819. 


— 132 — 


XIII. Genre SPATHA, Lea, 1838. 


La coupe des Spatha a été proposée, en 1838, par Lea (1), 
comme deuxième section subgénérique du genre Platiris, 
et assez médiocrement caractérisée, d’ailleurs, l’auteur 
s’étant borné à dire qu’elle renfermait des coquilles « ayant 
« le bord dorsal non crénelé ». Plus tard, divers auteurs, 
et particulièrement MM. Henry et Arthur Adams, dans 
leur Genera (2), l'ont adoptée comme coupe générique, 
renfermant un groupe d'espèces Africaines, caractérisées 
par leur coquille arrondie, ovale, épaisse, recouverte d'un 
épiderme d’un brun rougeâtre, et par leur bord cardinal 
arqué et lisse. Elle compte un représentant dans la Faune 
du Tanganyika. e 


18. SPATHA TANGANYICENSIS, Smith. 


Spatha Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 550, pl. XXXI, fig. 8, 82, 1880. 


Coquille transverse, irrégulièrement elliptique, un peu 
ailée, très inéquilatérale, fortement baillante, à l’extré- 
mité antérieure, et beaucoup moins, à l'extrémité oppo- 
sée, sillonnée concentriquement. Epiderme d’un brun 
olivâtre, marqué de lignes très fines, serrées, rayonnantes 
et d’un vert olive foncé. Charnière munie, sur chaque 
valve, d’une simple dent lamelleuse, se prolongeant de- 
puis le crochet jusqu’à peu de distance de la terminaison 
du bord dorsal. Côté antérieur de la ligne cardinale ré- 
gulièrement courbé, formant un angle avec la partie la 


(1) Trans. Philad. Soc. (New. ser.), VI, part. I, et Obs. on the 
gen. Unio, vol. II, p. 118 et 141, 1838. 
(2) Genera of Shells, vol. II, p. 507, 1858. 


— 135 — 


plus étroite du bord dorsal; côté postérieur légèrement 
acuminé à son extrémité. Nacre à tons irisés, dans les- 
quels pourtant prédomine le pourpre rosé vif. La nacre 
des individus jeunes tourne plutôt au bleuâtre. 

Longueur totale de la coquille 45 millimètres, lar- 
geur 90, diamètre 15. 

Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 

Obs. La forme des individus jeunes est très différente 
de celle des adultes, ainsi que l'a constaté M. Edgar A. 
Smith, el nous avons pu reconnaître l’exactitude de son 
observation, sur un individu jeune, qui fait partie de 
notre collection. Ils ont l'extrémité postérieure de la co- 
quille rostrée et recourbée en haut (4), comme certaines 
espèces de Leda ou de Yoldia {Le L. Patagonica, Orbigny, 
ou le YŸ. limatula, Say, par exemple), mais cette forme se 
modifie, au fur et à mesure du développement ultérieur 
de la coquille et le prolongement aliforme s’accroit. 


XIV. Genre UNIO, Retzius, 1788. 


19. Unio Nicoricus, Cailliaud. 


Unio Niloticus, Cailliaud, Voy. Meroë, vol. IE, pl. zxt, 
fig. 8,9. 
—  Parreyssii, Bush, in Philippi, Abbild. vol. HE, 
p. 81, pl. v, fig. 6, 1851. 
—  Niloticus, E. A. Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 55, 1880. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 

Obs. M. Edgar A. Smith a rapporté à cette espèce, 
commune dans le bassin du Nil, quelques-uns des Unio 
du Tanganyika recueillis par M. E. Coode Hore. D’après 


(4) Proc. Zool. Soc. London, pl. xxxi1, fig. 8 a, 1880. 


— 154 — 


l’auteur Anglais, cette forme est sujette à des variations 
considérables : plusieurs individus présentent une angu- 
lation beaucoup plus caractérisée, à leur extrémité posté- 
rieure, et ont une incurvation du bord inférieur diffé- 
rente. La coloration de la nacre est également variable. 
Le plus souvent, elle est blanchâtre, avec des teintes de 
bleu rosé ; parfois, elle est d’un beau rose saumon. 


20. Unio TANGANYICENSIS, Smith. 


Unio Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 


= 
AR 


p.55, pl. xxxi, fig. 9,94, 1890, 


« Coquille petite, de forme ovale, acuminée posté- 
rieurement, assez épaisse, striée concentriquement, et 
plus ou moins ridée, dans la région antérieure ou de 
la lunule. Coloration d’un jaune paille, avec des radia- 
tions fines, serrées et d’un vert clair. Côté antérieur 
régulièrement incurvé, formant un angle obtus avec la 
ligne dorsale; bord ventral également très arqué, fai- 
blement sinueux postérieurement, à l'endroit où les 
valves prennent une forme acuminée. Crochets légè- 
rement ridés, au sommet, et nacrés. Valves présentant 
antérieurement une lunule étroitement délimitée et 
une légère dépression sur le côté postérieur. Charnière 
composée de dents munies de stries. Impressions mus- 
culaires irrégulièrement arrondies. Nacre habituelle- 
ment d’un jaune hépatique tournant au pourpré, quel- 
quefois blanchâtre avec des rayures indistinctes d’un 
rose foncé, plus rarement d’un rose saumon. » 

« Longueur totale de ia coquille 47 millimètres, lar- 
geur 24, diamètre 11 (E. A. Smith). » 

Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 

Obs. Jolie espèce, remarquable par les fines lignes 


— 155 — 


rayonnantes et de coloration verte de la surface externe 
de ses valves. Les rides du côté antérieur tendent à deve- 
nir un peu granuleuses. 


21. Unio Horei, Smith. 


Unio Horei, Smith, Ann, a. Mag. nat. Hist. Sér. Vs 
vol. VI, p. 429, 1880. 


« Coquille oblongne, subrhomboïdale, un peu plus 
« large, du côté postérieur, inéquilatérale, assez mince, 
« nacrée, revêtue d’un épiderme mince et d’un jaune 
« olivâtre, striée concentriquement, au-dessus des cro- 
« chels, et plissée, de chaque côté, près du bord dorsal et 
« dans une direction rayonnante. Bord dorsal assez 
« droit; bord antérieur largement recourbé; bord posté- 
« rieur oblique et peu-arqué; bord ventral légèrement 
« recourbé. Face interne blanche et nacrée. Dents anté- 
« rieures et postérieures lamelliformes. Cicatrices mus- 
« culaires peu profondes; lantérieure est plus profondé- 
« ment marquée et de forme quadrangulaire. » 

« Longueur lotale de la coquille 16 1/2 millimètres, 
« largeur 25, diamètre 9 1/2 (E. A. Smith). » 

Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 


22. Unio THomsonr, Smith. 


Unio Thomsoni, Smith, Ann. a. Mag. nat. Hist., Sér. V 
vol. VI, p. 450, 1880. 


» 


« Coquille ovale, un peu acuminée en arrière, inéqui- 
« latérale, jaunâtre ou rosâtre, obscurément rayonnée 
« de rose sale, recouverte d’un épiderme mince et oli- 
« vâtre, striée concentriquement, munie, de chaque 
« côté, près du bord dorsal, de rides granuleuses, rayon- 


— 156 — 
nantes et bien distinctes. Bord dorsal incliné en ar- 
rière, descendant “en avant d'une façon légèrement 
sinueuse ; bord ventral fortement arqué, à peine sinueux 
en arrière. Crochets petits, assez pointus, élégamment 
ridés, placés à peu près aux 2/7 de la longueur totale. 
Dents cardinales petites, irrégulièrement bifides ou 
tripartites, rugueuses ou striées; dents postérieures 
minces. Face interne d’un blanc bleuâtre, rayonné de 
rose, ou d’un brun pourpré. 
« Longueur totale de la coquille 45 millimètres, lar- 
geur 21, diamètre 10 (E. A. Smith). » 
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 


25. Unio Burtont, Woodward. 


Unio Burtoni, Woodward, Proc. Zool. Soc. London, 


p. 549, pl. xLvIr, fig. 1, 1859. 


Hab. Lac Tanganyika (Speke). 
Obs. Cette espèce, de petite taille, comme les trois 


précédentes, est ovale, assez mince, atténuée à sa partie 
postérieure et d’un jaune olivâtre clair, sur lequel se des- 
sinent de nombreuses linéoles foncées et divariquées. 
Les crochets sont petits, non érodés et pointus. Les dents 
cardinales sont peu saillantes, la dent antérieure est 
étroite et la dent postérieure lamelleuse. 


XV. Genre ÆTHERIA, Lamarck, 1808. 


ÆTHERIA ELLIPTICA, Lamarck. 


Ætheria elliptica, Lamarck, Ann. Muséum, vol. X, p. 401, 


pl. xxxi, fig. 1, 1808. 


Æitheria elliptica, E. A. Smith, Proc. Zool. Soc. London, 


p. 352, 4880. 


— 1357 — 
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 
Obs. Un seul individu, vieux et mort, fait partie de la 
collection envoyée par M. E. Coode Hore. 


IT. 


On voit, par le Catalogue qui précède, que, dans l’état 
actuel des connaissances, la Faune malacologique fluvia- 
tile du lac Tanganyika se compose de 24 espèces, réparties 
dans 15 genres, savoir : 4 Planorbis (P. Sudanicus) ; 
4 Physa (P. sp.) ; À Ampullaria (A. ovata); À Neothauma 
(N. Tanganyicense) ; 4 Melania (M. nassa, M. admirabilis, 
M. Tanganyicensis, M. Horei); À Tiphobia (T. Horei); 
4 Syrnolopsis (S. lacustris); 1 Lacunopsis (L. (Spekia) 
zonata); 2 Tanganyicia (T. rufofilosa, T. neritinoides) ; 
2 Limnotrochus (L. Thomsoni, L. Kirki) ; 1 Pliodon (P. 
(Cameronia) Spekei) ; À Mutela (M. exotica) ; 4 Spatha 
(S. Tanganyicensis); 5 Unio {U. Niloticus, U. Tanganyi- 
censis, U. Horei, U. Thomsoni, U. Burtoni) ; 4 Ætheria 
(Æ. elliptica). 

Parmi ces espèces, 5 seulement ont été signalées ailleurs : 
elles appartiennent au bassin du Haut-Nil, dont, pourtant, 
aucun affluent ne parait communiquer, directement, avec 
le lac Tanganyika, au moins à l’époque actuelle : ce sont 
les Planorbis Sudanicus, Ampullaria ovata, Mutela exotica, 
Unio Niloticus et Ætheria elliptica. 

Les 19 autres semblent être localisées dans le bassin du 
lac Tanganyika : elles comprennent 4 genres tout à fait 
particuliers et d'un grand intérêt, au point de vue mala- 
cologique (Neothauma, Tiphobia, Syrnolopsis et Tanga- 
nyicia), plus 2 sections subgénériques dont on ne connaît 
pas non plus de représentants ailleurs (Spekia, section 
du genre Lacunopsis, et Cameronia, section du genre 


10 


— 158 — 
Pliodon). Ces espèces sont généralement remarquables 
par l’étrangeté de leurs formes, et quelques-unes d’entre 
elles ne ressemblent absolument à rien de ce que l’on 
connaît. 

Ces résultats, tout intéressants qu'ils sont, ne peuvent 
être considérés que comme un premier aperçu de la Faune 
malacologique fluviatile du Tanganyika, car, en définitive, 
les recherches de M. E. Coode Hore se sont bornées aux 
environs d'Ujiji; celles de M. J. Thomson, à l’extrémité 
méridionale et à une partie de la rive occidentale du lac; 
celles de M. Burton, à quelques points isolés. On peut donc 
espérer que des recherches ultérieures, effectuées sur une 
étendue plus considérable et avec des moyens d'action 
plus puissants, nous feront connaître bien d’autres nou- 
veaulés encore. 

Les documents que l’on possède, jusqu'ici, sur la Faune 
malacologique terrestre des bords du Tanganyika, ne 
sont pas très importants. Voici la liste des espèces actuel- 
lement connues : 


1. Ennea lata, Smith, n. sp. (1). 

2. —  Ujiiensis, Smith, n. sp. (2). 

8. — — 9 — Recueilli en trop mauvais état 
pour pouvoir être déterminé 
autrement que génériquement. 

4. Limicolaria Nilotica, Pfeiffer. 

5 — Mariensiana, Smith, n. sp. (5). 

6. — reclistrigata, Smith, n. sp. (4). 

7. Achatina Kirki, Smith, n. sp. (5). 

(4) Proc. Zool. Soc. London, p. 347, pl. xxx1, fig. 4, 4 a, 1880. 

(2) Proc. Zool. Soc. Eondon, p. 347, pl. xxx1. fig. 5, 1880. 

(3) Proc. Zool. Soc. London, p. 345, pl. xxx1, fig. 1, 1 a, 1880. 

( 


4) Proc. Zool. Soc. London, p. 346, pl. xxx, fig. 2, 1880. 
5) Ann. a. Mag. nat. Hist., sér. V, vol. VI, p. 428, 1880. 


— 139 — 
8. Perideris — ? — Individu jeune : peu détermi- 
nable. 
9. Buliminus pytchaxis, Smith, n. sp. (1). 
10. Subulina solidiuscula, Smith, n. sp. (2). 
LE —  lenta, Smith, n. sp. (3). 


De toutes ces espèces, le Limicolaria Nilotica est la seule 
qui appartienne au bassin du Nil. Les autres sont spé- 
ciales. Nous ferons observer que l’Achatina Kirki, grande 
espèce blanche, à test granuleux devenant plus lisse à la 
partie inférieure du dernier tour, se rencontre commu- 
nément sur toute la route, depuis Zanzibar et Bagamoyo 
jusqu'au Tanganyika. L’A. Marioni, Ancey, publié récem- 
ment dans « Le Naturaliste » (Année Il, p. 414, 1881), 
nous paraît constituer, très probablement, un double em- 
ploi de l'A. Kirki, et devoir tomber en synonymie. Le Limi- 
colaria rectistrigata est remarquable par les bandes bru- 
nes, minces et presque droites, qui remplaçent, dans celte 
espèce, les zigzags et les fulgurations qui constituent le 
système d’ornementation de la plupart de ses congénères. 
Les terrains qui entourent le Tanganyika sont d'origine 
ignée. H. C. 


Troisième Supplément à la Monographie 


des Succinées françaises, 


Par LE D' Auc. BaAupon. 


J'ignore si ce troisième Supplément sera le dernier. 
Les recherches de plusieurs conchyliologistes font pres- 


(1) Proc. Zool. Soc. London, p. 346, pl. xxx1, fig. 3, 1880. 
(2) Ann. a. Mag. nat. Hist., sér. V, vol. VI, p. 428, 1880. 
(3) Ann. a. Mag. nat. Hisi., sér. V, vol. VI, p. 428, 1880. 


— 140 — 


sentir que la liste de nos Succinées n’est pas close. Bien 
des régions sont encore inexplorées et montreront pro- 
bablement des espèces ou des variétés inédites. 

Cependant, avant de créer un type, il faut user d’une 
prudente réserve, car, plus on multiplie les observations, 
plus on s'aperçoit que beaucoup de caractères, excellents 
en apparence, sont le résultat d'actions locales. Tout 
d'abord, on a de la tendance à considérer comme nou- 
velle une forme insolite, mais, en étudiant davantage un 
grand nombre d'individus de diverses régions, l'illusion 
disparaît. L’on ne saurait trop insister sur la vérité de 
cette grande loi de l'influence des milieux sur l'organisme 
des êtres vivants. 

Il est prouvé, chaque jour, que l’animal, et surtout son 
enveloppe, ne sont pas constamment semblables, chez une 
même espèce. Les exemples abondent. La S. putris du 
Nord, de VEst, ressemble-t-elle parfaitement à celle du 
Sud-Ouest, où déjà elle varie d’une façon si remarquable ? 
Cette mème Succinée ne diffère-t-elle pas aussi en Angle- 
terre ? 

M. Hazay, de Budapest, m’adressa une grande série 
des Ambreites amphibies hongroises. Assurément, ces 
magnifiques spécimens s’'éloignent des nôtres. Serait-il 
rationnel pour cela de les en séparer? Malgré leur dis- 
semblance, on reconnaît la S. putris 

A la S. Pfeifferi ne se rattache-t-il pas de nombreuses 
variétés intermédiaires entre elles et S. elegans, ce qui 
engage même cerlains auteurs à les fondre en une seule 
forme ? Il en est ainsi de presque toutes les Succinées 
d'Europe. 

J'en dis autant de la coloration qui, suivant moi, ne 
peut constituer un caractère. 

La S. arenaria du Boulonnais me fut envoyée par 


— 14 — 


Bouchard. Ses propres types ont servi à ma description et 
à sa figure. En la comparant avec celle de Biarritz, je 
trouve des animaux et une coquille rigoureusement iden- 
tiques. La nuance seule est beaucoup plus vive dans les 
Basses-Pyrénées. Ici, il n’y a aucune altération des con- 
tours, mais seulement des tons rougeûtres plus vigoureux 
et des stries mieux indiquées. 

Sur divers points de la Gironde, elle est mince, sub- 
transparente, striée faiblement. Afin de mieux constater 
les rapports, j'ai réuni ces Succinées auprès de celles dé 
Bouchard, sans qu'il me fût possible d'apercevoir un 
signe distinctif, J'ai constamment pratiqué cette méthode 
sur d’autres Ambrettes, en prenant toujours pour terme 
de comparaison le type adressé par les auteurs. 

Ce court Mémoire renfermera principalement des notes 
complémentaires ou rectificatives de tout ce qui précède. 


Mouy (Oise), 8 mars 1881. 


AUG. BAUDON. 


[. 


5. S. puTris, Linné, var. hians, Baudon (PI. V, 
fig. 1). 


Dans les diverses localités marécageuses ‘avoisinant 
Bayonne, au milieu desquelles pullule la S. patris, et 
même sur quelques points des rivages de la Manche, on 
rencontre une variété peu commune, à laquelle je donne 
le nom de hians, à cause de la grande dilatation de son 
ouverture. Elle vit principalement à Dax, à Saint-Etienne 
(Basses -Pyrénées), et près du Tréport (Seine-Inférieure). 

L'animal gros, trapu, légèrement transparent, jaune 
pâle à peine rosé en avant, représente celui de S. putris. 


— 142 — 


Des taches pulviformes roussâtres sont irrégulièrement 
éparses sur le cou. Elles manquent dans le jeune âge et 
n'apparaissent que plus tard. 

Le tèt ventru, convexe, jaune pâle, mince, brillant, 
transparent, laisse voir les viscères. Les arborisations vas- 
culaires sont nettement dessinées et les intestins montrent 
en partie leur direction. 

La spire est excessivement courte. 

L'ouverture, très vaste, comprend au moins les 4/5 de 
la hauteur. — Hauteur, 11 millimètres, largeur 5 1/2 
à 6. 

Les jeunes individus sont translucides et l’ouverture est 
encore plus élargie. 

Cette variété, adulte, ressemble à la var. olivula exces- 
sivement dilatée. 


IL. 


De la S. Bauponi, Drouêt (pl. V, fig. 2), et de la 
$. acrambleia, Mabille. 


En 1852, Drouët appela S. Baudoni une jeune Succinée 
qu'il décrivit, en 1854, dans le Catalogue des Mollusques 
de la France continentale. 

En 48692, l'ayant recueillie à l’état adulte, je la regar- 
dai comme une variété de S. Pfeifferi et je la nommai : 
var. aperta. 

En 1870, J. Mabille (ilalac. du Bassin Parisien) sup- 
prima avec raison l’épithète aperta, que portait déjà une 
autre Succinée, et créa S. acrambleia. 

Seulement, cette dernière n’est qu’une $S. Baudoni ar- 
rivée à son développement complet et la dénomination 
donnée par Drouël doit seule subsister, par droit de 
priorité. 


— 145 — 


La plupart des conchyliologistes m'ont communiqué, 
sous le nom de S. Baudoni, le bas-âge de S. putris. Je 
partageai longtemps cette erreur, tout en exprimant cons- 
tamment des doutes. Désireux de trancher définitivement 
la question, j'envoyai de nouveau à Drouët de jeunes 
S. putris et de jeunes S. acrambleia. Il fut complètement 
de mon avis et sa réponse confirma mon opinion. 

« La S. Baudoni, m’écrit-il, a été établie sur des sujets 
« non adultes et, selon toute vraisemblance, comme vous 
« le supposez, de S. acrambleia. Dans tous les cas, les 
« spécimens que vous me soumettez concordent parfaite- 
« ment avec la courte diagnose de mon énuméralion. » 

Il en résulte que la synonymie doit être établie de cette 
façon : 

4852. S. Baudoni, Drouët. 

1862. S. Pfeifferi, var. aperta, Baudon. 

1870. S. acrambleia, Mabille. 

Ayant été à mème d'observer, pendant l'automne de 
1880, de nombreuses S. Baudoni dans plusieurs localités 
et de les étudier sur place, à diverses reprises, je puis 
donner sur elles d’amples détails. 

Les jeunes individus ont une teinte grisâtre. Une 
bande brune médiane sépare en deux parties symétriques 
le cou, qui porte en outre, de chaque côté, des taches pul- 
viformes. Plus tard, elles se multiplient, se joignent, et 
forment des bandes continues, accompagnées de sillons 
noirs étroits. Parvenu à l’âge adulte, l’animal, plus foncé 
antérieurement, paraît brun clair, par transparence. L’en- 
veloppe cutanée se couvre, suriout en avant, de petits 
tubercules bruns, brillants. Latéralement et en arrière, 
ce sont des éminences molles, écariées, s’effaçant insen- 
siblement. Sur les côtés, il y a des bandes longitudinales 
formées par des poncticulations microscopiques et abou- 


— 144 — 


tissant à la marge. La sole reste pâle. Les tentacules, 
courts, massifs, aux premières époques de la vie, s’allon- 
gent, s’effilent, à mesure que grandit l'animal. Les yeux 
paraissent très gros et leur dimension n’augmente guère 
ultérieurement. 


‘ 


Les petites Succinées sécrètent un mucus plus visqueux 
et plus abondant que les adultes. Le foie noir, violacé, 
rougeâtre, est marbré de blanc. 

Mâchoire cornéo-membraneuse, faible, ayant à peine 
un demi-millimètre, épaissie, au bord libre; rostre court, 
terminé par une pointe subaiguë, roux foncé ; branches 
latérales minces, avec quelques points opaques. Je n’ai pu 
apercevoir de stries. Plaque d’insertion avec traces d’apo- 
physes latérales. 

Après l’éclosion, la coquille est entièrement globuleuse, 
comme celle de S. putris ; mais déjà, à sa naissance, l’on 
remarque une coloration jaune intense et une solidité 
qui n’existe pas chez l’autre. En s'accroissant, le têt s’é- 
lève, devient subopaque, luisant. L’on observe souvent 
sur l’adulte une coloration rougeâtre de la columelle et de 
la callosité. Les dimensions varient. Tantôt elle reste 
petite et à spire courte, tantôt la taille atteint des pro- 
portions presque doubles et les tours s’allongent. Alors, 
l'ouverture est moins large. Malgré ces variations, qui 
peuvent se présenter au même endroit d’une localité, la 
coquille ne perd rien de ses caractères spécifiques. Sur la 
S. Baudoni, comme chez ses congénères, l’on recontre des 
nuances intermédiaires fréquentes. 

La structure de l’épiphragme concorde avec ses habi- 
tudes. La S. Baudoni vit presque constamment sur les 
roseaux entourés d’eau et doit donc y être retenue fer- 
mement, afin d'éviter de fréquentes immersions. Aussi, 
l'épiphragme est-il épais, élastique, soudé au pourtoûr 


US — 


de l'ouverture par un épaississement filiforme. Cette toile 
s'étend sur les végétaux dont elle reproduit l'empreinte 
dans les plus petits détails, mais adhérence est surtout 
énergique, à la circonférence, et souvent l’on briserait la 
coquille plutôt que de l'enlever. La plus grande étendue 
n’est qu'appliquée solidement. Lorsque l'animal veut 
sortir, il humecte l’épiphragme, qui reste entièrement 
collé sur les corps auxquels il était fixé. 

Pendant les inondations, les courants entraînent les 
roseaux dont la Succinée ne se sépare pas. Le vent a beau 
les courber, les secouer violemment, elle s’y tient immo- 
bile. Si par hasard elle tombe, elle surnage et de légers 
mouvements suffisent ensuite pour la rapprocher des 
plantes auxquelles elle s'accroche. 

Cette espèce ne quitte pas le bord des élangs et des 
larges fossés situés au milieu des prairies. Il est rare de 
la rencontrer en dehors des rives. Elle est plus hydro- 
phile que S. Pfeifferi, car elle choisit ordinairement pour 
demeure les tiges d'Arundo phragmites, qui sont entiè- 
rement entourées d’eau et dont elle ronge les parties les 
plus superficielles. Je l’ai trouvée, à la fin de l'automne, 
sous des feuilles sèches à demi roulées de cette plante. Elle 
est lente dans ses mouvements, timide, vit presque tou- 
jours par petits groupes, s’écarte à peine du liew de sa nais- 
sance et supporte parfaitement les premières gelées. C’est 
principalement à la fin de septembre et en octobre qu’il est 
aisé de la découvrir. A cette saison, j'ai trouvé, sur une 
S. Baudoni qui avait atteint des dimensions gigantesques, 
par rapport à l'espèce, un Leucochloridium, dont je vais 
donner la description. L'animal et sa coquille avaient ac- 
quis des proportions insolites, parce qu’il logeait ur 
hôte qui l’obligeait à grossir malgré lui, afin de lui faire 
place. Cet exemplaire exceptionnel portait une mâchoire 


— 146 — 


semblable à celle du type et la spire était bien plus al- 
longée que d'ordinaire. 

Le parasite dont il est question occupait ie tentacule 
gauche. Il ressemble au L. paradoxum par son mode 
d'habitation et paraît avoir des habitudes conformes, mais 
les caractères diffèrent. Ainsi, d’un filament très ténu 
d’abord et augmentant progressivement, logé dans le 
foie, sort un gros sac allongé, de 45 millimètres, mou, 
blanchâtre, divisé par des segments très écartés qu’indique 
à peine une saillie circulaire effacée, et portant latérale- 
ment des tubercules peu proéminents. Ils sont marqués 
par un point roussâtre, situé à leur sommet. Les lignes 
de démarcation des segments deviennent plus apparentes 
quand l'animal est exposé à l'air pendant quelques mi- 
nutes. Le sac contient une quantité de cercaires, puis il 
se rétrécit et se termine par une sorte de renflement 
entouré de taches régulières, isolées, de raies d’un brun 
clair disposées symétriquement. Enfin, l'extrémité anté- 
rieure brune, subaiguë, montre au centre deux éminences 
saillantes, séparées par un enfoncement. D’après le dessin 
exécuté sur nature, on croirait voir un scolex de Tænia, 
parce que je l'ai figuré pendant le mouvement de ré- 
traction. 

En présence de ce parasite, que je rencontrais pour la 
première fois, je mempressai d'envoyer au savant C. Vogt 
description et dessin. Ce Leucochloridiam lui est inconnu. 
Il pense avec raison qu'il faudrait rassembler un certain 
nombre d'observations avant d’être fixé. N'ayant à ma 
disposition que cet unique individu, il m'est impossible 
de fournir de plus amples détails. Je n'hésite pas cepen- 
dant à le signaler, et, si de nouvelles études pouvaient an- 
toriser la création d’une espèce, je lui donnerais le nom 
de Leucochloridium Vogtianum (PI. V, fig. 5). 


— 147 — 


Si chaque type de Succinée nourrissait un parasite 
spécial, le fait serait curieux, mais c'est une conjecture 
que des découvertes ultérieures peuvent seules confirmer. 
Les espèces d’Ambrettes les plus hydrophyles m'ont seules, 
jusqu'ici, présenté des parasites. S. arenaria, S. humilis, 
S. oblonga, souvent éloignées des fossés ou cours d’eau, 
ne m'ont jamais offert de Leucochloridium. Ceci peut s’ex- 
pliquer jusqu’à un certain point, mais je ne nie pas, du 
reste, qu’elles ne puissent en renfermer. 


LIT. 


S. Preirreri, Rossmässler, var. punctalissima, Baudon 
(PI. V, fig. 5). 


Cette Succinée sera décrite minutieusement, car elle est 
fort remarquable. Néanmoins, comme elle ne présente au- 
cun caractère primordial, je préfère la ranger parmi les 
nombreuses variations de $. Pfeifferi, avec laquelle ses rap- 
portssont accentués, plutôt que de créer uneespèce n’offrant 
pas des signes positifs. Ainsi, la coquille rappelle les pius 
petites variétés de S. putris. Elle se rapproche davantage 
de S. parvula et, tout à la fois, de S. Pfeifferi. Les deux 
premières ont une mâchoire tellement caractéristique que 
la confusion est impossible. Au contraire, cet organe est 
analogue à celui de S. Pfeifferi, quoique bien moins 
strié. 

L'animal seul diffère des espèces précitées par la pré- 
sence d'innombrables poncticulations. 

Cette particularité a lieu chez quelques Succinées. S. 
arenaria porte plutôt des mouchetures. Des variétés de 
S. Pfeifferi sont fréquemment piquetées. Ici, non seule- 
ment la surface cutanée est couverte de ces petits points, 
mais tous les organes le sont également. 


— 1418 — 


Elle abonde dans la Nièvre, aux environs de Saint- 
Saulge où M. Brevière la découvrit. M. Delaunay me 
l'adressa de Cherbourg, parfaitement semblabie à celle-ci. 

Animal à peine roussâtre ou grisätre, subtransparent, 
portant des tubercules saillants, formés par des amas de 
poncticulations noires, drues, serrées, très en relief au 
mufle, simulant sur le cou, par leur rapprochement, des 
fascies continus. 

Latéralement, la peau, moins rugueuse, est ornée de 
bandes verticales qui, en s'élargissant, viennent aboutir à 
une marge linéaire brun foncé et s’effaçent au fur et à 
mesure qu'elles approchent de la queue. Souvent elles 
sont coupées par des lignes transversales de même teinte, 
qui forment un réseau assez régulier. Outre ces taches 
qui figurent des dessins sur les diverses régions du corps, 
la surface entière, comme je l'ai dit plus haut, et les or- 
ganes internes sont criblés de points microscopiques peu 
espacés. Tentacules supérieurs très larges à la base, courts, 
terminés par un gros bouton arrondi, bruns. OEil petit, 
externe. Tentacules inférieurs très courts, presque tuber- 
culeux. Sole gris tendre, plus intense vers ses limites. 

Mächoire jaune d’ambre, souple, cornéo-membraneuse, 
plus épaisse aux extrémités, au milieu et au bord libre 
qui sont brunâtres. Rostre subaigu, strié. Les branches 
ont également des stries, visibles seulement à l’aide d’une 
forte loupe, et traversées par d’autres, plus fines encore, 
mais appréciables. La plaque d’enchâssement est épaissie 
par des apophyses montantes, unies en haut en se recour- 
bant. 

Coquille allongée, oblique, assez ventrue, convexe, 
solide, subtransparente, brillante, striée inégalement, 
d’un beau jaune ambré; spire légèrement tordue, arron- 
die au pourtour, un peu rosée, plus ou moins élevée; 


— 149 — 


suture superficielle; trois tours dont le dernier compose 
la majeure partie du tèt; ouverture oblique, ovale, très 
allongé, plus ou moins rétrécie antérieurement, plus large 
à la partie moyenne, à peine aiguë en arrière, compre- 
nant au moins les 2/5 de la longueur totale. Columelle 
blanchâtre, étroite, assez longue, légèrement concave, 
n’alteignant pas la base de la coquille. — Hauteur, 10 à 
#2 millimètres. Largeur, 6 millimètres. 

L’ou voit par cette description qu’il n’y a aucun carac- 
tère marquant. 

Localités. — M. Brevière la trouve abondamment sur 
les bords de la Canne, à Saint-Saulge ; —le long des parois 
d'un aqueduc : à cet endroit, elle est petite et ventrue ; — 
à Fussy, dans les prairies, aux environs de Saint-Saulge, 
elle vit par groupes nombreux ; elle se tient, au printemps, 
sur les bords des rigoles, séjourne même sur le fond hu- 
mide, se laisse mouiller et disparaît quand la sécheresse 
est complète. Jamais M. Brevière ne la vit grimper sur les 
plantes. On pourrait citer une multitude de localités de la 
Nièvre, puisque cette Succinée y est fort répandue. 

M. Delaunay l'a recueillie près de Cherbourg, à 5 kilo- 
mètres de la mer (vallée de Quincampoix, au milieu de 
laquelle coule la Divette). Son habitat paraît être restreint. 
Le long de la route qui serpente dans la vallée, se trouvent, 
au pied de pentes très rapides, des rochers couverts de 
mousses, que vient baigner l’eau vive découlant des terres 
qu’ils soutiennent. C’est principalement à cet endroit 
qu'elle demeure. ù 

Les individus des Côtes-du-Nord sont semblables à cc x 
du département de la Nièvre, surtout à ceux qui vivent 
sur les bords de la Nièvre, à Guérigny. 


— 150 — 


IV. 
S. DEBILIS, C. Pfeiffer. 


M. F. Bérillon a eu l’obligeance de me confier sa riche 
collection des Succinées du Sud-Ouest, et il m’a été permis 
d'étudier largement la S. debilis. Plusieurs conchyliolo- 
gistes la considèrent comme variété de S. elegans. Je ne 
partage pas cette opinion, qu’ils modifieraient, j'en suis 
certain, s'ils avaient vu des séries étendues. 

La coquille de S. elegans est généralement grande, 
solide ; la spire éprouve de la torsion et s’élance avec lé- 
gèreté. Les tours sont un peu étroits, effilés. Une suture 
très oblique les sépare. Stries fines, irrégulières. La S. 
debilis reste toujours petite, mince, fragile. La spire se 
compose de tours excessivement courts, convexes, séparés 
par une fine suture, à faible obliquité. Des plis ou costules, 
espacés régulièrement, remplacent les stries. 

Outre ces caractères, dont la valeur est incontestable, 
les animaux ont une différence marquée. 

M. Morelet me communiqua la S. debilis. Elle était 
conforme à la description de Pfeiffer ; et toutes celles du 
Sud-Ouest et des autres contrées que je lui comparai of- 
fraient une similitude complète. Celle du Morbihan est, 
en général, plus allongée et évasée antérieurement. 

Le nom de debilis a été donné par M. Morelet, et Pfeiffer 
décrivit l'espèce. M. Morelet me dit, à ce sujet: « Je n’ai 
« jamais décrit cette coquille. Il y a 20 ans environ que 
« je donnai à Cuming, sous le nom de debilis, une Am- 
« brette que j'ai recueillie en Algérie. C’est dans la col- 
« lection de cet amateur que Pfeiffer la vit et la dé- 
« crivit. » 


— 151 — 


V. 
S. OBLONGA, Draparnaud. 


D’après de nouvelles observations faites sur l’animal, 
la mâchoire et la coquille, surtout, il m’est démontré que 
S. Lutetiana est une variété, non pas de $S. humilis, mais 
bien de $S. oblonga. Elle n’en diffère que par une spire 
moins élancée et par le dernier tour plus ventru. Avec un 
certain nombre d'individus, l'on saisira facilement les 
rapports qui unissent ces deux formes. Les uns sont 
étroits, effilés ; d’autres, surbaissés, ont de l'ampleur, et 
ces nuances se rencontrent parmi les habitants d’une 
mème localité. 

Je reçus de M. l'abbé Dupuy une singulière variété de 
l'étang de Cazeaux. C’est l’exagération de la var. acuta, 
Drouët (PI. V, fig. 4). Elle a plus d’étroitesse encore et 
s'allonge en tarière. 


VE: 


Telles sont les espèces et les variétés qu'il m'a été 
donné d'étudier. La description, les figures ont été faites 
presque toutes sur les types que les auteurs ont bien voulu 
me communiquer et ne laissent, par conséquent, aucun 
doute. Je ne crois pas que l’on puisse rien fournir de plus 
certain ni de plus authentique. Je termine par le tableau 
des Suecinées françaises publié dans cette Monographie. 


TYPES : 


4° S. putris (1), Linné. 


2° S. Pascali, Baudon. 
3° S. parvula, Pascal. 
4 $S. Baudoni, Drouët. | 


5 S. Pfeifferi (2), Ros- 
mässler. 


6° S. contortula, Bau- 
don. 


7° S. elegans (3), Risso. 


8° S. debilis, C. Pfeif- | 
fer. | 

9. S. stagnalis (4), Gas- 
sies. 


— 152 — 


VARIÉTÉS : 


*. subglobosa, L. Pascal. 


Drouetia, Moquin-Tandon. 
Charpeniieri, Dumontet Mortillet. 
hians, Baudon. 

Charpyi, Baudon. 

Ferussina, Moquin-Tandon. 
olivula, Baudon. 

Limnoidea, Picard. 


Morleti, Baudon. 
propinqua, Baudon. 
brevispirata, Baudon. 
ventricosa, Picard. 


— punctatissima, Baudon. 
— Mortilleti, Stalide. 


ochracea, De Betta. 
recta, Baudon. 
thermalis, Boubée. 
elata, Baudon. 


longiscata, Morelet. 
Folini, Baudon. 
Berilloni, Baudon. 


viridula, Baudon. 


(4) Je ne regarde pas la var. dentata comme ayant une impor- 
tance réelle. C’est un accident local. 

(2) Var. gigantea des tufs quaternaires de La Celle appartient 
à S. putris, var. limnoidea. 

(3) S. elegans. Je reconnais que S. elegans et S. Corsica sont 


absolument identiques. 


(4) S. stagnalis. — La var. tuberculata de $. debilis n’est autre 


chose que $. stagnalis. 


— 153 — 


TYPES : VARIÉTÉS : 
“0 A 7 ane Var. callifera, Baudon. 
chard. 
11. S. Crosseana, Bau- 
don. 
12. S. breviuscula, Bau- 
don. 


13. S. humilis Drouët. 
— Droueti, Dumont et Mortillet. 
14. S. oblonga, Drapar- — Lutetiana, J. Mabille. 
naud. — montana, Drouët. 
— acuta, Drouët. 


Explication de la planche V. 


4. S. patris, Linné, var. hians, Baudon, vue de face. 

4 a. La même, vue de dos. 

{ b. La même, vue de dos, avec l’animal. 

4 c. Partie antérieure et cou de l'animal, très grossis. 

2. S. Baudoni, Drouët, avec l’animal en marche, très 
grossi. 

2 a. La même, presque embryonnaire, grossie. 

2 b. La mème, dans sa deuxième phase de développement, 
avec et sans l’animal, et grossie. 

2 ce. Mâchoire de la même, grossie. 

2 d. La même, adulte et de grandeur naturelle. 

2e. Partie antérieure et cou de l’animal, très grossis. 

5. S. Pfeifferi, Rossmässler, var. punctatissima, Bau- 
don, vue de face et de dos. 

5 a. La même, de plus petite taille, vue de face et de 
dos. 

3 b. La même, vue de dos, avec l'animal. 

3 c. Mâchoire de la même. 

3 d. Partie antérieure et cou de l'animal, très grossis. 

11 


mt De 


4. S. oblonga, Draparnaud, var. acuta, Drouët, de l’é- 
tang de Cazeau, vue de face et grossie. 
4 a. La mème, vue de dos et grossie. 
5. Leucochloridium Vogtianum, Baudon, grossi. 
AD. 


Note sur quelques espèces de Coquilles fluvia- 
tiles, récoltées à Bornéo et à Sumatra, par 
M. Carl Bock, 


Par LE D' A. Bror. 


Les quelques espèces qui font l’objet de cette Note 
m'ont été communiquées par M. Robert F. Geale, de 
Londres, avec prière de les examiner et de décrire, s’il 
y avait lieu, celles qui pourraient être nouvelles. Quatre 
d’entre elles m'ont paru différer assez notablement des 
formes qui me sont connues pour mériter d’être décrites 
comme nouvelles, au moins provisoirement, car les deux 
premières présentent des liens de parenté assez rapprochés 
avec des espèces déjà connues. 


“ 


4. MELANIA BoEaANaA, sp. nova (PI. VI, fig. 4). 


T. elate turrita, solida, luteo-olivacea, unicolor, sub 
luto tenui, fusco-nigro. Spira elala, erosa; anfr. persist. 
6, convexi, in medio uniseriatim spinoso-tuberculati, 
transverse irregulariter plicati, lineis elevatis, filifor- 
mibus, longitudinalibus, irregularibus ornati, quarum in- 
fima, supra suturam posita, magis expressa est. Anfractus 
“ultimus infra suturam leviter constrictus, deinde con- 
veæus, tuberculis obsoletis, distincte et præsertim busi, 
lineis elevatis, distantibus cinctus. Aperlura ovato-acuta, 


— 155 — 

basi obtuse producta; columella torta, incrassata, alba ; 
margine deætro acuto, superne excavato, basi arcuatim 
producto.— Operculum?— Alt. 53, lat. 22; apert. alt. 20, 
lat. 19 mall. 

Habitat Boea (Sumatra) : legit Bock. 

B Var. anguste iurrita. — Alt. 47, lat. 15 1/2; apert. 
alt. A7, lat. 9 maill. (PI. VI, fig. 1 a). 

Habitat cum forma typica. 

y (PI. VL fig. 16) Var. tuberculis in anfr. supremis 
obsoletis, in ultimis evanidis. — Alt. 32, lat. 14 mall. 
(specim. juvenile). 


Habitat cum forma typica. 


J'ai devant moi huit échantillons semblables de la 
forme typique, et un seul de la variété 8, qui pourrait 
bien être une simple anomalie individuelle. 

La M. Boeana est ornée, sur le milieu de tous les tours 
(sauf quelquefois le dernier), d’une rangée unique de tu- 
bercules épineux, qui se prolongent vers le bas en plis 
obliques un peu effacés, et de lignes élevées en nombre 
variable, parallèles à la suture, plus marquées et espa- 
cées à la base; sur la ligne suturale se trouve une strie 
plus forte, formant carène, qui, en général, reste vi- 
sible sur tous les tours, immédiatement au-dessus de la 
suture. Dans la variété, qui n’est représentée que par un 
jeune individu, les tubercules- épineux sont très faible- 
ment indiqués sur les deux tours supérieurs et disparais- 
sent complètement sur les suivants, le dernier tour étant 
lisse, sauf des lignes élevées à la base. | 

Cette espèce pourraît être comparée à M. Menkeana, qui 
présente aussi une série médiane de tubercules épineux, 
mais qui est généralement fasciée et manque de lignes 
élevées parallèles à la suture. M. variabilis est plus ou 


— 156 — 


moins ornée de côtes transverses, qui ne se voient pas 
dans M. Boeana. Le plus proche parent de notre nouvelle 
espèce serait M. Sumatrensis, Brot. Cependant, cette der- 
nière espèce est ornée de deux séries de tubercules, pla- 
cées aux tiers supérieur et inférieur des tours, et, en 
supposant que l’une des deux séries vint à manquer, celle 
qui resterait ne se trouverait pas placée à égale distance 
des deux sutures, comme dans la Boeana. 


2. MELaNIA PRoviIsoRIA, sp. nova (PI. VI, fig. 2). 


T. anguste turrita, lævigata, solida, fusco-olivacea, 
sparsim nigro strigata vel maculata, adulta omnino nigro- 
fusca. Spira in adultis valde decollata; anfr. persist. 5-6; 
supremi (in specimine juvenili) planulali, imbricatr, se- 
quentes superne leviter constrictri, declivi-convexiusculr, 
obsolete longitudinaliter elevato-striati; anfr. ultimus 
paulo convexior, basi distincte et distanter elevato-stria- 
tus. Aperlura ovata, superne acuta et coarctata, busi sub- 
angulatim producta, intus cærulescens, sæpe brunneo stri- 
gata ; columella torta, alba; margine dextro tenu, acuto, 
superne excavato, basi arcuatim producto. — Alt. 53, 
lat. 19; apert. alt. 16, lat. 9 mall. (decoll. anfr. 6). 

Habitat Boea (Sumatra); legit Bock. 


Les tours supérieurs sont presque plats, lisses à l'œil 
nu : à l’aide de la loupe; l’on distingue de fines stries 
longitudinales, qui deviennent graduellement des stries 
filiformes sur les tours suivants. En général, il existe au- 
dessous des sutures une zone qui reste entièrement lisse. 

Les huit échantillons d’âges divers, qui m’ont été com- 
wupniqués, ne différent pas entre eux autrement que par 
la taille. Cette espèce ressemble à de jeunes individus de 
M. gloriosa, Anthony, mais elle est étroitement turriculée; 


— 157 — 


ses tours sont aplatis et imbriqués au sommet; les derniere 
sont moins convexes; enfin, sa coloration est flammulée, 
tandis qu’elle paraît être fasciée, chez la M. gloriosa. 
Elle a également des rapports avec M. Tourannensis, Sou- 
leyet, qui est plus cylindrique, distinctement anguleuüse et 
étranglée au-dessous des sutures. C'est de M. Brookei, 
Reeve, qu'elle se rapproche le plus, et je ne serais pas 
étonné qu'elle ne fût qu'une variété lisse de cette espèce. 
Son apparence plus cylindrique tient peut-être unique- 
ment à l’absence complète de tubercules et de côtes. 
L'envoi de M.C. Bock ne renfermait aucun échantillon 
typique de M. Brookei. La M. provisoria pourrait donc, en 
tout cas, être considérée comme une variété locale, cons- 
tante dans sa forme. 


9. MELANIA Bocknt, sp. nova (PI. VE, fig. 5). 


T. solida, anguste turrita, virenti-cornea, luto ferrugi- 
neo obtecta. Spira apice erosa; anfr. persist. 6 convexi, 
costs validis, obliquis, variciformibus ornati, longitudi- 
nâliter obsolete et distanter inciso-striati; anfr. ultimus 
basi lineis elevalis quatuor instructus. Apert. piriformis, 
superne aculta, basi rotundala; columella crassa, torta ; 
margine dexlro simplice, superne sinuato, deinde arcua- 
tim producto. — Operculum?—AIt. 16. lat. 51/2; apert. 
alt. 6, lat. 3 mill. 

Habitat Paijo (Sumatra) : legit C. Bock. 


Cette petite espèce, dont il n’a été rapporté qu'un seul 
échantillon, ne peut se confondre avec aucane autre ; elle 
est épaisse et solide, ornée de côtes obliques robustes, un 
peu renîlées dans leur milieu, qui sont coupées par quel- 
ques stries longitudinales peu apparentes ; ces côtes s’é- 
tendent, en s'affaiblissant, jusqu’à la base du dernier 


— 158 — 


tour, où elles sont croisées par quatre lignes élevées, fili- 
formes, distantes. 

La suture est bien marquée et rendue onduleuse par 
les côtes du tour précédent. La M. Bockii me paraît de- 
voir être placée à côté des M. dura, Reeve, M. Herklotzi, 
Petit, et M. dimidiata, Menke,'dont elle est, du reste, par- 
faitement distincte. 


4. MELANIA LIRATA, Benson. 


Recueillie à Boea (Sumatra), en deux variétés : 

6. Distincle triseriatim granosa : correspondant à la 
forme que Mousson figure sous le nom de M. semigra- 
nosa; V. d. Busch, dans ses Mollusques de Java (t. X, 
fig. 7). , 

y. Sublaevigata. (M. flavida, Dunker) : presque en- 
tièrement lisse, avec de légères indications de granules, 
le long de la suture. (Mousson, Java, t. X, fig. 5). 


5. MELANIA MaLayana, Issel. 


(M. tuberculata, var. Malayana, Issel, Moll-Borneensi, 


p. 400 —M. Malayana, Brot, in Küster, (p.255, t. XXVI, 
fig. 5, 54). 


Habitat Boea (Sumatra). 


Je rapporte à cette espèce une dizaine d'échantillons 
d’une Melania, constante dans sa forme, mais assez va- 
riable, au point de vue de la sculpture. La forme géné- 
rale est celle de M. tuberculata, Müller, mais les tours 
sont moins convexes et le test est couvert de lignes inci- 
sées, plus ou moins marquées, au lieu de lignes élevées ; 
les tours supérieurs sont ornés de côtes transverses qui 
s'étendent plus ou moins aux tours suivants. Les dimen- 
sions sont plus fortes que celles que j'ai. indiquées dans 


— 159 — 


Küster (Nouveau Chemnitz), d’après des échantillons de 
Bornéo, et atteignent 28 millimètres sur 9 4/2. 


6. M£ELANIA SUMATRENSIS, Brot. 


Un échantillon unique, jeune, à sculpture peu mar- 
quée, quoique suffisamment caractérisée, recueilli à Boea 
(Sumatra). J'ai reçu la mème forme provenant de Kepa- 
hiang (Sumatra), de M. le professeur de Martens; elle est 
citée sous le nom de var. mitescens, Martens : elle est 
citée sous le nom de var. mitescens, Martens MSS., par 
Schepman, dans ses Mollusca v. midden Sumatra, p. 15. 


7. CLEA NIGRICANS, H. Adams. 

Cette espèce a été récoltée à Bandjermasin (Bornéo), 
en deux variétés distinctes l’une de l’autre, mais toutes 
deux typiques, quant à la forme générale. La première, 
de taille moyenne (26 millimètres sur 14), présente trois 
larges fascies, très peu visibles à l'extérieur qui est d’un 
brun foncé, mais bien apparentes à l’intérieur de la bouche, 
où elles sont séparées par d’étroites bandes claires; elles 
s'arrêtent un peu avant d'atteindre le bord du péristome, 
qui reste d'un blanc pur. La surface de la coquille est 
lisse, sauf une ou deux stries au-dessous des sutures. 

La seconde variété (var. maxima, pl. VI, fig. 4) se fait 
remarquer par ses dimensions inusitées, elle atteint, 
malgré la perte des premiers tours de spire, une hauteur 
de 35 millimètres, sur un diamètre maximum de 20. 
Elle est, à l'extérieur, d’un brun uniforme, et est cou- 
verte de stries parallèles à la suture, distinctes mais su- 
perficielles. L'intérieur de la bouche est d’un blanc 
bleuâtre uniforme. 


8. CLEA Bocxit, sp. nova. (PI. VI, fig. 5). 


T. fusiformi-ovata, solidula, fusca, fuscris tribus nigris, 


— 160 — 
viæ conspicuis ornata. Spira elata, subintegra; anfr. per - 
sist. 5 convexi, sutura distincta divisi, longitudinaliter 
dense et profunde sulcati, striis incrementi subgranose 
decussatuli. Apertura fusiformis, intus distincte trifas- 
ciata; margine dextro (imperfecto) acuto. — Operculum 
typicum. — Alt. 16, lat. 7; apert. alt. T, lat. 3 mull. 
Habitat Paijo (Sumatra) : legit C. Bock. 


Cette nouvelle espèce est bien caractérisée par son as- 
pect fusiforme, ses tours de spire convexes et sa sculpture 
élégante. Toute la coquille est couverte de sillons pro- 
fonds, séparés par des intervalles élevés en forme de 
cordelettes, rendus un peu granuleux par leur croise- 
ment avec les stries d’accroissement. Le seul échantillon 
qui ait été rapporté n’est pas tout à fait adulte, mais il 
diffère tellement de Clea nigricans, H. Adams, et de C. 
fanesta, H. Adams, que je n'hésite pas à en faire une es- 
pèce nouvelle. D'A'B. 


Genève, 16 février 1881. 


Note rectificative sur l’Helix Farafanganensis, 
H. Adams (emend.), de Madagascar, 


Par H. CRossE ET P. Fiscer. 


M. Henry Adams a décrit et figuré, en 4875 (1), sous le 
nom d’Eurycratera Farafanga, une fort belle et fort re- 
marquable Hélice, dont il indique l'habitat, comme il 
suit : « Madagascar; dans une plaine sablonneuse, dans 
« la partie S.-0., près de la rivière Farafanga. » Si nous 
consultons les cartes de l'île de Madagascar les plus ré- 


(1) Proc. Zool. Soc. London, p. 389, pl. xzv, fig. 1, 1 a, 1875. 


— 161 — 


centes et les plus accréditées, par exemple celle de l'atlas 
de Stieler (1), ou celle qu'a publiée récemment M. A. Gran- 
didier (2), pour montrer la distribution géographique des 
Indrisinés, dans la grande île Africaine, nous trouvons 
que le cours d’eau, d’après lequel l’auteur Anglais a nommé 
son espèce, est situé dans la partie S.-E., et non, comme 
il le dit par erreur, dans la partie S.-0. de Madagascar : 
de plus, le nom de cette petite rivière est Farafangane, et 
non Farafanga. Ainsi donc, la dénomination attribuée par 
M. Henry Adams à sa nouvelle espèce se trouve être un 
nom barbare et, qui pis est, un nom barbare écorché, 
double raison pour ne pas pouvoir l’admettre, tel qu’il 
est, dans la nomenclature. 

Nous proposons de désigner l'espèce sous le nom d’He- 
lix Farafanganensis, H. Adams (emend.), ce qui aura 
l’avantage d'effectuer une rectification nécessaire, sans 
pour cela changer complètement la dénomination. La 
synonymie se trouvera donc établie comme il suit : 


HgLix FARAFANGANENSIS, H. Adams (emend.). 


Eurycratera  Farafanga, H. Adams, Proc. Zool. Soc. 
London, p. 589, pl. XLV, 
fig. 1,14, 1875. 

Bulimus Farafanga (Eurycratera), Pfeiffer, Monog. Heli- 
ceorum, vol. VIT, 
pu4174877: 

Helix (Panda) Farafanga, Pfeiffer et Clessin, Nomencl. 

Helic., p. 170, 1878. 

—  Farafanganensis, Crosse et Fischer, in Madagascar, 
Mollusques, pl. VE, fig. 1, 1% et 
pl. X, fig. 1,14, 1879 (inéd.). 

(4) Adolf Stieler’s Hand-Atlas, carte n° 71. 
(2) Mammifères de Madagascar, pl. cxxu1. 


ST 


Helix Farafanganensis, Crosse et Fischer, Journ. Conchyl., 
| vol. XXIX, p.161, 1881. 


Hab. Madagascar, dans la région S.-E., près de la ri- 
vière Farafangane, dans une plaine sablonneuse. 

Obs. Celte espèce nous paraît mieux placée dans la 
section des Helicophanta que dans celle des Eurycratera 
ou des Panda. H-' Get P: Fe: 


Description de deux espèces nouvelles, 


PAR LE BARON H. v. MaLrzan (1). 


1. Bacea Heypeni, Maltzan (PI. VI, fig. 6). 


Testa sinistrorsa, perforato-rimata, brevis, conico-fusi- 
lormis, olivacea, tenera, striatula. Anfr. T parum con- 
vexi, sutura profundiuscula disjuncti. Aperitura ovato- 
rhomboïidea, nullo modo dentata, perislomatle subreflexo, 
marginibus distantibus. — Alt. 6, lat. 2 maill.; alt. apert. 
2 mill., lat. apert. À 1/2 mall. 

Habitat in Lusitania, prope Cintra. Comm. cl. Barboza 
du Bocage. 


Dans la première année du Nachrichtsblatt de la So- 
ciété malacologique Allemande (1869), p. 156, M. le D' 
Lucas von Heyden à publié un Catalogue des Mollusques 
observés par lui, en Espagne et en Portugal, dans le 
cours de l’année 1868. Au nombre des espèces citées se 
trouve un Balea sp., qui est bien caractérisé, comparati- 
vement avec le B. perversa, Linné (— B. fragilis, Dra- 


(1) Traduit de lAllemand, sur le manuscrit original, par 
H. CROSSE. 


— 165 — 


parnaud), par la courte remarque qui suit : « plus lisse 
« et muni de moins de tours que le fragilis. » Indubita- 
blement, l’espèce recueillie à Bussaco, par L. von Heyden, 
est identique avec la mienne. 
. Pour cette raison, je me fais un plaisir de donner à 
l'espèce le nom du naturaliste qui l’a découverte le pre- 
mier. 

Le Balea Heydeni se distingue de toutes les espèces ac- 
tuellement connues du genre par sa forme remarquable- 
ment courte et conique. 


2. ARGONAUTA BOTTGERI, Maltzan (PI. VI, fig. 7). 


Testa forma Argonautæ Oweni, Adamsi et Reevei, similis, 
semiorbiculari-involuta, parum inflata, ad axin utrinque 
subconcava, sordide cerina, lateribus valde convexis, ru- 
gts compressis, subacutis, ab axi usque ad tubercula cari- 
nϾ pertinentibus, rugulis alternantibus, minoribus 1-2 in- 
Lerpositis ornata. Carina satis lata, sericbus binis luber- 
culorum approæimatlorum cincta. Anfractus uliimus 
27 tuberculis instructus (in Arg. Oweni 18-22). Apertura 
elliptico-fusiformis, superne ad axin compressa, auriculis 
appressis, media parle lutissima, inferne ad carinam 
truncata. — Diam. mux. lesiæ 39, min. 26 1/2; apert. 
29 172 longa, 15 mall. lata. 

Patria ignota. 


Je dédie celte espèce à mon ami, le D' Oscar Bôttger, 
de Francfort-sur-le-Mein. H. v. M. 


— 164 — 


Sur la Belgrandia thermalis, Linné, 


PAR CHARLES DE STEFANI. 


M. S. Clessin a soutenu, récemment ({), qu'une espèce 
fluviatile d'Italie, la Bythinia Saviana, Issel, des Bains de 
San Giuliano, près de Pise, était une Belgrandia et ne de- 
vait nullement être confondue avec le Turbo thermalis, 
Linné, signalé dans la même localité. 

Madame la marquise Paulucci, bien connue des natura- 
listes par ses travaux malacologiques sur l’ltalie, a ré- 
pondu au savant Allemand (2) que la Bythinia Saviana, 
Issel, était, certainement, synonyme du Turbo thermalis, 
Linné, et n’était pas une Belgrandia; que, par consé- 
quent, les individus examinés par M. Clessin devaient ap- 
partenir à une espèce différente. 

On ne saurait douter que la Bythinia Saviana ne soit 
la même chose que le Turbo thermalis, Linné (5), d'autant 
mieux que M. [ssel l’a expressément établi, dans une pu- 
blication qui, paraît-il, n’a été connue ni par M. Clessin, 
ni par Mme la marquise Paulucci. J'ai, moi-même, il y a 
peu de temps, recueilli, dans les eaux thermales de Cal- 
daccoli, près de San Giuliano, une grande quantité d’indi- 
vidus de cette espèce, qui a été, successivement, éludiée 
par Linné et par Issel, et qui ne pourrait certainement 
être confondue avec aucune autre coquille de la même 
localité. 

Pourtant, cette petite espèce n’est, en réalité, ni une 


} Nachrichtsblatt, 1878, p. 129. 

} Jahrb. d. deuts. malak. Ges., vol VI, p. 64, 1879. 

} Syst. nat., ed XII, p. 1237, n° 629. 

4) App. ai Moll. Prov. di Pisa, in Atti Soc. Ital. sc. nat., vol. 
XV, p.73, 1873. 


— 165 — 


Bythinia, ni une Hydrobia, ce qui résulte, d’ailleurs, de 
la description de M. Issel « peristomate continuo, aculo, 
exlus marginato ». Il faut la considérer, avec M. Clessin, 
comme une vraie Belgrandia. En effet, il existe, tout 
près du bord externe, un gonflement en forme de petite 
saillie oblongue, occupant toute la hauteur du dernier tour 
de spire, et ce gonflement est précisément ce qui caracté- 
rise les Belgrandia (1). 

Il faudra donc appeler l'espèce : Belgrandia thermalis, 
Linné. 

Mme la marquise Paulucci a proposé le nouveau 
genre Thermhydrobia, pour l’espèce que nous venons 
d'étudier, ainsi que pour l'Hydrobia Aponensis, Martens, 
et pour les autres Hydrobies qui vivent dans les sources 
chaudes. 

On sait que le genre Hydrobia, que Hartmann a établi 
en 1821 et dont le type fut l'H. acuta Draparnaud, s’ap- 
plique indistinctement aux espèces qui habitent les relais 
de mer et les marais salants, aussi bien qu'à celles qui 
vivent dans les eaux saumâtres ou que l’on rencontre 
dans les eaux douces, particulièrement dans les sources 
thermales et minérales, Jusqu'à présent, on n’a pas plus 
constaté de différences anatomiques entre les Hydrobies 
pour ainsi dire marines, et les Hydrobies que j'appellerai 
continentales, que de différences conchyliologiques dans 
le test. Par conséquent, on ne saurait, au moins pour le 
moment, établir une distinction générique entre les dif- 
férentes espèces. 

Le genre Thermhydrobia n'est donc pas suffisamment 
justifié, à mon avis, surtout si l’on considère que l’auteur 


(4) Genre Belgrandia, Bourguignat, 1868, type : Cyclostoma 
gibbum, Draparnaud (Cat. Moll. terr. et fluv. env. Paris, à l’ép. 
quaternaire, p. 13-15, 1868). 


— 166 — 
de cette coupe y a compris la Belgrandia thermalis, qui 
n’est point une vraie Hydrobie, en même temps que 
l'Hydrobia Aponensis, qui en est une. 

L'habitat dans les eaux thermales est un fait accidentel, 
sur lequel on ne saurait établir des distinctions géné- 
riques fondées. En effet, on voit vivre ensemble, dans les 
eaux thermales, des Belgrandia, comme la B. thermalis, 
la B. Bonelliana, etc.; des Hydrobia, comme l'H. Apo- 
nensis ; des Amnicola, comme l’A. Lucensis; des Neritina; 
des Melanopsis, etc. II y a même des Mollusques qui habi- 
tent tantôt les eaux tièdes, tantôt les eaux froides, et 
entre lesquels on ne pourrait pas seulement établir de 
distinctions spécifiques. 

Je terminerai mon travail en donnant la liste des Bel- 
grandia qui ont été trouvées, en [talie, soit à l’état fossile, 
soit à l’état vivant. Parmi les synonymes du genre Bel- 
grandia, je place le genre Stalioa, qui a été proposé par 
Brusina, pour quelques espèces fossiles, et que, précédem- 
ment, j'avais moi-même adopté. 


4. BELGRANDIA THERMALIS, Linné (Bythinia Sa- 
viana, Issel). 


Caldaccoli, près de San Giuliano; sources de la Bruna, 
près de Massa Maritima. Fossile dans les travertins qua- 
ternaires, près de Colle, à Sarteano et dans plusieurs 
autres localités. 


9. BELGRANDIA DELPRETEI, Paulucci. 


Bozzano, près de Viareggio. 


3. BELGRANDIA BonELLIANA, De Stefani (Boll. So- 
cieta Malacologica italiana (vol. V,, p. #5). 


Sarteano, dans le Siennois. 


— 167 — 


4. BELGRANDIA, Sp. 0. 


Petite espèce fossile des travertins quaternaires des 
environs de Colle, en Toscane. 


5. BELGRANDIA PROTOTYPICA, Brusina. 


Fossile, dans les terrains pliocènes de Castelritaldi, près 
de Spoleto et de Monticiano, en Toscane. 


6. BELGRANDIA ACUTA, De Stefani (Molluschi con- 
tinentali pliocenici d'Italia. Atti Soc. Toscana 
sc, nat., vol. IT, p. 524, Tav. XVIIL, fig. 22). 


Fossile, dans les terrains pliocènes, près de Sienne. 
C. d.S. 


Description d'espèces inédites du Bassin 


Parisien, 


PAR M. COSSMANN. 


4. AneorBis LUCIDUS (PI. VIL, fig. 5,3 a, 5b). 


A. testa minima, orbiculato-depressa, spira paululum 
elevata, apice obtusa; anfractus 5 ad suturam depressi, 
nilidi, strüs tenuissimis ornali; uliimus anfractus sub- 
tus planus, striis tenuibus ornatus, basi mediocriter um- 
bilicatus ; apertura rotundata, paululum obliqua, margi- 
nibus tenuibus. — Diam. maj. 2 maill., crass. 0,75 mall. 
(Coll. Cossmann). | 


L’Adeorbis Incidus est une petite coquille orbiculaire 
et aplatie ; la spire, passablement saillante, se compose de 
cinq tours brillants, dont l'accroissement est régulier, et 


— 168 — 


sur lesquels on peut, en faisant miroiter la coquille sous 
une forte loupe, apercevoir un grand nombre de stries 
concentriques, extrêmement fines, qui tendent à dispa- 
raître sur le dernier tour. Les tours sont aplatis vers la 
suture, légèrement convexes et décurrents vers le tour 
suivant. La suture est linéaire et n'offre aucune trace de 
canal ni de rampe. 

Le dernier tour, aminci et arrondi à la circonférence, 
est, en dessous, percé d’un ombilic assez médiocre, dont 
la largeur est inférieure au tiers du diamètre. La base de 
la coquille est plane, brillante et ornée d'un grand 
nombre de stries concentriques, plus visibles que celles des 
tours. L’ombilic est faiblement caréné par un angle qui 
vient aboutir à l’ouverture et la rend anguleuse vers la 
partie supérieure. 

Dimensions. — Diamètre, 2 millimètres; épaisseur, 
75 centièmes de millimètres. 

Rapports et différences. — L’Adeorbis lucidus se dis- 
tingue de l’A. Fischeri par la forme de son ouverture, 
qui est moins oblique et moins découpée, et par les 
stries de la base; de l'A. lævigatus, par sa forme plus 
aplatie, par l’absence de stries à la suture, et d'angle à la 
circonférence; de l'A. tenuistriatus, par l'absence de 
stries profondes sur la partie supérieure des tours et par 
sa forme plus aplatie. 

Gisement. — La gorge du Han, près de Cuise-la-Motte, 
dans les sables inférieurs. 


2. CERITHIUM DEPONTAILLIERI fig. 5,54, D 0). 


C. testa elongato-turrita, subulata, acutissima ; anfrac- 
tus numerosi, angusti, transversim antice costula simplice 
et postice catena granulosa ornali ; ultimus anfractus ad 
periphæriam bicarinatus; apertura obliqua, paululum 


160 


quadrata, canali brevi, profundo terminata; labro sinis- 
tro incrassato, lateraliter ad columellam late depresso. — 
Long. 24, diam. maj. 6 mill. (Coll. Cossmann). 


Le Cerithium Depontaillieri est une coquille de moyenne 
taille, allongée, pointue, subulée, turriculée, et composée 
de 15 à 18 tours assez étroits. [ls sont ornés, à la partie 
antérieure, d’une carène transverse, et, à la partie pos- 
térieure, d’une série de granulations régulières et sem- 
blables à un rang de petites perles. L’intervalle compris 
entre ces deux costules représente à peu près la moitié 
de la hauteur des tours, et est sénéralement lisse; cepen- 
dant, sur les derniers tours des individus frais, on aper- 
çoit, vers le milieu, la trace d’une strie simple. 

Des stries longitudinales, flexueuses, fines et serrées 
marquent les accroissements successifs de la coquille. Le 
dernier tour est bicaréné à la circonférence et la base 
aplatie ne porte que des stries d’accroissement. 

L'ouverture est subquadrangulaire et terminée par un 
canal court, profond, et rejeté en arrière. Le bord droit 
est légèrement réfléchi, et le bord gauche, assez épais, 
s’étend largement sur la columelle. 

Var. &. Sur les premiers tours, la carène antérieure 
est légèrement dentelée par de petites côtes longitudinales 
qui descendent jusqu'aux granulations de la carène posté- 
rieure et s’y arrêtent. Les derniers tours deviennent in- 
sensiblement pareils au type de l’espèce. 

Dimensions. — Longueur, 24 millimètres ; largeur, 6. 

Rapports et différences. — Le C. Depontaillieri se dis- 
tingue, par sa forme étroite et subulée, du Cerithium con- 
fluens, avec lequel il a delointains rapports; la variété se 
distingue des C. cristatum et C. subscabrum par son rang 
de perles, par la position de la crête dentelée et surtout 

12 


— 170 — 
par la disparition des dentelures sur les derniers tours. 
D'autre part, on ne saurait le confondre avec le C. cris- 
tatum, qui est orné de plusieurs petites côtes transverses, 
et dont les granulations ne sont jamais formées par des 
côtes longitudinales. 
Gisement. — Sablonnière de la tuilerie de Marines, 


dans l'horizon inférieur des sables moyens, où il est abon- 
dant, 


5. Mirra ViINCENTIANA (PI. VIL, fig. G). 


M. esta ovato-ventricosu, longitudinaliter costulosa ; 
anfractus 8 superne marginali, stris transversis 3 ornali, 
apice acuto; ultimus spira longior, ventricosus, antice at- 
tenuatus, costulis latis, paulo elevatis et striis transversis 
decussatus; apertura angusta, postice angulata ; columella 
paulutum concava, in medio quadriplicata. — Long. 9, 
diam. may. 5 mill. 

Var. 8. Costulis numerosioribus, striis transversis cr'e- 
nulatis. 

Var. 7. Costulis lœvigalis, transversim ad suturam 
unistriatis. 


Le Mitra Vincentiana est une petite coquille assez ven- 
true, composée de 7 ou 8 tours de spire, dont les deux 
premiers sont lisses et allongés, tandis que les suivants 
sont étroits et que leur accroissement est lent, ce qui 
donne à l'extrémité de la coquille une forme très pointue 
et un contour général concave. Les tours sont ornés de 
12 à 45 côtes longitudinales, aplaties, courbées, créne- 
Jant la suture qui est assez profonde, et de trois stries 
équidistantes, dont l’une est plés marquée et borde la su- 
ture, en formant une sorte de rampe ascendante qui per- 
siste dans toutes les variétés. L'ouverture est étroite, à 


— 171 — 


bords parallèles, anguleuse à l'arrière; le bord droit est 
sinueux ; l’échancrure est large et peu profonde; le bord 
gauche est étalé, et la columelle porte quatre plis trans- 
verses, saillants, et elle en forme un cinquième en se 
tordant sur elle-même pour aboutir à l’échancrure. 

On distingue plusieurs variétés du type que nous venons 
de décrire : 

Var. 8. Les côtes sont extrêmement nombreuses et 
serrées ; sur le dernier tour, ce sont plutôt des plis d’ac- 
croissement que des côtes; les stries transverses sont 
aussi plus serrées ; on en compte 17 ou 18 sur le dernier 
tour, en y comprenant celles de la base; elles forment 
avec les côtes des mailles serrées et crénelées, 

Var. +. Autant de côtes que dans le type, mais 
une seule strie profonde (quelquefois 2 sur le dernier 
tour), bordant la suture ; le reste des tours est lisse, sauf 
la base du dernier, sur laquelle on compte huit stries as- 
cendantes. 

Dimensions. — Longueur, 9 millimètres ; largeur, 5. 

Rapports et différences. — Le M. Vincentiana se dis- 
tingue du M. fusellina par ses proportions beaucoup plus 
ventrues et par la régularité des côtes dont il est invaria- 
blement orné. Lorsque le M. fusellina a des plis longitu- 
dinaux, comme cela arrive dans les échantillons du cal- 
caire grossier, ces plis sont étroits et tranchants, et ils 
s'arrêtent avant d'atteindre la suture inférieure. Enfin, 
dans le M. Vincentiana, la spire est toujours plus petite 
que le dernier tour; c’est le contraire dans le M. fusel- 
lina. 

Il se distingue du M. inaspecta par ses stries trans- 
verses, dont une au moins persiste dans toutes les variétés, 
et par le nombre des côtes longitudinales ; du M. mono- 
donta, par l'absence de toute trace de dents à l’intérieur 


$ — 172 — 


du bord droit, du M. marginata, par ses côtes longitu- 
dinales; du M. graniformis, par sa forme moins ventrue 
et par ses stries transverses. | 

Gisement. — Sablonnière de la tuilerie de Marines, 
dans l'horizon inférieur des sables moyens. 


4. DIASTOMA MuLTiISPIRATUM (PI. VIT, fig. 5). 


D. testa minima, turrita, subulatla, elongata ; anfractus 
numerost (14 ?), convexi, costulis crebris, angustis et cur- 
vis ornali, transversim funiculosi et varicibus ad apertu- 
ram oppositis deformaii; apertura ovata, angulo inferiore 
terminata atque umbilico mediocri marginata. 


Le Diastoma multispiratum est une petite coquille tur- 
riculée, composée d’un grand nombre de tours convexes 
et séparés par une suture très profonde. Leur surface est 
ornée d'une quinzaine de petites côtes courbées, assez 
étroites, plus marquées vers la suture inférieure que sur 
le haut des tours, et qui, dans certains échantillons, ten- 
dent à s’effacer sur les derniers tours, où elles sont rem- 
placées par de simples stries d'accroissement. Ces côtes 
sont traversées par 6 ou 7 cordons inégalement serrés, 
entre lesquels s'intercalent souvent des stries plus fines, 
et qui deviennent légèrement granuleux en passant sur 
les côtes. Les varices sont assez variables, très larges, et 
elles se suivent, d’un tour à l’autre, dans l'individu type 
que nous avons figuré; elles sont au nombre de deux 
par tour sur d’autres échantillons, à peine perceptibles, 
au contraire, sur quelques individus. 

L'ouverture est ovale, à peine infléchie en avant, 
anguleuse à l'arrière; son bord droit, mince, chezles indi- 
vidus qui n’ont qu’une série de varices, garni d’un bour- 
relet sur ceux qui en ont deux séries, est sinueux; le 


— 175 — 


bord gauche se recourbe au-dessus d’une petite perfora- 
tion ombilicale. 

Dimensions. — Largeur de notre plus grand exem- 
plaire, dont la spire est incomplète, 2 millimètres; pro- 
portions, 5 millimètres de longueur, sur 1 1/2 de largeur. 

Rapports et différences. — Le D. multispirata se dis- 
tingue du D. variculosa par ses tours bien plus convexes, 
par sa forme générale plus allongée et plus cylindrique 
et par les détails de son ornementation qui est différente. 
On ne saurait le confondre avec le D. interrupta, dont le 
dernier tour est beaucoup plus grand, par rapport à la 
spire, dont l'ouverture est presque échancrée à l'avant et 
dont la forme générale est plus conoïde. 

Gisement. —- Bois d’Abbecourt, au lieu dit les Godins, 
dans l’étage des sables de Bracheux. M. C. 


Description de deux nouvelles espèces fossiles, 


Par J. DEPONTAILLIER. 


1. Euraria Rivieret (PI. VIL. fig. 1.) 


Testa crassa, ovata ; spira brevis? Anfractus convexius- 
culi, postice cunaliculati ; ultimus antice parum depres- 
sus, inflalus, dimidiam longitudinem superans ? Suturæ 
parum profundæ. Superficies tola transverse irregulari- 
ler striata, longitudinaliter costatu ; costæ 10, obtusissi- 
mc, oblique, interstitis latioribus, ad suturam productæ, 
in parte anlica ullimi anfractus evanescentes. Apertura 
ovalis, brevis, postice canaliculata. Labrum extus costa 
crassa marginatum, intus leviter plicatum ; et postice 
incrassatum. Labium sinistrum postice biplicatum ; colu- 


mella arcuata; canulis brevis, contortus. 


— 174 — 


Coquille épaisse, ovale; spire courte ; tours légèrement 
convexes, canaliculés postérieurement, le dernier peu 
déprimé antérieurement, renflé, dépassant la moitié de 
la longueur ? (L’extrémité de la spire manquant, on ne 
peut donner ni le nombre des tours, ni la proportion 
exacte du dernier, qui paraît toutefois avoir été un peu 
plus long que la spire.) Sutures peu profondes, surface 
entièrement striée transversalement, stries irrégulière- 
ment disposées, élevées, tantôt contiguës, tantôt séparées 
par de larges intervalles, passant par-dessus les côtes lon- 
gitudinales ; stries d’accroissement fines et régulières, du 
moins sur la petite partie du dernier tour où elles sont 
visibles. Côtes au nombre de 10, très obluses, peu sail- 
lantes, larges, obliques, séparées par des intervalles moins 
larges qu’elles, allant d’une suture à l’autre en s’affaiblis- 
sant dans le canal, s'évanouissant sur la partie antérieure 
du dernier tour. Bouche ovale, courte, resserrée posté- 
rieurement en un canal étroit qui se continue à l’intérieur 
de la coquille. Bord droit épaissi extérieurement par 
une côte beaucoup plus forte que les autres, légèrement 
plissé à l’intérieur, portant postérieurement un épaissis- 
sement garni de trois petits plis qui forment un des bords 
dudit canal. Bord gauche muni postérieurement de deux 
plis étroits et aigus, le postérieur bien plus élevé et for- 
mant l’autre bord du canal, qu’il suit à l’intérieur de la 
coquille. Columelle arquée ; canal court, contourné. (Le 
canal ne m'a pas l'air d’avoir été plus long qu'il ne l'est.) 

Longueur, 56 millimètres? Largeur, 20 millimètres ; 
dernier tour, 21. . 

Cette coquille unique, trouvée par M. Emile Rivière, 
dans ses intéressantes fouilles des grottes de Menton, offre, 
malgré sa mauvaise conservation, des caractères qui la 
distinguent si bien des Euthria vivantes de ces côtes et des 


Euthria pliocènes et miocènes, que je ne puis la considérer 
que comme une espèce nouvelle. Celle de ses congénères 
dont elle se rapproche le plus est l'E. costata, Bellardi, du 
miocène moyen de Turin, mais elle en diffère par ses 
tours plus canaliculés, ses stries élevées irrégulières, ses 
côles moins nombreuses, plus larges, obliques, se con- 
tinuant jusqu’à la suture, où elles redeviennent plus fortes, 
après s'être abaissées sur la partie canaliculée. Le canal 
de l'E. costata, autant qu'on en peut juger, car l’échan- 
tillon dessiné par M. Bellardi est incomplet, devait aussi 
être plus long et moins contourné, et son bord gauche ne 
porte aucun pli, à la partie postérieure. 

Quant à la provenance de la coquille, il est difficile de 
savoir si c’est une coquille de Ja plage méditerranéenne 
de cette époque, ou bien une coquille tertiaire, apportée 
d'Italie ou des gisements pliocènes environnants. Sa 
forme et ses affinités spécifiques la rapprochent aussi bien 
des formes tertiaires que de certains échantillons très 
renflés et très canaliculés de l'E. cornea, Linné, vivante. 
L’échantillon est, grâce aux éponges perforantes et autres 
animaux destructeurs, dans un si mauvais état, qu’il est 
peu probable qu’il ait été apporté là dans le but de servir 
d'ornement; la même cause prouve que ce n’était pas non 
plus pour manger l'animal, à moins toutefois, qu’elle ne 
fût habitée par un Pagure, ce qui serait une manière 
d'expliquer sa présence en aussi mauvais état dans la 
grotte. Je donne pour ce qu’elle vaut cette explication 
el me garde de conclure pour l’une ou l’autre des pro- 
venances. | 

Je demande à M. Emile Rivière, mon sympathique et 
savant collègue, la permission de lui dédier cette espèce, 
qu'il a bien voulu me confier. 


2. ScissuRELLA CossmaNNi (PI. VIT, fig. 2). 


Testa minima, tenuis, fragilis, supra complanaia, infra 
late umbilicata ; spira viæ prominula; anfractus 3 ; pri- 
mus rotundatus, costulatus; secundus rotundatus, 13 la- 
mellis valde elevatis ornatus ; ultimus supra complana- 
lus, infra rotundatus, ad terliam partem superiorem area 
scissuræ percorsus; hœc area arcualim leviter striata, la- 
mella elevatissima uirinque marginata. Pars plana ulti- 
mi anfractus striis elevatis spiralibus, prϾsertim ad par- 
tem externam, munita. Pars inferior lamellis\4 tenuibus, 
elevatissimis, et striis spiralibus super lamellus ascenden- 
tibus ornata. Superficies tota striis incrementi irrequla- 
ribus et tenuibus percorsa. Umbilicus valde profundus et 
late apertus. Apertura valde obliqua, subquadrangularis. 
Scissura longa, labrum dextrum in lamellam expansum, 
labium sinistrum antice valde productum. Columella lLe- 


viler arcuatu. 


Coquille très petite, fragile, plane à sa partie supérieure, 
renflée et largement ombiliquée à sa partie inférieure. 
Spire à peine saillante, croissant très rapidement, com- 
posée de 5 tours, le premier arrondi, costulé; le second 
arrondi, muni de 15 lamelles fort élevées. Le dernier tour, 
qui compose presque toute la coquille, est plat en dessus et 
arrondi dans ses deux tiers inférieurs, séparés du pre- 
mier tiers par l’area de la fente; cet area est irréguliè- 
rement et légèrement strié en croissant, surtout à sa nais- 
sance; il part de la fin du second tour et longe toute la 
partie plane du dernier ; il est bordé de deux lamelles 
minces et-très élevées, qui forment les bords de la fente. 
Partie plane du dernier tour munie de stries spirales 
élevées, surtout à la partie externe. Partie inférieure 


— 177 — 


ornée de 14 lamelles, en comptant depuis celle qui borde 
la bouche jusqu'à celle contre laquelle vient se terminer 
le bord gauche. 

Les lamelles sont minces, très saillantes, commencent 
au bord de l’ombilic et finissent avant l’area de la fente ; 
leurs intervalles sont coupés par 14 stries saillantes, très 
écartées, qui passent par-dessus les lamelles, tout en étant 
moins visibles en avant; la première borde lombilic, et 
la dernière longe la convexité du dernier tour; après 
celle-ci vient un intervalle fort large, dépourvu de stries, 
puis apparaissent de nouvelles stries élevées, mais plus 
fines et plus serrées et se serrant de plus en plus, à me- 
sure qu'on approche de l’area, et enfin, contiguës sur la 
lamelle qui la borde. Toute la surface est couverte de 
stries d’accroissement fines et irrégulières. Ombilic très 
profond et largement ouvert, portant Ces stries d’accrois- 
sement très marquées. Bouche très oblique, subquadran- 
gulaire, arrondie, presque détachée de la spire; fente 
longue et assez large laissant après elle une bande à l’in- 
térieur de la coquille. Bord droit s'étendant en une la- 
melle relevée; bord gauche très prolongé en avant : 
columelle légèrement 1rquée. 

Longueur, 4,5 millimètre ; hauteur, 1. 

Cette coquille à beaucoup de rapports avec le Scissu- 
rella costata, d'Orbigny, = Sc. plicata, Philippi, mais 
elle s'en éloigne par quelques différences dans la forme 
générale, que lesfigures montreront mieux que je ne puisle 
faire. Dans le Sc. costata, la bouche est ovale, les lamelles 
sont plus nombreuses et moins saillantes et vont jusqu’à 
l’area. Ses stries spirales ne sont pas disposées de la même 
façon, elles sont équidistantes sur les deux parties du der- 
nier tour et très obsolètes (Philippi, qui n’a probablement 
pas étudié la coquille au microscope, dit qu'il n'y en a 


— 178 — 


pas). Les lamelles qui bordent l’area sont aussi moins 
élevées. 

C’est en vidant un Turbo Parkinsoni, provenant du 
Tongrien supérieur de Gaas (Landes), que j'ai trouvé un 
seul échantillon de cette charmante petite coquille. « 

J. D. 


Diagnoses d’'Espèces nouvelles du Pliocène 
des Alpes-Maritimes, 


Par J. DEPONTAILLIER. 


4. CoLUuMBELLA MARIÆ. 


Syn. An C. corrugala, var. À. Bellardi? Mon. Co- 
lumb. (p.15, pl. L, fig. 10). 


Testa parva, crassa, solida, ventricosa, medio inflata ; 
superficies lœvis. Spira acuta, conveæa; anfractus 7-9 
convexiusculi: suluræ profundæ; anfractus emnbryonales 
3 rolundali, læves; sequens semper planus el longitudi- 
naliter costatus; costæ oblusæ, interstitits angustiores, 
sœæpe in «lios anfractus,rarissime usque in ultimum decur- 
rentes : cæteri anfractus læves et conveæiusculi, ullimus. 
antice depressus, 3{1 lotius longitudinis œquans, fere 
semper lœvis, sed, in speciminibus undique costatis, levis- 
sime antice striatus : canalis brevis, contlortus, Striis im- 
pressis, dorso profunde sulcatus. Aperlura ovato-oblonga ; 
labrum dexætrum extus incrassatum, intus 6-7 dentatum, 
dens secundus crassior ; labium sinistrum vix productum. 
Columella recta, 3-4 dentata. Color fuscus, maculæ albi- 
dæ, obliquæ, ad suturam el in ventre ultimi anfractus, 


— 179 — 


bi aliquando fasciam vel lineam continuum formantes, 
valde variabiles. — Long. 7 mill., lat. 3 ; ult. anfr. 3. 

(Specimina minus lonqa in proportione latiora sunt.) 

Differt a Columbella corrugata, Bell. (non Buccinum cor- 
rugatum, Brocchi) : parte antica fere semper ecostala vel 
costis irregularibus et obsolelis ornata; superficie lævi, 
nec unquam striata, lubro dextro extus magis incrassato, 
intus dentibus crassioribus munilo, canali minus distinc- 
lo; denique spira embryonali lœvi, nec, ut in C. corrugata, 
costulis sinuosis ornata. 

Fossilis in loco « Moulin de l’Abadie » dicto, prope Ægit- 
nam (Cannes). 


2, ERATO UNIPLICATA. 


Syn. — ? Éraio cypræola, Risso (ion Brocch), Hist. 
nat., Nice, (vol. IV, p. 240, n° 651, pl. IV, fig. 85). 


Testa conoidea ; superficies nitida, longitudinaliter ri- 
regulariler striala; spira brevissima, apice depressa, 
Concava, vix prominula, callositate non tecta; anfractus 
5; 2 embryonules, in plano convoluti, sequentes convexius- 
culi ; suturæ valde perspicucæ ; ullimus anfractus postice 
valde inflatus, antice leviter depressus, in canalem dis- 
linctum terminatus, nonnunquam costulis transversis 
obsoletissimis ornalus. Apertura angusta; canalis brevis, 
latus, sicut in genere Nassau, plica in margine ornalus. 
Columella medio depressiuscula, leviter canaliculata, 
denticulata vel lœvis, sed nunquam veris plicis munita, 
ea quæ marginem canalis ornat excepla. Labrum dextrum 
incrassatum, intus denticulalum, extus acute marginu- 
tum, in parte antica reclum, in parte postica angulosum, 
extensum. Partes callosæ albidæ ; pars dorsalis pallide 
fusca. — Long. 7,5 mall.; lal. 5,5; spira 4. 


— 180 — 

(Specimina adulta k,5 mall., longa. 3 lata, cum spira 
0,5 muill. longa, inveni.) 

Differt ab E.lævi, Donovan, forma magis inflata,spira 
breviore, concava; primis anfractibus apicem detrunca- 
tum simulantibus, nec callositate fere unquam tectis ; ulti- 
mo anfractu postice magis inflato, in canalem magis dis- 
tinctum producto; striis incrementi distincts; aperlura 
paulo latiore ; labro deætro dentibus majoribus el magis 
distantibus ornato, in angulum subacutum, a tesla diver- 
gentem, postice reflexo; columella minus profunde canali- 
culata; margine canalis umiplicato; denique dimensiont- 
bus que sunt in E. lœvi: — Long. 9,5 mall.; lat. 5,5; 
spira 2. 

Fossilis apud pagum Bisotum (Biot), prope Antipolim 
(Antibes) el in loco dicto « Moulin de l’Abadie » prope 


Ægqilnam (Cannes). 
JD: 


BIBLIOGRAPHIE. 


Manual Of Conchology structural and systematie. 
With illustrations of the species. By (Manuel de 
Conchyliologie structurale et systématique, avec 
les figures des espèces. Par) George W. Tryon 
Sr. — Partie X fl). 


Ce Fascicuie comprend les espèces appartenant à la fin 


(1) Philadelphie, 1881, chez l’auteur {Acad. of nat. sciences, 
Cor. 19th and Race Streets). Faséicule in-8 comprenant 64 pages 
d'impression et accompagné de 23 planches coloriées. Prix de 
chaque fascicule (en Amérique) : figures coloriées, 25 francs ; 
figures noires, 15 francs. 


— 181 — 


du genre Fusus, au sous-genre Sinistralia (type : Fusus 
Maroccensis, Gmelin); au genre Afer, Conrad {type : Fu- 
sus Afer, Gmelin), coupe dont le nom est défectueux, dont 
la caractéristique n’a jamais été donnée par l'auteur, et à 
laquelle le même auteur a rattaché des espèces fossiles que 
M. Meek a reconnu appartenir à un genre différent, le 
genre Pyrilusus, triple raison pour laquelle M. Tryon au- 
rait aussi bien fait de la laisser dans l’oubli qu’elle mérite: 
au genre Clavella, Swainson, dont le genre Cyrtulus, Hinds, 
est synonyme; au genre Buccinofusus, Conrad, dont le 
genre Boreofusus, Sars, est synonyme et qui à pour type 
le Fusus Berniciensis, King. 

L'auteur passe ensuite à l’étude de la sous-famille des 
Ptychatractinæ, dans laquelle nous trouvons le genre Pty- 
chatractus, Stimpson (type : P. ligatus, Mighels et Adams), 
et le genre Meyeria, Dunker et Metzger (type : M. alba, 
Jeffreys); puis à celle de la sous-famille des Fasciolariidæ, 
comprenant le genre Fasciolaria, Lamarck; ensuite celle 
de la sous-famille des Peristerniinæ, comprenant le genre 
Peristernia, Morch, le genre Latirus, Montfort (auquel 
l’auteur rattache ie genre Chascax, Watson), le genre 
Leucozonia, Gray, et le sous-genre Lagena, Schumacher. 

La livraison se termine par le commencement de la fa- 
mille des Buccinidæ, dans liquelle se trouvent comprises 
6 Sous-familles : Melongeninæ , Neptuniinæ, Pisaniinæ , 
Buccininæ, Eburninæ, Photinæ. La Sous-famille des Me- 
longeninæ renferme les genres Melongena , Schumacher ; 
Hemifusus, Swainson, et Thatcheria, Angas, établi sur 
une forme très remarquable, mais peut-être monstrueuse; 
celle des Neptuniinæ comprend les genres Neptunea, Bol- 
ten; Voluptopsis, Morch, avec le sous-genre Heliotropis, 
Dall; Sipho, Klein, avec le sous-genre Mohnia, Friele; 
Siphonalia, A. Adams, avec le sous-genre Austrofusus, 


— 182 — 


Kobelt: Falgur, Montfort, avec les sous-genres Taphon, 
H. et A. Adams, et Sycotypus, Browne (Gill); Strepto- 
siphon, Gill; Tudicla, Bolten. 

On voit, par ce qui précède, que la publication du troi- 
sième volume du grand ouvrage de M. Tryon se trouve 
déjà bien avancée et que ce travail important se poursuit 
avec une activité de bon augure. H. CRossE. 


Manuel de Conehvyliologie ou Histoire naturelle 
des Mollusques vivants el fossiles, par le 
Dr Paul Fischer. — Deuxième Fascicule (1). 


Le deuxième Fascicule du Manuel de Conchyliologie du 
D' P. Fischer renferme, d’abord, le complément des no- 
tions générales, relatives aux Mollusques. Nous signale- 
rons ensuite un des plus importants chapitres de l’ou- 
yrage , celui qui est consacré à la distribution géogra- 
phique de ces animaux. L'auteur, pour les espèces marines, 
adopte la division de Woodward en 18 provinces, tout en 
faisant observer que cette classification, fondée sur l’é- 
tude des Mollusques ct très naturelle, dans l’état actuel de 
la science, ne peut s'appliquer qu'aux animaux recueillis 
à une faible profondeur. En effet, la faune malacologique 
des grands fonds parait être distribuée suivant des lois 
différentes de celles qui règlent la répartition des formes 
littorales ou des espèces qui sont comprises entre le ni- 
veau du balancement des marées et la profondeur de 
500 mètres. | 

Le chapitre IL est consacré à l’étude de la distribution 


(4) Paris, 1881, chez F. Savy, libraire, boulevard Saint-Ger- 
main, 77. Fascicule grand in-8 de 80 pages d'impression, accom- 
pagné d’une carte coloriée. 


— 185 — 


bathymétrique des Mollusques marins. Dans le chapitre 
précédent, l’auteur s’est contenté de compléter les listes 
de Woodward êt de les mettre à la hauteur des décou- 
vertes récentes : dans celui-ci, ses aperçus sont plus nou- 
veaux, et les renseignements qu’il nous donne sur les es- 
pèces des grands fonds et sur les résultats des dragages les 
plus récents sont fort intéressants et très complets. [l admet 
5 zones bathymétriques : 4° zone littorale ; 2° zone des 
Laminaires:; 5° zone des Nullipores et des Corallines ; 
4° zone des Brachiopodes et des Coraux ; 5° zone abys- 
sale. Cette dernière s'étend entre 500 et 5,000 mètres de 
profondeur, et au delà. En général, les coquilles qui s’y 
rencontrent sont de petite taille, peu colorées et à test 
blanc, mince et translucide. Les formes qui dominent dans 
les grands fonds sont les Dentalidæ, les Bullidæ, quelques 
Pleurotoma et Fusus, un certain nombre de Rhipidoglosses 
(Scissurella, Puncturella, Cyclostrema, Seguenzia), des 
quantités de Piéropodes, qui n’ont jamais vécu dans ces 
eaux, mais dont les coquilles, flottantes pendant la vie 
des animaux, ont coulé à fond après leur mort; des Ar- 
cidæ, Nuculidæ, Pectinidæ, les genres Dacrydiam, Axi- 
nus, Pecchiolia, Syndesmia ; enfin les Brachiopodes, dont 
une belle espèce (Terebratula Wyvillei) descend jusqu’à 
5 500 mètres de profondeur. 

En ce qui concerne la distribution des Mollusques ma- 
rins de la zone abyssale, Lovèn, en 1865, a émis lopinion 
qu’une Faune de caractère identiques étendait d’un pôle à 
l’autre, à travers tousles degrés delatitude, etque quelques- 
unes des espèces qui la composaient étaient très largement 
répandues. Plus tard et tout récemment, M. Wyville 
Thomson est arrivé à la même conclusion, en faveur de 
laquelle on n’est pas encore parvenu à accumuler suffisam- 


— 184 — 


ment de preuves, mais qui n’est nullement impossible, 
au point de vue scientifique. 

Le Fascicule se termine au commencement du cha- 
pitre IV, dans lequel l’auteur s'occupe de l'étude de la 
population malacologique des régions terrestres. 

H. CROSSE. 


Sur le Dévonien du département de la Sarthe, 
par NM. Œhlert et Davoust (1). 


Les auteurs, après avoir fait l'exposé des différents tra- 
vaux publiés, jusqu'ici, sur les fossiles dévoniens de la 
Sarthe, depuis l’époque à laquelle M. Triger découvrit, 
près du bourg de Viré, le premier gisement appartenant 
à cette formation, décrivent et figurent les espèces nou- 
velles qui suivent : Rhynchonella Chaignoni; Leplæna 
Soyei, L. Davousti, Verneuil (insuffisamment décrit par 
l’auteur), L. Sarthacensis, L. acutiplicata ; Rhynchotreta 
Brulonensis ; Spirifer Jouberti ; Pentamerus affinis ; Pleu- 
rotomaria pseudodecussata; Platyceras Lorieri, Verneuil ; 
Naticopsis Bigsbyi, N. elegantula ; Catantostoma Baylei ; 
Bellerophon Hermitei, B. angulatus, Guéranger ; Tenta- 
culites striatus, Guéranger; Aviculopecten Keyserlingi ; 
Pterinea Morleti. H. CRossE. 


(1) Paris, 1879. Brochure in-8 de 21 pages d'impression, ac- 
compagnée de 3 planches lithographiées. (Extr. du Bull. Soc. 
Géol. France, 3° sér., 1. VII, p. 697.) 


— 185 — 


Note sur l'Helix ehelonitis. — Les Hélices car- 
nassières Ct phytophages de la Nouvelle-Ca- 


lédonie, par Alfred de Saint-Simon (|). 


Nous voyons avec plaisir M. de Saint-Simon revenir aux 
études anatomiques qui lui ont valu une si juste réputa- 
tion parmi les naturalistes qui s'occupent de malacologie. 
Dans ce Mémoire, il constate l'exactitude des observations 
faites précédemment, par M. K. Semper, par le D’ Fischer 
et par nous-même, au sujet de l’armature linguale de 
l'Helix inæqualis, qui présente la même disposition que 
celle des Testacellidæ, et il pense, avec nous, que l’on 
doit adopter, pour les Hélices carnassières de la Nouvelle- 
Calédonie, le genre Rhytida, qui comprend les espèces à 
tours larges, comme les H. inæqualis et H. multisulcata, 
et le genre Diplomphalus, qui renferme les formes à tours 
étroits et à spire plus ou moins concave, comme les H. 
Cabriti, H. Montrouzieri, etc. 

De plus, l’auteur nous apprend, et c’est là la partie la 
plus intéressante de son travail, qu'il existe également, 
en Nouvelle-Colédonie, des Hélices phytophages, dont les 
pièces buccales se rapprochent sensiblement de celles des 
espèces Européennes. Il a eu occasion d'étudier l’animal 
d’une des espèces que nous avons publiées dans ce Recueil, 
l’Helix chelonitis (2), et il a trouvé qu’il était muni d’une 
mâchoire sillonnée de lamelles, que terminent, au bord 
libre, des denticules, et d'une armature linguale présentant 
5 types de dents : marginales à cuspides en ciseaux, laté- 
rales munies de lamelles échancrées, ainsi que les dents 


(1) Toulouse, 1881. Brochure in-8 de 8 pages d’impression. 
(Extr. du num. Mars 1880, Bull. Soc, Hist. nat. Toulouse.) 
(1) Journ. Conehyl., vol. XVI, p. 157, pl. 1x, fig. 2, 1868. 
13 


— 186 — 


rachiales, qui sont de même grosseur que les latérales. 
Formule dentaire : (12 — 8 — 1 — 8$—12) X 80. L'He- 
lix bidentata, d'Europe, se rapproche, sensiblement de 
l'espèce Néo-Calédonienne, sous le rapport de la structure 
de la mâchoire et de l'appareil lingual; seulement, les 
cuspides de ses dents marginales ne présentent pas la dis- 
position en ciseaux, comme chez FH. chelonitis. Cette 
dernière espèce est jusqu'ici la seule espèce du genre 
connue, en Nouvelle-Calédonie, comme phytophage, mais 
il est probable que les formes voisines, non encore étu- 
diées jusqu'ici, possèdent une organisation analogue. 
H. CROSSE. 


Contributions (o ëndian Malacology, N° XIE. Des- 
criplion of new Eand and Freshwater Sheils 
from Southern and Westera Hudia. Euramaln, 
the Amdaman Eslands, etc. By (Contributions 
à la Malacologie Indienne. N° XIE. Descripüions 
de nouvelles espèces de Coquilles terrestres et 
fluviatiles, provenant de l'Inde Méridionale et 
Occidentale, de la Birmanie, des îles Anda- 


man, etc. Par) ww. 7. Blanford (1). 


Plus de dix ans se sont déjà écoulés depuis la publica- 
tion du onzième numéro des Contributions à la Malacolo- 
gie Indienne, dans lesquelles M. W. T. Blanlord nous à 
fait connaitre tant de nouveautés intéressantes et de for- 
mes curieuses. L'auteur, détourné momentanément de 


(4) Calcutta, 1880. Brochure in-8 de 42 pages d'impression, 
accompagnée de 2 planches lithographiées, (Extr. de la Partie II 
du volume XLIX du Journal of the Asiatie Sociely of Bengal, 
1880.) 


— 187 — 
ses éludes malacologiques par les Missions en Abyssinie 
et dans le Béloutchistan dont il avait été chargé et par les 
publications auxquelles l’accomplissement de ces Missions 
avait donné lieu, a fini par y revenir, et nous l'en félici- 
tons bien sincèrement. 

Les espèces suivantes sont décrites comme nouvelles et, 
pour la plupart, figurées : Oxytes sylvicola; Hemiplecta 
tinostoma, H. enisa ; Xestina albata ; Macrochlamys ? pla- 
tychlamys, M. plicifera (Nanina plicatula, W.T. Blanford, 
nec Martens), M. Wynnei; Succinea collina; Streptaxis 
compressus, S. personatus, S. concinnus, S. pronus; En- 
pea macrodon, E. subcostulata, E exilis, E. stenostoma, 
Beddome ms., E. Beddomei, E. Canarica, Beddome ms. ; 
Spiraculum Travancoricum, Beddome ms. ; Cataulus cos- 
tulatus, C. albescens ; Realia (Omphalotropis) Andersoni, 
R. paliida, R. decussata ; Paludomus Travancorica, Bed- 
dome ms.; Bythinia Evezardi ; Corbicula [ravadica. 

L'auteur considère l'espèce créée par M. Théobald, 
sous le nom d'Hapalus Travankoricus, comme établie sur 
de jeunes iudividus de Cataulus. Il réclame contre la pa- 
ternité d’un Cremnoconchus Fairbanki, que lui attribue à 
tort M. Hanley, dans la Conchologia Indica, bien qu’il 
n'ait jamais décrit nulle part cette espèce, d’ailleurs fon- 
cièrement mauvaise, car la figure de l'ouvrage représente 
tout simplement une variété du C. conicus (4). 

H. CROSSE. 


ROUVELLES. 


Nous apprenons que M. W. M. Dall est de retour de sa 


(4) Conch. Indica, pl. cxLvi fig. 7. 


— 188 — 


récente expédition dans l'Alaska (Amérique du Nord). I a 
recueilli le premier exemplaire adulte et en bon état 
que l’on connaisse du Voluta Stearnsii, un Chrysodomus 
nouveau, et quelques autres formes intéressantes. Grâce 
à ses recherches, la Faune des mers de l’ancienne Amé- 
rique Russe se trouve bien explorée et suffisamment con- 
nue, depuis la zone littorale jusqu’à une profondeur de 
100 brasses, à partir du cinquantième degré de latitude 
Nord. 


Nous recevons de M. le D' Dante Pantanelli une lettre- 
circulaire dans laquelle il nous apprend que le Conseil 
directif de la Société Malacologique Italienne a décidé qu'il 
y avait lieu d'inviter les Membres de cette Société, ainsi 
que les naturalistes qui s'occupent d’études conchyliolo- 
giques, à assister à une Séance extraordinaire, qui se 
tiendra, à Venise, au mois de septembre prochain. Dans 
cette réunion, on $s'occupera particuhèrement des ques- 
tions qui se rattachent à la Conchyliologie. On a choisi la 
ville de Venise, parce que, dans le courant du même 
mois, le Congrès international de Géographie s'y réunira, 
etle Congrès international de Géologie tiendra ses séances 
à Bologne. Le Conseil doit, ultérieurement, faire con- 
naître le jour de la Séance ainsi que le lieu dans lequel 
la Société doit se réunir, et il invite, dès à présent, les 
naturalistes à vouloir bien hororer de leur présence 
cette rénnion scientifique. H. CROSSE. 


Paris, — Imprimerie de Mme Ve Bouchard-Huzard, rue de l'Eperon, 5; 
J. TREMBLAY, gendre et successeurs 


COLLECTION A VENDRE. 


A vendre, à l’amiable, une Collection considéable, ayant 
appartenu à feu M. Am. Boivin, ancien maitre des requêtes au 
Conseil d’État, composée de Coquilles terrestres, fluvia- 
tiles et marines et comprenant beaucoup d'espèces précieu- 
ses. Celte collection, très développée dans lous les genres, est 
particulièrement remarquable sous le rapport du genre Cône, 
qui s’y trouve très richement représenté, tant par le nombre et 
la beauté des individus, que par ia rareté des espèces, parmi 
lesquelles figure un certain nombre de types. 

S'adresser, pour plus amples renseignements et pour visiter 
la collection, à Madame Lalesque, née Boivin, rue 
Sainte-Catherine, 1, Bordeaux (Gironde). 


OUVRAGES NOUVEAUX. 


Studio sulla Helix (Campilæa) cingulata, Studer e forme 
affini, di M. Paulucci. — Sienne, 1881. — Brochure grand 
in-8 de 55 pages d'impression et accompagnée de 2 planches 
lithographiées. FU 

Sopra una puova forma di Pecten dei depositi pliocenici di 
Civita-Vecchia. Nota dell’ Ingegnere L. Meli. — Rome, 
1881.— Brochure in-4 de 7 pages d'impression, accompagnée 
de 1 planche lithographiée. 

Note sur l'Helix chelonitis. Les Hélices phytophages et car- 
nassières de la Nouvelle-Calédonie, par Alfred de 
Saint-Simon. — Toulouse, 1881. — Brochure in-8 de 8 pa- 
ges d'impression. 

Anatomie de l’Helix Cantabrica, par A. de Saint-Simon. 
— Toulouse, 1880. — Brochure in-8 de 4 pages d'impression. 

Bulletin de la Société d’études des Sciences naturelles de 
Béziers. Compte rendu des séances. Quatrième année. — Bé- 
ziers, 1880, — Un volume grand in-8 de 232 pages d’impres- 
sion, accompagnée de 2 planches noires. 

Das Vesullian, eine neue dreithetlige Jura-Stufe. Von Pro- 
fessor Karl Mayer. — Zurich, 1879. — Brochure in-8 de 
18 pages d'impression. 

Histoire géologique du Ganal de la Manche; par M. Hébert. 
— Paris, 1880. — Brochure in-4 de 13 pages d'impression. 


Table des Matières 


CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON. 


Faune malacologique du lac Tanganyika. . .. . . . H. CRosse.. . . . . . . 405 
Succinées françaises (troisième Supplément). . . .. A. BAUDON. . : . . . . 139 
Note sur quelques espèces de coquilles fluviatiles re- 

cueillies à Bornéo et à Sumatra, par M. Carl Bock. A. BROT. . « . . . ,. 154 
Noterectificative sur l'Helix Farafanganensis, H. Adams 

(emend.), de Madagascar . . . + . . . . . . . . . . H-CrossEetP.FISCHER. 460 
Description de deux espèces nouvelles. . : . . . . . H. de MALTZAN . . . . 462 
Sur la Belgrandia thermalis, Linné. . . . . . ,. . . C. de STEFANI , .. . . 164 
Description d'espèces inédites du Bassin Parisien. . . M. COSSMANN. . . . . . 167 
Description de deux nouvelles espèces fossiles. . . . . J. DEPONTALLIER. . . : 113 
Diagnoses d'espèces aouvelles du Pliocène des Alpes- 

Man times 0e ANR RAA ES TR ANA J. DEPONTAILLIER . . . 178 
PIDMOPTA PRIE SR RENE Re SNS MP Te H. CROSSE: +218) 155/0022 480 
Nouvelles. : ... +, .. OC ARE NOR IE CE ME AMEN : H., Grosse. tt 12 Ade7 


Le journal paraît par trimestre et forme 1 volume par an. 


PRIX DE L’ABONNEMENT [PAYABLE D'AVANCE) : 


Pour Paris et pour les départements (reçu franco). . . 16 fr. 
Pour l'étranger (Union postale) id. AS TS 
Pourles pays hors de l’Union postale id. Sa SUN TS 


S’adresser, pour l'abonnement, payable d'avance, et pour les com- 
munications scientifiques, à M. H.CROSSE, directeur du Journal, rue 
Tronchet, 25, à Paris, chez qui on trouvera aussi les volumes précé- 
demment publiés du Journal de Conchyliologie. (Ecrire franco.) 

Il estrendu compte des ouvrages de Conchyliologie et de Paléonto- 
logie dont deux exemplaires sont adressés au bureau du Journal. 


PARIS. — IMP + DE M"° V° BOUCHARD-HUZARD , RUE DE L'ÉPERON, D. —1881. 
J. TREMBLAY, GENDRE ET SUCCESSEUR. 


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8: Série. — l'ome KXKE. — No 3. 


JOURNAL 


DE 


CONCHY LIOLOGIE 


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COMPRENANT 
L'ETUDE DES MOLLUSQUES 
VIVANTS ET FOSSILES 3 


Publié sous la direction de 


H. CROSSE et P. FISCHEN. 


A PARIS, 
CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 95. 


Dépôt à Londres, chez MM. Wicurams et NorGATE, 4, Henrietta Street, Covent-Garden. 
— à Edimbourg, chez MM. Wiziams et NonGATE, 20, South Frederick Street. 


1881 


VIENT DE PARAITRE 


INDEX GÉNÉRAL ET NINTÉMATIQUE 
DES MATIÈRES 


Gontenues dans les vingt premiers volumes 


DU 


JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE 
1850-1872 


Un volume in-8° de 208 pages d'impression, comprenant la table 
des articles contenus dans les volumes I à XX et la table, par 
ordre alphabétique, des Famulles, Genres, Sous-genres et 
Espèces de Mollusques décrits ou cités dans ces volumes. 


EN VENTE ACTUELLEMENT 


AU BUREAU DU JOURNAL, RUE TRONCHET, 95. 


Prix : 8 francs. 


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OUVRAGES NOUVEAUX 


Mission scientifique au Mexique et dans l'Amérique 
centrale, ouvrage publié par les soins du Ministre de l’Instruc- 
tion publique. — Recherches zoologiques publiées sousla 
direction de M.Mizxe-Epwanps,membredel’Institut.—7e partie. 
—Étudesurles Mollusquesterrestreset fluviatiles, 
par MM. P. Fiscuer et H. Crosse. Paris, Imprimerie Nationale, 
MDCCCLXXX. Le premier volume (702 pages d'impression 
et xxx1 planches noires el coloriées) est terminé. La huitième 
livraison, qui forme le commencement du second volume, vient 
de parailre et est actuellement en vente. 

M. Paulucci.— Contribuzione alla Fauna malacologica 
Italiana. — Specie raccolte dal Dorr. G. CAVANNA, negli 
anni 1878, 1879, 1880, con elenes delle Gonchiglie Abruz- 
zesi e descrizione due nuove Succinea. — Sienne, 1881. — 
Un volume grand in-8 de 122 pages d'impression, accompa- 
gné de 5 planches lithographiées. 


JOURNAL 


DE 


CONCHYLIOLOGEIE. 


‘ fer Juillet 1881. 


A ————— ——————…———— 


Contribution à la Faune malacologique de 
Nossi-Bé et de Nossi-Comba 


Par H. CRossE. 


EH. Nossi-Hé et Nossi-(Comba. 


Nossi-Bé est une île peu élevée au-dessus du niveau de 
la mer, et d’une largeur d'environ 12 kilomètres; elle est 
située entre le 15° et le 14° degré de latitude Sud, très 
près de la côte occidentale de Madagascar et non loin du 
cap d'Ambre, qui forme l'extrémité septentrionale de la 
grande île Africaine. D'après M. Vesco, elle offre la forme 
d’un plateau incliné au Nord et dominé, vers l'Est, par 
une montagne de 500 mètres d'altitude. « La magnifique 
« forêt de Loucoubé (1) ombrage ces hauteurs dont les 
« pentes abruptes sont ravinées par de petits torrents. Le 
« sol, dans la majeure partie de l'ile, à pour base des 
« marnes siliceuses et ferrugineuses, traversées çà et Ià 
« par des schistes stratifiés et, sur quelques points, par 


(1) A. Morelet, Sér. Conchvl., LL, p. 46, 1860, 


— 190 — 
« des roches scoriacées, provenant d’un ancien cratère 
« volcanique. Le fond de ce bassin est occupé par un lac. 
« Il en sort un ruisseau sinueux et profondément encaissé, 
« qui, traversant le plateau, du Nord au Sud, fertilise la 
« seule partie de l’île dont la culture ait modifié l'aspect, 
« en y créant des plantations et des jardins. » Certaines 
parties de l’île sont morécageuses et il y règne des fièvres 
paludéennes que les Européens ne peuvent guère éviter 
et dont ils ont beaucoup de peine à se débarrasser. Nossi- 
Bé est donc une de nos colonies les plus malsaines et les 
moins agréables à babiter. Peu de naturalistes l’ont explo- 
rée, au point de vue malacologique. Parmi eux, nous 
citerons M. le commandant Guillain; M. Eugène Vesco, 
chirurgien-major de la marine, dont nous avons à re- 
gretter la perte récente et qui a visité l’île, dans le cours 
de sa campagne de 1848-1849 (4); ii. Craven, officier 
de marine Anglais (2); M. Hildebrandt, naturaliste Alle- 
mand, mort, il y a peu de temps, à Madagascar, dans le 
cours d’un voyage scientifique (5); et enfin M. E. Marie, 
qui a exercé dans l’île les fonctions d’ordonnateur, pen- 
dant environ une année (1878-1879), mais que, malheu- 
reusement, l’état précaire de sa santé a empèché de faire 


(4) D’après A. Morelet (1. c.}, M. Vesco aurait recueilli, à 
Nossi-Bé, les 5 espèces suivantes : Neritina spiniperda, Morelet; 
N. Knorri, Récluz; Cyclostoma aplustre, Sowerby ; Ampullaria 
Cecillei, Philippi; Melania decollata, Lamarck. 

(2) M. Craven a décrit récemment (Proc. Zool. Soc. London, 
p. 215-216, pl. xxur, 1880), comme espèces nouvelles : Achatina 
mamillata, qui est un Subulina; Papa cafæicola, qui nous parait 
un double emploi de l’Ennea bicolor, Hutton, et un mauvais 
nom ; Paludina Colbeaui. 

(3) M. Hildebrandt a découvert, à Nossi-Bé, un Helix inédit, 
H. Stumpfñi, Kobelt (Nachrichtsblatt, p. 31. 1880), du groupe 
des Ampelita de Beck. : 


— 191 — 

des recherches aussi fructueuses qu’il l'aurait désiré, Malgré 
ce fâcheux contretemps, notre honorable correspondant 
a pu, grâce au zèle scientifique qui l'anime, recueillir, à 
Nossi-Bé, une quarantaine d'espèces, dont quelques-unes 
sont intéressantes et dont l’ensemble permet de se faire 
une idée des caractères que présente la Faune malacolo- 
gique de l’île. Ainsi que l'on devait s’y atteindre, d’après 
la position géographique de Nossi-Bé, cette Faune est con- 
stituée par un mélange d’espèces des Comores et d’es- 
pèces de Madagascar, avec un petit nombre de formes, 
qui, jusqu'ici, n’ont pas été recueillies ailleurs, mais qui, 
présentant de grandes analogies avec celles des terres voi- 
sines, pourront vraisemblablement y être retrouvées, au 
moins en partie. Il en résulte que la Faune malacologique 
de Nossi-Bé manque essentiellement d'originalité et qu’elle 
est, sous ce rapport, très inférieure à celle du groupe voi- 
sin des Comores. 

Nossi-Comba est une petite île située entre Nossi-Bé et 
la côte occidentale de Madagascar. Elle n'avait, à notre 
connaissance, été l’objet d’aucunes recherches malacolo- 
giques, avant l’excursion que M. E. Marie a eu occasion 
d'y faire, en 1879. Malheureusement, c'était pendant la 
saison chaude, et cette partie de l’année est très défavorable 
à la recherche des Mollusques, dans les régions tropicales. 
Pourtant, M. Marie a recueilli un certain nombre d’es- 
pèces, dont plusieurs existent également à Nossi-Bé. Les 
deux faunules se ressemblent beaucoup, ce qui s'explique 
facilement par le voisinage des deux îles. 

Au nord de Nossi-Bé, et à une distance peu éloignée, 
on rencontre successivement deux petites îles : Nossi-Mit- 
ziou, signalée depuis longtemps comme l'habitat du Cyclos- 
toma Cuvicrianum, Petit, et Nossi-Fali, d'où a été rap- 
porté, par M. le commandant Guillain, le Cyclostoma spec. 


— 192 — 
tabile, Petit (4), forme remarquable par la belle colo- 
ration d’un rouge orangé de son ouverture et qui est con- 
sidérée généralement comme ne constituant qu’une variété 
du C. cariniferum, Sowerby. M. E. Marie n’a visité aucune 
de ces deux Îles, qui, comme Nossi-Comba, appartien- 


nent à la France, à titre de dépendances coloniales de 
Nossi-Bé. 


II. Catalogue des espèces de Nossislré 
et de Nossi-Combhba. 


I. Genre ENNEA, H. et À. Adams. 
1. ENNEA gicoLor, Hutton. 


Pupa bicolor, Hutton, Journ. As. Soc. Bengal, vol. IT, 
p. 86. 1854. 
— cafæicola, Craven, Proc. Zool. Soc. London, p. 215, 
pl. xx, fig. 10, 1880. 


Hab. Nossi-Bé (E. Marie) ; dans les plantations de café 
(Craven). 

Obs. M. Marie a retrouvé, à Nossi-Bé, l'E. bicolor, 
qui existe également aux Seychelles, dans l’Indo-Chine et 
même aux Antilles, où il a été introduit, involontairement, 
par l'industrie agricole humaine, dans les sacs de riz, etoù 
il s’est accelimaté. 

Il nous est impossible de distinguer spécifiquement de 
VE. bicolor la forme que M. Craven a recueillie dans les 
plantations de café de Nossi-Bé et qu'il a décrite sous le 
nom, d'ailleurs défectueux, de Pupa cafæicola (P. coffæi- 
cola serait plus correct). Nous croyons donc devoir la faire 
passer dans la synonymie de l'espèce. 


(1) Journ. Conechyl., vol. I, p. 49, pl. im, fig. 2, 1850. 


— 195 — 
3, ENNEA minor, Morelet. 


Pupa minor, Morelet, in Rev. Zool., p. 220, 1851. 
Eanea minor, Morelet, Sér. Conch. IT, p. 77, pl. v, 
fig. 11, 1860. 


Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Madagascar, sur la 
plage sablonneuse de Port-Leven (Vesco). 


3. ENNEA INTERMEDIA, Morelet. 


Pupa intermedia, Morelet, in Rev. Zool., p. 220, 4851. 

Ennea intermedia, Kobelt, var.? Jahrb. deutsch. Malak. 
Ges., p. 555, pl. vu, fig. 4-7, 
1880. 


Hab. Nossi-Bé (Stumpff). — Côte N.-0. de Madagascar, 
sur la plage de Port-Leven (Vesco). 

Obs. M. le D° W. Kobelt considère, avec doute, il est 
vrai, comme une variété probable de l'E. intermedia, Mo- 
relet, la forme qu’il figure (L. c.) et qui a été recueillie, à 
Nossi-Bé, par M. Hildebrandt. Le fait n’a rien de sur- 
prenant, si l’on se rend compte que Port-Leven, habitat 
du type de l'espèce, est situé sur la partie du littoral 
N.-0. de Madagascar la plus rapprochée de Nossi-Bé. 
M. E. Marie n’a point recueilli cette espèce. 


4. ENNEA METuLA, Crosse (PJ. V, fig. 5). 


T. suboblecte rimata, elongalo-pupæformus, longitudina- 
liler costulato-striata (costulis in vicinio suturæ promi- 
nulis, mox subobsoletis), tenuis, sat nitida, translucida, 
pullide cerea, unicolor ; spira turrita, apice obtusulo; su- 
lura sat profunde impressa, marginato-crenata; anfr. 


1-7 1/2 convexiusculi, lente accrescentes, ultimus spira 


— 194 — 


mullo minor, minus conspicue striatus, ad occursum mar- 
ginis externi sublævis, costulis'evanescentibus ; apertura 
breviter ovato-piriformis, intus concolor ; peristoma sim- 
plex, marginibus disjunctis, columellari recto, subdila- 
tato, rimæ umbilici partem obtegente, livide cereo, basali 
rotundato, externo acuto.— Long. A, diam. maj. # mill. 
Apertura 3 mill. longa, 2 1/4 lata (Coll. Crosse et Marie). 
Habitat Nossi-Comba (E. Marie). 


Coquille munie d’une fente ombilicale légèrement re- 
couverte, allongée, pupiforme, munie, en sens longitudinal, 
de fortes stries costuliformes, qui sont développées dans 
le voisinage de la suture et qui tendent à disparaitre, 
bientôt après. Test mince, assez luisant, translucide et 
d’un jaune de cire clair et uniforme. Spire terminée par 
un sommet légèrement obtus. Suture assez profondément 
marquée et crénelée. Tours de spire au nombre de 7 à 7 4/2, 
assez convexes et s’accroissant lentement; dernier tour 
beaucoup plus petit que la spire, moins distinctement 
strié que les précédents et devenant presque lisse, dans 
le voisinage du bord externe, par suite de la disparition 
des stries costuliformes. Ouverture brièvement ovalo-pi- 
riforme et de même coloration, à l’intérieur, que le reste 
de la coquille. Péristome simple et à bords séparés l’un de 
l’autre : bord columellaire droit, légèrement développé, 
recouvrant une partie de la fente ombilicale et d’un jaune 
de cire clair; bord basal arrondi; bord externe tranchant. 

Longueur totale de la coquille 41 millimètres, plus 
grand diamètre 4. Longueur de l'ouverture 3 millimètres, 
plus grande largeur 2 1/4. 

Hab. Nossi-Comba (E. Marie). 

Obs. Ce n’est pas sans quelque doute que nous plaçons 
dans le genre Ennea cette espèce dout M. E. Marie ne 


— 495 — 


nous à communiqué qu'un seul exemplaire, qui ne nous 
paraît pas tout à fait adulte. Pourtant, l'aspect luisant, la 
coloration uniforme et d’un jaune de cire blanchâtre et 
le système de scuipture de la coquille nous paraissent la 
rapprocher plutôt des Ennea que des Buliminus ou des 
Pupa. Dans cette hypothèse, la ténuité de son bord externe 
proviendrait de son état imparfaitement adulte. 


Il. Genre Hezix, Linné. 


5. HELIx LANx, Férussac. 


Helix lanx (Helicigona), Férussae, Hist. nat., p. 557, 
pl. zxv, fig. 7. 


Hab. Nossi-Bé, dans la forêt de Loucoubé (E. Marie). 
— Madagascar. 

Obs. M. E. Marie n’a recueilli qu'un exemplaire en 
mauvais état de cette grande espèce, connue depuis long- 
temps à Madagascar. Ainsi que les deux suivantes, elle 
appartient au groupe des Ampelita de Beck. 


6. H£ELIx OMPHALODES, Pfeiffer. 


Helix omphalodes, Pfeiffer, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 64, 1845. 


Var. 6. Loucoubeensis. Sat tenuis, nigricans, unicolor. 
— Diam. maj. 37, min. 31, alt. A7 mill. Apertura 19 mil 
longa, 46 lata (cum peristomate). (Coll. Grosse et Marie). 


Hab. Nossi-Bé, dans la forêt de Loucoubé (E. Marie). 

Obs. La coquille que nous croyons devoir rattacher, à 
titre de variété, à l'H. omphalodes de Pfeiffer se distingue 
de la forme typique par son test moins épais et d'une co- 


— 196 — 


loration noirâtre uniforme. La forme typique habite Ma- 
dagascar. 


7. Heuix Srumrrru, Kobelt. 


Helix Stumpffi, Kobelt, Nachrichtsb. d. Malak. Ges.p.51, 
février 4880. 

= — —  Jahrb. d. Malak. Ges., vol, VIE, 

p. 992, pl. vu, fig. 5, 4, 1880. 


Hab. Nossi-Bé, dans la forêt de Loucoubé (Stumpf, Hil- 
debrandt, E. Marie). 

Obs. Cet Helix, très voisin, d’ailleurs, de l'H. Cazena- 
vettei, Fischer et Bernardi, en diffère par son test plus 
mince, plus luisant, par sa forme plus aplatie et par les 
bandes brunes qui tranchent sur le fond de sa coloration. 


IT. Genre ACHATINA, Lamarck. 


8. ACHATINA FULICA, Férussac. 


Helix fulica (Cochlitoma), Férussac, Hist, nat. pl. 424 A, 
fig. 4. 


Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Madagascar. 

Obs. On sait que cette espèce, originaire de Mada- 
gascar, à été successivement introduite et acclimatée à 
Bourbon, à Maurice, aux Comores et dans l'Inde Anglaise, 
par le fait de l’homme. 


9. ACHATINA PANTHERA, Férussac. 


Helix panthera (Cochlitoma), Férussac, Hist. nat. pl. 126, 
ho. 1,2 


Hab, Nossi-Bé (E. Marie). — Madagascar, sur le ver 


— 197 — 


sant intérieur des dunes boisées de Port-Leven, au pied 
des gros arbres, sous les amas de feuilles mortes, et quel- 
quefois sur les arbustes (E. Vesco). 

Obs. Cette espèce a été introduite et acclimatée, com- 
me la précédente, à l’île Maurice . M. Marie nous apprend 
que les grosses Agathines forment, en toute saison, un 
épiphragme assez solide. Il nous a communiqué un exem- 
plaire de celui de l'A. panthera et nous croyons devoiren 
donner la figure (PI. VIT, fig. 2), vue du côté externe. 
Ce côté est d’un blanc mat, terne, opaque, et, à la vue 
aussi bien qu’au toucher, il ressemble à du biscuit de 
Sèvres ; la face interne, au contraire, est brillante et 
presque nacrée. L'épaisseur de l’épiphragme est à peu près 
la même que chez notre Helix pomatia d'Europe. On re- 
marquera que l'échancrure basale caractéristique du gen- 
re Achatina détermine, dans la partie correspondante de 
l'épiphragme, une disposition particulière : en vue d'ob- 
tenir une clôture complète, lPépiphragme suit exacte- 
ment le contour du bord externe et du bord basal et, 
arrivé là, fait saillie, pour boucher l’échancrure. 


10. ACHATINA ANTOURTOURENSIS, Crosse (PI. VII, 
fig. 1). 


Achatina Antourtourensis, Crosse, Journ. Conchyl., 
vol. XXvII, p. 540, 1879. 


Coquille imperforée, de forme oblongue conique, assez 
mince de test, sans manquer de solidité, munie de stries 
longitudinales pliciformes, assez fortement prononcées, et 
présentant, en sens transversal, d’autres petites stries 
assez espacées, peu apparentes et difficilement perceptibles 
à l’œil nu. Test terne et d’un blanc uniforme, sous une 
pellicule épidermique jaunâtre, peu persistante et se dé- 


— 1985 — 

tachant très facilement. Spire assez allongée, terminée par 
un sommet aplati, offrant, à sa partie médiane, un sem- 
blant de concavité. Suture assez irrégulièrement marquée, 
sublaciniée. Tours de spire au nombre de 7 1/2, légè- 
rement convexes et s’accroissant régulièrement; tours 
embryonnaires, au nombre de 2, lisses et luisants; dernier 
tour légèrement descendant, un peu plus grand que le 
reste de la coquille, légèrement renflé au-dessous de la 
partie médiane, arrondi et un peu atténué à la base. 
Ouverture de forme ovale-anguleuse, piriforme, luisante 
et d’un blanc uniforme à l’intérieur. Péristome simple, 
luisant et de coloration blanche : bords réunis par un dé- 
pôt calleux également blanc et assez épais; bord columel- 
laire arqué, développé, légèrement réfléchi et tronqué à la 
base; bord basal arrondi, légèrement épaissi ; bord ex- 
terne presque tranchant. 

Longueur totale de la coquille 90 millimètres, plus 
grand diamètre 41 (Coll. Crosse et Marie). 

Hab. Nossi-Bé, à Antourtour (E. Marie). 

Obs. Jolie espèce, d’assez grande taille, se distinguant 
facilement des deux précédentes par son système de sculp- 
ture et sa coloration. 


IV. Genre BULIMINUS, Ehrenberg. 


11. Buziminus vArioLosus, Morelet. 


Buliminus variolosus, Morelet, Sér. Conch. Il, p. 66, pl. v, 
fig. 2, 1860. 


Hab. Nossi-Bé, à Hellville, près du bord de la mer 
(E. Marie). Nossi-Comba, également près du bord de fa 
mer, sous lécorce des Tamariniers (E. Marie). — Afrique 


— 199 — 
Orientale, sur la plage de Mogadoxa, au pied des plantes 
qui croissent dans le sable (E. Vesco). 


V. Genre PUPA, Lamarck. 


42. Pupa SeiGNacIaNA, Crosse et Fischer (PI. VII, 
fig. 4). 


Pupa Seignaciana, Crosse et Fischer, Journ. Conchyl. 
vol XXVII, p. 49, 1879. 


Coquille munie d’une fente ombilicale, de petite taille, 
de forme allongée, subcylindrique, à peine striée obli- 
quement, mince, subtranslucide, médiocrement luisante 
et de coloration cornée. Spire relativement assez allongée, 
terminée par un sommet légèrement obtus. Suture mar- 
quée. Tours de spire au uombre de 5 1/2 et légère- 
ment convexes; dernier tour brièvement arrondi à la base. 
Ouverture verticale, de forme semi-lunaire arrondie, rétré- 
cie par la présence de 2 dents pariétales, dont l’une est 
plus grande que l’autre et de forme assez irrégulière : 
même coloration que celle du reste de la coquille. Péris- 
tome simple, de coloration cornée et à bords séparés l’un 
de l’autre; bord columellaire réfléchi ; bord basal arrondi, 
réfléchi; bord externe légèrement réfléchi, ascendant, 
subanguleux dans le voisinage du point d'insertion, atté- 
nué et remontant plus haut que les dents pariétales. 

Plus grande longueur de la coquille 2 millimètres 3/4; 
plus grand diamètre 5/4 de millimètre. Longueur de l’ou- 
verture 3/4 de millimètre, plus grande largeur 5/4 de 
millimètre (Coll. Crosse et Marie). 

Hab. Nossi-Bé, à Calempo (E. Marie). Nossi-Comba, 
près de la mer, sous les écorces des Tamariniers, où il se 
trouve en compagnie du Buliminus variolosus (E. Marie). 

Obs. L'exemplaire figuré ne possède que 2 dents parié- 


— 200 — 


tales. D’après M. Marie, les individus recueillis par lui 
à Calempo et très adultes posséderaient, en sus des2 dents 
pariétales, 2 autres denticulations, situées sur le bord ex- 
terne et dont l’une serait à peine apparente. 


VI. Genre GEOSTILBIA, Crosse. 
15. GeosrizBia Mariet, Crosse, (PI. VILL, fig. 5). 


Geostilbia Mariei, Crosse, Journ. Conchyl., vol. XXVELE, 
p. 149, 1880. 


Coquille imperforée, subeylindrique, mince, lisse et 
polie, diaphane, crystalline et de coloration blanchâtre. 
Spire assez allongée, terminée brusquement par un som- 
met arrondi et très obtus. Suture marquée. Tours de spire 
au nombre de 4 à peine et de forme plutôt aplatie que 
convexe; dernier tour un peu descendant et plus petit 
que la spire. Ouverture allongée, régulièrement piriforme 
et de même couleur, à l’intérieur, que le reste de la co- 
quille. Péristome simple, blanchâtre et à bords réunis 
par un mince dépôt calleux : bord columellaire légère- 
ment épaissi, semblant tronqué, sans l'être réellement, 
atteignant à peine la base; bord basal arrondi: bord ex- 
terne arqué en avant, mince et un peu tranchant. 

Longueur totale de la coquille 5 millimètres, plus grand 
diamètre 1 (Coll. Crosse et Marie). 

Hab. Nossi-Bé, à Calempo (E. Marie). 

Obs. M. E. Marie semble prédestiné à la découverte des 
espèces de ce genre, dont il a déjà signalé la présence en 
Nouvelle-Calédonie et aux Antilles. En tout cas, le fait de 
l'existence, à Nossi-Bé, du genre Geostilbia est fort inté- 
ressant, au point de vue de la distribution géographique 
des espèces. Il prouve que l’area du genre est encore plus 


— 201 — 

étendu qu'on ne le croyait jusqu'ici. On peut mème sup- 
poser, avec quelque vraisemblance, que, entre les An- 
tilles, les îles de l'Afrique et la Nouvelle-Calédonie, il reste 
à découvrir un certain nombre d'espèces de Geostilbia. 
Malheureusement, la petitesse des espèces de ce genre et 
leur mode de station rendent leur découverte difficile pour 
les naturalistes qui ne possèdent pas, à la fois, comme 
M. E. Marie, une grande patience, une vue excellente et 
une longue habitude de la recherche des Mollusques de 
petite taille. 


VIT. Genre OPEAS, Albers. 


14. OPEAS GRAcCtLIS, Hutton. 


Balimus gracilis, Hutton, Journ. As. Soc. Bengal, vol. IT, 
p. 84, 1854. 
Hab. Nossi-Bé (E. Marie). Nossi-Comba (E. Marie). — 
Ile Rodriguez (A. Desmazures) ; Inde Anglaise, Calcutta 
(Hutton), 


Obs. Un peu moins effilé que la forme de Calcutta, 
mais, néanmoins, appartenant bien à la même espèce. 


45. OpEaAs JonAnNiNus, Morelet. 


Balimus (Stenogyra) Johanninus, Morelet, Journ. Con- 
chyl., vol. XXV, p. 555, pl. x1i, fig. 5, 1877. 


Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — [le d’Anjouan, dans 
les Comores (Bewsher). 


VilL. Genre SUBULINA, Beck. 


16. SUBULINA MAMILLATA, Craven. 


Achatina mamillata, Craven, Proc. Zool, Soc, London, 
p. 215, pl. xx, fig. 8, 1880. 


2 OUD 2 


Hab. Nossi-Bé (Craven). Nossi-Comba (E. Marie). 


IX. Genre SUCCINEA, Draparnaud. 
17. SUCCINEA STRIATA, Krauss. 


Succinea striata, Krauss, Sudafr. Moll., p. 75, pl. IV, 
fig. 16, 1848. 


Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Afrique méridionale, 
près du fleuve Limpopo (Krauss). 


X. Genre PYRGOPHYSA, Crosse. 


18. PyraornysAa MARtEt, Crosse. 


Pyrgophysa Mariei, Crosse, Journ. Conchyl., vol. XXVIT, 
p. 209, 1879. 
= —  Crosse, Journ. Conchyl., vol. XX VIII, 
p. 141, pl. 1v, fig. 5, 14380. 


ab. Nossi-Bé, aux environs d’Hellville et dans le ruis- 
seau de Passandava (E. Marie). 

Obs. M. E. Marie nous apprend que tous les individus 
de cette curieuse espèce trouvés aux environs d’Hellville 
sont recouverts, particulièrement sur les premiers tours 
de spire, d’un enduit noirâtre, tandis que ceux qui ont été 
recueillis dans le ruisseau de Passandava ne présentent 
aucune trace de cet enduit (Coll. Crosse et Marie). 


XI. Genre PLANORBIS, Guettard. 
19. PLANORBIS CRASSILABRUM, Morelet. 


Planorbis crassilabrum, Morelet, Sér. Conch. Il, p. 96, 
pl. vi, fig. 8, 1860. 


— 205 — 


Hab. Nossi-Bé, dans le ruisseau de Simaremare 
(E. Marie). — Mayotte (E. Vesco). Anjouan (Bewsher). 
N.-0. de Madagascar (E. Vesco). 


XIE. Genre ANCYLUS, Geoffroy. 
20. AxcyLus mopEstus, Crosse (PI. VITE, fig. 6). 


Aneylus modestus, Crosse, Journ. Conchyl., vol. XXVIL, 
p. 150, 1880. 


Coquille de forme ovale elliptique, légèrement gib- 
beuse, mince, diaphane, et d’une coloration cornée tour- 
nant au verdâtre. Sommet à pointe légèrement infra-mé- 
diane et recourbée à droite. Ouverture de forme ovale 
elliptique et de même coloration que le reste de la co-. 
quille, à l'intérieur. 

Longueur totale de la coquille 3 millimètres, plus 
grande largeur 2, hauteur 1 4/2 (Coll. Crosse et Marie). 

Hab. Nossi-Bé, dans le ruisseau de Passandava, sur les 
bois morts et sur le test des Melania (E. Marie). 


XIIE. Genre AURICULA, Lamarck. 
21. AURICULA SUBULA, Quoy et Gaimard. 


Auricula subula, Quoy et Gaimard, Voy. Astrolabe, IF, 
p. 171, pl. x, fig. 59, 40. 


Hab. Nossi-Bé, à Hellville (E. Marie). — Nouvelle- 
Irlande (Quoy et Gaimard) ; Célèbes (A. Adams) ; Philip- 
pines (H. Cuming); Nouvelle-Calédonie (R. P. Montrou- 
zier, E. Marie); Scheik Said, sur le littoral de la mer 
touge (Jickeli). 


— 904 — 
XIV. Genre MELAMPUS, Montfort. 
99, MELAMPUS FASCIATUS, Deshayes. 


Auricula fasciata, Deshayes, Encycl. méth. If, p.90, 1850. 


Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Mayotte (E. Vesco). Iles 
Nicobar (Frauenfeld). Basse-Cochinchine (teste A. Morelet). 
Java, Philippines, Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Irlande, etc. 


29. MELAMPUS PFEIFFERIANUS, Morelet. 


Melampus Pfeifferianus, Morelet, Sér. Conchyl. IE, p. 95, 
pl. vi, fig. 6, 1860. 


Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Mayotte (E. Vesco). 
XV. Genre CASSIDULA, Férussac. 
24. CASSIDULA LABRELLA, Deshayes. 


Auricula labrella, Deshayes, Encycl. méth. II, p. 92, 
1850. 


Hab, Nossi-Bé, à Hellville (E. Marie). — Massaouah 
(Jickeli). Ile de France (actuellement, île Maurice). 


XVI. Genre PLECOTREMA, H. et À. Adams. 


25. PLECOTREMA Morpax, Dobrn. 


Plecotrema mordax, Dohrn, Malak. BI., vol. VIE, p. 204, 
1859. 


Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Littoral de la mer 
Rouge (Issel). Taiti (Vesco). Ile Anaa (Pease). 


— 905 — 
XVIL. Genre TRUNCATELLA, Risso. 
26. TRUNCATELLA GUERIN1, À. et J. B. Villa. 


Truncatella Guerini, A. et J. B. Villa, Disp. syst., p. 59, 
1841. 


Hab. Nossi-Bé, à Hellville (E. Marie). — I. Maurice. 
27. TRUNCATELLA TERES, PFEIFFER. 


Truncatella teres, Pfeiffer, Proc. Zool. Soc. London, p.556, 
1856. 


Hab. Nossi-Bé, à Hellville (E. Marie). — TI. Maurice 
(teste Pfeiffer). I. Rodriguez (A. Desmazures). Australie 
(Cox). 


XVIII. Genre CYCLOSTOMA, Lamarck. 


28. CYCLOSTOMA BICARINATUM, Sowerby. 


Cyclostoma bicarinatum, Sowerby, Thes. Conch., p. 420, 
pl. xxvi, fig. 121, 1842. 


Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Madagascar. 
29. CyCLOSTOMA APLUSTRE, Sowerby. 


Cyclostoma aplustre, Sowerby, Proc. Soc. Zool. London, 
p. 15, pl. 11, fig. 4, 5, 1849. 


Hab. Nossi-Bé, à Ampombilave (E, Vesco; E. Marie). 
— Madagascar. 

Obs. M. À. Morelet cite cette espèce au nombre de celles 
qui ont été recueillies à Nossi-Bé, par E. Vesco (1). M. Marie 


(1} Sér. Conchyl., If, p. 103, 1860. 


— 906 — 
n’a point trouvé l’espèce lui-même, mais elle Ini a été 
donnée, dans l'île, comme provenant de la propriété d'Am- 
pombilave. Un peut, à juste titre, s'étonner de la rareté 
des Cyclostomes, à Nossi-Bé, alors que cette ile est si rap- 
prochée de Madagascar, où ils constituent un des genres 
les plus développés. 


XIX. Genre AMPULLARIA, Lamarck. 
50. AMPULLARIA CECILLEI, Philippi. 


Ampullaria Cecillei, Philippi, Zeits. f. Malak., vol. V, 
p. 191, 1848. 
— inops, Morelet, Rev. Zool., p. 220, 1851. 


Hab. Nossi-Bé, dans le grand ruisseau qui arrose le 
plateau d’Hellville (E. Vesco). 


XX. Genre ASSIMINIA, Leach. 
51. AssIMINIA PARVULA, Morelet. 


Assiminia parvula, Morelet, Journ. Conchyl., vol. XXV, 
p. 545, pl. xt, fig. 6, 1877. 


Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Ile d’Anjouan 
(Bewsher). 


XXI. Genre PALUDINA, Lamarck. 
52. PaAzuDINA CoLBEAUI, Craven. 


Paludina Colbeaui, Craven, Proc, Zool. Soc. London, 
p. 216, pl. xxni, fig. 5, 1880. 


Hab. Nossi-Bé, dans un ruisseau traversant les planta- 
ions de caféiers {Craven). 


1 sage 


XXIT. Genre MELANIA, Lamarck. 
99. MELANIA THIARELLA, Lamarck. 


Melania thiarella, Lamarck, An. s. vert. éd. I, vol. VI, 
p. 166, n° 11, 1822. 

— —  Brot, Chemn.ed.nov., p.291, pl. xx1x, 
fig. 5,5 a, 50, 1880. 


Hab. Nossi-Bé, dans la rivière d’Ankiabé (E. Marie). — 
Ile d’Anjouan, Comores, dans les marécages de la côte 
(Bewsher). 


54. MELANIA DECOLLATA, Lamarck. 


Melania decollata, Lamarck, éd. 2, vol. VIIL, p. 451, 
1858. 

— —— Morelet, Sér. Conchyl. If, p. 116, 
1860. 


Hab. Nossi-Bé (E. Vesco). 
XXIII. Genre NAVICELLA, Lamarck. 


95. NAVICELLA BIMACULATA, Reeve. 


Navicella bimaculata, Reeve, Conch. Icon., pl. x, fig. 2, 
1856. 


Hab. Nossi-Bé (E. Marie). Nossi-Comba (E. Marie). 
Obs. Espèce commune, répandue dans les eaux des 
deux iles. 


XXIV. Genre NERITINA, Lamarck. 


56. NerrrinA Knorri, Récluz. 


Neritina Knorri, Récluz, Rev. Zool., p. 274, 1841. 


Hab. Nossi-Bé (E. Vesco). — Madagascar. 


— 208 — 


57. NERITINA SPINIPERDA, Morelet. 


Neritina spiniperda, Morelet, Sér. Conchyl. Il, p. 1924, 
pl. vi, fig. 5, 1860. 


Hab. Nossi-Bé, dans les eaux courantes (E. Vesco). 


58. NERITINA (SMARAGDIA) SOUVERBIANA, Mont- 
rouzier, 


Neritina Souverbiana, Montrouzier, Journ. Conchyl., 
vol. XE, p. 75, 4865. 

— —- Montrouzier, Journ. Conchyl., vol. 

XI, p. 175, pl. v, fig. 5, 1865. 


Var. 8. Hellvillensis. Pallide viridulo-albida, longitu- 
dinaliter purpureo-nigro biseriatim aut pluriseriatim ful- 
gurala, aurantio-luteo spiraliter bizonata aut trisonata, 
serie unica inframediana punctorum lacteorum (interdum 
carente) transversim cincia. — Operculum tenue, albi- 
dum, extus concaviusculum, inlus spiraliler, ut in Cli- 
thonibus, obscure bicostatum. 

Habitat in mari littus Hellvillense alluente (E. Marie). 


Var. 8. Hellvillensis. Coquille de petite taille, présen- 
tant, sur un fond de coloration d’un blanc verdâtre clair, 
des fulgurations d’un noir pourpré, disposées par séries 
de deux ou d’un plus grand nombre, avec deux et quel- 
quefois trois bandes spirales d’un jaune orangé et une 
série transverse et infra-médiane de points d’un blane de 
fait (ce dernier caractère de coloration n’est pas constant). 
— Opercule mince, blanchâtre, légèrement concave, du 
côté de la face externe, el présentant, sur la face interne, 
deux côtes spirales faiblement accusées el analogues à 
celles de l'opercule des Clithons. 


— 209 — 


Hab. Nossi-B6, à Hellville (E. Marie). 

Obs. Cette petite Néritine est marine, ainsi que le sont, 
d'ailleurs, toutes les espèces du groupe des Smaragdia. Il 
est assez intéressant de retrouver, dans les eaux de Nossi- 
Bé, ï’espèce Néo-Calédonienne découverte, à l'île Art, et 
décrite, par le R. P. Montrouzier, sous le nom de N. Sou- 
verbiana, puis décrite à nouveau (2), sous la dénomina- 
tion de N. (Vitta) pulcherrima, par M. Geo. French An- 
gas, qui Pavait reçue de Port-Jackson (Australie). Ce fait 
prouve que cette jolie Néritine possède une aire de dis- 
tribution géographique très étendue. 

Toutefois, il y a peut-être lieu de soulever ici une autre 
question d’antériorité, celle de savoir sile N. Souverbiana 
diffère sufiisamment du N. Rangiana, Récluz (3), pour 
pouvoir en être distingué spécifiquement. Les seules 
figures que nous connaissions de l'espèce de Récluz, celles 
du Thesaurus de Sowerby, du Conchologia fconica de Reeve 
et du nouveau Chemnitz de Martens ne représentent 
malheureusement que des coquilles mortes, ayant perdu 
leur transparence, et passées à la nuance d'un vert opa- 
que, qui caractérise uniformément toutes les espèces de 
Smaragdia décolorées par l’action du soleil. L’angle du 
dernier tour indiqué par Récluz comme caractère diffé 
rentiel de son espèce n’est pas très sensiblement pro- 
noncé dans nos individus de Nossi-Bé, et il l’est moins en- 
core dans ceux de l’île Art. La question nous paraît done 
rester encore douteuse, les éléments d’une solution cer- 
taine faisant défaut. 


(1) Journ. Conchyl., vol. XI, p. 75 et 175, pl. v, fig. 5, 1863. 
* (2) Proc. Zool. Soc. London, p. 19 et 96, pl. 1, fig. 25, 1871. 
(3) Rev. Zool., p. 339, 1841. 


— 210 — 
XXV. Genre RINGICULA, Ménard. 


99. RinGicuca MaRiEt, L. Morelet. 


Ringicula Mariei, L. Morelet, Journ.Conchyl.vol. XXVIHE, 
p. 152, 1880. 
Hab. Nossi-Bé (E. Marie). 
40. RiNGICULA PRISMATICA, Folin. 
Ringicula prismatica, Folin, Fonds de la mer, vol. I, 
p. 87, pl. x1, fig. 1, 1867. 


apicata, Nevill, Journ. As. Soc. Bengal, vol. XE, 
p. 5, pl. 1, fig. 12, 1871. 


Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Ile Maurice (Nevill). 


Îles Andaman (Nevill). Ceylan (Nevill). 
Obs. Cette espèce et la précédente ont été trouvées 


dans des vases et résidus de dragages, envoyés de Nossi- 
Bé, par M. E. Marie, à M. de Folin. 


XXVI. Genre PINAXIA, A. Adams. 


41. PINAXIA CORONATA, À. Adams. 


Pinaxia coronata, À. Adams, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 185, 1855. 
H.et A. Adams, Genera, vol. [, p. 152, 


pl. xiv, fig. 4, 1858. 


Hab. Nossi-Bé !E. Marie). — Philippines (H. Cu- 


ming). 
Obs. L’exemplaire de cette espèce, qui nous a été com- 


muniqué par M. E. Marie, est muni de son opercule. Bien 


— 211 — 


qu'il soit en mauYais état, il nous parait justifier la place 
que MM. Adams ont assignée au genre, dans la sous-fa- 
mille des Purpurinæ. 


XXVII. Genre LYRIA, Gray (emend.). 


49. LyriA DELESSERTIANA, Petit. 
Voluta Delessertiana, Petit, Mag. Zool., pl. Lvir, 1842 


Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Madagascar. Mayotte. 
Obs. M. E. Marie a recueilli deux exemplaires de celte 
espèce. 


HN. Iistrilutdion ecommparative des espèces 
terrestres et fluviatiles de Nossi-Bé ed de 
Nosei-Comha. 


En résumé, nous énumérons, dans le Catalogue qui 
précède, 50 espèces terrestreset fluviatiles, recueillies par 
M. E. Marie, à Nossi-Bé. Avant lui, M. Vesco n’en avait 
trouvé que 5, auxquelles il convient d’en ajouter 2, pro- 
venant des recherches de MM. Stumpff et Hildebrandt et 
5 autres, dues à celles de M. Craven, soit 10 en tout. 
M. Marie a donc signalé, dans cette île, la présence de 
20 espèces, inédites ou déjà précédemment décrites, qui 
n’y avaient pas été découvertes avant Jui. Sur le total des 
50 espèces citées, 49 sont terrestres (en y comprenant les 
Auriculacés) et 11 fluviatiles : 7 espèces de Nossi-Bé se 
retrouvent à Madagascar, 8 à Nossi-Comba, 5 aux Co- 
mores et À dans la partie orientale du Continent Afri- 
Cain. 

À Nossi-Comba, notre liste comprend un total de 12 es- 
pèces, dont 40 sont terrestres (y compris les Auriculacés 
et 2 fluviatiles. On trouve, dans le nombre, 5 espèces 


Leo poies 


existant à Nossi-Bé, 5 aux Comores, et 5 également à Ma- 
dagascar. 

Ainsi que nous l’avons dit plus haut, la Faune de Nossi- 
Bé emprunte la presque totalité de ses caractères à ceux 
des terres voisines : elle n’est donc pas originale et 
celle de Nossi-Comba ne l’est pas davantage. Les grands 
Helix de Nossi-Bé, y compris l’H. Stumpffii, Kobelt, qu’on 
n’a pas encore trouvé ailleurs, sont des Ampelita, groupe 
très abondamment répandu à Madagascar. Les Achatina 
appartiennent également au type Malgache. Le genre 
Pyrgophysa renferme des espèces Africaines connues ail- 
leurs (P. Wahlbergi, Krauss, par exemple). Pourtant, la 
présence d’un représentant de notre genre Geostilbia, à 
Nossi-Bé, est assez inattendue. Elle tendrait à prouver 
que, comme certains autres genres, comme les Pupa, les 
Succinea, les Physa, par exemple, les Geostilbia seraient 


un peu cosmopolites. 
HG: 


Malaeologie des Comores. 
Récolte de M. Marie à l’île Mayotte, 


PAR À. MORELET. 


L’exploration, bien incomplète à la vérité, de l'ile 
d’Anjouan, par M. Bewsher, n’en a pas moins contribué, 
dans une proportion notable, à l'accroissement de nos 
connaissances sur la conchyliologie des Comores(1). Néan- 
moins, il nous reste encore beaucoup à apprendre, car 
nous ne possédons qu'un nombre de documents restreint 
sur Mohéli et sur la Grande Comore, qui serait, sans doute, 


{{) Journ. de Conchyl., 1877, p. 325, et 1879, p. 308. 


la plus intéressante du groupe, par le relief de ses mon- 
tagnes, si la disette d’eau ne s’y faisait trop généralement 
sentir. L'île Mayotte même, la plus fréquentée de ces 
îles, n’a fourni, jusqu'ici, qu’un faible contingent à la 
science. Il est heureux que M. Marie, dont le nom est 
bien connu des conchyliologistes depuis ses découvertes 
dans la Nouvelle-Calédonie, se soit proposé de combler 
cette lacune, au moins dans la mesure de ses forces. Cette 
tâche, effectivement, n’est pas exempte de difficultés, sur- 
tout dans les conditions où se trouve placé notre natura- 
liste, et, pour la mener à bonne fin, il faut infiniment 
d’ardeur. Nous ne connaissions guère, de ces terres loin- 
taines, avant la double excursion de M. Bewsher, que des 
coquilles d’une certaine dimension, qui se présentent 
d’elles-mêmes à la main du passant. M. Marie nous met 
sous les yeux une faune absolument nouvelle, que sa peti- 
tesse avait dérobée aux recherches superficielles de ses 
prédécesseurs. Il ne faut pas s’imaginer, en effet, que les 
productions des pays tropicaux se distinguent par des pro- 
portions qui excluent les infiniment petits; au contraire, 
ces derniers y sont nombreux, mais il faut un œil exercé 
pour les découvrir, et un véritable amour de la science 
pour s'intéresser à leur recherche. 

Les investigations de M. Marie ont été principalement 
dirigées sur les points élevés de Mayotte, et, notam- 
ment, sur la montagne appelée M'sapéré, dont la hau- 
teur est de 450 mètres. C’est de là, et particulière- 
ment du site qui porte le nom de Mijémebini, que pro- 
vient la partie la plus considérable et la plus intéressante 
de ses récoltes. Je citerai, notamment, un genre tout à 
fait extraordinaire de Cyclostomacé, dont la spire, presque 
embryonaire, s’écartant tout à coup de lenronlement 
normal, se détache librement et se prolonge en un long 


— 214 — 


tube arqué. La découverte d’un type aussi singulier, qui 
rappelle certaines formes depuis longtemps éteintes, est 
un fait entièrement nouveau. M. Marie a visité, en outre, 
Débenay et Combani, localités d’une moindre élévation, 
et il a exploré le petit lac qui porte ce dernier nom sans y 
rencontrer le moindre vestige de Mollusques. Il en est de 
même du lac qui baigne l’îlot de Pamanzi, relié à celui de 
Dzaoudzi, séjour de notre voyageur. Voilà donc, comme 
il le dit lui-même, deux points bien éclaircis par ce ré- 
sultat négatif. 

Quant aux montagnes de Mayotte, il ne faut pas s’exa- 
gérer leur importance. Elle se maintiennent, en général, 
à un niveau de 5 à 600 mètres, et ie Mavégani, la plus 
haute sommité de l’île, ne dépasse pas une altitude de 
660 mètres. Après ces observations préliminaires, je passe 
à l’examen de la récolte. 


4. Herix Comorensis, sp. n. (PI. IX, fig. 1). 


T'.subobtecte perforata, orbiculata-conoidea, tenuis, dia- 
phana, superne tenere plicato-striata, corneo-rufa, parum 
nilens, subtus exiliter et radiatim striata, nitidissima, 
pallidior ; spira depresse conoidea, apic. minuta, hyalina. 
Anfract. 5 1[2 mediocriter conveæi, lente accrescentes, su- 
tura impressa et submarginata juncti, ullimo acute cari- 
nalo, sublus convexo, circa perforationem strictissimam 
carina filari munito. Apertura parum obliqua, angulata, 
depressiuscula, marginibus tenuibus, rectis, columellari 
ad insertionem calloso, breviter reflexo, perforationem 
semilegente. — Diam. maj. 15 1/2; main. 13; altit. 
9 mal. 


Mince, cornée, transparente, celte nouvelle espèce du 
groupe des Nanina se rapproche des {E. renitens et co- 


— 215 — 


rusca qui vivent dans les mêmes parages. Plus petite que 
ses congénères, elle se distingue, au premier coup d'œil, 
par une carène tranchante qui se prolonge jusqu’à la base. 
Convexe des deux côtés, les tours de spire qui la consti- 
tuent se déroulent lentement et se terminent par une ou- 
verture médiocrement oblique, anguleuse et un peu dé- 
primée, à péristome mince, droit et fragile. Le bord 
columellaire, largement arqué, se réfléchit, à son point 
d'insertion, sur la perforation ombilicale, qui est excessi- 
vement étroite et circonscrite par un faible bourrelet d’une 
nuance un peu plus prononcée. Le test est d’un fauve ti- 
rant sur le roux, très brillant par dessous, beaucoup moins 
du côté de la spire, gravé de stries nombreuses qui se 
changent, sur l'avant-dernier tour, en une costulation 
régulière et pliciforme, mais peu saillante. Le spécimen 
unique qui à servi à cette description n’est peut-être pas 
complètement adulte; mais la carène suffit pour faire re- 
connaitre l'espèce. 


2, HeLzix RENITENS, Morelet. 


Habite avec la précédente. 


9. H. CEROMATICA, sp. n. (PI. 1x, fig. 2). 


T. stricte perforata, convexo-depressa, tenuiuscula, ni- 
lida, corneo-fusca, irregulariter et tenere striata; spira 
planulata, apice non prominente. Anfract. 5. depressi, su- 
tura superficiali et submarginata juncti, uliimo terele, 
circa perforalionem declivi. Aperlura vix obliqua, depresse 
lunaris, marginibus inæqualibus, remolis, supero tenu, 
recto; columellauri sinuoso, ad inserlionem calloso. — 
Diam.maj. 10 1/2; min. 9 ; altit. 5 mall. 


Coquille orbiculaire et déprimée qui rappelle, par sa 


= GI 


taille, sa forme et sa couleur, certaines Hélices de nos 
pays, et, notamment, l'H. alliaria, du nord de l’Europe. 
Parmi les nombreuses espèces du groupe des Nanina, si 
multipliées dans l'Inde, je n’en connais aucune qui se con- 
fonde avec celle-ci Elle se distingue, d’ailleurs, de l'E. rus- 
seola, qui vit dans les mêmes parages, par sa spire aplatie 
et sa couleur foncée. Cette Hélice est formée de cinq tours 
déprimés, qui conservent toutefois une certaine convexité, 
et qui sont réunis par une suture superficielle, plus ou 
moins distinctement marginée. Le sommet est à peine 
saillant, et la perforation ombilicale est très étroite et peu 
profonde. Le péristome, mince et tranchant sur le bord 
extérieur, devient calleux sur le bord opposé au point de 
l'insertion. Enfin, le test, finement et confusément strié, 
est poli, brillant, et d'une nuance foncée tirant un peu 
sur le roussâtre. 


4. ÏTELIX ARACHNE, Morelet. 


Un seul individu de cette espèce récoltée, primitivement, 
à l’île d’Anjonan a été trouvé mort sur la montagne de 
M'sapéré. 


5. Bucimus Comorensis, sp, n. (PL. 1x, fig. 7). 


T. perforata, ventroso-conica, tenuis, subdiaphana, le- 
vissime striolata, nitida, epidermide lutescente induta, 
castaneo trifasciata el passim punctata. Spira conica, 
acuta, rubello strigata. Anfract. 6 1/2 conveæiusculi, ul- 
limo inflato, medio lineu et basi fasciis 2 latis, intense 
caslaneis cinqulato. Columella fere verticalis; aperi. 
ovulis; perisioma simplex, lenue, rectum, margine colu- 
mellari superne breviler et fornicatim reflexo.— Long. 13; 
diam, A1 mull. 


— 217 — 

Coquille mince, fragile, ventrue, à spire courte et aiguë, 
composée de six tours et demi, dont le dernier constitue 
plus de la moitié de la coquille. Les premiers tours sont 
d'une nuance rougeâtre, d’abord uniforme, puis striée de 
jaune pâle, tirant sur le fauve. Cette couleur devient domi- 
pante sur le dernier tour, qui est orné d’une ponctuation 
brunâtre, comme on en voit plusieurs exemples chez les 
Hélicéens de la côte méridionale d'Afrique, et, en outre, de 
trois fascies d’un brun marron foncé; l’une, linéaire, à 
peu près médiane, finit par se confondre avec la suture: 
les deux autres, très larges, se déroulent à la base. La per- 
foration ombilicale, chez cette coquille, est très étroite et 
à demi masquée par la révolution du bord columellaire, à 
son point d'insertion. Le test est brillant et faiblement 
strié. 


Bucimus BADIOLUS, sp. n. (PI. 1x, fig. 5). 


T. oblecte rimata, pyramidatu, tenuis, glabriuscula, 
nilida, subpellucida, fusca; spira turrita, apice acutius- 
cula. Anfract. 8 convexi, ullimo lumidulo, longitu- 
dinis 1/3 œquante. Columella recta; apert. subtrigona : 
perist. aculum, tenue, margine externo recto, columellari 
sursum in laminam triangularem fornicatim reflexo. — 
Longit. 9; diam. 4 1/2 mill. 


Petite coquille fragile, transparente, d’un brun rou- 
geâtre, à spire pyramidale, composée de huit tours très 
convexes, dont le dernier est plus développé proportion- 
nellement que les autres. La columelle est droile, dilatée 
et réfléchie sur la fente ombilicale qui est tout à fait su- 
perficielle. Cette direction de l'axe columellaire déter- 
mine, au point où il s’unit au bord basal, un angle peu 
sensible à la vérité, mais qui suffit pour imprimer à l’ou- 


— 218 — 


verture une forme obscurément trigone. Le test parait 
lisse à l'œil nu ; on reconnaît, à l'aide d’un certain gros- 
sissement, qu'il est marqué de quelques stries superfi- 
cielles et irrégulières. 


7. Buzimus INcCONSsPICUUS, sp. n. (PI. 1x, fig. 4). 


T. rimata, oblonge conoidea, tenuis, rudiuscule striata, 
nitidula, corneo-fulvastru. Spira obtuse conica,versus api- 
cem lœvis. Anfract. 8 parum convexi, sulura sat profunda 
juncti. Columella dilatata, plicata. Apertura regulariter 
ovalis ; peristoma crassiusculum, marginibus breviter re- 
flexis, dextro leviter sinuato, columellari superne forni- 
catim patente, callo tenui, nitido, cum altero juncto. — 
Longit. AT; diam. 6 mull. 


On peut comparer ce Bulime au B. montanus de l'Eu- 
rope, avec lequel il a quelque ressemblance. Un peu plus 
grand, avec une spire moins déliée, dont le sommet est 
plus obtus, il compte un tour de plus et sa nuance est 
moins prononcée. La columelle, chez cette espèce, se re- 
plie en se dilatant sur la région ombilicale. L'ouverture 
est oblongue, les bords en sont peu arqués, légèrement 
épaissis et très brièvement réfléchis. Le test, d’un fauve 
brunâtre, est peu brillant ; il est gravé de stries pressées 
qui grossissent progressivement avec le développement de 
la spire. 


8. Burimus ExIGuus sp. n. (PI. 1x, fig. 6). 


T. rimata, oblonge ovata, apice obtusa, confertim ca- 
pillaceo-striata, parum nilens,corneo-fulva. Anfract. 64/2 
conveæiusculi, sutura minute denticulata juncti. Aper- 
tura truncato-ovalis, denliculo exiguo in pariete munita; 


0 — 


perist. callosum, reflexzum, margine exlerno subsinuato, 
columellari dilatato, patente. — Longit. 8 ; diam. k mil. 


Ce Bulime est d’une consistance assez solide pour sa 
pelite taille, qui n'excède pas 8 millimètres. Il est formé 
de six tours et demi, peu convexes, réunis par une suture 
bien nette, très finement denticulée, au moins sur les 
deux derniers. Les stries qui produisent cette denticulation 
sont pressées, mais ne deviennent bien apparentes qu’en 
approchant de la suture. L'ouverture, épaissie sur les 
bords, prend une forme ovale légèrement altérée par un 
excès de callosité qui épaissit le bord droit, un peu avant 
son insertion, Elle porte, vers le milieu de sa paroi, une 
dent peu apparente, de forme allongée. Le péristome, 
légèrement réfléchi, est étalé du côté de la columelle. 


9. STENOGYRA OCTONA, Bruguière. 


Conforme au type des Antilles. 


10. STENOGYRA JOHANNINA, Morelet. 


J'ai déjà signalé la variabilité de cette espèce dans un 
article sur la conchyliologie de l’île d’Anjouan (Journ. de 
Conch. 1877). Les sujets recueillis à Mayoite, par M. Marie, 
sont plus grèles et n’excèdent pas 6 millimètres de lon- 
gueur sur 5 de diamètre. | 


11. STENOGYRA AVENACEA, Sp. n. (PI. 1x, fig. 5). 


T. imperforata, oblonga, tenuis, nitidula, glabra, cereo- 
fuscula: anfract. T parum convexi, ultimo longitudinis 
3/7 æquante. Columella recta, oblique truncata, basin non 
altingens. Apertura semi-ovalis, marginibus simplicibus, 
reclis. — Longit. 7; diam. 2 1/2 maull, 


—_ 299 — 


La meilléure description que l’on puisse donner de 
celte petite coquille, dénuée de caractères saillants, c’est 
de la comparer aux espèces voisines, surtout à celles qui 
vivent dans les mêmes parages. 

Elle se distingue de Ja S. Johannina, qui est beaucoup 
plus brillante, en ce qu’elle est imperforée; de la gracilis 
et de la clavulina par sa columelle tronquée ; de la Mau- 
ritiana (forme douteuse) par les deux caractères précédents 
et par sa surface absolument lisse. Les autres espèces du 
même groupe sont beaucoup plus grandes. 

La columelle, chez cette coquille, est obliquement tron- 
quée avant d'atteindre la base ; l'ouverture, au point où 
l'axe se termine, forme un sinus arrondi et peu profond. 
Je n’ai vu que deux exemplaires de l’espèce; encore 
avaient-ils perdu leur fraicheur : je la crois néanmoins 
très reconnaissable. 


42. STENOGYRA PUSILLA, Sp. n. (PI. x, fig. 4). 


T. parvula, rimata, lurrita, tenuicula, albido-cornea, 
nilida, minule costulata, apice oblusiuscula. Anfract. 
51/2 plano-conveæi, sultura sal profunda juncti, paulu- 
lum contabulati, ultimo 113 longitudinis subæquante. A per- 
tura ovalis; peristoma simplex, acutum, margine colu- 
mellari verticaliter descendente, usque ad basin breviler 
reflexo. — Longit. 3 ; diam. 1 1/2 mull. 


Cette coquille, dont j'ai sous les yeux deux spécimens 
parfaitement adultes, est, sans doute, la plus petite espèce 
du genre. L’exiguité de sa taille suffirait, en l’absence de 
toute description, pour la faire reconnaître. Les cinq tours 
de spire qui la constituent sont nettement détachés et 
même un peu turriculés ; les deux premiers sont lisses, 


EC, 


les suivants finement côtelés. La columelle est droite, mais 
tronquée. 


15. ENNEA CROSSEANA, sp. n. (PI. 1x, fig. 10). 


T. profunde rimata, ovata, tumida, tenuis, dense capil- 
laceo-striata, nitida, subpellucida, pallide cornea. Spira 
brevis, in conum oblusum, rotundatum attenuala. Colu- 
mella oblique plicata. Anfract. 6 convexiusculi, sutura 
eæiliter marginala juncti, ullimo basi attenuato, leviter 
ascendente. Apertura ovalis, edentula. Peristoma callo- 
sum, undique reflezum, marginibus inæqualibus, eæterno 
arcuato, columellari sursum dilatato, patente. — Longit. 
15; diam. 9 mill. 


Il est remarquable que, chez les Ennea, ce sont les gran- 
des espèces dont l'ouverture est dépourvue de dents ou de 
lamelles. L’Ennea Crosseana confirme cette observation, 
car, sans se distinguer par des proportions remarquables, 
elle excède cependant, par sa taille, un très grand nombre 
de ses congénères. C’est une coquille pupiforme, ventrue, 
à spire courte, arrondie et très brièvement conique au 
sommet. L'ouverture, médiocre, est épaissie sur les bords, 
dilatée, surtout à la columelle, et légèrement réfléchie en 
dehors. La fissure ombilicale, en partie masquée par lé- 
panouissement columellaire, est profonde mais non pé- 
nétrante. Le test est mince, presque transparent, brillant, 
d’une nuance de corne pâle, et gravé de stries obliques, 
pressées, égales et superficielles. La suture est étroitement 
marginée. 


14. ENNEA INCISA, 52. n. (PL. 1x, fig. 14). 


T. subrimata, fusiformi-oblonga, lævigata, infra sutu- 
ram minute denticulatam strigis obliquis, brevibus notata, 
16 


…— 229 — 


corneo-lactea, subpellucida, nitida. Spira elongala, apice 
obtusiuscula. Anfract. 6 1/2 parum convexi, ultimo longi- 
tudinis dimidio paulo minore ; apertura ovato-acuminata, 
sursum emarginata. Peristoma callosum, obtusum, bre- 
viter reflezum, margine columellari brevi, superne dila- 
talo, dextro pone insertionem incisione profunda, lobulo 
acuio în anfraciu superstante, distincto. — Longit. M; 
diam. & maill. 


Une particularité assez remarquable distingue cette 
Ennea de toutes celles qui me sont connues. Le bord ex- 
terne de l’ouverture est échancré par un sinus profond 
qui suit la direction de la suture. Celte solution, étroite à 
l'origine, s’élargit en s’arrondissant, et ne laisse subsister 
qu’un lobule aigu et triangulaire du bord correspondant 
à son point d'insertion. Le péristome, sensiblement épaissi, 
se réfléchit, sans expansion, sur toute son étendue. Toute- 
fois, le bord columellaire, beaucoup plus court que l’autre, 
est aussi plus dilaté. Le test est blanc, luisant, gravé, 
contre la suture, de stries superficielles très courtes, pro- 
duisant une fine denticulation; le reste est parfaitement 
lisse. Cette coquille ressemble, par la taille et la forme, à 
certaines espèces du genre Ferussacia. 


15. ENNEA micronon, Morelet. 


Recueillie pour la première fois à Port-Leven, dans l’île 
de Madagascar, cette Ennea a été retrouvée par M. Marie, 
à Mayotte. 


16. ENNEA MARTENSIANA, 5p. n. (PI. 1x, fig. 42). 


T. superficialiter rimata, oblonga, bulimiformis, tenus, 
crystallina, diaphana, arcuatim primo et demum sinuose 


Le ae 


plicato-costulata. Spira elongata, aculiuscula, versus api- 
cem lœvis. Anfract. 7 1/2 convexiusculi, sutura profunda, 
subdenticulata juncti. Columella cblhiqua, plicata; aper- 
tura acuminato-ovalis, callo parum eminente, compresso, 
in pariele munila; perist. breviter expansum, reflexius- 
culum, margine columelluri sursum dilatato, patiente, 
deætro fleæuoso, ad insertionem paulo recedente.— Longit. 
A4; diam. 5 mil. 


La plupart des Ennea se distinguent par une costu- 
lation régulière, quelquefois pliciforme, souvent élégante, 
et produisant une denticulation, plus ou moins apparente, 
au bas de la suture. Il y en à qui sont parfaitement lisses, 
mais très peu dont le test porte l'empreinte de stries spi- 
rales. L’Ennea Martensiana appartient à la première ca- 
tégorie. C’est une coquille qui s’écarte sensiblement de la 
forme pupoide, qui est la plus ordinaire, pour prendre 
celle d’un petit Bulime cristallin, dont la spire s’allonge en 
s’atténuant progressivement. Les tours embryonaires sont 
lisses et faiblement teintés de fauve; les suivants, ornés 
de petites côtes pliciformes qui grossissent par degrés. D’a- 
bord droites, puis arquées, ces côtes finissent, sur le dernier 
tour, par devenir sinueuses, et elles marquent la suture 
d’une denticulation faible, parfois interrompue. La courbe 
de l’ouverture est un ovale aigu, légèrement modifié par le 
retrait du bord externe, à son insertion, et par la sinuosité 
qui en résulte. On remarque, sur la paroi, à peu de dis- 
tance du même bord, une faible callosité, semblable à une 
lamelle obtuse, qui s'enfonce dans Pintérieur. Le péris- 
tome, épaissi sur ses bords et largement étalé da côté de 
la columelle, se réfléchit brièvement en dehors. 


OT AUS 


47. ENNEA AURICULATA, 5p. n. (PI. 1x, fig. 45). 


T. brevissime rimata, subfusiformis, apice obtusiuscula, 
longitudinaliter costulata, albida, cryslallina. Anfract. 
7 A/# plano-convexi, subcontabulati, sutura profunda 
juncti. Apertura parva, subauricularis, callo dentiformi 
in pariele munita. Peristoma leviter callosum, expunsius- 
culum, margine columellari superne in lobulum rimam se- 
milegentem dilatata, deætra fleæuoso, ad insertionem pau- 
lulum recedente. — Longit. 9 ; diam. vix k mill. 


Plus petite que la précédente, cette Ennea appartient 
au même groupe, car elle est douée de caractères parfai- 
tement analogues. Ses tours de spire, bien qu’à peine con- 
vexes, sont également reliés par une suture profonde ; 
son aspect est cristallin, sa surface côtelée; enfin, sun ou- 
verture, unidentée, offre le même retrait du bord droit. 
Cependant, les traits généraux qui associent ces deux espèces 
ne sont point identiques et fournissent même, par cer-. 
taines modifications de détails, les éléments d’une bonne 
distinction spécifique. Ainsi, chez la petite espèce, les tours 
de spire sont moins convexes, plus nettement détachés, 
plus étagés dans leur ensemble. La costulation, plus pro- 
noncée et relativement plus forte, est rectiligne; la cal- 
losilé de l'ouverture est un peu plus saïllante, et la sinuo- 
sité du bord droit plus marquée. Enfin, le bord columel- 
laire n’est point étalé en dedans, mais il se dilate en dehors, 
sous la forme d’un lobule allongé qui s'applique contre la 
fente ombilicale en contribuant à la former. 


18. ENNEA pusiLLa, sp. n. (PI. 1x, fig. 8). 


T. rimata, cylindrica, solidula, lævigata, ad suturam 
breviter plicatulo-striala, pallide cerea. Spira cylindra- 


ec ie 


cea, in conum oblusum, rotundatum altenuata. Anfract. 
8 subæquales, viæ convexiusculi, sulura impressa, in 
duobus ultimis minute denticulata, juncli, ultimo bre- 
viter et arcualim ascendente. Aperlura truncalo-ovalis, 
plicis 2 validis et dente À coarclata; plica À parietalis 
juxta angulum fleæuosa, profunde immergens; plica colu- 
mellaris À contoria, dentem simulans; dens À parvus, 
conicus, medianus, in fundo paluti. Peristoma crassius- 
culum, albidum, marginibus breviter refleæis, columellari 
dilatato, patente. — Longit. 12; diam. & 1/2 mull. 


Nous rentrons, avec cette espèce, dans la forme pupoide, 
qui est plus généralement Fattribut des Ennea. Celle-ci 
est une coquille presque cylindrique, légèrement atténuée 
à la base. Les tours de spire intermédiaires ont à peu près 
le même diamètre avec une faible convexité: ils sont unis 
par une suture nette, à laquelle aboutissent des stries très 
courtes, qui donnent naissance à une denticulation fine et 
blanchâtre. Partout ailleurs la coquille paraît lisse, lesstries 
de l’accroissement étant peu sensibles. L'ouverture est 
droite, bordée d’un péristome blanchâtre, assez épais et 
réfléchi sur toute son étendue. On y remarque trois callo- 
sités saillantes : la première, en forme de crête amincie, 
se dresse sur la paroi, non loin de l’insertion du bord droit, 
et s’enfonce profondément dans l’intérieur ; la seconde 
est produite par une forte lorsion de la columelle; la troi- 
sième, enfin, isolée au fond du palais, à une certaine dis- 
tance du bord basal, se réduit à une petite callosité co- 
nique. La couleur de cette coquille est une nuance de corne 
très pâle. 


19. ENNEA TRIGONA,.sp. n. (PI. x, fig. 2). 


T. parvula, profunde rimata, cylindracea, lœvis, niti- 


— 226 — 


diuscula, pallide cornea; spira in conulum oblusum atte- 
nuata. Anfract. 8, sutura exililer marginata juncti, su- 
premi convexiusculi, sub lente subtiliter striolati; se- 
quentes subæquales, planulati, ultimo basi valde atte- 
nualo, latere scrobiculato, circa rimam compresso. Aper- 


tura trigona, dentibus 3 coarclaia : uno in pariete, plici-. 


formi, haud procul ub inserlione marginis; altero colu- 
mellari, con1co; tertio validiore, in medio marginis dextri. 
Peristoma continuum, crassum, marginibus sinuosis, bre- 
viler refleæis. — Longit. 6; 3 mil. 


L'ouverture de cette petite coquille est rétrécie par trois 
dents opposées et à peu près de même grosseur, en sorte 
que l’espace vide ressemble assez à une feuille de trèfle. 
Les bords de cette cavité sont épais, légèrement sinueux 
et réunis par une callosité sensible. La coquille se com- 
pose de huit tours faiblement convexes, formant d’abord 
un cône obtus, et conservant ensuite le même diamètre 
jusqu’à la naissance du dernier tour. Celui-ci est atténué 
à la base, comprimé et marqué d’une petite fossette 
correspondant à la dent du bord libre. On ne voit point 
de stries sur le test, qui est brillant et d’une nuance de 
corne grisatre. 


20. ENNEA CALLOSA, sp. n. (PI. x, fig. 4). 


T. breviter rimata, subcylindracea, solidiuscula, lœvi- 
gata, nitida, hyalina. Spira paululum attenuata, in conum 
obtusum sensim desinens. Anfract. 8 conveæiusculi, subir- 
liter marginati, ultimo basi attenuato, subgibboso, latere 
scrobiculato. Apertura verticalis, subtriangularis, la- 
mina erecla in angulo parietis, denticulo triangulari 
marginis dextri, altero minore columellari et callo elon- 


gato infra posito coarctata. Peristoma album, undique bre- 


0 


re 


viter refleæiusculum. — Longit. 9; diam. k mill. 


Cette coquille n’est pas sans rapports avec l'E, Kraussi, 
de Natal; cependant, si les deux espèces sont voisines l’une 
de l’autre, elles ne se confondent pas. L’E. callosa est plus 
grande, plus grosse surtout et moins cylindracée; son 
ouverture affecte une forme plutôt triangulaire que cir- 
culaire ; la dent columellaire est plus déliée, et celle du 
bord droit, au contraire, est plus forte; enfin, la denti- 
cule très nette que l’on remarque chez l'E. Kraussi, à la 
base de l'ouverture, n’existe pas ici; elle est remplacée 
par un simple épaississement du péristome. Le test est 
lisse, brillant et transparent ; la suture est finement bordée 
sur les quatre derniers tours de la spire. 


21. ENNEA crypropxoraA, 5p. n. (PI. x, fig. 5). 


T. minuia, perforata, ovata, subtilissime et recte costu- 
lata, crystallina. Spira brevis, apice conoidea. Anfract. 7 
conveæt, subæquales, ultimo horizontaliter involuto. Aper- 
dura parvula, subrotundata, plica parietali valida, den- 
ticulo columellari et callo marginis dextri subbidentato 
courclata. Peristoma continuum, callosum, viæ reflexius- 
culum. — Longit. 2; diam.1 mill. 


Il est assez difficile de se rendre un compte exact des 
particularités que présente l'ouverture de cette coquille, à 
cause de sa petitesse et de son aspect cristallin. Cepen- 
dant, on reconnaît que celte cavité est accidentée par une 
forte lame pariétale, une denlicule columellaire, et deux 
petites protubérances, voisines l’une de l’autre, qui se dé- 
tachent de la callosité péristomale. L'ouverture, qui est 
petite, se trouve ainsi très rétrécie. Cette Ennea, formée 
de sept tours de spire à peu près égaux, sauf les tours 


— 228 — 


embryonaires, est ovale et légèrement renflée en son mi- 
lieu. Le dernier tour, s’enroulant horizontalement, comme 
ceux qui le précèdent, laisse subsister une perforation sen- 
sible, à la base. Le test est cristallin et finement côtelé 
dans le sens vertical. C’est une forme qui se rapproche, 
par le mode d’enroulement, des Pupa clavulata et Cald- 
welli, de l'ile Maurice, qui appartiennent eux-mèmes, 
selon toute apparence, à la section des Ennea. 


22. Ennea Marrei, sp. n. (PI. 1x, fig. 11). 


T. rimala, cylindracea, obtusa, solidiuscula, infra sutu- 
ram et basi leviter costulata, cæterum lœvigata, pallide 
cornea, nilida, translucens. Sutlura minute denticulata, 
in summo teslæ lœvis. Anfract. 8 1/2 planulati, ultimo 
longitudinis fere 1]3 attingente, ad inserlionem paulum 
ascendente. Apertura verticalis, truncato-ovalis, plicis et 
dentibus k coarclata : plica 1 lamelliformi, in pariete 
aperturali erecta ; secunda columellari, nodulum acutum 
fingente; denticulo uno profundo in palato, alteroque 
minore in medio marginis deætri. Perisioma album, sub- 
incrassatum, breviler refleæzum, margine columellari su- 
perne dilatato. — Longit, 13; diam. k mill. 


L'Ennea à laquelle je donne le nom de M.'Marie est 
une coquille allongée et presque cylindrique dont le som- 
met,comme chezla plupartdes espèces du genre, s’arrondit 
en forme de cône obtus. L'ouverture, bordée d’un péristome 
légèrement étalé, blanchâtre et réfléchi, est retrécie par 
quatre callosités de formes différentès : d’abord, sur la paroi, 
non loin de l'insertion du bord externe, une lamelle, un 
peu contournée, qui pénètre dans l’intérieur ; puis, sur le 
bord opposé, une dent proéminente et fortement calleuse, 
formée par la torsion de la columelle. Au fond du palais, 


2,480 


se délache une autre dent isolée ; enfin, une légère callo- 
sité dentiforme se manifeste vers le milieu du bord droit: 
mais elle n’est réellemeut sensible que lorsque la coquille 
est tout à fait adulte. Le test est d’un fauve clair, brillant, 
demi-transparent, avec des stries obliques, un peu effacées, 
mais très nettes, contre la suture, où elles produisent une 
denticulation fine et régulière, principalement sur les deux 
derniers tours. 


25. ENNEA Dupuyana, Crosse. 


Cette espèce correspond à celle que M. E. V. Martens a 
nommée postérieurement E. quadridentata. On ne saurait 
en douter, d’après la description très claire et très nette de 
l’auteur. Je crois qu’il faut rattacher au mème type, à titre 
de variété, une forme plus petite qui n’en diffère, outre la 
taille (10 mill. sur 5), que par une particularité que je 
vais indiquer. Constatons d’abord que la petite forme re- 
produit exactement la grande, et que les quatre denticules 
de l'ouverture sont semblables et placées aux mêmes points. 
Seulement, elles sont plus nettes, plus accentuées et 
surtout plus constantes : chez le type, les denticules du 
bord basal sont parfois rudimentaires ou manquent même 
tout à fait. Cette observation est fondée sur l’examen d’un 
grand nombre d'individus des deux formes. Du reste, il 
est remarquable que l'ouverture, chez les grandes espèces 
d’Ennea que nous connaissons, est toujours libre, tandis 
que les plis ou les dents s’y montrent d'autant plus nom- 
breux et prononcés que l'espèce est plus petite. Les deux 
formes sont abondamment répandues dans l’île d’Anjouan: 
c'est à la seconde qu’appartiennent les sujets recueillis, à 
Mayotte, par M. Marie. Cest aussi à la même que se rap- 
porte l'article sur l'E. quadridentata publié, en 1877, 
dans le tome XXV du Journal de Conchyliologie. 


— 9250 — 
24. ENNEA LUBRICA, sp. n. (PI. 1x, fig. 9). 


T. parum rimata, subcylindracea, nitida, hyalina, 
lœvis, cereo-albida, apice obtusa, sensim conoidea. Anfract. 
7 1/2 vix convexiusculi, ultimo basi attenuato, compresso, 
subgibboso. Apertura verticalis, subtrigona, ringens, den- 
tibus 4 validis armata ; À pliciformi, arcuato, exætrorsum 
prominente, ad angulum parietis; 2 ad columellam, su- 
pero prominulo, altero latiore, obtuso; quarto horizontali 
in medio marginis liberi. Perist. callosum, crassum, mar- 
ginibus brevissime reflexis, dextro sinuoso, scrobiculato.— 
Longit. 9; diam. k mul. 


Le caractère spécifique de cette Ennea réside dans l’ou- 
verture, car le reste de la coquille n'offre rien de parti- 
culier. Cette cavité, élargie en haut et rétrécie à la base, 
est à peu près trigone. Les bords en sont calleux et très 
brièvement réfléchis. On remarque, à l’angle de la paroi, 
un pli vertical, saillant, qui pénètre dans l'intérieur, en 
décrivant un are de cercle, et remonte en dehors, au-dessus 
de l'insertion du bord droit. La columelle porte, à son 
tour, deux denticules rapprochées mais distinctes ; la su- 
périeure est pointue et saillante; l’inférieure, qui touche 
au bord basal, est épaisse et obtuse. Enfin, le bord externe 
est également muni, en son milieu, d’une quatrième denti- 
cuie, comprimée dans le sens horizontal, et correspondant, 
au dehors, à une dépression large et superficielle. Le der- 
nier tour de spire est légèrement aplati, du côté de l’ou- 
verture. 


25. ENNEA FiscuERIANA, Morelet. 


Cette curieuse espèce, une des plus plus petites du 
genre, a été décrite, dans le Journal de Conchyliologie de 


l'année 4877 (p. 540), sous le nom erroné de Pupa minus- 
cula, et représentée (PI. xx, fig. 5), sous celui de Pupa 
Fischeriana. J'ai été à même de pouvoir constater, sur 
les spécimens de l'Ile Mayotte, un peu plus grands que 
ceux d’Anjouan, que les callosités de l’ouverture sont va- 
riables chez cette espèce. Ainsi, la denticule columellaire 
est parfois très accentuée, le pli pariétal peut être accom- 
pagné d’une très petite denticule plus profonde; enfin, 
chez les sujets parfaitement adultes, on voit apparaître 
une cinquième petite dent, dans la gorge de la coquille. 
Ces différentes callosités, jointes à l’épaississement du pé- 
ristome, rétrécissent notablement l’ouverture. 


26. ENNEA VERMIS, 5D. n. 


T. minuscula, rimata, cylindracea, apice rotundata, te- 
nuis, diaphana, nitida, alba, omnino lœvis. Anfract.7 pla- 
nulati, sulura impressa juncli. Aperiura irregulariter 
trigona, dentibus 5.coarctala; primo aculo, in pariete; 
secundo obtuso, ad columellam; tertio obverso, in margine 
dexiro; denticulis demum geminis in margine basali. Pe- 
ristoma obtusum, vix expansiusculum, margine columel- 
lari arcuato, altero medio angulatim dilatato.— Longit. 3; 
diam. À 4/2 mull. 


J'ai le regret de ne pouvoir donner la figure de cette 
espèce, dont l’exemplaire unique a été perdu. On le recon- 
naîtra facilement à sa taille exiguë, à sa forme presque 
exactement cylindrique et à la disposition des denticules 
qui accidentent son ouverture. 


27. PupA MINUTALIS, sp. n. (PI. x, fig. 5). 


T. minuta, sat profunde rimata, ovato-subcylindracea, 


2 


19 


= 
eee 


corneo-fulva, nitidiuscula, lœvis, apice obtuse conoideu. 
Anfract. 514112 conveæiusculi; apertura regulariter ovalis, 
sexplicala : plica angularis À lamelliformis ; parietalis 1, 
transversa; columellaris À prominula; 3 punctiformes, 
in margine libero perislomatis subæquidistantes. Perist. 
simplez,expansiusculum, marginibus disjunctis.— Longit. 
2; diam. 4 mull. 


Très petite coquille, lisse et médiocrement brillante, 
d'un fauve brunâtre, composée de cinq tours et demi, dont 
le dernier est atténué à la base. L'ouverture, régulièrement 
ovale, est munie de trois plis et de trois denticules ponc- 
tiformes. Le premier pli se montre à l’angle de l’ouver- 
ture; le second, à peu près de même valeur, s'élève au 
fond de la paroï et suit une direction oblique, par rapport 
au premier ; le troisième naît de la columelle; les trois 
denticules, visibles à la loupe, sont placées sur le côté libre 
du péristome, à des distances à peu près égales l’une de 
l’autre. Cette petite espèce, qui rappelle par sa taille ainsi 
que par sa forme le P. pygmæa de nos contrées, est bien 
distincte du P. monas de l’île d’Anjouan. Il à été trouvé, 
dans l’îlot de Dzaoudzi, sur l’écorce d’une sorte d’Acacia. 
C’est par inadvertance que son nom a été donné à l’Ennea 
Fischeriana dans le tome XXV, p.540, du Journal de Con- 
chyliologie (1877). 


28. MELAMPUS FASCIATUS, Deshayes. 
29. Mecampus CaFFer, Krauss. 


50. CvcLosroma Sowergyi, Pfeiffer. 


N'offre rien de particulier. 


91. CYCLOSTOMA SEMILIRATUM, sp. n. (PI. 1x, 45). 


T.umbilicata, globoso-turbinata, solida, griseo-lutescens, 
vel fuscula, unicolor, obscure strigata, parum niîtens. 
Spira turbinata, apice acutiuscula. Anfract. 5 1/2 convexi, 
2 priores lœvigali, sequentes obsolete striuto-costulati, liris 
spiralibus plus minusve prominulis usque ad peripheriam 
clathrati ; ultimo subtus sublævigato, circa umbilicum mé- 
diocrem, pervium spiraliler lirato. Apertura obliqua, fere 
circularis; peristoma crassiusculum, expansum, album, 
marginibus refleæis, superne angulalim junctis. — Diam. 
maj. 13-15; minor 10-13; altit. 12-14 maill. 

Specimina plurima emortua ad ripas lacus Pamanzi 
lecta. 


Ce Cyclotome a été recueilli sur les bords du lac qui 
baigne l’ilot de Pamanzi. Les sujets morts étaient abon- 
dants, mais il n’a pas été possible d’en rencontrer de vi- 
vants. Ceux que j'ai sous les yeux ont subi l’influence des 
agents atmosphériques qui ont effacé en grande partie 
leur couleur; mais la sculpture, qui est intacte, fournit 
des caractères spécifiques suffisants. 

À partir des tours embryonaires qui sont lisses et cornés, 
la coquille est inégalement couverte de stries obsolètes 
qui disparaissent sur la face inférieure. Ces stries sont croi- 
sées par de petites côtes décurrentes, plus ou moins sail- 
lantes, qui s'arrêtent à la circonférence du dernier tour. 
La surface, alors, devient lisse jusqu’au pourtour de l’om- 
bilic où la costulation spirale reparaît en s’enfonçant dans 
cette cavité. Celle-ci est étroite, perspective et arrondie 
sur les bords. Le. péristome est épais, étalé, continu et 
brièvement réfléchi. Les spécimens, dans le meilleur état 
de conservation, sont d'un brun clair, tirant un peu sur 


— 254 — 


le jaunâtre, sans éclat. Ce Cyclostome est à peu près 
de la forme et de la taille du C. Creplini, de Zanzibar. 


32. CYCLOSTOMA MONILIATUM, sp. n. (PI. x, fig. 7). 


T. anguste umbilicata, globoso-conica, tenuis, corneo- 
rubella, vix nitens, spiraliler costulata et in interstiliis 
dense striolata; spira conicu, prominula. Anfract. 5 con- 
vezxi, 2 priores lœves et rubelli, ultimo rotundato, costulis 
spiralibus subæqualibus 6-7, rufo interruptim annulatis, 
et liris nonnullis sublilioribus distincto. Umbilicus an- 
gustus, non pervius, periomphalo concentrice sulcato. 
Apertura paululum obliqua, ovaio-rotundata, marginibus 
simplicibus, viæ expansiusculis, angulatim junctis. 

Var. & lulescens, costulis albo et castaneo annulatis. 

Diam. maj. 6; altit. 8 mill. 


Ce petit Cyclostome, qui emprunte une certaine élé- 
gance aux côtes fines et annelées dont il est orné, peut être 
confondu facilement avec d’autres espèces vivant dans des 
parages voisins, telles que le C. castaneum, le C. fusculum 
et ie C. Hildebrandti de l’île d’Anjouan. 

On le distinguera des deux premiers par sa coloration 
qui est très différente et par ses tours de spire franche- 
ment arrondis ; du dernier, par la costulation de la face 
inférieure, qui manque chez le C. Hildebrandti; de tous 
les trois, enfin, par la jonction des bords de l’ouverture 
qui forment un péristome continu. 


35. CYCLOPHORUS RARIPILUS, 5p. n. (PI. x, fig. 9). 


T. umbilicata, trochiformis, tenuis, corneo-fulva, ro- 
saceo irregulariter strigata, sub lente striolata, parum 
nitens. Spira prominula, apice minuta. Anfract. 51/2 valde 


— 255 — 
convexi, 3 priores lœves, sequentes undique lirulis spira- 
libus breviter piliferis cingulali, ullimo magis dilutato, 
compresso; umbilicus crateriformis, pervius; apertura 
leviter obliqua, circularis, marginibus simplicibus, rectis, 
in adultis conniventibus. — Operculum?— Diam maj. 4; 
altit. 5 mul, 


Petite coquille conique, d’an fauve corné qui paraît 
uniforme au premier aspect, mais qui est strié d’un brun 
verdâtre ou rosacé peu apparent. La spire, déliée au som- 
met, se compose de tours très convexes. Le dernier est 
déprimé et percé d’un ombilic assez large, exactement co- 
nique, qui aboutit au sommet. L'ouverture est circulaire, 
à bords simples et tranchants. Les stries d’accroissement 
ne sont guère visibles qu'à la loupe; mais on distingue 
très bien sur toute la surface, à partir du troisième tour, 
une costulation spirale qui s’atténue sur la face inférieure 
et pénètre dans la cavité ombilicale. Le caractère le plus 
remarquable de l’espèce réside dans les poils courts, visi- 
bles à l'œil nu, qui hérissent plus ou moins la costulation 
Jécurrente. 


54. CYCLOPHORUS MICROSCOPICUS, sp. n. (PI. x, 
fig. 11). 


T. minuta, umbilicata, orbiculato-depressa, pallide cornea, 
nitida, lœvis. Spira convexiuscula, apice minute pro- 
minula. Anfract. k converti, ultimo dilatato, depresse rotun- 
dato. Umbilicus latus, perspectivus ; apertura paulum obli- 
qua, circularis; peristoma duplex, marginibus expansius- 
culis, continuis, undique breviter reflexis. — Operculum tes- 
taceum, arctispirum, extus concaviusculum, nucleo subcen- 
trali. — Diam. 2; altit. À mil. 


Cette petite coquille, déprimée, orbicnlaire, avec un 


— 256 — 

sommet légèrement saillant, est de la taille, et, à peu près, 
de la forme de notre Helix pulchella. Le test, fauve, corné, 
transparent, est gravé de stries capillaires confuses, exces- 
sivement ténues, que l’on ne distingue guère qu’à l’aide 
d’un assez fort grossissement. L’ombilic est large et per- 
spectif; le péristome est double et continu, le bord interne 
étant faiblement dilaté et le bord extérieur plus largement 
étalé. Cette particularité, que l’on peut observer chez plu- 
sieurs autres espèces du mème groupe, telles que les Cyci. 
Menkeanus, volvulus, stenostoma, ete., n’en est pas moins 
remarquable chez une aussi petite coquille. 


39. CYCLOPHORUS GRANUM, 5p. n. (PI. x, fig. 40). 


T. parvula, umbilicata, turbinata, corneo-fuscula, cos - 
tulis capillaribus incrementi aliisque spiralibus decussata. 
Spira breviter conoidea, apice acutiuscula. Anfract. k 1/4 con 
vexi, ultimo depresse rotundato, magis dilatato. Umbilicus 
mediocris, pervius. Apertura vix obliqua, cireularis, margi- 
nibus continuis, obtusiusculis, rectis. — Operc. testaceun. 
arctispirum, extus leviter concavum, nucleo centrali. de 
Diam. 2 1/3 ; altit. 2 mill. 


Celte espèce, presque aussi petite que la précédente, se 
distingue par une spire turbinée, dont les tours sont beau- 
coup plus convexes. Son ombilic est aussi plus étroit, et sa 
consistance, plus solide. D’uu brun terne et corné, elle est 
finementtreillissée parune double costulation,l’unespirale, 
plus déliée, l’autre correspondant aux périodes de l’ac- 
croissement. L'ouverture est circulaire, avec un péristome 
droit et continu. 


56. Cyccoropsis puBIA, sp. n. (PI. x, fig. 6). 


T. parvula, angusle perforata, pyramidata, sordide fusca, 


— 257 — 


saturatius viltata, spiraliter exilissime striata. Spira conoi- 
dea, apice acuta. Anfract. 5 valde convexi, ultimo depres- 
siusculo, terete. Apertura vix obliqua, rotundata, margini- 
bus continuis, rectis. — Operculum corneum, tenue, arcti- 
spirum , subduplex, extus concaviusculum, marginibus an- 
fractuum lamellosis, nucleo centrali. — Diam. 2; altit. 
3 mul. 


Je crois devoir classer cette petite espèce de Cyclosto- 
macé dans le groupe des Cyclotopsis, en attendant qu’un 
plus grand nombre de spécimens permette d'en étudier 
avec plus de sûreté l’opercule. C’est une coquille pyrami 
dale, qui s’écarte, par l'élévation de sa spire, de la forme 
ordinaire des espèces du genre. Cependant, outant qu'il 
wa été permis d’en juger, son opercule, composé d’un 
grand nombre de tours étroits et concentriques, est double, 
la partie interne paraissant être membraneuse et la face 
externe cornée. Les tours, en approchant de la circonfé- 
rence, sont légèrement feuilletés sur le bord. Le test, de 
couleur sombre, sans éclat, est marqué de quelques lignes 
obliques plus foncées et couvert entièrement de stries 
spirales d’une grande finesse. On pourrait facilement 
prendre cette coquille pour un Cyathopoma, d'autant 
mieux que ce genre Indien s’est propagé jusqu'aux Sey- 
chelles; mais l’opercule est absolument différent. 


Genre CYCLOSURUS (1). 


T. umbilicata, corniculata; spira ad anfractus 3 embryo- 
nales reducta, deinde in tubulum elongatum, liberum, sensim 
dilatatum arcuatim producta. Apertura circularis. Opercu- 
lum terminale, utrinque multispiratum, intus profunde con 


(4) Cycloceras eût mieux valu; mais la désinence tirée du mo 
Xépas est réservée à la Paléontologie. 
17 


cavum, extus lamellosum, planum, nucleo concentrico, pau- 
lulum immerso. 


57. Cyccosurus MaRiEt, sp. n. (PI. x, fig. 8). 


T. corn'eulata, tenuis, longitudinaliter costulata, costulis 
nonnullis eminentioribus, el strigis densis, exilibus, partim 
decussata, epidermide salurate castanea, absque nitore, in- 
duta. Spira planulata, apice viæ prominula;  anfract. 
3 1/2 leviter convexi, perspective umbilieatr, deinde in tubu- 
Lum arcuatum, sensim dilatatum protracti. Aperlura cireu- 
laris, marginibus subincrassalis, rectis. — Opereulum mul- 
tispiratum, intus nilide fuloum, extus nigricans. — Longit. 
testæ 14; diam. anfractuum 2 1/2; diam. aperturæ k mul. 


Cette coquille, en s’écartant des règles ordinaires qui pré- 
sident à l'enroulement de la spire, présente un cas absolu- 
ment nouveau dans l'histoire de la Conchyliologie terrestre. 
La forme qu'elle revêt est tellement insolite qu’on la pren- 
drait, au premier aspect, pour le fourreau de quelque Né- 
vroptère. Cependant, on reconnait, à l'examen, qu’elle 
débute par trois tours de spire très petits, enroulés dans 
un même plan et percés d’un ombilie, constituantune sorte 
de nucléus primordial. Le reste de la coquille se développe 
ensuite librement, dans un plan perpendiculaire à celui 
de l’enroulement apical, sous la forme d’un tube arqué 
dont le diamètre s'accroît progressivement. 

Dans la famille si variée des Cyclostomacés, le genre 
Rhiostoma, démembré des Pterocyclos, nous montre un 
commencement de solution du dernier tour de spire, fort 
accentué chez certaines espèces, et notamment chez les 
R. Haughtoni, Hainesi, Housei, et peut-être serait-on 
tenté de considérer le cas du Cyclosurus comme un déve- 
loppement exagéré du même caractère. Mais le seul aspect 


— 239 — 


de la coquille dont les tours se réduisent à un simple nu- 
cléus, tandis que la portion libre la constitue presque en 
entier, l’absence de tube accessoire, la nature même du 
test, brunâtre, terne, sillonné comme certaines espèces 
de Dentales, les caractères, enfin. tirés de l'opercule, s’op- 
posent formellement à ce rapprochement, Cette dernière 
pièce s’emboîite dans l'ouverture, et comme sa face exté- 
rieure déborde légérement, elle est toujours terminale. 
Du côté opposé, elle est concave, comme chez les Rhios 
toma, formée de tours nombreux, très élroits, aussi appa- 
rents au dedans qu’en dehors. 

Pour trouver une forme analogue à celle du Cyclosurus, 
il faut remonter aux époqnes géologiques anciennes. Ainsi, 
les Lituites, petites coquilles caractéristiques du terrain si- 
lurien, c’est-à-dire contemporaines des premières faunes 
qui ont peuplé le globe, et les Spirolines que l'on ren- 
contre dans les couches inférieures du terrain terliaire, 
sont d’abord contournées en spirale et se continuent en 
ligne droite. Mais ces coquilles étaient cloisonnées et elles 
appartenaient à des animaux marins dont l'organisation 
était bien différente de celle des Gastéropodes. Il n’y a 
donc ici qu'une simple analogie dans l’aspect extérieur 
des coquilles, 

Cette singulière espèce de Cyclostomacé, dont j'ai trois 
spécimens sous les yeux, a été découverte par M. Marie 
sur la montagne de M’sapéré, au lieu dit Mijembini, 
dans l'ile Mayotte. 


38. TRUNCATELLA GUEBINI, Villa. 


39. TRUNCATELLA TEBES, Pfeiffer. 


40. TRUNCATELLA oBscur4, sp. n. (PI. X, fig. 12). 


T. subrimata, cylindracea, sursum leviter attenuata, soli- 


— 240 — 


dula, nitida, corneo-fusca ; anfract. superst. k 1/2 converius- 
culi, sublævigati, infra suturam denticulatam et pallide 
marginatam breviter plicati; apertura verticalis, ovalis ; 
peristoma continuum, oblusiusculum, margine externo vix 
expansiusculo. — Longit. 5; diam. 2 mull. 


Coquille cylindracée, un peu atténuée dans la direction 
du sommet, solide, d'un brun corné, luisante, formée de 
quatre tours et demi légèrement convexes. La surface est 
presque lisse, excepté contre la suture, où l’on remarque 
des plis réguliers et très courts qui y produisent une élé- 
gante denticulation. Cette coquille est voisine de la pré- 
cédente ; elle en diffère par la coloration, par la convexité 
plus prononcée des tours de spire, el par une denticu- 
lation suturale moins fine et moins régulièrement per- 
sistante. L'animal est d'un noir bleuâtre, particularité qui 
n’est pas ordinaire chez les espèces du genre. 

Hab. Iôt de Dzaoudzi. 


41. ASSIMINEA PARVULA, Morelet. 


Cette coquille, déjà recueillie à l’île d’Anjouan, par 
M. Bewsher, a été décrite et figurée dans le Journal de 
Conchyliologie (vol. XXV, p. 545, pl. xn, fig. 6, 1877). 

A. M. 


EXPLICATION DES PLANCHES. 
PLANCHE IX. 


4. Helix Comorensis, Morelet. 

9, —  ceromatica, Morelet, 

5. Stenogyra avenacea, Morelet. 
4. Bulimus inconspicuus, Morelet. 
5. —  badiolus, Morelet. 


6. — exiguus, Morelet. 


Description d'espèces terrestres inédites 


— 241 — 


. Bulimus Comorensis, Morelet. 
. Ennea pusilla, Morelet. 


—  Jubrica, Morelet. 

—  Crosseana, Morelet. 
—  Mariei, Morelet. 

—  Martensiana, Morelet. 
—  auriculata, Morelet. 
—  incisa, Morelet. 


. Cyclostoma semiliratum, Morelet. 


PLANCHE X. 


. Ennea callosa, Morelet. 


— _trigona, Morelet. 
— _ cryptophora, Morelet. 


. Stenogyra pusilla, Morelet. 

. Pupa minutalis, Morelet. 

. Cyclotopsis dubia, Morelet, 

. Cyclostoma moniliatum, Morelet. 


Cyclosurus Mariei, Morelet. 


. Cyclophorus pilosus, Morelet. 


— granum, Morelet. 
— microscopicus, Morelet. 


. Truncatella obscura, Morelet. 


* 


provenant de là Nouveile-Calétonie, 


Par E. MARIE. 


. HELix SEBERTI. 


Testa lalissime umbilicata, discoidea, planorbiformis, su- 


— 242 — 


perne concava, inferne planulato-concava, tenuiuscula, niti- 
dula, striis longitudinalibus flexuosis, obliquis, elegantis- 
sime impressa, cornea, maculis rufis variegata; spira perde- 
pressa, concava, medio profunde immersa, infundibuliformis ; 
anfr. 8, angustissimi, planati, immersi, embryonales 3 læves, 
albido-cornei, sequentes sutura impressa, marginata discreti ; 
ultimus breviter descendens, cæteros involvens, utrinque va- 
lide carinatus et rufo subregulariter maculatus, planus, 
rubro obscure marmoratus el variegatus; apertura obliqua, 
inferne subhorizontalis, auriformis, angusta; peristoma re- 
flexum, continuum, flexuosum, albo-roseum ; margimbus la- 
mella prominula, reflexa, albo-rosea junctis; basali latius- 
culo, fortiter reflexo, externo atlenuato, medio incurvato, 
subangulato, et usque ad insertionem aperturam coarctante. 
— Diam. maj. 6 1/3 mill.; min. 5 1/2; alt. 1 4/5. (Coll. 
E. Marie, R. C. Rossiter.) 
Hab. Kanala, Novæ Caledoniæ. (R. C. Rossiter.) 


Coquille très largement mais peu profondément ombi- 
liquée, discoide, planorbiforme, concave supérieurement, 
plono-concave inférieurement, assez mince, à Lest sub- 
diaphane et légèrement brillant, à stries longitudinales, 
flexueuses, obliques, très élégantes et assez régulières ; 
ornée, sur un fond corné, de taches d’un brun rougeâtre, 
nombreuses, assez grandes et assez régulièrement es- 
pacées. La spire est excessivement déprimée, concave, in- 
fundibuliforme. Huit tours de spire, très étroits, plans et 
visibles seulement en dessus et en dessous, par suite de 
l’enroulement du dernier tour. Les tours embryonnaires, 
au nombre de trois, sont lisses et d’un blanc corné; les 
suivants, séparés entre eux par une suture bien marquée 
et surmontée, tant en dessus de la coquille qu’en dessous, 
d’un bourrelet granuleux; le dernier, brusquement des- 


— 245 — 


cendant à son extrémité et enveloppant les autres, est 
très fortement caréné inférieurement et supérieurement 
par le bourrelet, qui se continue jusqu'aux tours em- 
bryonnaires où il s'arrête brusquement ; il est plan, assez 
régulièremênt laché de rouge sur le dos, ces taches pas- 
sant au brun sur les carènes. L'ouverture est très oblique 
et presque horizontale, auriforme. Le péristome est très 
fortement réfléchi, flexueux et blanc-rosé ; ses bords sont 
réunis par une lamelle saillante et relevée, également ré- 
fléchie; le bord columellaire et le bord basal sont réfléchis 
et libres ; le bord externe, d’abord large à sa partie infé- 
rieure, s’alténue ensuite, se recourbe fortement vers sa 
partie médiane, où il devient subanguleux et continue à 
rétrécir l'ouverture jusqu’au point d'insertion. 

Cette espèce diffère de l’Helix Mariei, Crosse, en ce 
qu'elle est plus régulièrement discoïde; en ce qu’elle est 
à peine concave inférieurement; en ce qu’elle possède 
huit tours de spire presque complètement plans, bordés 
par un fort bourrelet ; que son ouverture est horizontale, 
à l’exception de la partie rétrécie; que son péristome est 
continu, fortement réfléchi et n’adhère dans aucune de 
ses parties. Eufin, elle en différe, au premier abord, par sa 
taille, qui a près de 2 millimètres de plus que l'H. Mariei, 
et par sa hauteur qui, dans les deux exemplaires que j'ai 
eus sous les yeux, n’atteint pas 2 millimètres, alors que, 
dans l’autre espèce, elle excède toujours 2 millimètres. 

J'ai, d'ailleurs, dans ma description, souligné les dif- 
férences essentielles qui existent entre l'H, Seberti et 
l’'H. Mariei. 

Dédiée à M. Sebert, lieutenant-colonel d'artillerie de ma- 
rine, auteur d'un remarquable travail sur les bois de la 
Nouvelle-Calédonie. 


— 94% — 
9. Herix CALEDONICA, Crosse. 


Var. + intermedia, pallide luteo-fusca, flammulis obli- 
quis castaneo-fuscis. — Diam. maj. 9 2/3, minor 8 1/2, alt. 
61/3 mill. 

Var. S'unicolor, pallide luteo-fusca.— Diam. maj. 9 1/2, 
minor 8, alt. 6 1/3 mill. (R. C. Rossiter.) 

Hab. Kanala, Novæ Caledoniæ (Coll. R. C. Rossiter, E. 


Marie.) “ie 


Unionidæ nouveaux ou peu COnnus, 


Par H. DrouUÊrT. 
(4° article.) 


54. Unio Gawuproni, Drouët. 


C. oblongo-elongata, convexa, solida, ad oras dense 
striato-lamellosa, cæœterum subtilissime striatula, nilida, 
luteola, supra conveæula, infra medio subsinuata, antice 
rotundato-compressula, postice in rostrum æquilatum, vix 
altenuatum producta; nales prominulæ, undulato-tuber- 
culosæ (plerumque erosæ); dentes duo compressi : inferior 
erectus, trigonulis, superior humilis, elongatus ; lamella 
validula, cultellala; magarita albida, luteo vel salmoneo 
tincla, vix nitidula, sub lente subtilissime granulosa. — 
Long. 75-85; alt. 35-40; diam. 22-25 mall. 


Hab. Les lacs et les ruisseaux de la forêt de Bellegrade, 
près Constantinople (Gaudion). Abondant. — Espèce par- 
aitement caractérisée par sa forme générale, ses stries 


— 245 — 

très fines, la coloration de l’épiderme et sa dent cardinale 
triangulaire-aiguë, Sur les sujets dont les sommets sont 
corrodés, si l’on examine attentivement la surface externe 
de la nacre, on reconnait aisément, chez les adultes, les 
fines granulations qui donnent à la structure de cette 
nacre un aspect particulier. Vit en compagnie de l'U. lon- 
girostris, Ziegler. 


55. Unio succineus, Drouët. 


C. ovali-oblonga, compressula, tenuis, pallide luteola 
vel succinea, nitidosa, subceromatica, supra convexo- 
arcuuta, infra rectiuscula, antice brevis, postice declivis, 
in rostrum attenuato-truncatum producta ; nates vix tu- 
midulæ, undato-plicatæ; ligamentum breve, prominulum ; 
dens minor, humilis, denticulatus; lamella tenuis, cul- 
tellata ; margarita albo-cærulea, viæ nitidula. — Long. 
45-50 ; alt. 23; diam, 14-15 maill. 


Hab. La ZLermagna, près de Mascovitz : Dalmatie (Kle- 
ciak ; Kutschig in coll. Küster).— Diffère de l'U. ceratinus 
par sa taille moins grande, sa forme lancéolée, la brusque 
inclinaison du bord postéro-dorsal, et la forme atténuée- 
tronquée du rostre qui est pen allongé. Examiné à la 
loupe, l’épiderme, qui est jaune et luisant, est marqué de 
petites stries très courtes, disposées en rayons. 


56. Unio CrRoaTicus, Drouët. 


C.oblongo-elongata,conveæa, crassula, subtiliter striato- 
squamosula, sulcata, nitidula, olivacea, fusco-annulata, 
supra convexo-arcuata, infra rectiuscula, antice rotundo- 
angulosa, postice in rostrum elongatum, subdecurvatum 
producla; nates lumido-prominulæ, plicalo-tuberculosæ ; 


— 246 — 

areola subdilatata; ligamentum tenue, elongatum ; area 
elongalissima, vix impressa ; dentes duo : inferior cras- 
sus, ereclus, truncatus, strialo-rugosulus, superior hu- 
milis, viæ exsertus; lamella prælonga, valida, rugosius- 
cula; impressiones anticæ profundæ ; margarita pallide 
carneolu, zonulata, nitida; callus marginalis crassus, 
convexzus. — Long. 80 ; alt. 38; diam. 23 muill. 


Hab. La Korana, affluent de ia Kupa, près de Dres- 
chik : Croatie autrichienne (Muséum de Vienne). — Chez 
celle espèce, qui constitue un type accentué, la crête dor- 
sale est très allongée, curviligne. L'angle antéro-dorsal 
est bien accusé ; les sommets sont très antérieurs. La dent 
cardinale ne peut être comparée qu’à celle de PU. crassus. 


37. UNIO BRACHYRHYNCHUS, Drouët. 


C. ovalis, breviter subreniformis, convexa, tenuis, 
subtiliter striata, sulcatula, nitidula, fulva vel oliva- 
cea, sæpe fusco-zonata, supru convexo-arcuata, demum 
declivi-flexœuosa (sæpe late erosa), infra subsinuata, an- 
lice brevis, subatienuata, postice in rostrum breve, ro- 
Lundalum producta; nales prominuiæ, plicalo-undulatæ 
(sæpius erosæ); ligamentum breve, prominulum; crista 
dorsalis distincia, subelevata; dens subcompressus, hu- 
milis, subtriangularis; lamella brevis, curvilinearis, 
denti appendiculo juncta; impressiones anticæ zonulatæ; 
margarita pallide cœærulea vel carnea, sœpe lividula. — 
Long. k2-50; alt. 25-30; diam. 15-18 malt. 


Hab. Le Mincio (Paulucci); le lac de Garde, à Ser- 
mione, à Desenzano (Adami; Tommasi). Abondant. — 
Espèce nettement caractérisée par son rostre court, oblus, 
arrondi, qui se retrouve constamment sous le même as- 


— 247 — 


pect. La crête dorsale étant mieux indiquée qu’elle ne 
l’est en général chez les Unio, il s’en suit que le bord pos- 
téro-dorsal, pour rejoindre l'extrémité du rostre, est brus- 
quement infléchi et légèrement flexueux. Les valves sont 
uniformément convexes, d’une extrémité à l’autre : sou- 
vent une faible dépression oblique part du centre pour 
s'appuyer sur la sinuosité du bord inférieur. A l’état 
jeune, le test est olivâtre pâle avec quatre ou cinq zonules 
d’un gris-brunâtre : c’est seulement alors que l'on voit 
les plis ondulés des sommets, qui disparaissent rapide- 
ment sous l’action de l'érosion, très développée chez les 
adultes. Quelques malacologistes italiens nous ont adressé 
cette espèce sous le nom d'U. Gurkensis, attribué par Lie- 
gler à un type différent. 


98. Unio NEocoMENsis, Drouët. 


C. ellipsoidea, antice convexo-ventrosa, crassa, dense 
striata, vix nitidula, pallide fulva, supra subconvexula 
vel rectiuscula, infra rectiuscula, antice brevissima, attenua- 
ta, postice in rostrum prælongum, spatuliforme, rotundato- 
compressum producta; nates tumidæ, prominulæ, plicato- 
undulatæ, extremitati anteriori perquam approximate ; areo- 
la subdilatata ; ligamentum elongatum, fuloum vel luteum ; 
area stricta, prælonga (sæpius erosa, ; dens crassus, trunca- 
tus, cristato-denticulatus ; lamella prælonga ; callus marqi- 
nalis convezus, albus ; margarita albido-carnea, postice lϾte 
iridescens. — Long. 55-60 ; alt. 26-30 ; diam. 17-23 mul. 


Hab. Le lac de Neuchâtel, à Estavayer, à Saint-Blaise, 
entre les galets; assez abondant (Godet). — Espèce ca- 
ractérisée notamment par son profil spatuliforme, la po- 
sition trés en avant des sommets, sa forme ventrue à la 
partie antérieure, et sa dent cardinale assez épaisse. Sa 


— 248 — 


coloration d’un fauve-jaunâtre, décroissant d'intensité 
d'avant en arrière, est remarquable. Les résultats de l’é- 
rosion, plus ou moins avancés, donnent à la région pos- 
téro-dorsale un aspect marbré ou tacheté assez singulier. 


59. Unio PruInosus, Schmidt, Bull. Soc. nat. de 
Moscou, ann. 1840, p. 445, t. IX, fig. 3. 


C. ovalis, compressula, tenuis, subtiliter striata, nitidula, 
viridi-flava vel pallide castanea, supra convexo-arcuata, 
infra rectiuscula, antice subattenuata, postice brevis, sub 
angulo postero-dorsali dilatata, subrotundata ; nates plica- 
to-angulosæ ; ligamentum breve, tenue, fulvum : dentes duo; 
inferior obliquus, subcrassulus, cristato-denticulatus, lamel- 
læ appendiculo junctis, Superior minimus, humilis ; lamella 
brevis, subarcuata; truncatura fere mediana ; margarita pal- 
lide cærulea vel carneola, subnitida. — Long. 40-50; alé. 
23-25; diam. 13-14 mul. 


Hab. Un ruisseau qui sort du lac Veldeser et se jette 
dans la Save (Schmidt); l’Albane, à Belleneuve : Côte- 
d'Or (Chevreul); la Seine, à Troyes; Pontcharra : Isère 
(Coll. Repellin). — Le Muséum de Vienne et la collection 
Küster possèdent des types authentiques, venant de 
Schmidt, que nous avons étudiés. Tous les spécimens 
sont revêtus, sur la partie postéro dorsale, d'un fort en- 
croûtement formé par des concrétions arénacées. Espèce 
élégante et de petite taille, caractérisée par son test com- 
primé, un peu dilaté sous l'angle postéro-dorsal, son 
rostre très court, la position médiane de la troncature : 
les plis des sommets, bien accusés, forment un angle aigu 
très accentué. La description détaillée de Schmidt, les 
figures insérées au Bulletin de la Société impériale des 
naturalistes de Moscou (année 1840) et l'examen des types 


— 249 — 


originaux ne nous laissent aucun doute sur la validité de 
cette espèce, qui ne peut être rattachée à l’U. Batavus, et 
qui se retrouvera sur plusieurs points de l’Europe cen- 
trale : nous estimons qu'il y a lieu de la conserver. 


40. ANODONTA BYzANTINA, Drouët. 


C. oblongo-elongata, convexo-ventrosa, tenuis, olivacea, 
viridi-radiata, ad oras lamelloso-squamosa, cæterum subtili- 
ter striatula, fere lœvis, nitidula ; supra infraque rectiuscu- 
la, anlice rotundata, postice in rostrum resimum, longiuscu- 
lum, truncatum producta; nates prominuiæ, obsolete plica- 
tulæ (plerumque erosæ) ; ligamentum detectum, postice gib- 
bosulum ; area elongata, concava; crista humilis, ante 
anqulum postero-dorsalem bisinuata ; lamellula rectiuscula, 
Simplicissima ; impressiones antice superficiales, postice vix 
distincte; margarita albo-cærulea, pulchre irina, sub lente 
subtilissime granulosa, nitida. — Long. 85-90; alt. 40-42 ; 
diam. 21-30 mal. 


Hab. Les eaux douces d'Europe, à Constantinople (Gau- 
dion). — Le rostre est assez long, un peu atténué, sensi- 
blement relevé, tronqué, comprimé subitement à sa ter- 
minaison. La crête dorsale est déprimée, allongée ; le li- 
gament présente, en avant de l'angle postéro-dorsal, deux 
dépressions entre lesquelles existe une petite gibbosité, 
ce qui donne à cette partie de la crête un aspect bisinué 
et ondulé caractéristique. Sous les crochets, quatre im- 
pressions supplémentaires, lacrymiformes. Nacre brillante 
et agréablement irisée : examinée à la loupe, on y dé- 
couvre, même dans le jeune âge, de très fines granula- 
tions très caractéristiques. La figure 4° de la planche x1 
de la monographie de Küster, si elle était plus allongée, 
rendrait assez bien la forme générale de cette espèce. 


— 9250 — 
k1. AnoponrTA Gaupioni, Drouet. 


C. ovalis, convexo-subcompressula; tenuis, olivaceo-rubigi- 
nosa, antice sulcata, postice dense striato-squamosa, cϾte- 
rum lœviuscula vel dense striata, subnitidula, supra arcuata, 
infra convexa, postice attenuato-obtusa, medio dilatata ; an- 
gulus antero-dorsalis distinctus ; nates depressæ, undato- 
plicatulæ ; ligamentum breve, validulum, convexum, obtec- 
tum; chondrus validulus; area obsolete impressa; crista 
subelata cum angulo obtuso; lamellula curvilinearis; im- 
pressiones exiquæ; margarita lacteo-cærulea, vix nitidula. 
— Long. 90; alt. 55-60; diam. 23-30 mill. 


Hab. Les eaux douces d'Europe, à Constantinople (Gau- 
dion). — Cette espèce a pour caractères distinctifs domi- 
nants sa forme ovale, peu allongée, convexe-subcompri- 
mée, la coloration rougeûtre de l’épiderme, et l'angle assez 
saillant formé par la jonction du bord supérieur avec 
le bord antérieur, Le bord supérieur est fortement 
arqué. Le rostre, peu allongé, un peu atténué-obtus, a 
une direction faiblement ascendante. La crête dorsale 
est assez élevée, et cependant l’angle postéro-dorsal 
est très oblus et émoussé. Le cartilage (partie membra- 
oeuse du ligament) est assez développé. Lamellule assez 
saillante, formant un mince bourrelet, curviligne ; valve 
gauche présentant un sillon allongé, creusé entre deux 
petites lamellules assez visibles. Nacre blanchâtre et 
bleuâtre, formant sur le bord antéro-inférieur un callus 
marginal bien accusé. Rentre dans le groupe des formes di- 
latées à la région médiane et à rostre ascendant, propres 
à l’Europe orientale, surtout à la péninsule turco-hellé- 
nique et à la région pontique. 


— 9251 — 


h2. ANODONTA WimMmeri, Drouët. 


C. ovalis, conveæa, subcrassula, olivacea, fusco-zonata, 
medio parce viridi-radiata, apice rubiginosa, subnilida, 
ad oras lamellosa, supra conveæula, vixæ arcuata, infra 
convexula, postice in rostrum mediocre, parce truncatum 
producta; nales viæ prominulæ vel subdepressæ, apice 
plicatulæ ; ligamentum mediocre; area subimpressa, ru- 
gosa, fuscula; crista humilis; angulus postero-dorsalis 
perobtusus ; lamellula brevis, humilis : impressiones anticæ 
sat profundæ; margarila albo-cærulea, nitidissima. — 
Long. 105-110; alt. 63; diam. 33 mall. 


Hab. Le Danube, près de Smederevo ; le marais 
Zelena : Serbie (Dokic). — Dans ie jeune âge, cette co- 
quille présente une dilatation assez prononcée à la région 
inféro-postérieure, sous l’angle postéro-dorsal. Plns tard 
cette disposition disparaît et, à l’état adulte, les valves sont 
régulièrement ovalaires, avec un rosire médiocrement 
allongé et brièvement tronqué. Les sommets, très peu 
saillants, sont rougeûtres et ornés de 1 ! à 12 plis ondulés. 
La crête dorsale est peu élevée et ne donne qu’un angle 
tres obtus. La lamellule mesure à peine 55 millimètres. 
Impressions musculaires antérieures bien visibles, les pos- 
térieures à peine distinctes ; 5 à # impressions supplé- 
mentaires sous les crochets. Nacre assez épaisse et blan- 
châtre antérieurement, mince et bleuâtre à la région pos- 
térieure, lisse, très brillante. 


45. ANoDonTA Doxicr, Drouët. 


C. late ovalis, conveæula, ad oras compressa, tenuis, 
luteo-virescens, apice pallide rubiginosa, ad oras sulcato- 
costata, distincle annulata, cœterum lœævis, nitidissima, 


— 252 — 


supra rectiuscula, infra conveæa, submedio dilatata, an- 
tice late rotundata, postice in rostrum breve, parce trun- 
calum, compressum producta; nates depressæ, apice vix 
plicatulæ, crista subhumilis ; angulus postero-dorsalrs ob- 
tusus ; lamellula exsertula, rectiuseula, postice ante trun- 
caturam evanescens ; lruncatura parvula ; 1mpressiones 
superficiales ; margarita pallide cærulea seu versicolor, 
nitidissima, ad oras pulchre iridescens. — Long. 105; alt. 
62; diam. 28 mull. 


Hab. Le marais de Grabovac (Grabovackabara : nord de 
Ja Serbie : Pancic). — Espèce caractérisée par sa forme 
peu allongée, faiblement convexe, très comprimée sur les 
bords. Le bord inférieur est convexe, faiblement sinueux : 
a plus grande convexité est antéro-médiane. L’épiderme 
est d’un jaunâtre gris et verdâtre, très luisant. Le test est 
profondément labouré à la partie antérieure et inférieure 
par des sillons assez larges et séparés les uns des autres 
par de gros plis. La crête dorsale est peu élevée (45 mill.): 
elle forme un large triangle dont le sommet donne un 
angle obtus très ouvert. Les sommets sont déprimés. La 
charnière se compose : antérieurement, d'un mince bour- 
relet linéaire faiblement curviligne; postérieurement, 
d’une lamellule droite, un peu saillante, promptement 
déprimée à son extrémité. Troncature très petite. Im- 
pressions musculaires très superficielles. Nacre plissée, 
très brillante, bleuâtre pâle, violacée sur les bords, irisée. 


k4. ANODONTA NYMPHIGENA, Drouët. 


C. ovali-cristata, compressiuscula, subtenuis, castanea, 
ad oras squamosa, cœterum striato-rugosula, subobscura, 
supra perarcuala, cristata, infra convexula, antice brevis, 
compressa, poslice attenuato-lruncalula compressa; nates 


12495 


depressæ, plicatulæ ; ligamentum mediocre, oblectum ; 
crista exallata cum angulo subrecto; lamellula oblique 
ascendens, demum curvilinearis, antice flexuoso adhæ- 
rens; truncalura conspicua; 1mpressiones superficiales, 
posticæ viæ conspicuæ; margarita cœærulea, nitidula, su- 
pra æneo-lividula, polychroa. — Long. 85; alt. sub ang. 
dors. 60 ; diam. 23 mall. 


Hab. L'Ossiacher-see, en Carinthie(Muséum de Vienne). 
— Espèce surtout remarquable par le grand développe- 
ment de la crête dorsale et le peu d’allongement du rostre. 
La crête forme un large triangle, à peu près isocèle, dont 
la base mesure environ 65 millimètres, et dont la hauteur 
est de 20 millimètres. Les valves sont faiblement convexes, 
plutôt subcomprimées, assez minces. L’épiderme est bran 
marron, avec teintes rougeâtres sur toute la région supé- 
rieure, strié-rugueux, lamelleux sur les bords, obscur. Le 
côté antérieur est très court. Le rostre est court, briève- 
ment tronqué. Les sommets sont déprimés, rougeâtres, 
faiblement plissés-ondulés. Le ligament est assez mince, 
presque recouvert. La lamellule à une direction oblique- 
ment ascendante : complètement adhérente et légèrement . 
sinuée à son extrémité antérieure, elle S’épaissit un peu, à 
partir des crochets et forme alors un petit bourrelet qui 
se détache de la lame adnée. Sous les crochets il existe 
trois petites impressions supplémentaires assez profondes : 
nacre bleuâtre, avec des teintes cuivrées ou livides à la 
partie supérieure, blanchâtres sur le bord antéro-inférieur. 
De toutes les Anodontes d'Europe venues à notre con- 
naissance, c'est l'espèce qui à la crête dorsale la plus 
élevée. 


— 954 — 
45. ANODONTA DEALBATA, Drouëêt. 


C. ovali-oblonga, planulata vix conveæula, tenuis, fra- 
gths, translucida, albida, postice virescens, ad oras squa- 
mosula, cæterum lœvis, nitidula, antice brevis, rotundata, 
postice in rostrum sat longum, subresimum, truncatulum 
producta, supra arcuala, infra vix conveæula; nates de- 
pressæ, undato-pluriplicatæ; ligamentum tenue, lineare, 
oblectum; crista conspicua, eluta, angulosa, compressa ; 
lamellula brevis, humilis, simplicissima ; impressiones vix 
conspicuæ; margarila antice lactea, postice pallide cæru- 
lea, nitida, iridescens. — Long. 90; alt. sub ang. dors. 
50 ; diam. 20 mull. 


Hab. Le Faaker-see, en Carinthie (Muséum de Vienne). 
— Mince, fragile, translucide, cette espèce a, de plus, 
une coloration distincte de celle de ses congénères : l’é- 
piderme est blanc sur toute la moitié antérieure, d’un 
gris-verdâtre sur l’autre moitié. Les valves sont com- 
primées, à peines convexes ; leurs bords sont striés-squa- 
meux. Les sommets sont blancs et ornés de plis ondulés 
. nombreux (20 environ sur chaque valve). La crête dor- 
sale est longue, assez élevée, mince, comprimée; l'angle 
postéro-dorsal est accentué. Les arêtes dorsales sont légé- 
rement curvilignes. Le ligament est très mince, presque 
linéaire, recouvert. Le système cardinal se réduit à ure 
lamellule linéaire, à peine saillante, qui se confond 
avec la lame adnée, laquelle se termine par une tronca- 
ture peu accentuée. C’est une des espèces d'Europe les 
mivux caractérisées. H. D. 


— 255 — 


Note sur la distribution géographique du 
Panopæn Aldrovandi, 


Par P. FiscHER. 


La grande Panopée de la Méditerranée (Panopæa Al- 
drovandi) a été longtemps considérée comme propre à 
cette mer, où son habitat est même très localisé, puis- 
qu’elle ne vit que dans les eaux de la Sicile (1). Toutefois, 
E. Damas et P. Gervais ont recueilli de nombreux dé- 
bris de cette belle coquille dans les cordons littoraux très 
récents du Languedoc, au Grau de Palavas et jusqu’à 
Maguelone près Montpellier (2). On peut donc supposer 
que son extinction dans le golfe du Lion n’est pas défi- 
nitive. 

La découverte de la Panopée, à Faro, sur les côtes du 
Portugal, a montré que l’area de ce Mollusque était très 
étendue, J'ai vu récemment, au Musée de Lisbonne, le 
précieux spécimen Portugais, dont l’authenticité n’est 
mise en doute par personne. 

Il n’en est pas de même de l’exemplaire des côtes d’An- 
gleterre, qui aurait été pèché, au moyen du chalut, dans le 
voisinage de Falmouth (Cornouailles), et qui fait aujour- 
d'hui partie de la collection de M. Gwyu Jeffreys. Le sa- 
vaut auteur du British Conchology ne parait pas persuadé 
que cette Panopée appartieune réellement à la faune de 
la Grande-Bretagne. En attendant que les naturalistes 
Anglais élucident ce point intéressant de distribution 
géographique, je signalerai une localité nouvelle pour le 
Panopæa Aldrovandi, sur le littoral du golfe de Gascogne. 


(4) Cf. Crosse, Journ. de Conchyl., vol. If, p. 120, 1851. 
(2) Journ. de Conchyl., vol. XXIV, p. 189, 1876. 


— 256 — 


Mon ami, M. Souverbie, directeur du Musée d'histoire 
naturelle de Bordeaux, a reçu de M. E. Lalanne une valve 
gauche de Panopée, recueillie en novembre 1880 sur la 
plage du département de la Gironde, au sud du poste des 
douanes de Huga, et à quelque distance des dunes de La 
Canau. 

Cette valve mesure 195 millimètres de diamètre anté- 
ro-postérieur et 415 millimètres de äiamètre umbono- 
marginal. Elle est en très bon état de conservation ; ses 
surfaces sont lisses, sans incrustation, non altérées, et ne 
happant nullement à la langue, comme les fossiles. L'exa- 
ment que j'en ai fait me donne à croire qu’elle provient 
indubitablement d’un individu actuel. 

On trouve, sur cette partie du littoral de la Gironde, un 
mélange extrêmement curieux de Mollusques des mers bo- 
réales et de la région lusitauienne. Je citerai notamment : 
Fusus antiquus, contrarius, Islandieus, gracilis, Bernicien- 
sis, Ranella gigantea, Cassis saburon, Cassidaria tyr- 
rhena, Triton cutaceus, corrugatus, Lucina reticulota, 
Cyprina Islandica; ainsi que des exemplaires de taille gi- 
gantesque des Buccinum undatum, Purpura hæmastoma, 
Tapes aureus, Cardium edule, etc. 

Ce mélange s'explique très bien par la superposition des 
faunes dans le golfe de Gascogne et la différence des 
températures suivant les profondeurs. Les espèces boréales 
(Fusus gracilis, Berniciensis) y vivent dans une zone plus 
profonde que celle où stationnent les espèces lusitaniennes 
(Ranella gigantea, Cassidaria tyrrhena) ; mais les Pagures 
charrient sur le rivage des coquilles de provenances di- 
verses. 

Le littoral de la Gironde, étant formé de sable plus ou 
moins vaseux, doit convenir aux Panopées. Il est donc 
probable que les conchyliologistes de celte région trouve- 


— 957 — 


ront bientôt de nouveaux spécimens vivants. L'existence 
du Panopæa Aldrovandi en Angleterre ne paraît plus 
extraordinaire, puisque cette espèce a été trouvée dans deux 
localités de l'Atlantique aussi distantes que Faro, en Por- 


tugal, et Huga, en France. 
PUR 


BIBLIOGERAPHIEIE. 


Nomenelator Heliceorum viventium QUO COn- 
tinentur nomina omnium bujus familiæ generum 
et specierum hodie cognitarum disposita ex affi- 
nilate natural. Opus postumum æEidoviei 
Pfeiffer Dr ed. S. Clessin (|). 


Les naturalistes, tout en appréciant à sa juste valeur, 
et elle est considérable, la portée du grand ouvrage 
du D’ Pfeiffer sur les Hélicéens vivants, regrettaient que 
le savant auteur n’eût pas couronné son œuvre par la 
publicotion d’une classification méthodique, disposée 
selon les affinités naturelles, et comprenant l’ensemble 
des espèces de cette grande division des Mollusques. 
Le D" Pfeiffer se préoccupait depuis longtemps déjà de ce 
projet, dont il nous avait entretenu dans sa correspon- 
dance, et pour l'exécution duquel il accumulait, jour 
par jour, de précieux matériaux. Lorsque la mort le sur- 
prit, il avait déjà achevé le manuscrit de son travail. C’est 
cet ouvrage posthume que notre savant confrère, 


(1) Cassel, 1878-1881, chez Théod. Fischer, éditeur. Un vo- 
lume in-8, publié eu dix livraisons et comprenant 617 pages 
d'impression. 


— 258 — 


M. S. Clessin, directeur des Malakozoologische Blâtter, 
s’est chargé de revoir et de publier. Rien n'a été changé 
au manuscrit de Pfeiffer, sauf en ce qui concerne le 
genre Clausilia, pour lequel les divisions plus modernes 
et plus complètes du D' O0. Bôttger ont été adoptées 
par M. Clessin. 

L'auteur admet, comme grandes divisions de classifi- 
calion, la série des Agnatha, comprenant les familles des 
Testacelida (1), des Streptaxida et des Helicoïdea, et la 
série des Guathophora, composée des familles des Vi- 
trinea, des Vitrinoidea, des Helicida, des Bulimulida, des 
Orthalicida, des Achatinida (avec les sous-familles Acha- 
tininæ, Berendtiea, Eucalodiæa), des Cylindrellida, des 
Buliminida, des Cionellida, des Pupida; à la dernière des 
deux séries se rattache la sous-série des Succinoidea, qui 
comprend la famille des Succineidea. 

Trois années ont été nécessaires pour terminer cette 
importante publication, qui sera, sans nul doute, ac- 
cueillie avec plaisir par tous les naturalistes qui s'intéres- 
sent à l’étude des Mollusques terrestres. En effet, si les 
huit volumes de la Monographie des Hélicéens vivants de 
Pfeiffer sont rédigés d'après un système artificiel, qui 
offre le remarquable avantage de permettre d’arriver à 
l'identification, relativement facile, d’un Hélicéen quel- 
conque, sans figure et uniquement à l’aide de la dia- 
gnose, ils ont besoin d’être complétés par une classifica- 
tion véritablement scientifique, basée aussi bien sur ja 
connaissance de la coquille que sur celle du Mollusque 
qui l’habite, et permettant aux naturalistes de disposer 
leurs collections dans un ordre en rapport avec les dé- 
couvertes les plus récentes de la science. Le Nomen- 


(1) Nous préférons, pour la désignation des Familles, la termi- 
naison idæ à la terminaison da, 15 FADE 


— 259 — 


clator Heliceorum viventium vient heurensement com- 
bler cette lacune et, de plus, comme il emploie, pour les 
noms d'auteurs et les ouvrages cités, exactement les 
mêmes abréviations que celles de la grande Monographie 
de Pfeiffer, dont il a, d’ailleurs, le format, il lui sert à la 
fois d’index et de complément. Cet utile volume a donc 
sa place marquée dans les bibliothèques malacologiques 
de quelque importance, et nous n’hésitons pas à le ranger 
au nombre des livres que tout conchyliologue doit pos- 
séder. H. CROSSE. 


Hilustrirtes Conchylienbueh, Herausgegeben 
von (Conchyliologie illustrée, éditée par le) pr ww. 
Kobeit (1). 


Les grands ouvrages iconographiques publiés jusqu'ici 
ont, presque tous, l'inconvénient d'être excessivement 
coûteux, et quelque utiles qu'ils soient pour l'étude de 
la science malacologique, ils ne sont, malheureusemené, 
pas à la portée de tout le monde. On doit donc savoir 
gré à ceux qui, comme M. le D' W. Kobelt, tentent la 
difficile entreprise de publier, à un prix relativement très 
réduit, des livres méthodiques, susceptibles de mettre 
leurs lecteurs au courant des progrès les plus récents de 
la science et renfermant, en même temps, un assez grand 
nombre de figures pour leur permettre de se faire une 
idée exacte de celles des formes génériques ou subgéné- 
riques qu'ils pourraient ne pas bien connaître. M. Kobelt, 


(1) Nuremberg, à la librairie Bauer et Raspe (Émile Küster), 
1878-1880. Un volume in-4, publié en deux tomes, comprenani 
392 pages d'impression et accompagné de 112 planches lithogra. 
phiées. Prix (en Bavière) : 66 marks (79 fr. 20). 


— 260 — 


à la fois auteur très compétent et excellent dessinateur, 
était, mieux que personne, en état de remplir les condi- 
tions d’un pareil: programme, et son livre, qui donne les 
figures d'environ 2,000 espèces de Mollusques sera, assu- 
rément, des plus utiles anx naturalistes. 

L'auteur, dans ses premiers chapitres, étudie successi- 
vement la classification des Mollusques, leur distribution 
géographique, d’après Keferstein, la terminologie, les 
procédés de collection et de conservation des Coquilles. 
Dans les suivants, qui forment la partie la plus considé- 
rable de l'ouvrage, il s'occupe des Ordres, des Familles et 
des Genres, avec leurs subdivisions ou sections, qu’il énu- 
mère, d'après les travaux monograjhiques les plus récents, 
et qu'il apprécie au point de vue critique. 

Les planches, dont les figures sont très correctement 
dessinées, sont nombreuses et forment un bon Recueil 
iconographique. H. Crosse. 


Anatomie de l’Helix Cantabriea, par A. de Saint- 
Simon (1). 


L'auteur nous apprend que la mâchoire de l’Helix Can- 
tabrica est assez robuste, arrondie à ses extrémités et 
munie de 16 côtes presque verticales, serrées, aboutis- 
sant à des crénelures inégales, peu saillantes, et dont les 
8 médianes simulent un commencement de rostre. Le 
ruban lingual est large et brusquement rétréci aux deux 
extrémités; les rangées de dents sont médiocrement si- 
nueuses. La formule dentaire est : (12 — 10 — 1 —10 


(1) Toulouse, 1880. Brochure in-8 de 4 pages d'impression. 


(Extr. du numéro de Décembre 1880 du Bull. Soc. Hist. nat. 
Toulouse.) 


— 261 — 


— 192) X 120. Le système dentaire, ainsi que l'appareil 
reproducteur, se rapprochent beaucoup de ceux de l'He- 
lix apicina. H. CROSSE. 


Mawual Of Conchology structural and systematic. 
With illustrations of the species. By (Manuel de 
Conchyliologie structurale et systématique. Avec 
les figures des espèces. Par) George W. Tryon 
Jr. — Partie XI (1). 


Les planches de ce Fascicule représentent les espèces 
appartenant à la fin des Melongeninæ, à la sous-famille 
des Neptuninæ et à celle des Fasciolarinæ : les animaux, 
les opercules et les œufs d’un certain nombre d'espèces 
s'y trouvent figurés. Dans le texte, nous trouvons la fin 
du genre Sipho; le sous-genre Mohnia de Friele; le genre 
Siphonalia, A. Adams, comprenant le sous-genre Austro- 
fusus de Kobelt; le genre Fulgur, Montfort, avec les 
sous-genres Sycotypus, Browne, et Taphon, H. et 
A. Adams; le genre Streptosiphon, Gill; le genre Tu- 
dicla, Bolten; le genre Pisania, Bivona; le genre Euthria, 
Gray; le genre Metula, H. et À. Adams; le genre Can- 
tharus, Bolien; le genre Buccinum, Linné, réduit aux 
formes dont le type est le B. undalum. 

Le troisième volume de l'important ouvrage de 
M. Tryon se trouvera vraisemblablement terminé avec 
le prochain Fascicule. 11. CRoSSE. 

(4) Philadelphie, 1881, chez l’auteur (Acad. of nat. sciences, 
Cor. 191h and Race Streets). Fascicule in-8, comprenant 64 pages 
d'impression et accompagné de 20 planches coloriées. Prix de 
chaque fascicule {à Philadelphie) : figures coloriées, 25 francs ; 
figures noires, 15 francs. 


— 262 — 


Soprà una nuova forma di Peeten dei depositi 
phocenici di €ivita Vecehia. Nota (Sur une 
nouvelle forme de Pecten des dépôts pliocènes 
de Civita Vecchia. Note de) l'ingénieur R. Me- 
li (1). | 


L'auteur décrit et figure, sous la dénomination de 
Pecten Ponzii, une grande et belle espèce, voisine du 
P. latissimus, Brocchi, mais plus large, à valves plus 
convexes et provenant du calcaire connu sous le nom 
vulgaire de Macco, qui se trouve aux environs de Civita- 
Vecchia et que l’on rattache au pliocène inférieur. 

H. CROSsE. 


Systematisches Conehylien-Cabinet VON Martini 
und €hemnitz. — Neue reich vermehrie Auf- 
gabe, in Verbindung mit Prof. Philippi, D' Pfeif- 
fer, D° Dunker, D’ E. Rœmer, S. Clessin, D’ A. 
Brot und D’ E. von Martens, herausgegeben von 
(Grand Cabinet de Conchyliologie systématique de 
Martini et Chemnitz. — Nouvelle édition, consi- 
dérablement augmentée, publiée avec la colla- 
boraton de MM. Philippi, Pfeiffer, Dunker, E, 
Rœmer, S. Clessin, A. Brot et E. de Martens, 
éditée par) le ær H. ©. Küster el conlinuée, 
après sa mort, par le Br ww. Kohelt el H. €. 
Weinkauff (2). 

{1} Rome, 1881. Brochure in-4 de 7 pages d'impression, ac- 
compagnée de 4 planche noire. 


(2) Nuremberg (Bavière), 1881, chez Bauer et Raspe (E. Küs- 
ter), éditeurs. 


— 265 — 


Section 95. — Mactracea X (1). — Le Fascicule paru de 
celie Monographie comprend la description de 52 espèces 
de Mactra, toutes déjà connues. L'auteur est M. Wein- 
kauff, dont nos lecteurs ont pu précédemment apprécier 
les importants travaux sur la Faune malacologique de la 
Méditerranée. Les planches nouvelles, dues à l’habile 
crayon de M. Kobelt, sont remarquablement bien exécu- 
tées, et sous le rapport du dessin, et sous celui du colo- 
riage. On ne peut donc que féliciter les éditeurs de la 
nouvelle édition de Chemnitz d’avoir réussi à se procurer 
le concours et la collaboration d’un savant qui est en 
même temps un excellent dessinateur d'histoire natu- 
relle. 

Section 96 (2). Cypræa. I. — L'auteur de la Mono- 
graphie publie, dans ce Fascicule, les descriptions et les 
figures de 74 espèces (N° 68 à 142) de Cypræa. Une seule 
d’entre elles est décrite comme nouvelle, le C. Loeb- 
beckeana, Weinkauff. Plusieurs espèces, décrites récem- 
ment et, par conséquent, non comprises dans les an- 
ciennes monographies, figurent dans celle-ci. M. Wein- 
kauff rattache au C. bicallosa, Gray, le C. Auberiana, 
Jousseaume, qu'il considère comme n'étant établi que sur 
un individu imparfaitement adulte de t’espèce de l’auteur 
Anglais. Nous croyons qu’il a raison, et nous avons, d’ail- 
leurs, nous-même, dans ce Recueil, émis la même opi- 
nion. ; 

Section 97 (5). Helix. XI. — M.le D: Louis Pfeiffer, 

(1) Nuremberg, 1881, à la librairie Bauer et Raspe (E. Küs- 
ter). Un fascicule in-4, comprenant 52 pages d'impression et ac- 
compagné de 18 planches coloriées. 

(2) Fascicule in 4 de 64 pages d'impression, accompagné de 
18 planches coloriées, 


(3) Fascicule in-4 de 86 pages d'impression, accompagné de 
16 planches coloriées et chromolithographiées. 


— 264 — 


après avoir abandonné, pendant vingt-cinq ans, la publi- 
cation de la Monographie du genre Helix, dans la nou- 
velle édition de Martini et Chemanitz, s’en était occupé de 
nouveau, à partir de 1877, mais il n’en avait fait paraître 
qu’une livraison ; et il laissait la seconde inachevée, lors- 
que la mort vint l'enlever à la science. M. le D° H. Dohrn, 
possesseur actuel de la collection Pfeiffer, et bien connu 
des naturalistes par ses travaux malacologiques et ses 
voyages, vient de se charger de continuer l’œuvre ina- 
chevée du savant naturaliste de Cassel, ce qui permet 
d'espérer, d'ici à quelque temps, la publication d'une 
Monographie du grand genre Helix plus complète que 
celle de Reeve, déjà un peu ancienne. Sur les 119 descrip- 
tions d’espèces que ce nouveau Fascicule comprend, et 
parmi lesquelles nous signalerons de très belles formes 
de Ja Nouvelle-Guinée, de l'Indo-Chine, de l'Australie et 
d’autres localités, 50 sont de Pfeiffer et 69 de M. H. Dohrn. 
Les planches exécutées par M. W. Kobelt sont remarqua- 
blement bonnes et bien supérieures à celles des précé- 
dents Fascicules. Le coloriage des espèces ne laisse rien à 
désirer et nous avons tout lieu Ge croire que la continua- 
tion de la Monographie des Helix du Conchylien-Cabinet 
obtiendra, auprès des naturalistes, le succès qu’elle mé- 
rite. H. CROSSE. 


Études stratigraphiques Cl paléontologiques 
pour servir à l'histoire de la période tertiaire 
dans le bassin du Rhône. — VI. Le bassin 
de Crest (Drôme), par F. Fontannes (1). 


(1) Lyon, 1880. Un volume gr. in-8 de 214 pages et 10 plan- 
ches. Savy, éditeur, 77, boulevard Saint-Germain. Paris. 


— 265 — 


M. Fontannes poursuit avec succès l'étude des bassins 
miocènes de la vallée du Rhône. Dans cette nouvelle pu- 
blication, il nous fait connaître stratigraphiquement et 
paléontologiquement le bassin tertiaire du bas Dauphiné, 
séparé du bassin du Comtat-Venaissin par un isthme se- 
condaire qui relie les contre-forts des Alpes aux dépôts 
de la même période adossés au plateau central de la 
France. 

L'intérêt de ce travail consiste dans la comparaison 
des diverses couches du Bassin de Crest avec celles du 
Bassin de Visan qui peuvent être parallélisées, tout en 
présentant un autre facies; mais ces questions stratigra- 
phiques, si intéressantes d’ailleurs, ne reutrent pas dans 
le cadre de notre publication et nous ne pouvons qu’en 
signaler l'importance. Bornons-nous à dire que les fossiles 
du Bassin de Crest appartiennent aux groupes d’Aix 
(éocène supérieur ou tongrien; miocène inférieur ou 
aquitanien), de Visan {miocène moyen, miocène supé- 
rieur ou helvétien, miocène supérieur ou tortonien), et 
de Saint-Ariès (pliocène inférieur ou ariésien). 

Les espèces nouvelles décrites par M. Fontannes sont : 

Potamides Granensis, Melania Crestensis, M. Guey-. 
mardi, Melanopsis Hericarti, Limnæa Vocontia, Limnæa 
pachygaster, var. Tricastina, L, cœnobii, Planorbis Hu- 
guenini, Paludina Soricinensis, var. Reauvillensis (groupe 
d'Aix). 

Ostrea Granensis, Pecten rotundatus, var. Dromica, 
Pecten Valentinensis, Pecten Crestensis, Parmacella 
Sayni, Helix Valentinensis, H. Escoffieræ, Planorbis Bi- 
gueti, Ancylus Neumayri, Bythinia Luberonensis, var. 
Veneria, Valvata Hellernea, var. Cabeolensis, Valvata 
Dromica, Melanopsis Kleini, var. Valentinensis, Unio fla- 


— 266 — 


bellatus, var. Cabeolensis, U. Sayni, U. Capellinii, Unio 
Venerius, Sphærium Loryi (groupe de Visan). 

La faune des sables à Unio de Montvendre représente 
la formation continentale. La découverte du Parmacella 
appelé P. Sayni est très remarquable, parce qu’elle 
nous indique l’époque où ce genre a apparu dans le bassin 
du Rhône qu’il habite encore. L’Unio flabellatus est une 
grande et belle espèce de la mollasse d’eau douce de la 
Bavière. 

Ces espèces nouvelles sont représentées sur 6 plan- 
ches. Les autres planches sont réservées à des poissons et 
à des coupes géologiques nombreuses. 

P. FISCHER. 


Études sur les variations malacoloziques, d’a- 
près la Faune vivante el fossile de la partie 
centrale du bassin du Rhône, par 4. Lo= 
eard (1). 


Depuis quelques années, l'étude approfondie des 
sciences naturelles a douné lieu à Ja création d’un 
nombre pour ainsi dire incalculable de dénominations 
nouvelles, appliquées à des formes autrefois considérées 
comme de simples variétés, et aujourd’hui bien souvent 
admises au rang d'espèces. Frappé de cette tendance, 
M. Locard a cherché à démontrer que l'espèce malaco- 
logique, soit vivante soit fossile, a pu et peut encore va- 


(1) Paris, 1881, chez J. B. Baillière, libraire, 19, rue Haute- 
feuille; Lyon, Genève, Bâle, chez M. Georg. Deux volumes 
grand in-8, imprimés avec luxe, comprenant 1033 pages d’im- 
pression et accompagnés de 5 planches noires. 


— 267 — 


rier dans de certaines limites, sous l'influence de causes 
multiples, agissant, chacune à sa manière, de façon à 
modifier, suivant certaines lois, les formes déjà existantes. 

Dans un premier volume, qui est en quelque sorte la 
partie analytique de l’ouvrage, l’auteur passe en revue 
toutes les espèces ou prétendues espèces malacologiques, 
terrestres et aquatiques, vivant dans la partie centrale 
du bassin du Rhône. S'il choisit cette région comme point 
de départ de ses recherches, c’est qu’il la considère à juste 
titre comme une des mieux étudiées et des plus con- 
nues de toute la France, et que, là, les conditions biolo- 
giques sont des plus variées et la faune particulièrement 
riche eu formes de toute nature. Etant donc donnée une 
appellation scientifique se rapportant à une forme quel- 
conque, élevée par les auteurs modernes au rang d’es- 
pèce, il indique ses différents habitats, son origine, ou 
mieux, l’âge de sa première apparition; il examine ensuite 
toutes les variations, soit générales, soit individuelles, soit 
partielles, que l’on peut rencontrer dans sa forme comme 
dans son ornementation. Enfin, après avoir montré les 
rapports et différences que chacune de ces formes peut 
présenter avec ses congénères, il en signale les anomalies 
el les monstruosités. Tel est, en résumé, le plan de la 
première partie de l'ouvrage, où l’auteur démontre, en 
passant en revue plus de 550 espèces, que chacune 
d elles présente, suivant l'habitat de ses indiyidus ou de 
ses colonies, des modifications plus ou moins profondes, 
par rapport au type normal ou primitif. 

Dans le second volume, ou étude synthétique, M. Lo- 
card, après avoir ainsi constaté l'existence de variations 
dans la manière d'être du Mollusque, cherche quelles 
sont les lois qui président à ces variations, quelles cau- 
ses peuvent les engendrer, et quelle fixité elles parvien- 


— 268 — 

nent ensuite à acquérir. À cet effet, il examine d’abord 
les différentes conditions biologiques où peuvent se trou- 
ver les espèces malacolociques. Telle forme donnée n'a 
pos toujours ie même habitat ; si quelques-unes, et celles- 
là sont en bien petit nombre, présentent, à ce point de 
vue, un certain degré de fixité, la plupart, au contraire, 
offrent, dans leur répartition géographique et orogra- 
phique, des degrés différents de dispersion. En outre, les 
Mollusques sont fréquemment appelés à effectuer de véri- 
tables migrations soit naturelles, soit artificielles, qui les 
entraînent loin de leur centre normal d'habitat, et les font 
vivre et se reproduire dans des conditions toutes nouvelles. 
D'un autre côté, la faune actuelle n’a point été créée spon- 
tanément, tout d’une pièce, telle qu’elle existe aujour- 
d'hui. Mettant à profit ses connaissances paléontologiques, 
M. Locard a pu tracer l'histoire complète de la faune ac- 
tuelle ; remontant à travers la série destemps géologiques, 
il décrit les modifications qu'ont dû subir les formes an- 
cestrales des genres et des espèces qui vivent de nos jours, 
avant d'acquérir leur état actuel, sinon définitif. 

Tout tend donc à démontrer combien sont nombreuses 
les causes qui sollicitent sans cesse le même Mollusque à 
vivre dans des conditions souvent fort différentes. Ainsi, 
transporté dans un milieu nouveau, il ne restera 
pas toujours absolument semblable à lui-même dans sa 
descendance ; il se modifiera, sinon dans son ensemble, 
du moins dans quelques-unes de ses parties, pour mieux 
s'adapter aux nouvelles conditions biologiques qui lai 
sont imposées. L'auteur, s'appuyant sur des exemples bien 
choisis, nous fait suivre, chez diverses espèces, quelques- 
unes de ces variations, qui, à l’aide du temps, finissent 
par engendrer des modifications, souvent bien complexes, 
aans l'allure des Mollusques. Ce sont précisément ces mo- 


— 269 — 


difications ou variations qui ont si souvent conduit les au- 
teurs à créer des espèces nouvelles, alors que celles-ci 
n'étaient, la plupart du temps, en somme,qu’une manière 
d'être, en quelque sorte prévue, d’un type déjà connu, 
mais modifié sous l’influence de causes parfois simple- 
ment passagères. 

Cesinfluences modificatrices sont bien nombreuses dans 
la nature. Pour les étudier et en décrire les effets, M. Lo- 
card les a divisées en influences physiques, chimiques, 
mécaniques et physiologiques. Chacune d’elles agit à sa 
manière sur le Mollusque; mais, le plus souvent, elles 
s’allient et se combinent entreelles, de façon à agir avec 
plus de rapidité et d'énergie. De nombreux exemples sont 
cités à l'appui de chacun de ces faits, et quelques-uns, 
ainsi interprétés, jettent un jour tout nouveau sur biendes 
questions qui, jusqu'alors, paraissaient inexplicables. En- 
fin, dans un dernier chapitre, intitulé « Tératologie ma- 
Jacologique », l’auteur décrit méthodiquement les nom- 
breuses modifications générales ou personnelles, acciden- 
telles ou héréditaires, résultant des anomalies ou des 
monstruosités, chez les Mollusques. 

Après une étude aussi complète de l'espèce, M. Locard 
aurait pu sans doute donner une liste des formes malaco- 
logiques de France considérablement simplifiée. Mais, 
comme il le dit lui-même dans ses conclusions : « Ne nous 
« posons point en réformateur; l'heure de jouer un pa- 
« reil rôle n’a point encore sonné. Pour nous, notre tâche 
« a êté plus simple et plus modeste. Nous avons unique- 
« ment voulu donner l'éveil sur une tendance qui nous a 
« toujours paru fâcheuse et regrettable au point de vue 
« véritablement scientifique. Notre but sera complète- 
« ment atteint si nous avons pu faire comprendre que 
« l'étude sérieuse et utile des sciences malacologiques 

19 


— 2170 — 


«comporte moins le besoin de création d'espèces nou-- 
« velles, que la nécessité de rapprocher ces formes d’autres 
« formes déjà connues. » 

Ces tendances indiquent une réaction manifeste contre 
la pulvérisation de l’espèce, telle qu’elle est pratiquée au- 
jourd’huï par quelques malacologistes heureusement peu : 
nombreux. La victoire reste toujours au bon sens. 

L'ouvrage de notre savant confrère, édité avec luxe, est 
” certainement la publication la plus importante qui ait paru 
sur les Mollusques de France, depuis Dupuy et Moquin- 
Tandon, et sa place est marquée dans toutes les biblio- 
thèques conchyliologiques de quelque importance. 

H. Crosse et P. FISCHER. 


Nouvelles recherches sur les Argiles lacustres 
des Terrains quatermaires, aux environs de 
Eyon, par A. Loeard (1). 


En 14879, M. Locard avait déjà publié une Description 
de la Faune malacologique des terrains quaternaires des 
environs de Lyon. De nouvelles recherches viennent de 
lui permettre de compléter la partie de ce travail relative à 
la malacologie des argiles lacustres des vallées du Rhône 
et de la Saône, aux environs de Lyon. 

Dans la vallée de la Saône, ces argiles qui, jusqu’à pré- 
sent, n'avaient pu être observées qu’à de très rares inter- 
valles, lors des grandes sécheresses, ont été mises à nu 
sur plus de 400 mètres de longueur par l’action érosive 
des glaces du grand embâcle formé au nord de Lyon pen- 


(1) Lyon, 1880, chez Georg (Lyon, Bâle et Genève), et, à Pa- 
ris, chez J. B. Baillière. Brochure grand in-8 de 37 pages d'im- 
pression. 


— 271 — 


danî le rude hiver de 4880. Là, sur une épaisseur de 
4 m. 50 à 2 mètres, M. Locard a pu recucillir environ 
25 espèces : 2Helix, À Carychium. 4 Planorbis, 4 Lim- 
næa, 5 Valvata, À Bythinia, 1 Neritina, 2 Unio, 1 Sphæ- 
rium et 2 Pisidium. La plupart de ces formes vivent en- 
core de nos jours, sauf cependant les Planorbis Arcelini et 
Valvata Arcelini, qui paraissent être les espèces caractéris- 
tiques de ces dépôts. 

La faune des argiles lacustres de la vallée du Rhône est 
plus riche encore; l’auteur cite plus de 77 espèces, dont 
46 Gastropodes terrestres, 24 Gastropodes aquatiques et 
7 Lamellibranches. Une seule espèce : le Limnæa Ger- 
landiana ne vit plus aujourd’hui; mais il existe plusieurs 
variétés telles que Helix plebeïa, var alta,Limnæa auricu- 
laria, var Araria, etc., que l’auteur, par principe, n’a pas 
voulu ériger au rang d'espèce, et qui ne vivent plus, de 
nos jours, dans la vallée du Rhône. Les Mollusques terres- 
tres sont beaucoup plus nombreux que dans la vallée de 
la Saône ; en outre,nous y voyons plusieurs espèces telles 
que Helix cœlata, H. circinnata, H. arbustorum, H. syl- 
vatica, Valvata alpestris, etc., qui dénotent incontesta- 
blement une modification dans l’état climatérique de 
l’époque qui a présidé à la formation de ces dépôts. Ces 
Mollusques terrestres se trouvent surtout dans les couches 
supérieures, tandis que les couches inférieures renfer- 
ment principalement les Limnæa intermedia. L. limosa, 
L. corvus, L. palustris, L. Gerlandiana, L. stagnalis. 
Bythinia tentaculata, etc. 

La comparaison de ces deux faunes avec celle qui vit 
actuellement dans les mêmes régions porte à admettre que 
ces argiles lacustres sont de formation relativement toute 
récente. Ce sont les derniers dépôts de la période quater- 
naire, dépôts formés sous l'influence d’une température 


—— 972 — 


encore un peu froide, établissant en quelque sorte une 
transition entre les frimas de l’époque glaciaire et l’équi- 
libre actuel. P. Fiscner. 


Manuel de Conchylielogie ou Histoire naturelle 
des Mollusques vivants el fossiles, par le 
Dr Paul Fiseher. — Troisième Fascicule (1). 


Nous signalerons, dans ce Fascicule, une étude très 
développée et fort intéressante sur la distribution géo- 
graphique des Mollusques terrestres et fluviatiles, sur la 
surface du globe. 

L'auteur admet les 7 zones suivantes : Paléarctique 
(6 régions : Septentrionale, Circaméditerranéenne , Asia 
tique centrale, Chinoise, Japonaise, Atlantidéenne) ; Pa- 
léotropicale africaine (5 régions : Africaine centrale, 
Africaine occidentale, Africaine australe, Malgache, Afro- 
arabique) ; Paléotropicale orientale (4 régions : Indienne, 
Indo-Chinoise, Indo-Malaise, Philippinienne) ; Austra- 
lienne (5 régions : Austro-Malaise, Australienne, Austro- 
Polynésienne, Polynésienne, Néo-Zélandaise) ; Néantarc- 
tique (2 régions : Patagonienne, Chilienne) ; Néotropicale 
(5 régions : Péruvienne, Colombienne, Brésilienne, Mexi- 
caine, Caraïbe) ; Néarctique (5 régions: Américaine, Ca- 
lifornienne, Canadienne). Ces divisions nous paraissent 
justifiées. 

Le chapitre V:est consacré à l’étude de la distribution 
hypsométrique des Mollusques. Le nombre des espèces de 
Mollusques décroîit rapidement, dès que l’on arrive à de 


(1) Paris, 1881, chez F. Savy, libraire, 77, boulevard Saint- 
Germain. Fascicule grand in-8 de 80 pages d'impression. 


grandes altitudes, Parmi les Mollusques fluviatiles, les 
Planorbis montanus, P. Andecolus, Paludestrina Ande- 
cola, P. culminea, Cyclas Forbesi, ont été recueillis, en 
Amérique, dans le lac Titicaca, à 5,915 mètres d'altitude, 
et le Limnæa Hookeri, en Asie, dans l'Inde Anglaise, à 
5,485 mètres. Pour les Mollusques terrestres, les stations 
les pius élevées que nous connaissions sont les suivantes : 
Buliminus nivicola, de l'Inde, 4,260 mètres ; Anadenus 
Schlagintweiti, également de l'Inde, 5,000 mètres. 

Le chapitre VI traite de la distribution des Mollusques 


dans le temps, de l’ordre d'apparition et de la durée des 
genres fossiles. 
H. Crosse. 


Histoire malncologique des Pyrémées Fran 
caises, Pal Paul Fagot. — Ariège (1). Fr 
Basses-Pyrénées (9). 


L'auteur poursuit activement la tâche qu’il a entreprise, 
de faire connaître aux naturalistes, par un résumé fait 
avec soin et accompagné d'observations critiques, les tra- 
vaux malacologiques publiés jusqu’à présent sur les di- 
verses parties de nos Pyrénées Françaises. 

I. Nérée Boubée est le premier naturaliste qui ait ex- 
ploré l'Ariège, au point de vue malacologique. Il a publié, 
en 1858, dans le Bulletin d'Histoire naturelle, un travail 
mentionnant huit espèces de Mollusques, dans ce dépar- 
tement. Les plus importants des autres Mémoires cités 


(1) Toulouse, 1880. Brochure in-8 de 8 pages d'impression 
(Extr. du Bull. Soc. Hist, nat. Toulouse). 

(2) Toulouse, 1880. Brochure in-8 de 24 pages d'impression 
(Extr. du Bull, Soc. Hist. nat. Toulouse). 


— 274 — 


sont : les Mollusques d’Ax, brochure publiée par le pro- 
fesseur J.-B. Noulet, en 1869, et les Mollusques de la 
vallée d'Aulus, par P. Fagot (1880). 

IT. La bibliographie malacologique des Basses-Pyrénées 
est plus riche que celle du département précédent. De- 
puis Férussac, qui, en 1822, dans son Tableau systémati- 
que, à cité le Vitrina Pvrenaica, jusqu’à MM. de Folin et 
Bérillon, qui, en 1877, dans le troisième fascicule de : 
leurs contributions à la faune malacologique de la région 
extrême S.-0. de la France, mentionnent 90 espèces, 
provenant toutes d’une seule localité (Bramepan), M. Fa- 
got comple 55 ouvrages ou opuscules, qui traitent, soit 
spécialement, soit accidentellement, de la faune malacolo- 
gique des Basses-Pyrénées. 

H. CRosse. 


Studio sulla Heltx (Campilæa) cingulata, Studer, 
e forme affini, di (Étude sur l’Helix (Campylæa) 
cingulata, Studer, par) M. Paulueei (1). 


L'auteur passe en revue les diverses espèces ou variétés 
appartenant au groupe de l'Helix cingulata de Studer, qui 
est si abondamment représenté en Italie. Il réunit à PH. 
cingulata, à titre de variétés, les H. Anauniensis, Betta ; 
Athesina, Paulucci; Baldensis, Villa ; bizona, Rossmässler ; 
à l’H. Carrarensis, Porro, les H. Kobeltiana, Paulucci ; 
montana, Paulucci; à l’H. Presli, Schmidt, les H. Lu- 
censis, Paulucci; affinis, Paulucci ; Nicatis, Costa; niso- 
ria, Rossmässler ; Appelii, Kobelt, Anconæ, Gentiluomo ; 
agnata, Paulucci; à l’H. colubrina, Jan, les H. nubila, 


(1) Sienne, 1881. Brochure in-8 de 55 pages d'impression, ac- 
compagnée de 2 planches lithographiées. 


— 975 — 


Licgler ; Gobanzi, Frauenfeld (PH. tigrina, Jan, est placée 
dans le groupe de l’H. colubrina, mais maintenue comme 
espèce) ; à l’H. frigida, Jan, les H. Apuana, Issel : frigi- 
descens, Del Prete; Hermesiana » Pini; frigidissima, 
Adami; Ligurica, Kobelt. On voit que, dans la pensée de 
l'auteur, toutes ces formes se trouvent réparties en cinq 
groupes. Les nombreux et intéressants matériaux que 
madame la marquise M. Paulucci a su réunir, dans le 
cours de ces dernières années, Jui permettent de traiter 
avec une Compétence incontestable toutes les questions 
se rattachant à Ja distribution géographique et à l’appré- 
ciation spécifique des Mollusques terrestres et fluviatiles 
de l'Italie. H. CRosse. 


Zoologiseher Jahreshbericht 1829, von Carus. 
. Moliusen. Referenten (Annuaire Zoologique 
de 1879, par Carus. — H. Mollusques, par) le 
Dr M. won Xhering el le Ir WW. Hohelt (1). 


Nous signalons avec plaisir cet utile Annuaire, dans 
lequel on trouve tous les renseignements que l’on peut 
désirer au sujet des publications malacologiques qui ont 
été éditées dans le courant de l’année 1879. Les ouvrages 
de ce genre, qui exigent beaucoup de recherches de la 
part de ceux qui les entreprennent et qui leur demandent 
beaucoup de temps, sont toujours fort utiles aux natura- 
listes, dont ils facilitent les travaux. 


H. Crosse. 


(1) Leipzig, 1880. Brochure grand in-8 de 96 pages d’impres- 
ion (p. 802-897). 


ME ot RE 


ROUVELELES, 


Le naturaliste-voyageur Allemand, Hildebrandt, qui, 
après avoir exploré les Comores et Nossi-Bé, au point de 
vue zoologique, était allé à Madagascar, dans le même 
but, vient de mourir à Tananarive, le 29 mai 1881. 


A l’occasion du Congrès géographique international, 
qui doit se réunir prochainement à Venise, la Société Ma- 
lacologique Italienne a invité, par lettres, les savants qui 
s'intéressent au progrès de la partie de la Zoologie dont 
elle s'occupe, à assister à ses séances extraordinaires, qui 
se tiendront dans une salle des palais municipaux, mise 
courtoisement à sa disposition par les autorités locales. 
La première réunion aura lieu, à Venise, le 20 septem- 
bre 1881. 

I. CRosse. 


IE AREA ONCE DE TER DE 
Paris, — Imprimerie de madame veuve Bouchard-Huzard, rue de l'Éperon, 5 
J. TREMBLAY, gendre et successeura 


COLLECTION A VENDRE. 


À vendre, à l’amiable, une Gollection considérable, ayant 
appartenu à feu M. Am. Boivin, ancien maitre des requêtes au 
Conseil d'Etat, composée de Goquilles terrestres, fluvia- 
tiles etmarines, et comprenant beaucoup d'espèces précieu- 
ses. Cette collection, très développée dans tous les genres, est 
particulièrement remarquable sous le rapport du genre Gône, 
qui s’y trouve très richement représenté, tant par le nombre et 
la beauté des individus, que par ia rareté des espèces, parmi 
lesquelles figure un certain nombre de types. Li 

S’adresser, pour plus amples renseignements et pour visiter 
la collection, à Madame Lalesque, née Boivin, rue 
Sainte-Catherine, 1, Bordeaux (Gironde). 


OUVRAGES NOUVEAUX. 

Martini el Ghemnitz. — Cabinet de Conchyliologie 
systématique. Nouvelle édition, publiée par le D' Kusrer 
el continuée, après sa mort, par le D' W. Kogezr et H.-C. 
WeinkAuUrr. — 307 livraisons grand in-4, contenant chacun 
6 planches coloriées, avec le texte correspondant, ont été pu- 
bliées jusqu'ici. — Prix de chaque livraison, de { à 219, 7 fr. 
50 c.. Prix de chaque livraison, à partir de Ja 220°, 41 fr. 25 c. 
Il ne reste à paraître que 60 à 70 livraisons pour terminer 
Pouvrage. 

La même édition, publiée par Sections ou Fascicules eartonnés, 
de 45 à 20 planches coloriées, avec le texte correspondant, 
comprend 97 Sections parues jusqu'ici. — Prix de chaque Sec- 
tion, de 1 à 66, 22 fr. 50 c. Prix de chaque Section, à partir de 
la 67, 33 fr. 75 c. 

Chaque Monographie peut être acquise séparément, et on envoie, 
sur demande, le Catalogue de l'ouvrage complet, avec ses di- 
visions et l'indication de ce qui à paru et de ce qui est encore 
à paraitre. On fait de nouveaux et importants avantages aux 
souscripteurs de la nouvelle édition et, au besoin, on reprend 
en compte les exemplaires de l’ancienne édition. 

Conchyliologie illustrée (Ilustrister Gonchylienbuch)}, par 
le D' W. KoBezT. Ouvrage complet, publié en 2 volumes 
in-4, accompagnés de 110 planches lithographiées. — Prix du 
volume I broché, 37 fr. 50 c. Prix du volume IL, 45 francs. 

S'adresser à la librairie Bauer et Raspe (E. Kusrer), à 
Nuremberg (Bavière). 


Table des Matières 


CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON, 


Pages. 
Contribution à la faune malacologique de Nossi-Bé et 
de NOSSI-GOMNA SE ELA NU TE UE ARS HCROSSE NME ARAIASS 
Malacologie des Comores. Récolte de M. E. Marie à 
JTE MAYOTTE A EAN Te Are A 'MORELET: !. «2111912 
Description d’espèces terrestres inédites, provenant 
de la Nouvelle-Calédonie. . . . . . . . . . . . . He MAREFE SRE 241 
Unionidæ nouveaux ou peu connus (4° article) . . . H, DROUET. .. : . : 1° 244 
Note sur la distribution géographique du Panopæa 
AA OVANA DEN ER Unes tale ete P} FISCHER:: + 1.0 255 
Bibliographie. H. Crosse et P.FISCHER 9257 
H:1ICROSSE 2) ME 916 


NOUVELLES ee M PP EE RE ALES NEAS 


Le journal paraît par trimestre et forme 1 volume par an. 


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Pour Paris et pour les départements {reçu franco). . . 16 fr. 
Pour l'étranger (Union postale) id. RATS 
Pourles pays hors de l’Union postale id. AREA V1) 


S’adresser, pour l’abonnement, payable d'avance, et pour les com- 


munications scientifiques, à M. H.CROSSE, directeur du Journal, rue 
Tronchet, 25,à Paris, chez qui on trouvera aussi les volumes précé- 
demment publiés du Journal de Conchyliologie. (Ecrire franco.) 


Il estrendu compte des ouvrages de Conchyliologie et de. Paléonto- 


logie dout deux exemplaires sont adressés au bureau du Journal. 


PARIS. — IMP. DE M"° V° BOUCHARD-HUZARD , RUE DE L'ÉPERON, 9. —1881. 
J. TREMBLAY, GENDRE ET SUCCESSEUR. 


LPVAAST EVE jt DA de 
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4 


Se Série. — ose WWE. — Mo 4, 


JOURNAL 


DE 


CONCHYLIOLOGIE | 


COMPRENANT 


L'ETUDE DES MOLLUSQUES 


VIVANTS ET FOSSILES, 


Publié sous la direction de 


HI. CIOSSK et P, FHISÇESER 


£ À 
* ” 
1 


RE 2 ee PE DER ME PIN ed PEER de I TR PR EE A ES 


CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 25. 
Dépôt à Londres, chez MM. Wiczrams et NoRGATE, #, Heurietta Street, Covent-Garien. 
— à Édimbourg, chez MM. WizLiams et NoncaTE, 20, South Frederick Street. 


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À PARIS, ie | 
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| 1881 


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PCM 


VIENT DE PARAITRE 


INDEX GÉNÉRAL ET NINTÉMATIQUE 
DES MATIÈRES 


Contenues dans les vingt premiers volumes 


DU 


JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE 
1850-1872 


Un volume in-8° de 208 pages d'impression, comprenant la table 
des articles contenus dans les volumes LI à XX et la table, par 
ordre alphabétique, des Famulles, Genres, Sous-cenres et 
Espèces de Mollusques décrits ou cités dans ces volumes. 


EN VENTE ACTUELLEMENT 


AU BUREAU DU JOURNAL, RUE TRONCHET, 25. 


Prix : 8 francs. 


OUVRAGES NOUVEAUX 


Mission scientifique au Mexique et dans l’Amérique 
centrale, ouvrage publié par les soins du Ministre de l'Instruc- 
tion publique. — Recherches zoologiques publiées sousla 
direction de M.Mizxe-FpwanDs, membre del{nstitut.—7epartie. 
—Étude sur les Mollusquesterrestreset fluviatiles, 
par MM. P. Fiscuer et H. Crosse. Paris, Imprimerie Nationale, 
MDCCCLXXX. Le premier volume (702 pages d'impression 
et xxx1 planches noires el coloriées) est terminé. La huitième 
livraison, qui forme le commencement du second volume, vient 
de paraitre el est actuellement en vente. 


Notes sur la Préhistoire du département de la Mayenne. 
Études préhistoriques sur les environs d’Ernée. Le 
bronze aux environs de Graon. Par E. Moreau. — Laval, 
1880, chez L. Moreau, imprimeur. Brochure in-8° de 20 pages 
d'impression. 

Paulucci (March. M.). — Molluschi Fluviatili Ita- 
liani inviati come Sasgio alla Esposizione internazionale della 
Pesca in Berlino. — 1880. Brochure in-8 de 21 pages d’im- 
pression. 


JOURNAL 


CONCHYLIOLOGIE. 


1er Octobre 1891. 


Supplément à la Faune malneologique du 
Lac Tanganyika, 


Par H. CROSSE. 


IV. 
Exposé des dernières recherches. 


Depuis notre première publication sur la Faune mala- 
cologique du Lac Tanganyika (1), de nouvelles communi- 
cations, émanant du Rév. Edward Coode Hore, du D' John 
Kirk et de M. Joseph Thomson, ont permis à notre sa- 
vant confrère du British Museum, M. Edgar A. Smith, de 
faire paraître, dans les Proceedings de la Société Zoolo- 
gique de Londres (2), deux nouveaux Mémoires non moins 
intéressants que les précédents, et augmentant, dans 
d’assez notables proportions, l’état actuel de nos connais- 
sances sur la population zoologique, si curieuse et si 


(1) Journ. Conchyl., vol. XXIX, p. 105, pl. 1v, 1881. 


(2) Proc. Zool. Soc. London, p. 276 et 558, pl. xXII-XXIV, 
1881. 


20 


— 278 — 


nettement tranchée, du grand lac Africain. Nous croyons 
donc que le moment est venu de compléter notre travail, 
en ajoutant les-documents récemment acquis à la science 
à ceux que nous avons déjà précédemment publiés. D’ail- 
leurs, ces découvertes, si précieuses qu'elles soient, sont 
_ souvent achetées bien cher, et, si Burton, Speke, Grant, 
Stanley, Coode Hore, Thomson et quelques autres ont 
eu l’heureuse chance d'échapper, sains et saufs, aux 
dangers de toute nature qui menacent les voyageurs 
Européens dans la région des grands lacs Africains, 
d’autres, et des meilleurs, n’ont pas eu le même bon- 
heur. Livingstone et l’abbé de Baize ont succombé, sous ce 
climat meurtrier, et au massacre d’une partie de la Mis- 
sion scientifique Belge est venu s’ajouter, récemment, 
celui de la moitié du personnel de la Mission Catholique 
Française. Aussi bien pour la science que pour le reste, 
l'Afrique est dure à conquérir. 


V. 


Révision des Mollusques fluviatiles du 
lac langanyika. 


I. Genre PLANORBIS, Guettard, 1756. 


4. PLANoRBIS SuDANIGUS, Martens. 


Planorbis Sudanicus, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 294, 1881. 


Hab. Espèce de la région du Haut-Nil, retrouvée dans 
le lac Tanganyika, par M. E. Coode Hore. 


— 279 — 
IT. Genre SEGMENTINA, Fleming, 1828. 


2, SEGMENTINA ÂLEXANDRINA, Ehrenberg, var. Tan- 
ganyicensis. 


Segmentina (Planorbula) Alexandrina, Ehrenberg, var. 
Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 294, pl. xxiv, fig. 50-50», 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). — Basse-Égypte, 
entre Alexandrie et Rosette (Ehrenberg). 

Obs. La variété provenant du lac Tanganyika diffère 
de la forme typique de la région du Nil, en ce qu’elle 
paraît dépourvue, à l’intérieur de l'ouverture, des 
dents que l’on rencontre, fréquemment, chez l’espèce 
Égyptienne. Elle s’en rapproche, d'ailleurs, par son as- 
pect général, par la petitesse relative de son ouverture et 
par l’épaississement de son péristome. 


III. Genre LIMNÆA, Lamarck, 1799. 


8. LIMNÆA NATALENSIS, Krauss. 


Limnæus Natalensis, Krauss, Südafrik. Moll., p. 85, pl. v, 
fig. 15, 1848. 
Limnæa Natalensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 
295, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore ; J. Thomson). 
— Natal (Krauss). — Abyssinie (W.-T. Blanford. — Lac 
. Nyassa (D° Kirk ; Simons). ; 

Obs. M. Smith paraît disposé à croire (4), en présence 
de l'étendue de l’aire géographique du L. Natalensis, 
qu’une forme voisine, provenant du Benguella (Côte Occi- 


(1) Proc. Zool. Soc, London, p. 295, 1881. 


— 280 — 
dentale d'Afrique), et décrite par A. Morelet (1), sous le 


nom de L. orophila, pourrait bien n’être qu’un syno- 
nyme de cette espèce. 


IV. Genre PHYSA, Draparnaud, 1801. 
da PayseA. lune .207 


Physa sp., Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 295, 
1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 

Obs. L'auteur Anglais, qui a signalé, le premier, la 
présence du genre Physa, dans les eaux du Tanganyika (2), 
se contente de nous apprendre que l'individu, proba- 
blement jeune, qu’il a sous les yeux, ressemble beaucoup 
au P. Nyassana, décrit par lui, en 1877 (5), et n'en diffère 
que par un nombre de tours moindre, une spire moins 
proéminente et un ombilic plus étroit. 


V. Genre AMPULLARIA, Lamarck, 1799. 


5. AMPULLARIA OVATA, Olivier. 


Ampullaria ovata, Crosse, Journ. Conchyl. vol. XXIX, 
p. 110, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Bassin du 
Nil. — Niger. 

Obs. Nous avons donné, en détail, dans notre précé- 
dent travail, les diverses localités dans lesquelles cette 
espèce avait été recueillie. : 


(4) Voy. Welwitsch, p. 87, pl. vu, fig. 4, 1868. 

(2) Proc. Zool. Soc. London, p. 352, 1880. 

(3) Proc. Zool. Soc. London, p. 717, pl. Lxxv, fig. 16, 17, 
1877. 


— 981 — 
VI. Genre LANISTES, Montfort, 14810. 
G. LANISTES, sp. 


Lanistes, sp., jun., Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 290, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. La présence du genre Lanistes, si répandu dans 
le bassin du Nil et dans la région du lac Nyassa, n'avait 
pas encore été signalée dans les eaux du Tanganyika, 
avant la découverte effectuée par M. J. Thomson, d’un 
de ses représentants, non adulte, il est vrai, et insuffisant 
pour une description complète, mais permettant, néan- 
moins, de constater l’existence du genre. 


VIT. Genre NEOTHAUMA, Smith, 1880. 


7. NEOTHAUMA TANGANYICENSE, Smith. 


Neothauma Tanganyicense, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon- 
don, p. 295, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore; J. Thomson). 

Obs. L’opercule se rapproche de celui des Paludines. 
Il est rougeûtre et son nucléus est placé à peu près à 
moitié de l’espace qui sépare le bord columellaire de la 
partie centrale de l'ouverture. 


VIIT. Genre MELANIA, Lamarck, 1799. 


8. MELANIA ADMIRABILIS, Smith. 


Melania (Sermyla) admirabilis, Smith, Proc. Zool. Soc. 
London, p.291, pl. xxx1v, fig. 24, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 


— 282 — 


Obs. Cette espèce est remarquable par la solidité de 
son test et par le remarquable développement de son sys- 
tème de sculpture, qui se compose de fortes côtes longi- 
tudinales, légèrement espacées, et brusquement tron- 
quées, vers la partie médiane du dernier tour, où elles sont 
remplacées par des costulations transverses, un peu moins 
prononcées. | 


9. MELANIA TUBERCULATA, Müller. 


Melania tuberculata, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p.291, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. Il est bien étrange que l’on retrouve, jusque dans 
les eaux du lac Tanganyika, cette espèce cosmopolite, 
dont on a constaté la présence à Malte, dans toutle Nord 
de l’Afrique, dans les régions orientales, aussi bien que 
dans la partie occidentale du même Continent, dans le lac 
Nyassa, à Madagascar, à Maurice, en Syrie, à Ceylan, 
dans l'Inde, en Perse, en Arabie, dans la Mésopotamie, à 
Siam, à Java, à Formose, et mème, dit-on, jusqu’en 
Australie, s’il faut en croire l’assertion, peut-être un peu 
hasardée, de M. Smith (1). 


40. MELANIA TANGANYICENSIS, Smith. 


Melania Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 291, pl. xxxiv, fig. 25, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. Il n’a été recueilli, jusqu'ici, qu’un individu de 
cette espèce et encore paraît-il être, d’après la figure, 
imparfaitement adulte et en assez mauvais état de conser- 


(1) Proc. Zool. Soc. London, p. 291, 1881. 


— 283 — 
vation. C’est une assez petite espèce, turriculée, solide et 
noirâtre, avec une large bande transverse et d'un brun 
marron clair, vers le milieu de chaque tour. 


41. MELaANIA Horgi, Smith. 


Melania (—?) Horei, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 292, pl. xxxiv, fig. 27, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 

Obs. M. Smith trouve à cette coquille, dont l’opercule 
est encore inconnu, quelque chose de l’apparence d’une 
coquille marine. 


Sous-Genre PARAMELANIA, Smith, 1881. 


M. E.-A. Smith a créé, récemment (1), le sous-genre 
Paramelania, pour un groupe de 5 espèces, appartenant, 
il est vrai, au grand genre Melania par l’ensemble de 
leurs caractères, mais se distinguant, néanmoins, de la 
plupart d’entre elles par leurs côtes longitudinales, cou- 
pées par des raies transverses, par la ténuité de leur épi- 
derme, par leur ouverture ovale, entière, et par leur 
péristome épais et à bords réunis par un dépôt calleux. 
L’opercule, semblable à celui des Tiphobia, est corné, de 
forme ovale allongée, paucispiral, au centre, et à stries 
concentriques, dans le voisinage du bord. 

Cette section subgénérique comprend le Melania nassa, 
Woodward, et 2 formes nouvelles. 


19. MELANIA (PARAMELANIA) DAMONI, Smith. 


Paramelania Damoni, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 559, fig. 1, 1881. 


(4) Proc. Zool. Soc. London, p. 559, Mai 1881. 


— 284 — 


« Coquille imperforée, solide, de forme ovale turri- 
« culée, de coloration blanche, sous un épiderme d’un 
« brun olivâtre, marqué de nombreuses petites lignes 
« d’accroissement, fines mais distinctes. Tours de spire au 
« nombre de 10, fortement concaves, à leur partie supé- 
« rieure, qui occupe près d’un tiers de chaque tour et qui 
«est relativement lisse : le reste du tour est muni de 
& forts plis longitudinaux, que traversent des costulations 
« dirigées dans le sens de la spire. L'ouverture, oblique- 
« ment ovale, occupe environ moitié de la longueur totale 
« de la coquille. Péristome blanc, épais, continu, à bords 
« réunis par un dépôt calleux. Base du dernier tour dé- 
« veloppée, saillante et formant comme un léger prolon- 
« gement caudal, — Opercule noir, ne fermant com- 
« plètement l'ouverture qu’à un certaine distance du 
« péristome (E. A. Smith). » 

Hab. Lac Tanganyika (feste R. Damon). 


15. MELANIA (PARAMELANIA) CRASSIGRANULATA, Smith. 


Paramelania crassigranulata, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon- 
don, p. 560, fig. 2, 1881. : 


Hab. Lac Tanganyika (teste R. Damon). 

Obs. Cette espèce, qui n’est connue, jusqu'ici, que par 
un petit nombre d'individus en mauvais état et presque 
subfossiles, se distingue de la précédente par sa forme 
générale plus régulièrement ovale, moins anguleuse, et 
par le développement moins considérable de ses plis lon- 
gitudinaux et de ses costulations transverses. 


14. MELANIA (PARAMELANIA) NAssA, Woodward. 


Melania (Melanella) nassa, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon- 


don , p. 292, pl. xxxiv, 
fig. 26-26?, 1881. 


_— 285 — 
Paramelania nassa, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 561, 
1881. 


Hab. Lac Tanganyika (Speke; E. Coode Hore; J. 
Thomson ; D' Kirk). 

Obs. Cette espèce singulière, qui, vue de dos, présente, 
assurément, plutôt l’apparence d’une coquille marine, 
voisine des Nassa, que celle d’une coquille fluviatile, est 
sujette à des variations de forme et de sculpture assez 
considérables. La forme typique a été figurée successive- 
ment par Woodward (Proc. Zool. Soc. London, pl. xv£u, 
fig. 4, 14859), par E. À. Smith (Proc. Zovl. Soc. London, 
pl. xxxiv, fig. 26, 1881) et par nous-même (Journ. 
Conchyl. vol. XXIX, pl. IV, fig. 5 et 5%, 1881). 

M. Smith distingue avec raison deux variétés qui 
peuvent être caractérisées comme il suit : 


Var. 8 Grandis (Proc. Zool. Soc. London, pl. xxiv, fig. 
26 a, 4881). Major, solida, ventricosa, columella subrecta, 
incrassata, margine basali incrassato, dilatato. — Long. 
29, diam. maj. 20 mall. (ex icone). 

Var. Paucicostaia (Proc. Zool. Soc. London, pl. xxiv, 
fig. 26 b, 1881). Subovata, costis longitudinalibus paucis, 
distantibus munita. — Long. 18, diam. maj. AA mall. (ex 
icone). 


IX. Genre TIPHOBIA, Smith, 1880. 


45. Tipxogia Horer, Smith. 


Tiphobia Horei, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p.295, 
pl. xxxiv, fig. 28, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore; J. Thomson). 
Obs. L’opercule de cette curieuse espèce est actuelle- 


— 286 — 


ment connu : il vient d'être figuré par M. Smith (1). Cet 
opercule est noirâtre, corné, de forme subovale allongée, 
légèrement concave, sur la face externe, disposé concen- 
triquement, sauf à la partie médiane, où le nucléus est 
paucispiral, sénestre et subcentral. De plus, il n’est pas 
suffisamment grand pour permettre à l’animal de clore 
complètement son ouverture. En effet, sa plus grande 
longueur ne dépasse pas 48 millimètres, sur une largeur 
de 9, tandis que l’ouverture de l'individu dont nous avons 
donné la figure (2) atteint une longueur totale de 32 milli- 
mètres (24, si l’on ne tient pas compte du prolongement 
caudal), sur une largeur de 16. 

Contrairement à ce que l’on aurait pu supposer, d’après 
la forme générale de la coquille, c’est plutôt du côté des 
Paludomus (sensu stricto) que de celui des Io qu’il faut 
chercher les affinités de l’opercule des Tiphobia, dans la 
famille des Melaniidæ. En effet, l’opercule des Lo, nette- 
ment paucispiral, n'offre de disposition concentrique 
dans aucune de ses parties. Au contraire, celui des Palu- 
domus est concentrique, avec un nucléus spiral, sénestre 
et subcentral. C’est absolument la même chose, chez les 
Tiphobia. 

Nous devons ajouter que l’absence d’épiderme et le 
caractère presque limnéen du test distinguent nettement 
les Tiphobia des Melaniidæ actuellement connus. 

Les explorations les plus récentes ont confirmé la rareté 
relative de cette curieuse espèce. D’après M. J. Thomson, 
elle paraît être localisée dans une portion limitée du lac 
Tanganyika et, là même, elle n’est pas abondante. 


(1) Proc. Zool. Soc. London, pl. xxxiv, fig. 28, 1881. 
(2) Journ. Conchyl., vol. XXIX, pl. 1v, fig. 2, 1881. 


— 287 — 


X. Genre SYRNOLOPSIS, Smith, 1880. 
16. SYRNOLOPSIS LACUSTRIS, Smith. 


Syrnolopsis lacustris, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 298, pl. xxx, fig. 21-240, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. Chez les Syrnolopsis, le pli du bord columellaire, 
apparent sur le dernier tour, existe également dans les 
tours précédents. L’individu figuré par M. Smith est plus 
adulte que celui de notre collection. L’opercule et l’ani- 
mal sont inconnus. 


XI. Genre LACUNOPSIS, Deshayes, 1874. 
47. Lacunopsis (SPEKIA) ZONATA, Woodward. 


Lithoglyphus zonatus, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 287, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (Speke ; E. Coode Hore; J. Thom- 
son). 

Obs. Cette espèce, dont les caractères sont si nettement 
tranchés, semble peu sujette aux variations. Les individus 
recueillis jusqu'ici ne présentent, entre eux, pas d’autre 
différence que le degré plus ou moins grand de contrac- 
tion du dernier tour de spire, qui se traduit par une di- 
minution ou un accroissement proportionnel des dimen- 
sions de l'ouverture. 


XII. Genre TANGANYICIA, Crosse, 1881. 


18. TANGANYICIA RUFOFILOSA, Smith. 


Lithoglyphus rufofilosus, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon- 
don, p. 288, pl. xxx, fig. 20, 204, 1881. 


— 288 — 
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 
Obs. Dans cette espèce, le nombre des fines linéoles 


roussâtres du test n’est pas toujours le même : il varie 
entre 4 et 42. 


19. TANGANYICIA NERITINOIDES, Smith. 


Lithoglyphus neritinoides, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon- 
don, p. 287, pl. xxxui, fig. 19, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. Bien que l’opercule de cette espèce n’ait pas en- 
core été décrit, et que nous ne la connaissions que par les 
diagnoses et la figure qu’en a données M. Smith, nous 
pensons que, selon toute apparence, elle devra être clas- 

sée dans le genre Tanganyicia, dont elle présente les 
principaux caractères, la forme générale et le système 
d’ornementation. Elle ne diffère guère de l'espèce typique 
que par son test plus lisse, plus poli, et par le développe- 
ment considérable de sa cailosité columellaire, qui com- 
mence, à partir du point d'insertion du bord externe, et 
qui se prolonge jusqu’à la base du péristome, en envahis- 
sant une partie notable de la région ombilicale. Cette par- 
ticularité donne à la coquille une apparence néritini- 
forme, d’ailleurs en contradiction avec le développement 
de la spire, qui est normale et ne nn M à en rien à 
celle des Néritines. 


XIII. Genre LIMNOTROCHUS, Smith, 1880. 


Il est assurément extraordinaire et difficile à admettre, 
au premier abord, qu’il puisse exister, dans un lac d’eau 
douce comme le Tanganyika, situé au centre du continent 
Africain et éloigné de la mer d’un millier de kilomètres au 
moins , des Mollusques pourvus d’une coquille trochi- 


— 9fg — 

forme, non nacrée, complètement marine d’apparence, 
et ne pouvant être classés, d’après les caractères du test 
et ceux de l'opercule, que dans la famille des Littorinidæ, 
à côté des genres Littorina et Tectarius. Tel est pourtant 
le cas que présente l'espèce typique du nouveau genre 
Limnotrochus, le L. Thomsoni , Smith. Il est vrai que ce 
n’est point la première fois que la famille des Littorinidæ 
nous cause de ces surprises malacologiques. On ne con- 
naissait que des Littorinidæ marins, lorsque W. T. Blan- 
ford, il y a peu d'années, révéla l’existence de véritables 
Littorinidæ terrestres de l'Inde, pour lesquels il créa le 
genre Cremnoconchus. Voici maintenant des Littorinidæ 
fluviatiles ! Que peut-on faire, en présence de ces décou- 
vertes inattendues et quelque peu renversantes, sinon 
accepter les faits, tels que la nature nous les donne, sauf 
à en rechercher plus tard l'explication ? 


20. LimnoTrocHUs THOMSONI, Smith. 


Limnotrochus Thomsoni, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon- 
don, p. 285, pl. xxx, fig. 17-17 b, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. L’opercule du L. Thomsoni est corné, de colora- 
tion brune, paucispiral, muni de stries d’accroissement 
arquées et bien distinctes. Il ressemble beaucoup à celui 
du Littorina littorea, des mers d'Europe. 

D’après une communication récente, qu’a bien voulu 
nous faire M. Smith, le Limnotrochus Thomsoni est re- . 
présenté, au British Museum, par 4 exemplaires, dont 
un seul est mort et décoloré, les trois autres ayant été re- 
cueillis vivants. 


— 290 — 
24. Limnorrocaus Kirkt, Smith. 


Limnotrochus Kirki, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 286, pl. xxxui, fig. 18-18 b, 18381. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 

Obs. Nous ne sommes pas sans conserver quelques 
doutes au sujet de l’existence, à l’époque actuelle, de cette 
espèce, qui nous paraît, par l’ensemble de ses caractères, 
d'apparence encore moins fluviatile que la précédente, et 
que nous serions assez porté à considérer comme une 
forme fossile, n’appartenant pas à la faune malacologique 
contemporaine du lac Tanganyika, en nous appuyant sur 
le fait, que tous les individus recueillis jusqu’à présent 
sont morts et complètement décolorés, ce qui constitue, 
non pas, bien entendu, une preuve certaine, mais, au 
moins, une forte présomption en faveur de notre 
hypothèse. 

Nous avons fait part de nos doutes à l’auteur de l'es- 
pèce, M. Smith, qui a bien voulu nous répondre, 
avec son obligeance accoutumée. D’après notre savant 
confrère, les exemplaires du L. Kirki, recueillis par M. E. 
Coode Hore, sont au nombre de 10, dont 5 appartiennent 
au British Museum. Tous sont morts et décolorés, mais la 
partie externe de leur test conserve encore un certain 
brillant, et aucun d’eux ne présente, à l’intérieur de l’ou- 
verture, les dépôts de matières que l’on trouve habituel- 
lement dans les coquilles fossiles. M. Smith ne déses- 
père, d’ailleurs, nullement, de recevoir, quelque jour, du 
lac, un exemplaire vivant du L. Kirki. 


XIV. Genre CORBICULA, Mubhlfeldt, 1811. 
29, CORBICULA RADIATA, Parreyss. 


Var. 8. Tangunyicensis. Magis tenuiter costulata, intus 
saturate violacea. 


— 29 — 


Cyrena (Corbicula) radiata, var.? Smith, Proc. Zool. Soc. 
London, p. 295, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. Le genre Corbicula possède un représentant dans 
les eaux du lac Tanganyika. C’est une coquille de petite 
taille et dont l’intérieur des valves est d’un violet foncé. 
M. Smith la rapporte, avec donte, il est vrai, au Corbicula 
radiata, Parreyss, petite espèce Africaine du Nil Blanc, à 
laquelle il a cru devoir rapporter également une forme du 
lac Nyassa, dont les valves sont, à l’intérieur, d'un brun 
carnéolé, avec des radiations violettes, umbonales et laté- 
rales. La forme du Tanganyika possède des costulations 
plus fines et plus serrées que celles de la forme typique et 
la coloration intérieure de ses valves est différente. Nous 
pensons donc qu'il convient de la désigner, au moins à 
titre de variété, sous une dénomination géographique, en 
attendant que des recherches ultérieures permettent de 
décider s’il convient, ou non, de lélever au rang 
d'espèce. 


XV. Genre PLIODON, Conrad (emend.), 1834. 


25. PLiopon (CAMERONIA) SPEKEI, Woodward. 


Pleiodon Spekei, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 296, 
pl. xxxiv, fig. 51, 51 a, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (Speke; E. Coode Hore; d. 
Thomson). 

Obs. M.J. Thomson a rapporté deux individus frais de 
cette espèce, l’un jeune, l’autre arrivé à environ moitié 
de son développement. L'intérieur des valves est d’un blanc 
bleuâtre, légèrement teinté de rose, du côté des crochets. 


— 2091— 


XVI. Genre MUTELA, Scopoli, 1777. 


24. MuTELA ExOTICA, Lamarck. 


Mutela exotica, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 296, 
1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore; J. Thomson). 

Obs. Cette espèce, dont M. Coode Hore n'avait trouvé 
qu’une seule valve, a été recueillie plus abondamment 
par M. J. Thomson. 


XVII. Genre SPATHA, Lea, 1838. 


25. SPATHA TANGANYICENSIS, Smith. 


Spatha ‘Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 296, pl. xxxiv, fig. 32, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore ; J, Thomson). 

Obs. L’échantillon figuré par M. Smith, en 1880, se 
trouvait être exceptionnellement large : chez la plupart 
des individus de l'espèce, l'extrémité postérieure est beau- 
coup plus acuminée. La couleur de l’épiderme varie, 
selon les âges : d’un vert jaunâtre, chez les jeunes indivi- 
dus, elle arrive, chez les adultes, à un brun olivâtre 
foncé. 


XVIII. Genre UNIO, Retzius, 1788. 


26. Unio Nizoricus, Cailliaud. 


Unio Niloticus, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 296, 
1881. 


Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore; J. Thomson). 
Obs. La forme et la coloration extérieure des U. Nilo- 


— 295 — 


ticus semblent sujettes à d’assez fortes variations. Néan- 
moins, {ous les individus, sans exception, présentent des 
corrugations, en avant des crochets. LU, Niloticus, dont 
les dimensions sont assez médiocres, pour le genre, est, 
pourtant, le plus grand des Unio du Tanganyika : toutes 
ces espèces sont de très petite taille. 


27. Unio Burton, Woodward. 


Unio Burtoni, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 297, 
pl, xXxIv, fig. 55-55 b, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (Speke; E. Coode Hore; J. 
Thomson). 

Obs. Cette espèce, qui n’avait point été retrouvée, de- 
puis Speke, fait partie des derniers envois de MM. E. 
Coode Hore et J. Thomson. La coloration de l’intérieur 
des valves varie du blanc au brun pourpré. Les individus 
rapporiés récemment diffèrent légèrement de la forme 
typique, dont ils constituent deux variétés, l’une plus 
convexe, l’autre ornée de fines linéoles rayonnantes et de 
couleur verte. M. Smith pense que ces légères variations 
doivent, probablement, n’être que des modifications pro- 
duites par la diversité des localités : en effet, les indivi- 
dus typiques ont été recueillis, par le capitaine Speke, à 
l'extrémité Sud du lac, tandis que MM. Coode Hore et 
Thomson ont recueilli leurs exemplaires, beaucoup plus 
au Nord, dans les environs d'Ujiji. 


28. Unio TANGANYICENSIS, Smith. 


Unio Tanganyicensis, Smith, Proc. Zoolïl. Soc. London, 
p. 298, pl. xxxiv, fig. 55, 1881. 
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). 
Obs. De même que dans l'espèce précédente, il arrive 
2 


— 294 — 


que les individus recueillis récemment ne correspondent 
pas exactement au type primitivement décrit. Leurs ra- 
diations vertes sont moins distinctes, leur prolongement 
postérieur est plus marqué, et ils présentent une sinua- 
tion bien distincte, près de la terminaison postérieure du 
bord ventral. 


29. Unio NyASsAENSIs, Lea. 


Var. &. Ujijiensis. Transverse magis elongata, intus vi- 
vide rosea, extus, sub epidermide viridula, vivide rosea. 


Var. Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 298, pl. xxxiv, fig. 54a, 1881 (nec Unio Tan- 
ganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 55, 
pl. xxxi1, fig. 9, 9 a, 1880). 

Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. La forme typique de cette espèce provient du lac 
Nyassa, dans lequel MM. Thomson et Kirk ont recueilli, 
récemment, des individus, généralement un peu plus 
lisses que celui qui a été décrit et figuré par Lea. 

Nous avons cru devoir changer le nom de variété 
adopté par M. Smith pour la raison que cette dénomina- 
tion, déjà employée dans le même genre, par le même 
auteur et pour une autre espèce du même lac, ne pouvait 
être maintenue sans amener d’inévitables confusions entre 
les deux espèces. 


30. Unio Hornet, Smith. 


Unio Horei, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 299, 
pl. xxxIv, fig. 57, 1881. 
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 
Obs. L'individu unique, sur lequel a été établie cette 
espèce, ne paraît pas complètement adulte. [Il semble se 


— 295 — 
rapprocher de l’Unio Bakeri, H. Adams, du lac Mwutan 


(Albert Nyanza des auteurs Anglais), bien que moins 
allongé et beaucoup moins rugueux. 


31 Unio THomsoni, Smith. 


Unio Thomsoni, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 299, 
pl. xxx1v, fig. 56, 1881. 


Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. Cette coquille, qui n’est pas sans rapport avec 
l'U. Tanganyicensis, s’en distingue par la petitesse de ses 
crochets, par sa forme générale, plus large et plus ovale 
et par l'absence des lignes rayonnantes vertes, qui carac- 
térisent l’autre espèce. 


XXX. Genre ÆTHERIA, Lamarck, 1808. 


82. ÆTHERIA ELLIPTICA, Lamarck. 


Ætheria elliptica, Crosse, Journ. Conch., vol. XXIX, 
p. 156, 1881. 
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Région du 
Nil. 
Obs. Aucun nouvel individu de cette espèce n’a été 
recueilli, depuis les premières recherches de M. E. Coode 
Hore. 


VI. 


Révision des Mollusques terrestres de la ré- 
gion du Tanganyika. 


I. Genre ENNEA, H. et A. Adams, 1855. 


1. ENNEA LATA, Smith. 


Ennea lata, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 347, À 
pl. xxxi, fig. 4, 44, 1880. 


— 296 — 


Hab. Environs d'Ujiji (E. Coode Hore). 

Obs. Cette espèce, ventrue, pupiforme et de dimensions 
moyennes (long. 20 millimètres, diam. maj. 41), est fine- 
ment denticulée, près de la suture, ce qui la distingue de 
l'E. anodon, Pfeiffer, dont elle se rapproche, d’ailleurs, 
par l’aspect général et le manque de dents aperturales. 


2. Ennea UyrniEnsis, Smith. 


Ennea Ujijiensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p.547, 
pl. xxxi, fig. 5, 1880. 


Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore). 

Obs. Coquille allongée, finement denticulée, près de 
la suture, comme l'espèce précédente, obliquement cos- 
tulée, marquée de plusieurs plis, à l’intérieur de l'ouver- 
ture, qui est subverticale et subauriforme. P éristome 
muni d’un pli oblique, vers la base du bord columellaire, 
et d’un autre pli dentiforme, sur le bord pariétal. 


9. ENNEA. . ...? 


Ennea sp., Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 552, 
1880. 


Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore). 

Obs. Recueillie en trop mauvais état pour pouvoir être 
déterminée autrement que génériquement, cette coquille 
n’est citée ici que pour établir qu’il existe une troisième 
espèce d’Ennea, dans les environs d'Üjiji. 


IT. Genre LIMICOLARIA, Schumacher, 1817. 


4, LimicocarrA Nicorica, Pfeiffer. 


Achatina (Limicolaria) Nilotica, Smith, Proc. Zool. Soc. 
London, p. 345,1880. 


— 297 — 
Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore). — Commun 


dans toute la région du Haut-Nil. Nil Blanc. Rivière des 
Gazelles (Schweinfurt). 


5. LimicocARIA CarzzrAupi. Pfeiffer. 


Achatina (Limicolaria) Cailliaudi, Smith, Proc. Zool. Soc. 
London, p. 284, pl. xxx, fig. 15, 1851. 


Hab. Près du lac Tanganyika (J. Thomson). — Région 
du Haut-Nil. Sennaar. Kordofan. District d'Usagara. 

Obs. La dernière limite méridionale de cette espèce , 
en Afrique, paraissait être le territoire d'Usagara, à l’ex- 
trémité S. du bassin du Nil, où Speke avait signalé sa 
présence. Le fait de sa découverte, par M.J. Thomson, 
dans le voisinage du Tanganyika, recule singulièrement 
cette limite. 


6. LimicoLARIA MARTENSIANA, Smith. 


Achatina (Limicolaria) Martensiana, Smith, Proc. Zool. 
London, p. 545, pl. xxx, fig. 4, 14, 1880, 


Hab. Environs d'Ujiji (E. Coode Hore). 

Obs. Cette espèce est voisine du L. Heuglini, Martens, 
de l'Abyssinie méridionale et du bassin de la rivière des 
Gazelles, mais elle s’en distingue par son fond de colora- 
tion d’un brun foncé, sur lequel se détachent des bandes 
longitudinales plus claires, disposées en zigzags, et par ses 
tours de spire décussés et finement granuleux. 


7. LIMICOLARIA RECTISTRIGATA, Smith. 


Achatina (Limicolaria) rectistrigata, Smith, Proc. Lool. 
Soc. London, p. 288, pl. xxx, fig. 14, 14%, 
1881. 


— 298 — 


Hab. Environs d'Ujiji (E. Coode Hore); dans le voisi- 
nage du lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. Cette espèce se distingue par ses bandes brunes, 
se détachant sur un fond de coloration blanchâtre, et fai- 
blement obliques ou presque droites, au lieu d’être dispo- 
sées plus ou moins en zigzags, comme chez la plupart de 
ses congénères. 


III. Genre ACHATINA, Lamarck, 1799. 


8. ACHATINA URAVENI, Smith. 


Achatina Kirkii, Smith, Ann. A. Mag. Nat. Hist. vol. VI, 
p. 428, 1880 (nec A. Kirki, Craven, 
Proc. Zool. Soc. London, p. 248, 
1880). 

Achatina Kirki, Crosse, Journ. Conchyl. vol. XXIX, 
p. 138, 1881. 

Achatina Craveni, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p.285, 
pl. xxxui, fig. 11, 1881. 


Hab. Région située entre Zanzibar et le lac Tanga- 
nyika (D° Kirk). 

. Obs. M. Smith a dû changer le nom de son espèce, qui 
avait déjà été employé, quelques mois avant lui, par 
M. Craven, pour un autre Achatina de plus petite taille. 
La surface de cette coquille, qui, sous un épiderme jau- 
nâtre, présente des bandes brunes assez espacées et légère- 
ment en zigzags, sur un fond blanc, est granuleuse, carac- 
tère que la figure publiée dans les Proceedings n’indique 
pas suffisamment. Contrairement à la supposition que 
nous avons émise, dans notre dernier article (1), l'A. 
Marioni, Ancey, bien que constituant une forme très 


(1) Journ. Conchyl., vol. XXIX, p. 139, 1881. 


— 299 — 


voisine, sous le rapport de la sculpture, diffère spécifique- 
ment de l’A. Craveni et doit en être séparé. L’A, Marioni, 
d’ailleurs, n’a été recueilli que décoloré et à l’état pres- 
que subfossile. 


IV. Genre PERIDERIS, Shuttleworth, 1856. 


9. PERIDERIS. . . . . ? 


Perideris sp., Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 352, 
1880. 


Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore). 
Obs. Individu jeune, non en état de pouvoir être dé- 
crit spécifiquement. 


V. Genre BULIMINUS, Beck, 1857. 


10. Buziminus PrYcHAxIS, Smith. 


Bulimus (Buliminus) ptychaxis, Smith, Proc. Zool. Soc. 
London, p. 546, pl. xxx1, fig. 5. 1880. 


Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore). 

Obs. Ce Buliminus est blanchâtre, sous un épiderme 
très mince et d’un vert olive. Il ressemble, par son sys- 
tème de sculpture, au B. Kirki, Dohrn, de Mozambique, 
mais il s’en distingue par sa forme générale beaucoup 
plus courte et par le manque de pli columellaire. 


VI. Genre SUBULINA, Beck, 1837. 


41. SUBULINA SOLIDIUSCULA, Smith. 


Subulina solidiuscula, Smith, Proc. Zool. Soc. London, 
p. 285, pl. xxx, fig. 16, 1881. 


— 300 — 


Hab. Près du lac Tanganyika : un seul exemplaire re- 
cueilli (J. Thomson). 

Obs. Coquille assez grande, pour le genre, allongée, 
subulée, munie de lignes d’accroissement sbliques, croi- 
sées par des stries transverses, et de coloration blanche, 
sous un épiderme mince et olivâtre. Test relativement 
assez solide. Columelle courte, arquée et blanche. Ouver- 
ture petite. 


12. SUBULINA LENTA, Smith. 


Subulina lenta, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 284, 
pl. xxxin, fig. 15, 1881. 


 Hab. Près du lac Tanganyika (J. Thomson). 

Obs. Coquille voisine de la précédente espèce, mais 
plus petite, marquée de fines lignes d’accroissement, dis- 
posées obliquement et légèrement flexueuses, et recou- 
verte d’un épiderme mince et olivâtre, avec des bandes 
obliques plus foncées et espacées. Ouverture petite. Colu- 
melle arquée et blanche. 


VII. 
Distribution géographique des espèces. 


La Faune malacologique terrestre de la région du lac 
Tanganyika ne présente rien de bien particulier. Les 
douze espèces dont elle se compose, dans l’état actuel de 
nos connaissances, appartiennent à des genres bien con- 
nus, tous, en Afrique, et ne présentent aucune forme ex- 
traordinaire. Ce sont 5 Ennea, peu différents des formes 
répandues dans toute l'Afrique, à l’exception des régions 
méditerranéenne et saharienne; 4 Limicolaria, dont 2 se 


— 301 — 


retrouvent dans la région du Haut-Nil; 4 Achatina, que 
l’on rencontre, depuis la partie de la côte orientale qui 
dépend de Zanzibar jusqu'au Tanganyika : À Perideris, 
forme de l'Afrique occidentale; À Buliminus; enfin 2 Su- 
bulina. Tout cela n’a rien que de normal. 

Il est loin d’en être de même de la Faune malacologique 
fluviatile du lac, qui offre des caractères bien tranchés et 
se distingue par la présence d’un certain nombre de formes 
non seulement spéciales, mais véritablement extraordi- 
naires et, quelquefois même, complètement inattendues. 
Le caractère le plus étrange de cette Faune consiste dans 
l'étonnante ressemblance qu'ont les coquilles de quelques- 
uns des Mollusques qui la composent avec certaines for- 
mes marines. Ce qui complique encore la question, c’est 
que, d'après M. J. Thomson, témoin assurément difficile 
à récuser, car il a pu juger des choses de visu et de gustu, 
les eaux du Tanganyika ont un goût particulier, qu’on ne 
pourrait qualifier de saumâtre, mais qui est assez désa- 
gréable pour que les indigènes évitent d'en boire, toutes 
les fois qu’ils peuvent faire autrement. M. Thomson s'ap- 
puie surce fait et sur l'aspect géologique des environs 
pour supposer que le Tanganyika a dû constituer, à une 
époque plus ou moins éloignée, une mer intérieure, dont 
la salure à fini par disparaître à peu près complètement. 
Dans cette hypothèse, les Mollusques fluviatiles, dont nous 
parlons plus haut, seraiént donc des types marins modi- 
fiés. Là-dessus, les fidèles croyants de l'Évangile selon 
Saint-Darwin et des doctrines de l’évolution se sont en- 
thousiasmés à perte de vue : on a parlé d’une Pyrule d’eau 
douce et d’un Troque, qui, après avoir été promu au 
grade de coquille fluviatile, s’apprètait à passer, incessam- 
ment, dans les terrestres, sans doute à l’ancienneté. 

Nous croyons qu'il faut en rabattre : d’ailleurs, la 


— 302 — 


réalité des faits est déjà bien assez surprenante, par elle- 
même, pour que l’on n'ait besoin d'y rien ajouter. Neuf 
des espèces du Tanganyika présentent, à un degré plus 
ou moins prononcé, quelque chose de l'aspect de certaines 
coquilles marines. Ce sont les suivantes : 


Tiphobia Horei, Smith. 

Syrnolopsis lacustris, Smith. 

Lacunopsis (Spekia) zonata, Woodward. 
Meélania Horei, Smith. 

Melania (Paramelania) nassa, Woodward. 
Tanganyicia rufofilosa, Smith. 
Tanganyicia neritinoides, Smith. 
Limnotrochus Thomsoni, Smith. 
Limnotrochus Kirki, Smith. 


Le Tiphobia Horei (1), la prétendue Pyrule fluviatile, 
est, assurément, une forme nouvelle pour la science et 
des plus extraordinaires, mais ce n’est pas plus une Pyrule 
que les [o de l'Amérique du Nord ne sont des Fuseaux, et 
tous ses caractères sont ceux d’une coquille d’eau douce. 

La ressemblance du Syrnolopsis lacustris avec les Syr- 
nola, signalée par l’auteur de l'espèce, nous paraît plus ap- 
parente que réelle et nous doutons beaucoup que, lors- 
qu’on aura pu étudier l’animal du premier de ces genres, 
on lui trouve de grands rapports d’organisation avec le 
Mollusque de l'autre. 

Le Lacunopsis (Spekia) zonata est une coquille tout à 
fait particulière, et son épaisseur, considérable pour sa 
taille, rappelle, il est vrai, celle de diverses coquilles ma- 
rines et particulièrement du Littorina littoralis et du L. 
littorea, des mers d'Europe, mais il ne présente l’ensem- 


(4) Journ. Conchyl., vol. XXIX, p. 117, pl. IV, fig. 2, 2a, 2b, 
1881. 


— 505 — 


ble des caractères d'aucun genre marin, tandis que, mal- 
gré l'excentricité de sa forme, il rentre facilement dans 
un genre fluviatile de l’'Indo-Chine. 

Quant aux deux espèces du genre Tanganyicia (T. ru- 
fofilosa et T. neritinoides), elles nous paraissent se rap- 
procher, au moins autant, des Ampullaria, formes fluvia- 
tiles, que des Natica, formes marines. 

Nous avouons ne pas {rouver, à un haut degré, au Me- 
jania Horei, la ressemblance avec les formes marines que 
mentionne M. Smith (4). Il est vrai que nous ne Con- 
naissons l'espèce que par la figure et la description de 
l'auteur. 

Le Paramelania nassa est remarquable par l'épaisseur 
de son test, chez les individus adultes (2), et son système 
de sculpture reproduit, presqu’à s'y méprendre, celui de 
certaines Nasses, principalement à la partie dorsale du 
test, mais son ouverture est plutôt celle d’une espèce flu- 
viatile que celle d’une forme marine. 

La présence des Limuotrochus (et particulièrement du 
L. Thomsoni, le seul qui ait été recueilli à l'état vivant et 
avec l’opercule), dans les eaux douces du lac Tanganyika, 
constitue un problème malacologique des plus ardus, et 
l'existence de Mollusques aussi nettement trochiformes, 
dans ce milieu inusité, ne semble pas facile à expliquer, 
au premier abord. [1 est bien entendu que nous mettons 
tout d’abord de côté l'hypothèse de la possibilité d’une 
erreur de mémoire, au sujet de la provenance exacte de 
ces coquilles, de la part des collecteurs. Nous nous trou- 
vons donc en présence, non pas d’un Troque fluviatile, 
comme on l'a dit, car l'intérieur de l’ouverture de cette 

(4) Proc. Zool. Soc. London, p. 293, 3881. 


(2) L'individu que nous avons figuré (Journ. de Conchyl., vol. 
XXIX, pl. IV, fig. 3,34, 1881) est jeune. 


— 304 — 

espèce n’est pas nacrée, mais bien d’un membre de la fa- 
mille des Littorinidæ, dont l’opercule est tout à fait ana- 
logue à celui des Littorina et des Tectarius, et dont la 
coquille est très voisine de forme de celles de ce dernier 
genre. Or, nous savons que les divers genres qui com- 
posent la famille des Littorinidæ présentent de notables 
différences entre eux, tant sous le rapport de l’habitat 
que sous celui du mode de station. A côté de formes fran- 
chement marines, nous en voyons d’autres qui restent 
plus ou moins complètement à découvert, pendant l’espace 
d'une marée à l’autre, et qui ont, par conséquent, une 
manière de vivre, pour ainsi dire, semi-terrestre et semi- 
marine. D’autres, enfin, comme les Cremnoconchus de 
l'Inde, ont des habitudes complètement terrestres et vi- 
vent à une grande hauteur au-dessus du niveau de la 
mer. En présence de cette indifférence dans le choix des 
milieux, ou, si l’on veut, en présence de la remarquable 
faculté d'adaptation que semblent posséder les Mollusques 
de la famille des Littorinidæ et qui leur permet de suppor- 
ter, sans trop souffrir, des changements qui seraient mortels 
à d’autres, il ne nous paraît nullement inadmissible qu’il 
puisse y avoir des Littorinidæ fluviatiles, comme il en 
existe déjà de marins et de terrestres, et que le Limno- 
trochus Thomsoni fasse partie des premiers. Quant au L. 
Kirki, qui n’a été recueilli que mort et complètement dé- 
coloré, peut-être n’est-ce qu'une espèce fossile ou sub- 
fossile ? 

La Faune malacologique du lac Tanganyika comprend, 
dans l’état actuel de nos connaissances, 32 espèces, répar- 
ties dans 19 genres, savoir : À Planorbis; À Segmentina ; 
4 Limnæa; 4 Physa; 4 Ampullaria ; À Lanistes; 1 Neo- 
thauma (genre spécial) ; 7 Melania (4 sous-genre spécial, 
comprenant 3 espèces, Paramelania);, 4 Tiphobia (genre 


mn SUR 

spécial); 4 Syrnolopsis (genre spécial); 4 Lacunopsis (sous- 
genre spécial Spekia) ; 2 Tanganyicia (genre spécial); 
2 Limnotrochus (genre spécial); 4 Corbicula ; 4 Pliodon; 
4 Mutela; 4 Spatha; 6 Unio ; 4 Ætheria. Sur les 32 es- 
pèces actuellement connues, 20 paraissent particulières 
au Tanganyika, ou, du moins, n'ont pas encore été re- 
cueillies en dehors de ses eaux : 4 genres, sur 49, et 
2 sous-genres sont spéciaux. 


Huit espèces se retrouvent dans le Bassin du Nil, 
savoir : 


Planorbis Sudanicus, Martens. 
Segmentina Alexandrina, Ehrenberg. 
Ampullaria ovata, Olivier. 

Melania tuberculata, Müller, 
Corbicula radiata, Parreyss. 

Mutela exotica, Lamarck. 

Unio Niloticus, Gailliaud. 

Ætheria elliptica, Lamarck. 


Cette quantité relativement considérable d'espèces flu- 
viatiles, communes aux deux bassins, ne nous paraît pou- 
voir s'expliquer que de deux manières, ou par des commu- 
- nications existant entre les affluents de l’un et de l'autre, 
ou par l’action des nombreux oiseaux d’eau qui hantent les 
grands lacs et qui peuvent apporter, involontairement, des 
œufs de Mollusques, de l’un à l’autre, et produire des ac- 
climatations inconscientes. On sait que les pattes des Pal- 
mipèdes sont, sous ce rapport, d'excellents véhicules, plus 
importants, quelquefois, qu’on ne le pense, pour la dissé- 
mination de certaines espèces fluviatiles. 

Trois espèces vivent, à la fois, dans les eaux du lac 
Nyassa, et dans celles du Tanganyika, savoir : 


Limnæa Natalensis. 


— 306 — 


Melania tuberculata, Müller. 
Unio Nyassaensis, Lea. 


Le Limnæa Natalensis se retrouve également à Natal et 
dans l’Abyssinie. 

Les Unio du lac Tanganyika sont d’une très petite 
taille, pour le genre : c’est le contraire de ce qui a lieu, 
le plus ordinairement, dans les grands lacs et dans les 
cours d’eau considérables. 

En résumé, malgré l'insuffisance des documents, et 
quoiqu'il reste encore, sans doute, bien des découvertes 
à faire, dans la région du Tanganyika, on peut, dès à pré- 
sent, considérer la Faune malacologique fluviatile de ce 
grand lac comme une des plus originales et des mieux 
caractérisées que l’on ait eu occasion d'observer depuis 
longtemps. HG. 


Tableau des Limaeiens des environs de Saint- 
Saulge (Nièvre). 


Par L. BREVIÈRE. 
Famille I. — ARIONIDÆ. 
I Genre, — ARION, Férussac. 


À. ARION RUFUS. 


Limax rufus, Linné, Syst. nat., éd. X, p. 652, 1758. 
Arion rufus, Michaud, Complément, p. 3, 1851. 


Se trouve très communément, depuis les premiers jours 
de mars jusqu’à la fin d'octobre, mais surtout en été, aux 
bords des chemins, dans les bois, dans les jardins et autres 
lieux cultivés. Nombreuses variétés, jaunes, rouges, bru- 


— 307 — 


nes, de nuances plus ou moins foncées : je n’en ai pas en- 
core vu de noires. 


9. ARION HIBERNUS. 


Arion hibernus, Mabille, Arch. mal., [, 3° fasc., p. 39, 
1868, et Hist. mal. Bass. Par., p. 14, pl. 11, fig. 11 
à 15, 1871? 


Espèce peu commune, qui paraît habiter exclusivement 
Les terrains siliceux. Elle fait son apparition à la fin d’oc- 
tobre : on la rencontre pendant tout l'hiver, aux environs 
de Saint-Saulge, principalement auprès des villages de la 
Lougenne et du Tronsec ; par les temps doux et humides, 
elle rampe aux bords des chemins, le long des haies, sur 
les talus recouverts de mousses, de bruyères, de genêts et 
d’ajoncs. Il est rare de trouver, à la fois, plusieurs indi- 
vidus dans le mème lieu. 

Un examen plus approfondi de cette espèce permettra, 
peut-être, de la séparer de l’Arion hibernus des environs 
de Paris, dont elle diffère tout au moins par une taille 
beaucoup plus grande (la longueur de l'animal en marche 

est de 70 à 75 millimètres). 

© La variété qui se trouve le plus fréquemment est, comme 
dans l'espèce décrite par M. Mabille, « d’une belle teinte 
« pourpre couleur de rouille ». Jai observé, mais beau- 
coup plus rarement, deux autres variétés, l’une d’un 
jaune d’ambre, l’autre d’un beau noir brillant et velouté, 
toutes deux complètement dépourvues de bandes, comme 
la première. 


5. ARION AGGERICOLA. 


Arion aggericola, J. Mabille, Hist. mal. Bass. Par., p. 16, 
pl. n, fig. 5 à 7, 1871. 


— 308 — 


Espèce estivale et nocturne, ne sortant le jour qu’après 
d'assez fortes pluies. Elle affectionne, comme la précé- 
dente, les lieux gazonnés et en pentes, mais elle paraît 
avoir une préférence marquée pour les terrains calcaires. 
On la trouve, par petits groupes, aux environs de Saint- 
Saulge, à l'Est, sur les chemins des Champigneux et de 
Saint-Maurice. 

Observations. — J'ai remarqué, sous la cuirasse de cer- 
tains individus, des granulations calcaires, de forme len- 
ticulaire, ayant jusqu’à 2 millimètres de diamètre. 


4. ARION SUBFUSCUS. 


Limax subfuscus, Draparnaud, Hist. Moll., p. 125, 1805. 
Arion subfuseus, Michaud, Compl., p. 4, 1851. 

Vit au pied des arbres, dans la forêt communale et dans 
les bois qui entourent l’Étang-Neuf. Rare. 


5. ARION RUBIGINOSUS. 


ÂArion rubiginosus, Baudon, in Drouët, Moll. de la Côte- 
d'Or, p. 26, 1867. 

Arion rubiginosus, Baudon, Mémoire s. les Lim. de l'Oise, 
p. 4, pl. 1, fig. 1-5, 1871. 


Bois des environs de Saint-Saulge. Cet Arion se trouve 
ordinairement blotti dans la mousse qui tapisse le pied 
des vieux arbres ou au milieu des amas de feuilles mortes. 
À la fin de l’automne et même en hiver, quand le temps 
est doux, on le voit ramper sur l'écorce des arbres, en 
compagnie du Limax arborum, Bouchard, dont il semhle 
s’ingénier à imiter la gymnastique; mais, tandis que 
celui-ci grimpe avec agilité jusqu'au sommet des plus 
grands arbres, la puissance ascendante de notre Arion fui 


— 309 — 
permet à peine de s'élever jusqu’à 2 mètres au-dessus du 
sol. 
Le type bien caractérisé est assez rare, mais la variété 
nigricans, Baudon (loc. cit.), se rencontre communément. 


G. ARION BOURGUIGNATI. 


Arion Bourguignati, J. Mabille, Arch. malac., 9 acc. 
p. 44, 1868, et Hist. malac. du Bass. Paris., p. 19, 
pl. 1, fig. 5-6, et pl. 1, fig. 4, 1871. 

Varietas : Minor, Baudon, Mém. s. les Lim. de l’Oise, 
p. 14, pl. un, fig. 10-11, 1871. 


Je n’ai observé que cette variété; elle est assez com- 
mune dans les bois et le long des haies humides, sous les 
tas de pierres, aux environs de Saint-Saulge : on Ja ren- 
contre pendant toute l’année, mais c’est en hiver et au 
printemps qu’elle est le plus abondante. 


7. ARION TENELLUS. 


Arion tenellus, Millet, Moll. Maine-et-Loire, p. 11, 1859. 
Arion tenellus, Baudon, Mém. s. les Lim. de l'Oise, p.4, 
pl. 1, fig. 1-5, 1871. - 


Je l'ai trouvé une seule fois, au mois d’août, dans la 
prairie de Savigny, au bord du bois, au Nord. : 


8. ARION HORTENSIS. 


Arion hortensis, Férussac, Hist. Moll., p. 15, pl. n, 
fig. 4-6, 1819. 
Très commun partout. 
Ses variétés sont nombreuses, mais, le plus souvent, il 
est noirâtre ou olivâtre avec deux bandes latérales plus fon- 


22 


— 310 — 


cées ; j'ai trouvé aussi quelques individus d’un noir bril- 
lant, très foncé, sans bandes distinctes. 


9. ARION VERRUCOSUS, sp. nov. (PI. XIIL, fig. 1 et 2). 


Animal parvum, cylindricum, postice rotundatum (in 
extensioné atlenuatum), brunneo-viridescens, nigrescens, 
vel griseo plus minusve pallescens, maculis minutissimis, 
luteolis vel albidis, paululum conspicuis, undique spar- 
sum ; tuberculis parum elongatis, prominulis, subcrista- 
lis, verrucosis, per gressum obsoletis; clypeo sæpius palli- 
diore, tenuissime granuloso, antice ovato, postice rotun- 
dalo; capite et tentaculis nigrescentibus ; margine pal- 
lido; solea albida vel lutescente, zonula luteola circum- 
data, quandoque omnino luteola. 

Pseudo-limacella minima, crassiuscula. 

Habitat in nemoribus, prope locum « Saint-Saulge » 
dictum. 

Long. mazima : 20-25 mull. 


. Animal cylindrique, arrondi en arrière, quand il est 
contracté, mais atténué, pendant la marche; le plus sou- 
vent d’un brun verdâtre, sans bandes ou orné de deux 
bandes latérales pulviformes peu sensibles; quelquefois 
jaunâtre ou noirâtre et plus rarement d’une belle 
nuance gris-perle. — Tubercules peu allongés, rappro- 
chés, assez saillants, un peu aigus, relevés çà et là de pe- 
tites aspérités qui donnent à l’animal, surtout lorsqu'il est 
contracté, un aspect tout à fait remarquable ; dans l’ex- 
tension, les stries finissent par s’effacer et le corps devient 
lisse et brillant. — Les anastomoses sont criblées d’une 
multitude de petits points jaunâtres ou grisâtres, plus ou 
moins foncés, suivant les variétés, et qui ne sont bien vi- 
sibles qu’à l’aide de la loupe. — Bouclier arrondi ou 


— 311 — 


tronqué en arrière, ovale antérieurement, finement gra- 
nuleux, assez avancé sur le cou, ordinairement plus pâle 
que le dos; chez les individus de nuances un peu fon- 
cées, il est d’une teinte générale jaunâtre, passant au 
jaune d’or, à la partie antérieure; il porte quelquefois 
deux bandes noirâtres assez accentuées. — Orifice pul- 
monaire petit, arrondi, placé vers le milieu du bouclier. 
— Orifice de la génération situé immédiatement au- 
dessous, un peu à droite du précédent organe. — Tenta- 
cules supérieurs gros, courts et très divergents, noirâtres, 
ainsi que la tête et les tentacules inférieurs, qui sont très 
petits. — Marge étroite, d’un jaune très pâle, sans trace 
de linéoles, si ce n’est, parfois, à la partie caudale, dilatée 
de manière à présenter un appendice allongé, subtrian- 
gulaire, creusé, au milieu, d’un étroit sillon qui sert de 
gouttière à la glande mucipare. — A la partie antérieure 
de l'animal, des points noirs, en nombre variable, parfois 
peu visibles, dans les variétés de nuances claires, sont ran- 
gés en ligne droite, immédiatement au-dessus de la marge. 
— Sole d’un blanc sale, bordée de jaune pâle tout au- 
tour, quelquefois même entièrement jaunâtre. — Mucus 
incolore ou d’un jaune d’or très pâle. — Mâchoire très 
mince, d’un brun assez foncé, plus pâle aux extrémités, 
à courbure bien prononcée; elle est munie, à la partie 
médiane, de 6 à 8 côtes très larges, à peine atténuées vers 
le bord libre qu’elles ne dépassent pas très sensiblement 
(PI. XII, fig. 2). 

Ce Limacien ne possède pas de limacelle proprement 
dite, mais un agrégat de particules calcaires, affectant la 
forme d’une petite lame assez épaisse, sans contours bien 
précis, apparaissant parfois, par transparence, dans les 
variétés peu foncées, comme une tâche blanchâtre à la 
partie postérieure du bouclier. 


— 312 — 


OEufs.— La ponte a lieu vers la fin du mois de no- 
vembre. Les œufs, par paquets de 5 à 6, à peu près sphé- 
riques, ont un diamètre de 2 millimètres; ils sont géla- 
tineux, blanchâtres, à reflets légèrement opalins. 

Habitat. — L'Arion verrucosus vit dans les lieux frais, 
aux bords des bois: on le trouve sous les feuilles de chènes, 
dans le voisinage des petits champignons, qui croissent en 
touffes, au pied des vieux troncs d’arbres et dont il paraît 
faire sa nourriture ordinaire ; mais il recherche aussi les 
cadavres des petits animaux, comme les Vitrines et les 
Lombrics, qu’il dévore avec beaucoup d’avidité. 

Il apparaît à la fin d'octobre et ne cesse de se montrer 
qu'après les premiers beaux jours du printemps. Sans être 
précisément rare, il est peu répandu (1). 

Cet animal, de consistance gélatineuse, est d’une ex- 
trème délicatesse. Quand on le soustrait au milieu hu- 
mide dans lequel il vit, il ne tarde pas à s’étioler et à 
périr ; il diminue, d’abord, très sensiblement de volume ; 
la partie postérieure, surtout, s’amincit beaucoup et pré- 
sente, vers son milieu, un étranglement très parti- 
culier. 

Rapports et différences. — Par sa forme générale, le 
Limacien que je viens de décrire a beaucoup d’analogie 
avec Arion hortensis; mais il se distingue facilement de 
ce dernier par un aspect plus délicat, par une taille plus 
petite, par la couleur de son plan locomoteur, qui est bien 
plus pâle, et surtout par la présence des petites saillies 
verruqueuses, que portent les tubercules, particularité 


(1) J'ai retrouvé dernièrement l’Arion verrucosus dans le dé- 
partement du Puy-de-Dôme : une fois, dans la plaine de la Li- 
magne, à Jumeaux, près des bords de l’Allier et, plusieurs fois, 
dans les montagnes des environs d’Arlane, jusqu’à 900 mètres 
d’alitude. 


— 3515 — 


éminemment caractéristique, qui le sépare de tous ses con- 
génères et permet de le reconnaître, du premier coup 
d'œil. 

On pourrait le rapprocher encore de quelques espèces 
du genre Geomalacus, mais, par l’absence de vraie lima- 
celle, et par la position de l’orifice génital, comme il à 
été dit plus haut, il présente bien les caractères d’un véri- 
table Arion. 


Famille I. — LIMACIDÆ. 
2e genre. — KRYNICKIA, Kaleniczenko. 


À. KRYNICKIA BRUNNEA. 


Limax brunneus, Drap., Hist. Moll., p. 128, 1805. 

Krynickillus brunneus, J. Mabille, Arch. Mal., [, fase, 5, 
p. 47, 1868. 

Krynickillus brunneus, Baudon, Mémoire s. les Lim. de 
l'Oise, p. 12, pl. IF, fig. 6-10, 
1871. 


Vit aux bords de l’Aron, sous les pierres et les mor- 


ceaux de bois mouillés. — Paraît rare. 


5° genre. — LIMAX, Linné. 


1. LiMAx CINEREUS. 
Limax cinereus, Müller, Verm. Hist., IE, p. 5, 1774. 


Dans les caves, les celliers, les aquedues, les vieux 
murs, etc... : espèce très commune. 

Les variétés que l’on rencontre, le plus fréquemment, 
sont d’un gris plus ou moins foncé et ornées de bandes 
ou taches noires, disposées de manière très variable. 


— 914 — 


Variété : 8 Intermedia. Une forme, qui vit dans la forêt 
communale et probablement aussi dans les autres bois 
des environs de Saint-Saulge, mérite une mention spé- 
ciale. Le dos est unicolore, noir ou noirâtre, sanstaches 
ni bandes : seule, la carène dorsale se détache comme une 
ligne blanchâtre, s'étendant de l'extrémité de la queue 
jusqu'au voisinage du bouclier; le bouclier est d’un gristrès 
foncé ou d’un brun sombre, unicolore ou maculé de taches 
noires. De chaque côté du plan locomoteur, qui est 
blanchâtre dans son milieu, règne une zone sombre, 
assez large, formée par une multitude de petits points 
noirâtres. Cette variété est intermédiaire entre Limax 
cinereus et l’espèce suivante. 


2. LIMAX CINEREO-NIGER. 


Limax cinereo-niger, Sturm, Deutschl, Fauna, Wurmer, 
1803. 


Vit dans les parties sombres et humides des bois. — 
Rare. 


3. LIMAX VARIEGATUS, 


Limax variegatus, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 405, 
1801. 


Dans l’aqueduc souterrain par où s’écoulent les eaux 
de la ville de Saint-Saulge. Cette Limace ne sort de sa re- 
traite que par les temps pluvieux ; on la voit alors ramper 
sur les branches des tilleuls qui bordent le champ de, 
foire. 


4. LIMAX FULVUS. 


Limax fulvus, Normand, Description de six Lim. inouv., 
p. 7, 1852. 


— 915 — 


Limax fulvus, Baudon, Mémoire s. les Lim. de l'Oise, 
p.16, pl. 1v, fig. 1-4, 1871. 


Se trouve assez communément, au commencement de 
l'hiver, dans tous les bois de Saint-Saulge ; elle se tient 
au pied des arbres, sous la mousse, sur les champi- 
gnons, etc. 


5. LIMAX ARBORUM. 


Limax arborum, Bouchard-Chantereaux, Moll. du Pas- 
de-Calais, p. 28, 1858. k 

Limax arborum, Baudon, loc. cit., p. 19, pl. 1v, 
fig. 40-12. 


Vit dans les bois et sur les saules des prairies ; très 
abondante, surtout vers la fin de l’automne et pendant 
une partie de l'hiver. 

Observahons. — L'épaisseur de la limacelle n’est pas 
toujours en raison directe de la taille de l’animal : j'ai 
trouvé, chez des individus très grands, des limacelles 
extrèmement minces, translucides et comme membra- 
neuses, mais devenant dures et opaques, après avoir été 
exposées à l'air. 

Var. Nemorosa, Baudon (loc. cit.). Avec le type : plus 
rare. 


6. LiMAXx AGRESTIS. 


Limax agrestis, Linné, Syst. nat., éd. X. 1, p. 652, 
1758. 


Très commune partout, en toutes saisons. Deux varié- 
tés principales : l’une, blanchâtre, unicolore, semble 
vivre, de préférence, dans les terrains calcaires; l’autre, 


— 316 — 


brune, mouchetée de taches plus foncées, paraît se plaire 
dans les champs des collines siliceuses. 


L. B. 


Catalogue des Mollusques Testacés (1), terres- 
tres et fluviatiles, observés aux environs de 
Moulins (Allier), 


PAR GUSTAVE WATTEBLED. 


Mon intention était de donner un Catalogue, aussi com- 
plet que possible, des Mollusques de tout le département de 
l'Allier ; mais des circonstances indépendantes de ma vo- 
lonté m'ont obligé à borner mes explorations aux envi- 
rons de Moulins, sur un rayon d'environ 15 kilomètres, 
limité par : Souvigny, Bessay, Montbeugny, Chevagnes, 
Saint-Ennemond, Villeneuve et Saint-Menoux. J’ai enfin 
poussé une pointe sur Jaligny et une autre jusqu’à Cusset. 

Réduit à mes propres recherches, je n’ai recueilli qu'un 
nombre d'espèces relativement peu élevé: il est donc cer- 
tain qu’il reste des lacunes à combler. 

Le terrain que j'ai exploré, étant presque exclusivement 
formé d’alluvions de nature siliceuse, se trouve être peu 
favorable au développement des Mollusques terrestres. 
Néanmoins, les abords des ruisseaux, où les marnes et le 
calcaire lacustre se montrent à nu, font exception à la 
règle et sont plus riches en espèces. 


(1) Sous la dénomination de Mollusques Testacés, je com- 
prends également ceux qui n’ont qu’un rudiment de coquille, 
soit externe, soit interne, comme les genres Testacella et Limax. 

G. W. 


— 317 — 


Je dois ici témoigner toute ma reconnaissance à 
M. Crosse, à M. l’abbé Dupuy et à M. Granger, qui ont 
bien voulu m'aider de leurs conseils, pour la détermination 
des espèces douteuses. 

Mon but sera atteint si ce modeste travail peut devenir 
de quelque utilité et servir de guide aux naturalistes qui 
dirigent leurs recherches vers cette région de la France. 


G. WATTEBLED. 


I. Genre VIVIPARA, Lamarck. 


À. ViviPARA FASCIATA, Draparnaud. 


Hab. Le canal latéral de la Loire, à Garnat. Commune. 
— Long. 54 millim.; diam. 22 millim. 


IE. Genre BYTHINIA, Gray. 


2. BYTHINIA TENTACULATA, Fleming. 


Hab. Presque tous les ruisseaux : très commune. — 
Long. 14 millim. ; diam. 7 millim. 


III. Genre BYTHINELLA, Moquin-Tandon. 


9. BYTHINELLA OPACA, Ziegler. 


Hab. Les petits ruisseaux des environs de Cusset. Com- 
mune. — Long. 2 1/2 millim.; diam. 1 1/2 millim. 


IV. Genre VALVATA, Müller. 


4. VALVATA PiscINALIS, Müller. 


Hab. Le ruisseau de Bressolles, les rigoles de la prai- 


— 518 — 


rie Martinet, près du chemin de Vermillère, où elle atteint 
de fortes dimensions. Commune. — Haut. 9 millim.; 
diam. 9 millim. 


5. VALVATA CRISTATA, Muller. 


Hab. Les rigoles d'irrigation de la prairie Martinet. 
L'aire de dispersion de cette espèce me paraît peu étendue. 
Malgré de nombreuses recherches, je ne l’ai jamais ren- 
contrée qu'en cet endroit. — Haut. 3/4 millim.; diam. 
5 millim. 


V. Genre HELIX , Linné. 


6. HELIx poMATIA, Linné. 


Hab. Partout, le long des haies, dans les bois. Com- 
mune. — Haut. 48 millim.; diam. 45 millim. 


7. HELIx AsPERSsA, Muller. 


Hab. Toute la contrée : le long des haies, dans les vi- 
gnes, et surtout dans les jardins, où elle se montre abon- 
dante. — Haut. 26 millim.; diam. 50 millim. 


8. HELIX NEMORALIS, Linné. 


Haëb. Les vignes et surtout les haies. Commune par- 
tout, varie, à l'infini, de taille et de coloration ; présente 
souvent un test subpellucide. 

Dimensions de la var. major : haut. 46 millim.; diam. 
27 millim. 

Dimensions de la var. minor : haut. 11 millim.; diam. 
17 millim. 


Var. Helix hortensis, Müller. 


Hab. Les mêmes localités que la précédente, mais se 
montre moins commune. 


— 319 — 


Cette espèce, créée par Müller, ne doit être considérée 
que comme une simple variété de l’H. nemoralis, attendu 
qu’elle présente absolument les mêmes caractères spéci- 
fiques et que son péristome varie du blanc pur au brun 
foncé, en passant graduellement par le blanc légèrement 
teinté de rose, le rose pâle, le rose, le rose vif, le rouge, 
le rouge foncé et le brun. 

De plus, j'ai souvent remarqué que l’H. nemoralis et 
l'H. hortensis s'accouplent indistinctement entre elles. La 
varieté hortensis major est beauconp plus rare que la va- 
riété hortensis minor. 


9. Hezix STRIGELLA, Draparnaud. 


Hab. Toulon, Neuvy, Aigrepont, et surtout le Mail- 
leru, près du ruisseau de Bressolles. Se tient dans les 
broussailles, sous les orties. Peu commune. — Haut. 
8 millim.; diam. 16 millim. 


10. Herix ERICETORUM, Muller. 


Hab. Les chaumes de Chemilly et du château de Melais. 
Commune. — Haut. 5 millim.; diam. 12 millim. 


A1. Heix varABILis, Draparnaud. 


Hab. Jaligny, dans les champs. Commune. Je n'ai ja- 
mais rencontré cette espèce près de Moulins. — Haut. 
5 millim.; diam. 10 millim. 


12. Hezix STRIATA, Draparnaud. 


Hab. La rive droite de l'Allier, à Lafont-Vinet, près le 
pont du chemin de fer; je l'ai également rencontré à Jali- 
gny. Assez rare. — Haut. 4 millim.; diam. 9 millim. 


— 620 — 
45. Hezix CaRTHUSIANA, Müller. 


Hab. Partout, dans les chemins et dans les prairies. 
Je l’ai trouvée tellement abondante, près de Godet, qu’en 
moinsd’un quart d'heure j'en ai recueilli plus de 200 exem- 
plaires, sur des épis de froment. Cette espèce n’atteint 
pas ici les belles dimensions qu'on lui voit dans le sud- 
ouest de la France. — Haut. 5 millim.; diam. 10 millim. 


44. HeLix mispipA, Linné. 


Hab. Dans les haies, au pied des vieux murs, sous la 
mousse et sous les feuilles mortes. Commune partout. — 
Haut. 3 1/2 millim.; diam. 6 millim. 


45. HELIX ROTUNDATA, Müller. 


Hab. Les forêts de Moladier et de Bagnolet, au pied 
des arbres, sous la mousse et sous les branches pourries 
qui jonchent le sol. Commune. — Haut. 1 1/2 millim.; 
diam. 5 millim. 


16. HELIxX ACULEATA, Müller. 


Hab. Les bords du ruisseau de Bressolles, près Maille. 
ru, où, malgré des recherches assidues, je n’ai encore pu 
en recueillir que # exemplaires. — Haut. 2 millim., 
diam. 1 1/2 millim. 


17. HeLix cosraTA, Müller. 


Hab. La Madeleine, sur la levée de PAllier (rive 
gauche). Assez commune. — Haut. 1 1/2 millim.; 
diam. 5 millim. 


48. HELzIx PULCHELLA, Müller. 


Hab. Sous la mousse, au pied des vieilles construc- 


— 321 — 
tions. Très commune à Saint-Bonnet et à Vermillère; se 
rencontre un peu partout dans la plaine. — Haut. 1 mill.; 
diam. 2 millim. 

Obs. Quoique je ne sois point de l’avis de quelques 
naturalistes qui trouvent une infinité d'espèces, là où il 
n’y à que des variétés, je crois cependant que VH. pul- 
chella et l'H. costata doivent rester séparées l’une de 
l’autre; car, bien que leur degré de parenté soit assez 
rapproché, leurs mœurs et certains de leurs caractères, 
qui peuvent être considérés comme spécifiques, les diffé- 
rencient suffisamment. La première de ces espèces ha- 
bite la plaine et, parfois, des terrains quelque peu hu- 
mides ; son épiderme est constamment lisse, sans jamais 
présenter le moindre rudiment de costulation. La seconde, 
au contraire, préfère les hauteurs, les endroits rocail- 
leux ; elle a toujours l’épiderme revêtu de côtes fortement 
accusées ; enfin, ses dimensions sont un peu plus grandes. 


19. Heuix (Zonires) LuciA, Draparnaud. 


Hab. Les bords du ruisseau de Bressolles et les envi- 
rons du moulin de la Feuillée. — Difficile à trouver, à 
cause de ses mœurs souterraines. — Haut. 4 millim. ; 
diam. 42 millim. 


20. Heix (ZoniTes) CELLARIA, Müller. 


Hab. Bressolles et toutes les forêts environnantes, sous 
les pierres ot sous les feuilles mortes. Commune. — 
Haut. 4 millim.; diam. 40 millim. 


21. Hezix (ZONITES) NITIDA, Muller. 


Hab. Les prairies marécageuses qui avoisinent V'AI- 
lier. Cette espèce peut supporter, sans en souffrir, des 


— 922 — 


semaines entières de submersion, et souvent passe l’hiver 
de la même manière que les Succinées, c’est-à-dire 
dans la terre recouverte par les eaux. Très commune. — 
Haut. 4 millim.; diam. 7 millim. 


22, HELIx (ZONITES) RADIATULA, Alder. 


Hab. La saulaie de Vermillère; la levée de l’Allier, près 
le pont du chemin de fer, sous la mousse, Assez rare. — 
Haut. 2 millim.; diam. 5 millim. 


25. HELIX (ZONITES) CRYSTALLINA, Müller. 


Hab. Sous les mousses de la saulaie de Vermillère ; sur 
les rives du ruisseau de Bressolles et près des bords de la 
Queune, à Coulandon. Commune mais difficile à recueil- 
lir, à cause de ses habitudes souterraines. — Haut. 1 1/2 
millim., diam. 5 millim. 


24. HELIX (ZONITES) FuLvA, Müller. 


Hab. Montbeugny, Fromenteau, Vermillère, sous les 
pierres et sous la mousse. Rare. — Haut. 2 1/2 millim.; 
diam. 2 1/2 millim. 


25. HeLix (ZONITES) PYGMÆA, Draparnaud. 


Hab. Chemilly, Montilly, La Madeleine. Très com- 
mune sous les mousses de la saulaie de Vermillère. — 
Haut. 1/5 millim.; diam. 5/4 millim. 


VI. Genre VITRINA, Draparnaud. 


26. VITRINA PELLUCIDA, Draparnaud. 


Hab. Aigrepont et les bords escarpés des ruisseaux de 
ia Queune et de Bressolles, sous les feuilles mortes et 


— 325 — 


sous la mousse. Commune. — Haut. 5 millim.; larg. 
5 millim.; long. 7 millim. 


97. VITRINA SUBGLOBOSA, Michaud. 


Hab. Toulon, Nomasy, la Madeleine, dans les haies, 
sous les débris de bois mort et sous les feuilles tombées. 
Peu commune. — Haut. 5 millim.; larg. 4 millim.; 
long. 5 millim. 


98. ViTRINA ELONGATA, Draparnaud. 


Hab. Le bois des Vesvres, et Ja forêt de Moladier, 
à 200 mètres au sud de la maison du garde. Cette espèce, 
que je n’ai rencontrée que rarement, vit sous les mousses 
humides. — Haut. 4 1/2 millim.; larg. 2 1/2 millim.; 
long. 5 1/2 millim. 


VIL. Genre SUCCINEA, Draparnaud. 


29. SUCCINEA PUTRIS, Linné. 


Hab. Toute la vallée de l'Allier. Très commune dans la 
saulaie de Vermillère. — Long. 25 millim.; diam. 
11 millim. 


30. SuCCINEA PFEIFFERI, Rossmässler. 


Hab. Les marécages de la Madeleine, Godet et près de 
l'étang du Grand-Bord. — Long. 12 millim.; diam. 
. 6 millim. 


34. SUCGINEA uumiuis, Drouët. 


Hab. Les lieux frais de la forêt de Moladier, sous les 
branches pourries et au pied des touffes de joncs. Rare. — 
Long. 7 millim.; diam. 5 1/2 millim. 


— 324 — 
VIII. Genre BULIMUS, Scopoli. 


52. Buzrmus nerritus, Müller. 


Hab. Vermillère, la levée du chemin de fer, près de la 
Madeleine. Les deux seuls individus que j'ai recueillis 
ont dû être apportés d’assez loin, lors d’une crue de la ri- 
vière, car je n’ai jamais pu en retrouver d’autres dans la 
contrée. — Long. 21 millim.; diam. 44 millim. 


33. BULIMUS MONTANUS, Draparnaud. 


Hab. Près le parc du château de Mirebeau, où j'ai re- 
cueilli un exemplaire mort, sous la mousse, au pied d’un 
chêne. — Long. 44 millim.; diam. 4 millim. 


54. BuziMus oBscurus, Müller. 


Hab. Sur l'écorce des mûriers de la demi-lune, près de 
la Madeleine et sur la levée du chemin de fer de Montlu- 
çon, rive droite de l'Allier. Commun.— Long. 9 millim.; 
diam. 4 millim. 


IX. Genre ZUA, Leach. 


55. ZuA LuUBRICA, Müller. 


Hab. Partout, sous la mousse et sous les pierres. Très 
commune. La variété minor se montre aussi nombreuse 
que la forme typique. — Long. 6 millim.; diam. 
2 millim. 


X. Genre ACHATINA, Lamarck. 
36. ACHATINA ACICULA, Müller. 


Hab. Les bords des ruisseaux de Bressolles et de la 


— 929 — 


Queune. Cette espèce est assez commune, mais il est diffi- 
cile de se la procurer vivante, attendu qu’elle se terre 
constamment. — Long. 6 millim.; diam. À millim. 


XI. Genre CHONDRUS, Cuvier. 


97. CHONDRUS TRIDENS, Muller. 
Hab. Jaligny, dans la propriété Levif, au pied des 
noyers. Peu commun. — Long. 40 millim.; diam. 
4 millim. 


XIL. Genre PUPA, Lamarck. 


38. Pupa MuscoruM, Linné. 


Hab. Presque partout dans la contrée, sous les pierres, 
au pied des vieux arbres, sous la mousse, Commun sur la 
levée du chemin de fer de Montluçon, rive gauche de 
l'Allier, — Long. 5 millim.; diam. 1 1/2 millim. 


59. Pupa INORNATA, Michaud, 
Hab. Les bords du ruisseau de Bressolles. Rare. — 
Long. 5 millim.; diam. 4 1/2 millim. 
40. Pupa (VERTIGO) PYGMÆA, Draparnaud. 


Hab. Toute la contrée, sous la mousse et sous les 
pierres. Commun. — Long. 1/2 millim.; diam. 3/4 de 


millim. 
AA. Pura (VERTIGO) MINUTISSIMA, Hartmann. 


Hab. Chemilly, Avermes, sous l'herbe des prairies 
sèches, sur le revers des fossés. Rare. — Long. 2 millim.; 


diam. 4 millim. 
93 


— 326 — 


XIII. Genre BALEA, Prideaux. 
49. BALEA PERVERSA, Linné. 


Hab. Sur l'écorce des ormes, aux allées de Bercy (Mou- 
lins). Commune. — Long. 7 mill.; diam. 2 mill. 


XIV. Genre CLAUSILIA, Draparnaud. 


45. CLAUSILIA LAMINATA, Turton. 


Hab. Toute la vallée de l’Allier, sur l'écorce des saules 
et des peupliers. Très commune à Vermillère. — Long. 
46 mill.; diam. 4 mill. 


44. CLausiziA Rozpi, Gray. 


Hab. Les bords des ruisseaux de la Queune et de Bres-. 
solies, sous la mousse et dans la terre, à une très petite 
profondeur. Peu commune. — Long. 15 mill.; diam. 
5 mill. 

45. CLAUSILIA NIGRICANS, Pultney. 


Hiab. Partout, dans les broussailles et dans les haies, 
contre les troncs d’arbres. Très commune. — Long. 
11 mill.; diam. 2 mill. 


46. CLAUSILIA PARVULA, Studer. 


Hab. Les broussailles qui bordent le ruisseau de Bres- 
solles. Rare. — Long. 8 mill.; diam. 1 1/2 mill. 


XV. Genre LIWAX, Linné. 
47. LiMaAx Maximus, Linné. 


Hab. Les caves, les souterrains, les forêts humides. 
Commune. — Long. 15 mill.; larg. 7mill. 


— 327 — 
XVI. Genre TESTACELLA , Cuvier. 


48. TESTACELLA HALIOTIDEA, Draparnaud. 


Hab. Sous les pierres, près le château de Montgarnaud. 
Rare. — Long. 5 mill.; larg. 3 mill. 


XVII. Genre LIMNÆA, Lamarck. 


49. LIMNÆA STAGNALIS, Linné. 


Hab. Tous les étangs et cours d’eau de la contrée. 
Très commune. — Long. 59 mill.; diam. 30 mill. 


50. LIMNÆA AURICULARIA, Linné. 


Hab. Les étangs des environs de Moulins et l’ancien 
bras de l’Allier, vis-à-vis Nomasy. Commune. — Long. 
51 mill.; diam. 25 mill. 


D1. LIMNÆA OvATA, Draparnaud. 


Hab. Les ruisseaux et les eaux stagnantes qui avoi- 
sinent l'Allier. Très commune. Les individus qui vivent 
dans les-ruisseaux, à une certaine altitude, se rapprochent 
beaucoup de la var. vulgaris des environs d'Auch. — 
Forme typique : Long. 50 mill.; diam. 17 mill. Var. vul- 
garis : Long. 44 mill.; diam. 7 mill. 


52. Limnæa Corvus, Gmelin. 


Hab. Les mares de l’ancien lit de l'Allier, à Fromen- 
teau. Commune. Une variété très petite vit dans un fossé, 
le long du chemin des Champins à Godet. — Forme typi- 
que : Long. 28 mill.; diam. 12 mill. Var. minor : Long. 
14 mill.; diam. 5 mill. 


55. LIMNÆA PEREGRA, Müller. 


Hab. Les mares de Maltrait, où elle atteint une gros- 
seur prodigieuse. Une variété beaucoup plus petite se 
trouve au Belvéder, dans les fossés d'arrosage. Commune. 
— Var. major : Long. 26 mill.; diam. 95 mill. Var. 
minor : Long. 16 mill.; diam. 9 mill. 


54. LimNÆA minuTA, Draparnaud. 


Hab. Les petits ruisseaux et les fossés d'irrigation des 
environs de Moulins. Très commune. — Long. 8 mill.; 
diam. 4 1/2 mill. 


XVIII. Genre PHYSA, Draparnaud. 


55. PHYSA FONTINALIS, Linné. 


Hab. Le ruisseau de Bressolles. Rare. — Long 6 mill.; 
diam. 4 mill. 


XIX. Genre ANCYLUS, Geoffroy. 


56. AnCyLus FLUVIATILIS, Muller. 


Hab. Contre les pierres, dans les ruisseaux de la 
Queune, de bressolles et du moulin Raveau. Commun. 
— Haut. 5 mill.; larg. 4 1/2 mill.; long. 6 mill. 


XX. Genre PLANORBIS, Müller. 


57. PLANORBIS CORNEUS, Linné. 


Hab. Villeneuve, Fromenteau et lPétang du Grand- 
Bord ; acquiert, dans ce dernier, des dimensions colossales. 
Commun. — Diam. 55 mill.; épaiss. 14 mill. 


— 929 — 


98. PLANORBIS COMPLANATUS, Draparnaud. 


Hab. Les eaux stagnantes qui avoisinent l'Allier. Très 
commun. — Diam. 14 mill.; épaiss. 5 mill. 


99. PLANORBIS CARINATUS, Müller. 


Hab. Les eaux dormantes de la vallée de l'Allier. Très 
commun. — Diam. 17 mill.; épaiss. 3 mill. 


60. PLANORBIS ALBUS, Müller. 


Hab. Averme, Nomasy, et presque tous les étangs de 
la contrée. Commun.— Diam. 6 mill.; épaiss. 4 1/2 mill. 


61. PLANORBIS LEUCOSTOoMA, Miller. 


Hab. Les mêmes localités que l'espèce précédente. 
Commun. — Biam. 7 mill.; épaiss. 5/4 mill. 


62. PLANORBIS CONTORTUS, Linné. 


Hab. Fromenteau, et surtout une mare située dans 
l'angle formé par la route de Paris et le ruisseau du mou- 
lin Raveau , rive gauche. Commun. — Diam. 6 mill.: 
épaiss. À 1/2 mill. 


63. PLanorgis Niripus, Muller. 


Hab. Les flaques d’eau d’un ancien lit de l'Allier, vis- 
à-vis Nomasy, à droite et près du chemin de Lafont- 
Vinet à Fromenteau. C'est le seul endroit où j'ai pu ren- 
contrer cette espèce qui, du reste, s’y montre assez rare. 
— Diam. 6 mill.; épaiss. 1 1/2 mill. 


65. PLANORBIS FONTANUS, Turton. 


Hab. Toulon, Vermillère, Nomasy, dans les eaux 


— 530 — 


stagnantes. Commun. — Diam. 5 mill.; épaiss. 3/4 mill. 


65. PLANORBIS NAUTILEUS, Linné. 


Hab. Le long du chemin de Lafont-Vinet à Fromen- 
teau, dans une flaque d’eau, près d’un groupe formé de 
deux grands ormes et d’un acacia, situé à 400 mètres 
avant d'arriver à la propriété Tonier. 

Je tiens à indiquer aussi exactement que possible l’ha- 
bitat de cette jolie petite espèce, que je n’ai jamais pu dé- 
couvrir autre part. Peu commune. — Diam. 2 mill.; 
épaiss. 1/2 mill. 


XXI. Genre CARYCHIUM , Muller. 


66. CaRyCHIUM MINIMUM, Müller. 


Hab. Les bords du ruisseau de Bressolles, la saulaie 
de Vermillère, dans les endroits ombragés, frais et recou- 
verts de mousse. Très commun. — Long. 1 25 mill.; 
diam. 4/2 mill. 


XXII. Genre CYCLOSTOMA, Lamarck. 


67. CycLosroMA ELEGANS, Müller. 


Hab. Chemilly , Jaligny, dans les buissons, au milieu 
des terrains incultes. Rare. — Long. 14 mill. ; diam. 
7 mili. 


XXII. Genre UNIO, Retzius. 


68. Unio picroruM, Linné. 


Hab. Les eaux quasi stagnantes, Vermillère et Fromen- 
teau, où elle acquiert de belles proportions. Une variété 
très petite vit en grand nombre dans la Queune. Com- 


— 351 — 


mune, — Var. major; long. 100 millim.; haut. 45 
millim.; épaiss. 28 millim. — Var. minor; long. 58 
millim.; haut. 25 millim.; épaiss. 16 millim. 


69. Unio rumipus, Retzius. 


Hab. Les eaux de Fromenteau. Les deux exemplaires 
que j'y trouvaiisolés, mais vivants, ont dû être transportés, 
lors des grandes crues, d’un endroit où ils sont probable- 
ment plus communs. — Long. 75 millim.; haut. 56 mil- 
lim.; épaiss. 24 millim. 


70. UNio ATER, Nilsson. 


Hab. La mème localité que l’espèce précédente. Elle 
sy montre très commune. Certains individus semblent, 
par leur forme et par différents caractères, tenir le milieu 
entre VU. pictorum et VU. ater. — Long. 67 millim. ; 
haut. 56 millim.; épaiss. 27 millim. 


71. Unio BaTavus, Nilsson. 


Hab. La Queune et le ruisseau de Bressolles. Peu com- 
mune. — Long. 45 millim.; haut. 27 millim.; épaiss. 
15 millim. 


72. UNio LITTOoRALIS, Draparnaud. 


Hab. La Queune, et l’ancien lit de l'Allier, vis-à-vis de 
Fromenteau. Très commune. Cette espèce présente un 
grand nombre de variétés, surtout la Var. Barraudii. — 
Long. 78 millim.; haut. 55 millim.; épaiss. 29 millim. 


— 332 — 


XXIV. Genre ANODONTA, Cuvier. 
75. ANODONTA CyGNÆaA, Linné. 


Hab. Les mares de l’ancien lit de l’Allier, entre Ver- 
millère et Fromenteau. Commune.— Long. 195 millim.; 
haut. 104 millim.; épaiss. 65 millim. 


74. ANODONTA CEELENSIS, Schrôter. 


Hab. Le moulin d'en haut, près Bressolles, et l’an- 
cienne gare aux Bateaux (Moulins). Commune. — Long. 
158 millim.; haut. 60 millim.; épaiss. 37 millim. 


75. AnoponTA Dupuvi, Ray et Drouët. 


Hab. Touies les eaux stagnantes des environs de Mou- 
lins, Très commune. Cette espèce varie beaucoup de gros- 
seur et de forme. — Long. 135 millim.; haut. 64 millim.; 
_épaiss. 47 millim. 


76. ANODONTA ANATINA, Linné. 


Hab. Les ruisseaux de la Queune et de Bressolles. Assez 
rare. -— Long. 62 mill.; haut. 59 mill.; épaiss. 23 millim. 


XXV. Genre CYCLAS, Bruguière. 
717. CICLAS CORNEA, Linné. 


Hab. La plupart des eaux dormantes de la vallée de 
l'Allier. Très commune.—Long. 12 millim.; haut. 41 mil- 
lim.; épaiss. 8 millim. 


718. CycLas RIYALIS, Draparnaud. 


Hab. Les mares vaseuses situées entre Vermillère et 


— 835 — 


Fromenteau. Rare.— Long.16 millim.; haut. 13 millim. ; 
épaiss. 10 mill. 


79. CYCLAS CALICULATA, Draparnaud. 


Hab. Les mêmes localités que l'espèce précédente. Très 
commune. — Long. 41 millim.; haut. 9 millim.; épaiss. 
6 millim. 


XXVI. Genre PISIDIUM, Pfeiffer. 


SO. Prsipiom AMNicuM, Müller. 


Hab. Le ruisseau de Bressolles : peu commune. — 
Long. 9 millim.; haut. 7 millim.; épaiss. 5 millim. 


84. PisIDIUM LENTICULARE, Philippi. 


Hab. La mème localité que l’espèce précédente. Assez 
rare. — Long. 4 1/2 millim.; hauteur. 5 1/2 millim.; 
épaiss. 2 millim. 


82. PistpiuM PULCHELLUM, Jenyns. 


Hab. Le ruisseau de Nomasy. Rare. — Long. 6 millim.; 
haut. 41/2 millim.; épaiss. 21/2 millim. 


83. PisipiuM OBTUSALE, Pfeiffer. 


Hab. Les marécages qui avoisinent l'Allier. Commun. 
— Long. 5 1/2 mill.; haut. 3 millim.; épaiss. 2 millim. 
Go 


Diagnoses Mollzscorum novorum, Reipublicæ 
Mexieanæ incolarum, 


AucT. H. CRoSsE ET P. Fiscer. 


4. APLECTA BULLULA. 


T. ovata, pallide lutescens, cornea, translucida, nitida, 
sub lente longitudinaliter striata, apice erosa; sutura z0- 
nula angustissima, cinerea marginata; spira brevissima ; 
anfractus 6 (4-5 superstites); ultimus circiter 3[4 longitu- 
dinis superans; apertura oblonga, basi parum dilatata; 
columella contorta, alba; labrum regulariter arcualum, 
fragile. — Longit. 14 mall.; diam. maj. 11 maill. Aperiura 
8 mill. longa, k mull. lata. 

Habitat prope Toxpan, provinciæ Vera Cruz dictæ. 
(A. Sallé.) 


9. APLECTA TAPANENSIS. 


T. ovato-oblonga, subfusiformis, tenuis, valde fragilis, 
nitidissima hyalina, translucida, albido-cornea, sub lente 
tenerrime striata, ad suturas zonula fuscescente anguste 
marginata; anfractus 5-5 1/2; ultimus 2/3 longitudinis 
æquans ; apertura oblonga, parum dilatata, ad basin sub- 
producta; columella alba, fere verticalis; plica columel- 
lari contorta; callo columellari tenui; labrum acutum, 
fragile. — Longit. 16 mill.; diam. maj. 8 mill. Aperlura 
12 mill. longa, 5 mull. lata. 

Habitat prope Tapana, in isthmo Tehuantepecensi. 
(Sumichrast.) 


3. PaysaA BoucaARDI. 


T. ovato-elongata, tenuicula, parum tumida, striatula, 
fusco-cornea , apice fuscescens ; sutura impressa, fusco-. 


— 335 — 


marginata; anfractus 5 conveæi; ulltimus circiter 3]4 
longitudinis Ͼquans, parum ventrosus, sed medio regula- 
riler conveæus, supra et infra dechvis; apertura ovata ; 
columella parum vbliqua, viæ contorta; callo columellari 
eæpanso, striato; margine columellari rotundato; labrum 
tenue , reguluriter arcuatum. — Longit. 21 maill.; diam. 
maj. 13 mill. Apertura 15 mill. longa, 7 mill. latu. 
Habitat in lacu Mexico. (Boucard.) 


4. PHYSA STREBELI. 


T. ovata, solidula, ventrosa, nitens, lenuiter striata, 
sϾpe varicosa, pallide cornea, apice fuscescens, acuta ; 
sutura albo anguste marginata; anfractus 5 1/2-6 inflati, 
subgradati ; ultimus 2/3 longitudinis æquans, supra et in- 
fra valde convexus, globosus ; apertura ovata, supra dila- 
tata; columella parum obliqua, viæ contorta; labrum 
crassiusculum, albidum. — Longit. 18 1[2 mill.; diam. 
maj. M mal. — Apertura M 2/3 maill. longa, 6 A[4 mull. 
lata. 

Habitat in fossulis urbis Vera Cruz (Strebel). 


5. PHysaA TEHUANTEPECENSIS. 


T. ovoidea, conica, lenuicula, apice acuta, minute 
striata, pallide castanea vel corneo-lutescens; sutura im- 
pressa, albo-marginala; anfractus 5 1[2 convexi, subgra- 
dati, primi fusci; ultimus 3/4 longitudinis œquans, supra 
conveæus, medio vix inflatus, subcylindricus, infra atte- 
nuatus; apertura oblonga, angusta ; columellu subver tica- 
lis, non contorta, alba, margine basali rotundata; labrum 
parum arcuatum. — Longit. 12 mill.; diam. maj. 1 mull. 
— Apertura 9 mill. longa, 3 3/4 mill. lata. 

Habitat in isthmo Tehuantepecensi. (Sumichrast.) 

HAG'eC PS 'E 


— 336 — 


Description d'espéces terrestres provenant 
de la Nouvelle-Calédonie, 


PAR J. B. GASSIES. 


À. HeLrx ALvEOLUS, Gassies (pl. X[, fig. 1). 


T. profunde umbilicata, discoidea, planiuscula, tenui- 
cula, costulis confertis, lamelliformibus, vix rectis trans- 
versim impressa, castaneo-fusca, albido subregulariter 
maculata ; spira vix prominula, apice planiusculo ; su- 
tura impressa; anfractus k A[2 vix convexiusculi, sen- 
sim accrescentes ; apertura lunaris, concolor, maculis 
anfractus ullimi transmeantibus; peristoma simpleæ, 
marginibus distantibus, columellari brevi. — Diam. maj. 
5 maill., min. k 3/k; altit. 2 A/2. Apertura vixz 2 mil. 
longu, 2 lata (Coll. Gassies). 

Habitat in sinu « Baie du Prony » dicto, Novæ Cale- 
doniæ (Savès). 


Coquille profondément ombiliquée, discoïde, plane, 
assez mince, striée en travers par des lamelles costuli- 
formes, serrées et présentant, à la lumière, des reflets iri- 
sés. Coloration d’un brun rougeâtre tournant au marron, 
avec de nombreuses taches blanchâtres, assez régulière 
ment disposées sur tous les tours, mais bien moins accu- 
sées, du côté de la base, où elles s’effacent, autour de la 
région ombilicale. Spire à peine saillante, terminée par un 
sommet aplati. Suture bien marquée. Tours de spire au 
nombre de 4 1/2 à 5, à peine convexes et s’accroissant 
régulièrement. Ouverture de forme semi-lunaire, de même 
couleur que le reste de la coquille et laissant apercevoir, 
par transparence, les taches du dernier tour de spire. Pé- 
ristome simple, à bords éloignés l’un de l’autre. Colu- 


— 537 — 


melle courte et à peine calleuse. Bord externe mince et 
tranchant. 

Plus grand diamètre de la coquille 5 millimètres, plus 
petit 4 5/4, hauteur 2 1/2. Longueur de l'ouverture un 
peu moins de 2 millimètres. (Coll. Gassies.) 

Hab. Nouvelle-Calédonie : Baie du Prony (Savès). 

Obs. Cette petite espèce nous paraît avoir quelques 
rapports avec l’Helix corymbus, Crosse. Seulement, elle 
n’a pas le sommet relativement élevé de cette dernière 
espèce, mais, au contraire, il est tout à fait plan. De plus, 
ses stries sont beaucoup plus élevées et espacées, son om- 
bilic est plus ouvert et plus profond, et ses taches plus 
nombreuses et plus régulièrement disposées. 


2. Buzimus DeBEauxi, Gassies. (PI. XI, fig. 4.) 


Balimus Debeauxi, Gassies, Faune Conch. terr. et fluv. 
lac. Nouv.-Caléd., 11, p. 184, 1871. 


Nous ne reviendrons pas sur la diagnose de cette espèce, 
dont la figure, que nous donnons ici pour la première 
fois, n'avait pu trouver place dans notre ouvrage sur la 
Faune malacologique de la Nouvelle-Calédonie. Nous nous 
bornerons à rappeler que le B. Debeauxi ne peut être 
rapproché que du B. porphyrostomus, Pfeiffer, mais qu’il 
s’en distingue par son ouverture toujours régulière et plus 
large; par son péristome à peine réfléchi et jamais ren- 
versé ; par sa columelle à peine épaisse, tandis que celle 
de l’autre espèce est très avancée et fortement empâtée ; 
enfin, par sa forme plus régulière, par la légèreté relative 
de son test et par sa fente ombilicale, qui n’est jamais en- 
tièrement recouverte, même chez les individus les plus 
adultes. 

Hab. Ile des Pins. (R. P. Lambert.) 4. B. G. 


— 3358 — 


Nouvelle Note sur quelques Bulimes Néo-Calé- 
doniens, appartenant à la section des æla- 


costyles, 
Par H. CROSSE. 


Nous avons reçu, récemment, de notre correspondant et 
ami de Bordeaux, M. J. B. Gassies, conservateur du Mu- 
sée préhistorique de cette ville, la communication de 5 Bu- 
limes, provenant de la Nouvelle-Calédonie, appartenant à 
la section des Placostyles et qu’il considérait comme suffi- 
samment intéressants pour mériter d’être mis sous les yeux 
des lecteurs du Journal de Conchyliologie. Nous remer- 
cions notre honorable confrère de son obligeant envoi et 
nous nous empressons de l'utiliser. 


I Buzrmus (PLacosryzus) RossiTert, Brazier (pl. XIT, 
fig. G). 
Bulimus Rossiteri, Brazier, Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, 
1881 ? 


T. imperforata, ovato-conica, crassiuscula, tenuissime 
rugoso-striatulu, sub epidermide decidua, tenur, saturate 
castanea luteo-albida; spira conica, apice obtusulo ; sutura 
subirregulariter impressa, albida; anfr. 6 1/2 conveæius- 
culi, ultimus spiram subæquans, basi rotundatus ; aper- 
tura subverticalis, subangulato-ovatis, intus nitida, vi- 
vide purpureo-rubra; perisitoma incrassatum, obtusum, 
nitidum, vivide purpureo-rubrum, marginibus callo niti- 
dulo junctis, columellari subdilatato, intus vix subpli- 
cato, basali rotundato , extlerno intus purpureo-rubro , 
exlus varicoso, incrassato, luteo-albido. — Long. 55, 
diam. maj. 26 mill. Apertura cum peristomate 28 mull. 
longu, 18 lata (Coll. J. B. Gassies). 


— 3539 — 
Habitat Kanala, Novæ Caledoniæ (J. Brazier). 
Obs. Species B. bivaricoso Gaskoini, B. Hienguienensi 


Crossei et B. bovino Bruguierei vicina, sed bene distin- 
guenda. 


Coquille imperforée, de forme ovalo-conique, assez 
épaisse, marquée de fines stries rugueuses et d’un blanc 
jaunâtre, sous un épiderme mince, sujet à se détacher, 
surtout dansles premiers tours, et d’un brun-marron foncé. 
Spire conique, terminée par un sommet un peu obtus. 
Suture légèrement irrégulière et blanchâtre. Tours de 
spire.au nombre de 6 1/2 et assez convexes; dernier tour 
à peu près aussi grand que la spire et arrondi, à la base. 
Ouverture presque droite, de forme ovale subanguleuse, 
luisante et d’un beau rouge pourpré, à l’intérieur. Péris- 
tome épaissi, obtus, luisant, et également d'un beau rouge 
pourpré : bords réunis par un dépôt calleux brillant; bord 
columellaire subdilaté, muni d’un pli peu accusé, à lin- 
térieur ; bord basal arrondi; bord externe d’un rouge 
pourpré vif, à l’intérieur, et, du côté externe, épaissi, va- 
riqueux et d’un blanc jaunâtre. 

Longueur totale de la coquille 55 millimètres, plus 
grand diamètre 26. Longueur de l'ouverture 28 milli- 
mètres, plus grande largeur 18. 

Hab. Nouvelle-Calédonie, à Kanala (J. Brazier). 

Obs. Cette espèce, remarquable par l'intensité et le 
brillant de la coloration rouge de son ouverture et de son 
péristome, se rapproche beaucoup de 3 espèces du même 
groupe, le B. bivaricosus, Gaskoin, des Nouvelles-Hé- 
brides ; le B. bovinus, Bruguière, de la Nouvelle-Zélande ; 
enfin, le B. Hienguenensis, Crosse, de la Nouvelle-Calé- 
donie, mais, toutefois, il s’en distingue spécifiquement 


— 340 — 


par de bons caractères. Voisin du B. bivaricosus par la 
forme générale et la coloration de son ouverture et de son 
péristome, il n’en possède ni l’échancrure, ni les dents 
marginales ; il est aussi plus ventru et son épiderme est 
plus foncé. Comparé au B. bovinus, il n’en possède ni la 
taille relativement grande, ni l’angulation basale. Enfin, 
il ne présente ni le test mince et martelé, ni la forme gé- 
nérale élancée, ni la spire pointue, ni le péristome peu 
épais et d’un jaune orangé du B. Hienguenensis. Il s’é- 
loigne, d’ailleurs, des 3 espèces par sa forme trapue et par 
la coloration particulièrement luisante et d’un rouge vif 
de son péristome. 

Obs. Le B. Rossiteri, découvert par M. J. Brazier, en 
Nouvelle-Calédonie, a été dédié par lui, en nom ma- 
nuscrit, à son parent, M. R. C. Rossiter, un des natura- 
listes Néo-Calédoniens qui s'occupent avec le plus de zèle 
de l’étude des Mollusques de cet Archipel. L'auteur se pro- 
posait de publier la diagnose de l'espèce dans les Procee- 
dings of the Linnean Society of New South Wales, de 
Sydney, en 1881. Nous ignorons s'il a effectivement 
donné suite à ses intentions à cet égard, mais, dans tous 
les cas, nous croyons équitable de laisser à l’espèce dont 
on lui doit la connaissance le nom qu'il avait choisi pour 
elle. 


2. Burimus (PLACOSTYLUS) FIBRATUS, Martyn (1). 


Var. À. Sinistrorsa (pl. XI. fig. 2), imperforata, sub epi- 
dermide pallide castanea albida; anfr. 6 4/2, uliimus sub- 
ascendens; apertura periformis, intus aurontiaco-purpu- 
rea; perisioma incrassatum, reflexum, pallide auran- 


(1) Voy. Journ. Conechyl., vol. XVIIL, p. 242 et 412, 1870, pour 
les variétés précédemment décrites de la même espèce. 


— 541 — 


tiaco-luteum, marginibus callo lato, concolore junctis, pa- 
rietali unidentato, columellari uniplicato. — Long. 73; 
diam. maj. 37 mill. Apert. cum peristomate 45 mill. lon- 
ga, 24 lata (Coll. Gassies). 

Habitat in Nova Caledonia. 


Var. À. Sénestre, imperforée, blanchâtre, sous un épi- 
derme d’un brun-marron très clair. Tours de spire au 
nombre de 6 1/2; dernier tour un peu ascendant. Ouver- 
ture piriforme et d’un pourpre orangé, à l’intérieur. Pé- 
ristome épaissi, réfléchi et d’un jaune orangé très clair : 
bords réunis par un dépôt calleux, de même couleur que 
le péristome; bord pariétal muni d’une dent; bord colu- 
mellaire présentant un pli, à sa partie supérieure. 

Longueur totale de la coquille 73 millimètres, plus 
grand diamètre 57. Longueur de l'ouverture, y compris 
le péristome, 45 millimètres, plus grande largeur 24. 

Hab. Ile des Pins (Archipel de la Nouvelle-Calédonie). 


3. Bucimus ! PLACOSTYLUS) FIBRATUS, Martyn, 
monstr. (pl. x1, fig. 5). 


Le B. fibratus dont nous avons à parler ici a pris une 
forme monstrueuse, à la suite d’une déformation acciden- 
telle, analogue à celle qu'ont éprouvée deux autres indi- 
vidus, appartenant à la même espèce et que nous avons 
déjà précédemment figurés dans ce Recueil (1). Dans la 
coquille dont nous nous occupons actuellement, les trois 
premiers tours de spire se déroulent normalement, mais à 
partir du commencement du quatrième et à la suite d’une 
lésion du test, qui a laissé une cicatrice visible, et qui a 
dû, natuellement, être accompagnée d’une lésion corres- 


(4) Journ. Conchyl., vol. XXVIII, pl. x, fig. 3, 3a et 3b, 
1880. 


24 


4 


— 542 — 


pondante du manteau, le mode de développement de 
l'animal subit un changement radical. Le test, presque 
lisse jusque-là, se recouvre de stries fortement prononcées 
et rugueuses, les tours de spire deviennent anguleux, et 
cet angle, situé à la partie supérieure des tours, forme un 
cordonnet ou bourrelet très saillant et persiste jusqu’à 
l'ouverture, dont il modifie sensiblement la forme, ainsi 
que celle du péristome. POP ERUR 


Description de Coquilles nouvelles, 


PAR LE COMMANDANT L. MORLET. 


1. Euzima CaALEDoNICA, L. Morlet (pl. XIE, fig. 4, 1a). 


Tesla imperforata (sed loco umbilici subdepressa), co- 
nica, nilens, lævigata, albida, apice acutissima ; anfrac- 
lus 7-8 regulariter accrescentes, convexiusculi, sutura 
submarginata discreti, primi 3 aculissimi;ultimus dilata- 
tus, conveæus, terliam partem longitudinis æquans. Aper- 
tura ovata, superne angulosa; margine columellari in- 
crassalo; labro arcualo, crassiusculo. — Operculum lu- 
tescens, nucleo laterali. — Long. 6 mill.; diam. 3 mill. 


Coquille imperforée, mais légèrement déprimée, à la ré- 
gion ombilicale, conique, brillante, lisse, blanchâtre , 
courte, composée de 7 à 8 lours de spire peu convexes, 
s'accroissant régulièrement, séparés par une suture un 
peu marginée ; les 5 premiers tours très aigus, ie dernier 
très large, proportionnellement, surtout à la base, et for- 
want, à lui seul, 1/5 environ de la longueur totale. Ou- 
verture ovale, un peu anguleuse au sommet; bord colu- 


\ 


mellaire couvert d’une légère caillosité ; labre légèrement 


— 545 — 


cintré, uni et épais. Opercule de coloration cornée claire 
et à nucléus latéral. 

Hab. Nouvelle-Calédonie (ma collection). 

Rapports et différences. — Cette espèce se rapproche 
de l'Eulima obesula, A. Adams (Conch. Icon., vol. XV, : 
pl. 1v, fig. 28), mais ce dernier s’en distingue par sa forme 
très globuleuse, son ouverture plus arrondie et sa taille 
plus forte, On peut le comparer aussi à l’Eulima rosea, 
Pease (Conch, Icon., vol. XV, pl. v, fig. 59), mais on 
l'en distingue par ses tours de spire moins convexes et 
dont les premiers sont légèrement inclinés. 

O6s. Nous croyons devoir signaler, dans la même loca- 
lité, une autre espèce plus effilée et plus petite. Malheu- 
reusement, le seul échantillon que nous en possédons 


n'étant pas complètement adulle, nous ne pouvons la 
décrire. 


2. Hezix LacosTEANA, L. Morlet (PI. XIT, fig. B). 


H. Lacosteana, L. Morlet, in Roudaire, Rapp. sur l’'Expéd. 
des Schotts, p. 168, pl. vi, fig. 1 et 2, 1881. 


Testa lute umbilicata, discoidea, supra tectiformis, con- 
veæiuscula, infra conveæa, acute carinata, regulariter et 
arcuatim striato-plicatula, albida, maculis nebulosis ru- 
fescentibus ornata; anfractus 6 1/2, primi lœves, lutes: 
centes, sequentes sensim crescentes, sutura subcrenulata 
et subexserta marginati; anfractusultimus ad peripheriam 
depressus, vix descendens ; umbilico lato, perspectivo, ob- 
tuse angulalo; apertura obliqua, subrhomboidea, extus 
acute angulata; margine basali arcuato-convezxo ; peris- 
toma simpleæ, acutum. — Alt. 10 mill.; diam. 22 mul. 


Coquille largement ombiliquée, discoiïde, tectiforme et 


— 54% — 


un peu convexe en dessus, plus bombée en dessous, forte- 
ment carénée à la périphérie, ornée de stries pliciformes, 
régulièrement arquées et serrées. Couleur blanchâtre avec 
des taches nébuleuses d’un jaune brunäâtre, Six tours et de- 
mi de spire, les premiers lisses et jaurâtres, les suivants dé- 
primés, croissant régulièrement et séparés par une suture 
subcrénelée et légèrement relevée, dernier tour déprimé à 
la périphérie, à peine descendant. Ombilic large, permet- 
tant de voir les premiers tours et oblusément anguleux. 
Ouverture oblique, subrhomboiïdale, très anguleuse en 
dehors; bord basal arqué et convexe; péristome simple 
et tranchant. 

Loc. Chott-Djérid, Djébel-Aidoudi. 

Obs. Cette espèce se rapproche de l’Helix Henoniana, 
Bourguignat, mais il sera toujours facile de l’en distin- 
guer par sa forme générale, qui est moins bombée, son 
ombilic beaucoup plus large et subanguleux, ses stries 
plus régluières et plus fines, son ouverture plus angu- 
leuse, son dernier tour plus dilaté et sa taille plus forte. 


5. PLANORBIS RozLanni, L. Kiorlet (PI. XII, fig. k). 


Testa tenuis, supra convexiusculu, infra subplanulata, 
oblique striata; anfractus 6 1/2 regulariter crescentes, su- 
pra conveæi, infra conveæiusculi, sulura profunda dis- 
creti : anfractus ultimus angulatus, infra carinatus etmar- 
ginatus ; carina in vicinio aperturæ obsoleta aut nulla. 
Apertura obliqua,ovata, subtus deflexa ; peristoma simpleæ. 
— Alt. 3 mill.; diam. max, 16 mill.; min. 14 mul. 


Coquille mince, légèrement concave en dessus et pres- 
que plate en dessous, ornée de stries fines et obliques; 
6 tours 1/2 de spire, s'accroissant régulièrement, con- 
vexes en dessus et un peu moins en dessous, séparés par 


— 945 — 


une suture profonde et bien nette ; dernier tour anguleux, 
entouré, à sa partie inférieure, d’une carène plus ou moins 
prononcée, qui disparaît au voisinage de l'ouverture. Ou- 
verture petite, oblique, ovalement arrondie; péristome 
simple et tranchant. 

Hab. (subfossile) Feidjet-Turkeï, Sahara algérien (G. Rol- 
land); Marais de la Macta, Algérie (Brevière). Coll. Rol- 
land. 

Obs. Cette espèce fait partie du groupe des Planorbis 
complanatus, Linné, P. sabangulatus, Philippi, et P. sub- 
marginatus, Cristofori et lan, mais il sera toujours facile 
de l’en distinguer par la convexité de ses tours, par la fai- 
blesse de sa carène, par son ouverture qui est arrondie et 
très étroite. Bien que conservant toujours ses traits géné- 
raux, elle est très variable dans sa forme. 


&. AmnicoLA PEsmer, L. Morlet (PI, XIF, fig. 2). 


Testa late umbilicata, conoidea, solidiuscula, regulari- 
ter et radiatim striata; anfractus 5 conveæi, suturu pro- 
funda, canaliculata discreti, ultimus latus, globosus, dimi- 
dium longitudinis æquans. Apertura soluta, ovata, supra 
parum angulosa, marginibus continuis, subincrassatis. — 
Long. 4,5 maill.; diam. 2,5 mill. 


Coquille ombiliquée, conoïde, assez solide, ornée de 
stries d’accroissement assez régulières, à tours de spire 
convexes, séparés par une suture profonde et canali- 
culée ; dernier tour large, globuleux, égalant la moitié de 
la longueur totale. Ouvérture ovale, un peu anguleuse en 
haut. Péristome détaché, continu, assez épais. 

Loc. (subfossile) Tamerna-Djedida, Oued-Rhir, Sahara 
Algérien (G. Rolland). Coll. Rolland. 

Obs. Cette espèce se distingue de l’Amnicola perforata, 


— 546 — 


Bourguignat, par sa forme scalaroïde, par ses tours détachés 
el très convexes, par sa suture capaliculée très prononcée. 


5. MELANOPSIS TuNETANA, L. Morlet (PI. XIL, fig. 5). 


Melanopsis Tunetana, L. Morlet, in Roudaire, Rapp. 
Expéd. Chotts, p. 170, pl. vi, fig. 5 et 4, 1881. 


Testa conoidea, elongata, subgracilis, solida, fusco-ni- 
grescens, apice acuta, interdum erosa; anfractus 6 con- 
vexi, prima nodoso-luberculosi, ultimus maxæimus, 3/4 longi- 
tudinis superans, medio coarctatus, costis longitudinalibus, 
flexœuosis, superne nodulosis, inæqualibus, irregularibus, 
in vicinio suturæ evanescentibus ornatus. Apertura ovata, 
superne angulata, angusta; columella obliqua, superne 
callosa ; canali basali late marginato ; labro tenui, acuto, 
vix arcualo. — Long. A6 mill.; diam. 7,5 mill. 


Coquille conoïde, allongée, assez grêle, solide, opaque, 
d'un fauve noirâtre, aiguë au sommet, parfois érodée : 
G tours de spire convexes, les premiers portant, à leur 
partie moyenne, une série transverse de tubercules nodu- 
leux, dernier tour grand, dépassant les 5/4 de la longueur 
totale, rétréci et déprimé à sa partie moyenne, orné de 
côtes longitudinales, flexueuses, noduleuses au-dessus de 
la constriction, inégales, irrégulièrement développées, 
disparaissant au voisinage de la suture. Ouverture ovale, 
anguleuse, linéaire à sa partie supérieure, dilatée à la 
base ; columelle oblique, garnie d’une forte callosité à sa 
partie supérieure ; canal basal largement échancré; labre 
mince, aigu, à peine arqué. 

Hab. Touzeur, Kriz (Roudaire). Coll. Morlet. 

Obs. Cette espèce diffère du Melanopsis Maresi par sa 
forme toujours plus allongée, sa spire plus effilée, ses 


.— 547 — 


côtes légèrement tuberculeuses, sa callosité plus forte, 
son ouverture plus élargie et son péristome beaucoup 
moins arqué. Elle se distingue du M. cariosa par sa taille, 
qui est plus faible, sa forme plus allongée, ses côtes longitu- 
dinales moins fortes et plus sinueuses, sa spire plus longue, 
plus aiguë et son ouverture plus étroite. Enfin, elle se 
rapproche du Melanopsis Maroccana, Morelet, par sa forme 
générale; mais elle en diffère par ses premiers tours de 
spire tuberculeux, par son dernier tour garni de côtes 
fortes, assez espacées, et par la dépression au-dessous de 
la suture du dernier tour. 
DAME 


BIBLIOGRAPHIE, 


Manual Of Coneholegy structural and systematic. 
With illustrations of the species. By (Manuel de 
Conchyliologie structurale et systématique. Avec 
les figures des espèces. Par) &eorge W.'Fryon Sr. 
— Partie XI (1). 


Avec ce fascicule se termine le troisième volume du 
grand ouvrage conchyliologique de M. Tryon. Nous y trou- 
vons la fin des Buccinum; les genres Buccinopsis, Jeffreys ; 
Neobuccinum, Smith; Volutharpa, Fischer ; Chlanidota, 
Martens; Cominella, Gray; Clea, A. Adams; la sous-fa- 


(1) Philadelphie, 1881, chez l’auteur (Acad. of nat. sciences, 
Cor. 49th and Race Streets. Fascicule in-8 comprenant 118 pages 
d'impression el accompagné de 24 planches coloriées. Prix de 
chaque fascicule (à Philadelphie) : figures coloriées, 25 francs 
figures noires, 15 francs, 


— 548 — 


mille des Eburninæ, comprenant les genres Eburna, La- 
marck (avec le sous-genre Zemira), et Macron, H. et 
A. Adams; la sous-famille des Photinæ, renfermant les 
genres Phos, Montfort; Engina, Gray ; Nassaria, (Link) 
H. et A. Adams; Cyllene, Gray. 

L'auteur mentionne, en appendice, quelques espèces, 
récemment publiées, et donne la liste alphabétique de 
toutes les espèces citées par lui, dans le courant du 
volume, ainsi que l'explication des planches. 

H. CROSSE. 


The Terrestrial Mollusea inhabiting the Cook’s 
OT Harvey Exlands. By {Les Mollusques Ter- 
restres habitant les Iles de Cook, ou Iles Hervey. 
Par) Andrew Garrett (1). 


Le groupe des Iles Hervey ou Iles de Cook, situé à en- 
viron 480 mille des îles de la Société et à 640 milles S. E. 
de l’Archipel Samoa, comprend 7 petites îles, dont 5 n’ont 
encore été visitées par aucun naturaliste. En 1861, le 
D' Dean, le premier, recueillit 5 espèces terrestres, dans 
l’île de Mangaia. En 1865 et 1869, l’auteur visita 4 des 
îles, Aitutaki, Atiu, Roratonga et Mangaia, et récolta de 
nombreuses espèces de Mollusques terrestres. Bien que la 
plupart des nouveautés aient été décrites précédemment 
par M. Pease ou par lui, M. Garrett donne encore la dia- 
gnose des suivantes : Microcystis subcicercula, Mous- 
son ms., M. discordice (sic!) ; Patula planospira; nouveau 
genre Libera (type : Pitys tumuloides, Garrett). 

La Faune malacologique terrestre des îles Hervey com- 


(1) Philadelphie, 1880 ? Brochure in-4 de 31 pages d’impres- 
sion. 


— 549 — 


prend 54 espèces, réparties dans les genres suivants : 
6 Microcystis, 10 Patula, 5 Pitys, 4 Libera, 1 Steno- 
gyra, 2 Partula, 7 Tornatellina, 2 Vertigo, 1 Limax, 
1 Succinea, 2 Melampus, { Laimodonta, 3 Diadema, 5 Om- 
phalotropis, 2 Scalinella, 2 Helicina, 1 Chondrella, 4 Assi- 
minea. Sauf les Partula et les Melampus; toutes ces espèces 
sont de petite taille. Il est assez remarquable de retrouver 
là, à Mangaia, une des espèces des Iles Australes, le Par- 
tula hyalina, Broderip, qui vit également à Taiti. Les 
espèces du genre Partula sont, ordinairement, plus loca- 
lisées. 

Roratonga, la plus grande des îles du groupe, n’a guère 
plus de 5 à 6 milles de longueur : c’est aussi ia mieux ex- 
plorée et l’on y compte 39 espèces, dont 21 lui sont par- 
ticulières. 

Aitutaki, incomplètement explorée, compte 28 espèces 
connues, dont 10 ne se retrouvent pas ailleurs. 

Atiu possède 20 espèces, dont 2 seulement lui sont 
particulières. 

Mangaia en renferme 19, dont 1 seule est spéciale. 

Parmi les 54 espèces qui constituent l’ensemble de la 
Faune malacologique terrestre des îles Hervey, trente 
sont particulières au groupe, tandis que les vingt-quatre 
autres sont plus ou moins largement répandues dans les 
autres iles Polynésiennes. 

Le Mémoire de M. À. Garrelt est fort intéressant, au 
point de vue de la distribution géographique des espèces, 
et il serait à désirer que l’auteur en publiât d’autres sur 
la Faune malacologique de quelques-unes des nombreuses 
iles de l'Océan Pacifique, qu'il a eu occasion de visiter et 
d'explorer, dans le cours de ses nombreux voyages mari: 


times, et qui sont encore mal connues. 
H, CROSSE. 


— 950 — 


Faunn Molluscorum extramarinorum Japo- 
miæ. Nach den von Professor Rein gemachten 
Sammlungen bearbeïitet von (Faune des Mollus- 
ques non marins du Japon. D’après les Collec- 
tions recueillies par le Professeur Rein. Par le) 
Dr W. Kobelt (l). 


Depuis que le Japon commence à être ouvert aux Euro- 
péens et plus accessible aux investigations scientifiques, 
le nombre des Mollusques terrestres et fluviatiles, connus 
dans cet important archipel, s’est rapidement augmenté et 
nous sommes, maintenant, bien loin des 55 espèces que 
l’on comptait, à grand’peine, en 1860 (2). Le nombre de 
celles qui sont énumérées par l’auteur est de 195, et il 
est, vraisemblablement, destiné à s’accroître encore nota- 
blement, à mesure que l’on connaîtra davantage et que l’on 
explorera mieux l’intérieur des grandes îles Japonaises. 

Trois éléments différents concourent à la constitution 
de la Faune malacologique Japonaise : 1° Un fonds d’es- 
pèces pour ainsi dire autochtones, particulières au pays et 
véritablement Japonaises ; 2 une série de formes septen- 
trionales, circumpolaires, se rapprochant souvent et s’iden- 
üfiant quelquefois complètement avec les formes Euro- 
péennes; 5° enfin, un groupe d’espèces Indo-tropicales. 
Ces deux derniers éléments rappellent assez exactement 
ce qui se passe pour la Faune malacologique marine Japo- 
naise, qui, du côté des côtes de Chine et de la Corée, pré- 
sente un caractère septentrional très prononcé, tandis 


(1) Francfort-sur-le-Mein, 1879, chez Christian Winter. Un 
volume grand in-4 publié en 2 livraisons, comprenant 171 pages 
d'impression et accompagné de 23 planches lithographiées. 

(2) Voy. Journ. Conchyl., vol. VIE, p. 386, 1860. 


— 551 — 


que, du côté de l'Océan Pacifique, l'aspect change subite- 
ment et devient tropical. Cette opposition entre les formes 
du Nord et celles du Sud se manifeste, d’ailleurs, même 
parmi les espèces terrestres particulières au Japon, où l’on 
trouve les unes et les autres. 

Les Anodonta, Dipsas et Unio du Japon sont des formes 
Chinoises : pourtant, on n’y retrouve pas les remarqua- 
bles espèces du sud de la Chine, qui se rapprochent si 
étrangement des Unio de l'Amérique du Nord. Les Limnæa 
sont d'aspect Européen. 

Parmi les Mollusques terrestres,: on remarque le déve- 
loppement du beau groupe des Camena et des Frutici- 
coles, parmi les Helix. Celui du genre Clausilia est encore 
plus remarquable : on en compte déjà 54 espèces connues, 
et, parmi elles, les géants du genre (C. Martensi, Her- 
klotz ; C. Yokohamensis, Crosse). 

Dans les Mollusques terrestres operculés, nous trou- 
vons 2 genres spéciaux : Cœlopoma et Japonia. 

La plupart des matériaux qui ont servi à M. le D' W. Ko- 
belt, pour son intéressant Mémoire, ont été recueillis au 
Japon, par M. le professeur Rein, pendant un séjour d’en- 
viron deux années, qu’il a su bien employer, au profit des 
sciences naturelles. C’est le travail le plus important que 
nous connaissions sur la Faune malacologique terrestre 
et fluviatile du Japon. H. CROSSE. 


Miollusea Of FE. M. S. Challenger’s Expedition. 
— Part VE (1) — Part VII (2. — Part 


(1) Londres, 1880. Brochure in-8 de 14 pages d'impression 
(Extr. du vol. XV du Linnean Society’s Journal. — Zoologie). 

(2) Londres, 1880. Brochure in-8 de 30 pages d'impression 
(Extr. du vol. XV du Linnean Society's Journal. — Zoologie). 


— 592 — 
VIIL (1). Part IX (2). — Part X (3). — Bythe 
Rev. (Mollusques de l'Expédition du Challenger. 


Parties VI, VIT, VIIT, IX et X. Par le Révérend) 
Robert Boog Watson. 


Partie VI. — L'auteur décrit, dans la sixième partie 
de son travail, 9 espèces nouvelles, appartenant à la 
famille des Turritellidæ : Turritella runcinata, T. accisa, 
T. Carlotitæ, T. Philippensis, T. Cordismei, T. austrina, 
T. deliciosa, T. (Torecula) admirabilis, T.(Toreula)lamellosa. 

Partie VII. — La septième partie comprend les des- 
criptions d’espèces nouvelles qui suivent : dans la famille 
des Pyramidellidæ, Aclis mison, A. hyalina, A. sarissa; 
Fenella elongata ; Dunkeria falcifera ; dans celle des Nati- 
cidæ, Natica Philippinensis, N. atypha, N. pseustes, 
N. suturalis, N. radiata, N. amphiala, N. leptalea, N. xan- 
tha, N. prasina, N, fartilis, N. apara; dans celle des 
Cassidea, Oniscia cithara ; dans celle des Tritonidæ, Triton 
Philomelæ, Ranella Fijiensis. 

Parties VIII, IX et X. — Ces trois parties, consacrées 
exclusivement à la famille des Pleurotomidæ, contiennent 
les descriptions de 6% espèces nouvelles de Pleurotoma, 
dont voici la liste : 42 du groupe des Surcula (P. staminea, 
P. trilix, P. lepta, P. rotundata, P. goniodes, P. plebeia, 
P. syngenes, P. hemimeres, P. anteridion, P. bolbodes, 
P. ischna); 5 du groupe des Genota (P. didyma, P. en- 
gonia, P. atractoides); 15 du groupedes Drillia (P. pyrrha, 


(4) Londres, 1881. Brochure in-8 de 26 pages d'impression 
(Extr. du vol. XV du Linn. Soc. Journ. —- Zool.). 

(2) Londres, 1881. Brochure in-8 de 43 pages d’impression 
(Extr. du vol. XV du Linn. Soc. Journ. — Zool.). 

(3) Londres, 1881. Brochure in-8 de 19 pages d’impression 
(Extr. du vol. XV du Linn. Soc, Journ. — Zool.). 


— 353 — 


P. paupera, P. gypsata, P. brachytona, P. fluctuosa, 
P. bulbacea, P. spicea, P. ula, P. stirophora, P. phæacra, 
P. tmeta, P. incilis, P. sterrha) ; À du groupe des Cras- 
sispira (P. climacota); 1 du groupe des Clavus (P. mar- 
marina) ; 9 du groupe des Mangelia (P. subtilis, P. Levu- 
kensis, P.eritmeta, P. hypsela, P. acanthodes, P. corallina, 
P. macra, P. incincta, P. tiara); 2 du groupe des Raphi- 
toma (P. lithocolleta, P. lincta), 9 du groupe des Thesbia 
(P. eritima, P. translucida, P. corpulenta, P. platamodes, 
P. dyscrita, P. monoceros, P. papyracea, P. brychia, 
P, pruina) ; 10 du groupe des Defrancia(P. hormophora, 
P. chariessa, P. pachya, P. pudens, P. araneosa, P. strep- 
tophora, P. circumvoluta, P. chyta, P. perpauxilla, 
P. perparva); 2 du groupe des Daphnella (P. compsa, 
P. aulacoëssa) ; 2 du groupe des Borsonia (P. ceratoplasta, 
P. silicea). 

Les Pleurotoma, déjà si nombreux dans la nomencla- 
ture, se trouvent considérablement augmentés, par suite 
des découvertes des naturalistes du Challenger, et l’auteur 
se voit forcé de recourir, le plus souvent, pour désigner 
ses espèces nouvelles, à des dénominations tirées du grec, 
les noms d’origine purement latine étant épuisés. Le 
même fait se reproduit forcément pour tous les genres 
chez lesquels la quantité des espèces est considé- 
rable. 

On voit que M. Watson poursuit avec activité l’étude 
des précieux matériaux scientifiques qui, pour la plupart, 
ont été recueillis, par les naturalistes du Challenger, dans 
des localités peu fréquentées et à des profondeurs diffici- 
lement accessibles aux collecteurs. Nous ne pouvons que 
l’en féliciter et nous espérons bien que les diagnoses qu’il 
publie ne sont que le prodrôme d’un grand ouvrage mala- 


— 354 — 
cologique, consacré à l'illustration des importantes décou- 
vertes réalisées par l’Expédition Anglaise. 
H. CROSSE. 


Reports on the Results Of Dredging, under the 
Supervision Of Alexander Agassiz, in the Gulf 
of Mexico and in the Caribbean Sea, 1877- . 
1879, by the United States Coast Survey Stea- 
mer « Blake », Lieutenant-Commander €. pb. 
Sigshee, U. S. N., and Commander #. R. Bar- 
tlett, U. S. N., Commanding. By (Rapports sur 
les résultats des dragages effectués, sous la direc- 
tion d'A. Agassiz, dans le Golfe du Mexique et 
dans la Mer des Antilles, de 1877 à 1879, par le 
bâtiment à vapeur « Blake », du Service de l’Ex- 
ploration des Côtes des États-Unis, sous le com- 
mandement du Lieutenant-Commandant C. D. 
Sigsbee et du Commandant J. R. Bartlett. Par) 
MY. Hi. Dali (1). 


Les dragages exécutés, de 1877 à 1879, par le steamer 
de la marine des États-Unis « Blake », sous la haute di- 
rection de M. A. Agassiz et avec le conceurs du comman- 
dant J. R. Bartlett et du lieutenant-commandant C. D. 
Sigsbee, paraissent avoir été des plus fructueux, particu- 
lièrement au point de vue malacologique. M. Dall n’a pu 
encore s'occuper d'étudier les Mollusques recueillis par le 
professeur Agassiz et le commandant Bartlett, de 1878 à 


(1) Cambridge, 1881. Brochure in-8 de 112 pages d'impression 
(Extr. du Bulletin of the Museum of comparative Zoology, 1881). 


— 955 — 


1879, et le travail qu’il vient de publier ne comprend 
même pas la totalité des récoltes faites à bord du « Blake », 
de 4877 à 1878, par MM. Agassiz et Sigsbee. Pourtant, 
les nonveautés recueillies sont si nombreuses et si inté- 
ressantes que l’auteur a cru devoir publier immédiate- 
ment les diagnoses, afin de prendre date, en attendant le 
grand ouvrage dans lequel toutes ces espèces doivent être 
plus amplement décrites et figurées. M. Dall à fait, d’ail- 
leurs, consciencieusement, toutes les recherches néces- 
saires pour éviter les doubles emplois spécifiques et il s’est 
mis, dans ce but, en rapport avec M. Jeffreys et le Rév. 
Boog Watson, chargé de l'examen et de la publication des 
Mollusques rapportés par l'Expédition Anglaise du Chal- 
lenger. 

Voici la liste des espèces décrites comme nouvelles 
(nous ferons observer qu’elle ne comprend ni les Céphalo- 
podes, ni les Ptéropodes, ni les Nudibranches) : 

Cadulus æqualis, G. Watsoni, C. Agassizii, C. lunulus, 
C. cucurbitus ; Siphonodentalium quadridentatum; Den- 
talium perlongum, D, sericatum, D. ceratum, D. Sigsbea- 
num..D. ophiodon; Siliquaria modesta ; Bivonia exserta ; 
Pedicularia albida; Margarita asperrima, M. scabriuscula, 
M. lissocona, M. filogyra, M. (Turcica) imperialis, M. 
iris, M. lacunella (maculata, olim), M. lubrica, M? eus- 
pira; Calliosioma circumcinctum, C. roseolum, C. apici- 
num, C. sapidum, CG. Yucatecanum, C. echinatum ; Se- 
guenzia delicatula ; Leptothyra albida; Callogaza (genre 
nouveau) superba, C. Watsoni; Microgaza (genre nouveau) 
rotella; Fluxina (genre nouveau) brunnea; Turbo (Lio- 
tia?) Briareus; Hanleya tropicalis; Pleurotoma (Ancistro- 
syrinx, (sous-genre nouveau) elegans; P. (Bela) Blakeana, 
P. (B.) limacina, P. (B.) filifera; P. (Genota) mitrella ; 
P. (Pleurotomella) Verrillii; P. (P.) Sigsbei; P. (Mangilia?) 


— 396 — 


ipara, P. (M.) comatotropis, P. (M.) lissotropis, P. (M.) 
bandella, P. (M.) Antonia, P. (M.) Pourtalesii, P. (M.) co- 
lumbella, P. (M.) pelagia; P. (Drillia) polytorta (nom spé- 
cifique hybride, à changer), P. (D.) subsida, P. (D.) nu- 
cleata, P. (D.) exasperata, P, (D?) leucomata, P. (D.) gra- 
tula, P. (D.) detecta, P. (D.) serga, P. (D.) smirna, P. 
(D.) oleacina, P. (D.) Havanensis, P. (D.) Verrillii, P. (D.) 
peripla, P. (D.) elusiva, P. (D.) morra; P. (Daphnella ?) 
leucophlegma; Trichotropis migrans; Marginella Wat- 
soni, M. seminula, M. Yucatanea, M. torticula, M. ave- 
nella; Puncturella circularis, P. trifolium ; Haliotis (Pa- 
dollus) Pourtalesii; Triforis (no) longissimus, T. torticu- 
lus, T. cylindrellus, T. abruptus, T. triserialis, T. inter- 
medius, T. colon, T. ibex; Cerithiopsis Sigsbeana, C. 
crystallina ; Bittium Yucatecanum; Columbella (Astyris?) 
amphissella, C. (A.) Verrilli; Natica fringilla ; Turritella 
Yucatecana ; Actæon incisus, À. melampoides, A. Danai- 
da, A. perforatus; Bulla abyssicola, B. eburnea; Atys 
bathymophila, A. Sandersoni; Scaphander Watsoni; Utri- 
culus vortex, U. Frielei; Verticordia Fischeriana, V. ele- 
gantissima; Lyonsia bulla; Poromya granatina; Neæra 
granulata, N. Jeffreysi, N. claviculata, N. arcuata, N. la- 
mellifera; Corbula cymella; Saxicava azaria; Limopsis 
Antillensis, Macrodon asperula; Arca glomerula, A. poly- 
cyma; Nucula Cytherea; Leda Carpenteri, L. (Neilonella) 
corpulenta, L. solida; Yoldia solenoides, Y. liorhina ; 
Cardium (Fulvia) peramabile ; Syndosmia lioica ; Tellina 
sybaritica; Loripes compressa ; Diplodonta pilula. 

Parmi les espèces antérieurement connues, qui ont été 
recueillies, dans le cours des explorations du « Blake », et 
qui sont citées par M. Dall, nous mentionnerons le Pleuro- 
tomaria Quoyana, dragué au large de la Barbade, par 75 et 
84 brasses de profondeur , el le Pleurotomaria Adanso- 


— 3557 — 

niana, dragué également dans le voisinage de la Barbade, 
par 64, 94 et 200 brasses de profondeur. L'examen des 
animaux, qui doit être l’objet d’un travail ultérieur, a dé- 
montré que le groupe des Pleurotomaria est suffisamment 
caractérisé pour pouvoir constituer une famille, très voi- 
sine des Trochidæ et se rattachant, par certains points, 
aux Haliotidæ. 

Les Mollusques étudiés jusqu'ici par M. Dall ne forment 
guère que la moitié des récoltes scientifiques du «Blake ». 
On peut juger par Jà de leur importance. Il reste mainte- 
nant à attendre la publication du grand ouvrage qui doit 
utiliser et mettre en pleine lumière ces magnifiques maté- 
riaux. Espérons que nous ne l’attendrons pas trop long- 
temps! H. CROSSE. 


Appendice al €atalogo delle Conchiglie COMPO- 
nenti la Collezione Rigacei (1). — Parte pri- 
ma. Conchiglie viventi (Appendice au Catalogue 
des Coquilles composant la Collection Rigacci. — 
Première partie. Coquilles vivantes). 


Cet Appendice, publié sans nom d'auteur, énumère 
907 espèces faisant partie de la collection Rigacci et qui 
n’avaient point été mentionnées dans le Catalogue précé- 
demment paru. H. CROSSE. 


M. Paulueci. — Contribuzione alla Fauna Mala- 
cologien Italiana. Specie raccolte dal Dott. G. 
Cavanna, negli anni 1878, 1879, 1880, con 


(1) Rome, 1881. Brochure in-4 de 18 pages d'impression. 
25 


— 358 — 

elenco delle Conehiglie Abruzzesi e descri- 
zione di due nuove Suecinen (Wf. Paulueci. — 
Contribution à la Faune malacologique Italienne. 
Espèces recueillies par le D° G. Cavanna, dans 
le cours des années 1878, 1879 et 1880, avec un 
Catalogue particulier des Coquilles des Abruzzes 
et la description de deux espèces nouvelles de 
Succinea). 


L'auteur poursuit avec activité l’accomplissement de la 
tâche qu'il s’est imposée d'étudier à fond et de faire con- 
naître, par une série de publications successives, la Faune 
malacologique terrestre et fluviatile de l'Italie. Le volume 
qui vient de paraître a été fait d'après des matériaux con- 
sidérables, recueillis par le docteur G. Cavanna, de 1879 à 
1880, dans les Abruzzes et dans les régions voisines. 

Dans les Abruzzes seulement, Madame la marquise 
M. Paulucci énumère 70 espèces rapportées par M. Cavan- 
na et auxquelles on pourrait en ajouter 49 autres, citées par 
les auteurs, ce qui fait un total de 89 espèces, chiffre bien 
supérieur à celui qu'ont donné successivement M. E. von 
Martens et M. le D' Tiberi. 

Les espèces suivantes sont décrites comme nouvelles et 
figurées : Vitrina rugosa ; Hyalinia meridionalis, H. Ca- 
vannæ; Helix Cavannæ, H. Grovesiana , H. Alphabucel- 
liana ; Amnicola callosa, À. minima ; Hydrobia minuscula. 

L'auteur, dans un appendice, décrit également comme 
nouvelles deux espèces de Succinea : S. Benoiti, de la 
province de Messine, et S. inconcinna, de Novoli, près 
Florence. 


(4) Sienne, 1881. Volume grand in-8 de 122 pages d’impres- 
sion, accompagné de 5 planches lithographiées (Extrait du vol. 
VII du Bullett. Soc, mal. ltaliana, 1884). 


— 3559 — 

La synonymie des espèces est bien traitée et la discus- 
sion des difficultés qui ont été soulevées, à propos de quel- 
ques-unes d’entre elles, est souvent intéressante et dé- 
montre à quel point l’auteur possède son sujet. 

H. CROSSE. 


On the Genus Myedora of Gray. By (Sur le genre 
Myodora de Gray. Par) Edgar A Smith (1). 


L'auteur décrit comme nouvelles et figure les espèces 
de Myodora suivantes : M. Novæ-Zelandiæ, M. subrostra- 
ta, M. antipodum, M. Boltoni, de la Nouvelle-Zélande ; 
M. proxima, du Japon ; M. Reeveana, A. Adams ms., de 
Chine; M. tenuisculpta, M. compressa. Ces descriptions 
élèvent à 22 le nombre des espèces actuellement connues 
de ce genre curieux, qui ne paraît exister que dans cer- 
taines parties de l'Océan Pacifique. 

Voici, en effet, sa distribution géographique : 

Nouvelle-Zélande. — M. striata, Quoy et Gaimard ; M. 
rotundata, Sowerby; M. brevis, Sowerby, M. pandori- 
formis, Stutchbury ; M. Novæ-Zealandiæ, Smith; M. sub- 
rostrata, Smith; S. antipodum, Smith ; S. Boltoni, Smith; 
M. crassa, Stutchbury; M. ovata, Reeve. 

Australie. — M. brevis, Sowerby ; M. pandoriformis, 
Stutchbury; M. crassa, Stutchbury; M. ovalis, Stutch- 
bury. 

Tasmanie.— M. Tasmanica, Woods; M. albida, Woods; 
M. brevis, Sowerby. 

Nouvelle-Calédonie. — M. convexa, Angas. 


(4) Londres, 1880. Brochure in-8 de 10 pages d'impression, 
accompagnée d’une planche lithographiée (Extr. des Proc. Zool. 
Soc. London, 1880). 


5 

Philippines. — M. oblonga, Reeve; M. ovata, Reeve; 
M. trigona, Reeve; M. plana, Reeve. 

Japon. — M. fluctuosa, Gould; M. proxima, Smith. 

Chine. — M. Reeveana, À. Adams. 

La Nouvelle-Zélande, qui paraît constituer la métropole 
du genre, possède 10 espèces , dont 3 lui sont communes 
avec l'Australie et fa Tasmanie, et 4 avec les Philippines. 
L'Australie compte 4 espèces et 6 en y comprenant la Tas- 
manie; cette dernière île en renferme 5, dont 1 lui est 
commune avec l'Australie. La Nouvelle-Calédonie en 
compte 1 ; les Philippines, 4; le Japon, 2, et la Chine, 1: 

H. CROSSE. 


Paulueci (March. Marianna). — Molluschi 
fluviatili Htaliani 1nViali COME sagglo alla Es- 
posizione internazionale della Pesca in Berlino 
(Mollusques fluviatiles Italiens envoyés comme 
essai à l'Exposilion internationale de pêche de 
Berlin, par la) marquise M. Paulueci (1). 


L'auteur énumère, dans ce Travail, 95 espèces de Mol- 
lusques fluviatiles d'Italie, avec leur distribution géogra- 
phique dans les diverses parties du continent Italien et 
däns les îles qui s’y rattachent. Les espèces et variétés sui- 
vantes sont décrites comme nouvelles : var. violacea du 
Limnæa stagnalis, Linné; Planorbis Pauluccianus, Ca- 
roti ms.; Amunicola Paulucciæ, Clessin ms.; var. exilis, 
du Frauenfeldia Lacheineri, Charpentier; var. minuta du 
Belgrandia thermalis, Linné ; Lithoglyphus Clessinianus. 

H. CRosse. 


(1) Berlin, 1880. Brochure in-8 de 21 pages d'impression. 


— 464 — 


Liste des Coquilles recueillies à Cannes par 
MM. E. et Ad. Dollfus. Par M. Ph. Dautzen- 
berg (1). 


Les Coquilles qui font l’objet de cette Notice ont été re- 
cueillies, par MM. Dollfus, dans le sable de la plage, à l’ex- 
trémité du cap Croisette, pointe de terre qui sépare la 
rade de Cannes du golfe Juan. Parmi les 139 citées, 2 doi- 
vent être exclues comme n'appartenant pas à la Faune 
Méditerranéenne, le Purpura lapillus et le Bela turricula : 
les quelques exemplaires recueillis provenaient sans doute 
du lest d’un navire déchargé ou de quelque autre cause 
accidentelle. H. CRosse. 


Fauna Ktaliana, — Communicazioni malaco- 
logiche. Articolo primo (2). — Articolo secon- 
do (3). Descrizione di alcune nuove specie del 
genere Pomatias. [Faune Italienne. Communi- 
cations malacologiques. Article premier. — Ar- 
üicle second. Description de quelques espèces 
nouvelles du genre Pomalias, par la marquise) 
ME. Paulueci (2). 


L'auteur se propose de publier, sous cette rubrique, 
chaque fois que l'occasion s’en présentera, des articles 
complémentaires ou rectificatifs du Prodrome de la Faune 


(1) Paris, 1881. Brochure petit in-4 de 6 pages d'impression 
(Extr. de la Feuille des Jeunes Naturalistes, 1881). 

(2) Pise, 1877. Brochure in-8 de 2 pages d'impression (Extr. 
du Bull. della Soc. malac. Italiana, vol, TI, 1877). 

(3) Pise, 1879. Brochure in-8 de 9 pages d'impression (Extr. 
du Bull. della Soc. malac. Italiana, vol. V, 1879). 


— 362 — 
Italienne qu’elle a publié, il y a quelques années, à l’oc- 
casion de l'Exposition Universelle de Paris. 

I. L'auteur signale la découverte, dans le Val d’Elsa, 
près de San Gemignano, à l'endroit nommé « Le Fonti », 
d’une espèce d’Hyalinia Italienne assez mal connue et que 
M. De Stefani semble disposé à confondre avec l’H. lu- 
cida, Draparnaud : il s’agit de l’H. Uziellii, Issel. 

II. Les espèces Italiennes suivantes, appartenant au 
genre Pomatias, sont décrites comme nouvelles : P. elon- 
gatus, P. elegantissimus, P. turricula, P. Crosseanus, P. 
Alleryanus, P. Pirajni, Benoît ms., P. Adamii, P. Fische- 
rianus, P. Dionysi, P. Westerlundi, P. agriotes, Wester- 
lund ms., P. sospes, Westerlund ms. H. CROSSE. 


Appunti malocologichi soprà alcune forme di Con- 
chiglie Italiane, pubblicate come nuove specie. 
Nota del Socio (Appoints malacologiques sur 
quelques formes de Coquilles Italiennes, décrites 
comme nouvelles. Par) Napoleone Pini (1). 


L'auteur critique les abus de spécification qui ont été 
commis, depuis quelques années, en matière de Mollus- 
ques terrestres Européens, et que l’on peut appeler avec 
raison le Système de la pulvérisation de l’espèce. I s’atta- 
que particulièrement aux espèces récemment créées en 
Italie. Il est malheureusement certain que, depuis une 
vingtaine d'années, quelques naturalistes, heureusement 
en petit nombre et généralement peu suivis, ont fait leur 
possible pour plonger la nomenclature des Mollusques 


(4) Milan, 1879. Brochure in-8 de 20 pages d'impression 
(Extr. des Atti della Soc, Ital. di sc. naturali, vol. XXII, 1879). 


— 565 — 


terrestres et fluviatiles de l’Europe et particulièrement de 
la France, dans un chaos inextricable, par une multipli- 
cation des espèces insuffisamment justifiée et véritable- 
ment excessive. 

Nous ne nous portons pas garant de l'exactitude des 
critiques de M. Pini, n’ayant pas sous les yeux suffisam- 
ment de pièces de comparaison pour nous permettre de 
trancher la question, et nous nous contentons de donner 
ses conclusions. 

Il pense que les Pomatias elongatus, P. elegantissimus 
et P. turricula, Paulucci, ne constituent que de simples 
variétés du P, septemspiralis, Razoumoffsky ; que le P. 
Crosseanus, Paulucci, est un synonyme du P. Pinianus, 
Bourguignat, et que ce dernier n’est autre chose qu’une 
variété du P. patulus, Draparnaud; que le P. Adamii, 
Paulucci, se rattache, comme variété, au P. scalarinus, 
Villa; que le P. affinis, Paulucci, fait double emploi avec 
le P. eupleurus, Bourguignat, et que le P. Fischerianus, 
Paulucci, pourrait bien faire également double emploi 
avec le P. Paladilhianus, Saint-Simon. Si M. Napoleone 
Pini a fait vœu de partir en guerre contre tous les Poma- 
tias mauvyais ou douteux, il peut venir en France, où ilen 
trouvera, selon toute apparence, beaucoup plus encore 
qu’en Italie. 

L'auteur pense aussi que le Clausilia Delpretiana ne 
peut être conservé, parce que, sous cette dénomination, 
M. De Stefani comprend deux formes spécifiques dis- 
tinctes, qui ont été décrites sous les noms de C. Bonellii, 
Martens, et de C. perexilis, Fagot; et que le C. Pecchiolii, 
De Stefani, est une simple variété, déjà connue et anté- 
rieurement décrite comme var. Pinii, Westerlund, du 
C. rugosa, Draparnaud. H. CROSSE. 


— 364 — 


Replica alle Osservationi critiche dei Signori Pini, 
De Stefani € Tiberi soprà alcune recenti publi- 
cazioni malacologiche di (Réponse aux observa- 
tions critiques de MM. Pini, De Stefani et Tiberi 
sur quelques publications malacologiques récen- 
tes de) M. Paulueei (1). 


Dans cette brochure malacologique, l’auteur répond aux 
critiques assez nombreuses qui lui ont été adressées par 
plusieurs de ceux de ses compatriotes qui s'occupent éga- 
lement d’études malacologiques, et particulièrement par 
MM. Pini, De Stefani et Tiberi. 

Nous signalerons, dans ce travail, pour l'édification des 
Conchyliologues, l’histoire fort amusante d’un Mémoire 
malacologique, devenu tout à fait introuvable, parce que 
l'auteur refuse de le vendre ou de le céder à toute per- 
sonne qui ne se sera pas inclinée, avec suffisamment de 
respect, devant ses mérites scientifiques, ou, pour parler 
plus sérieusement, à toute personne qui ne lui conviendra 
pas. À ce propos, Madame Paulucci soulève une question 
fort grave, en matière de nomenclature, celle de savoir si 
un naturaliste, qui fait imprimer un ouvrage descriptif, 
mais qui se refuse à le mettre à la disposition du public, 
par voie de vente ou autrement, et qui, par conséquent, 
ne le publie pas, effectivement, dans le sens réel du mot, 
a droit à l’antériorité, en ce qui concerne ses espèces. 
Nous n’aurions pas cru qu'il fût jamais possible d’avoir à 
discuter une pareille question, les auteurs, habituelle- 
ment, ne faisant imprimer leurs ouvrages que dans le but 
de les porter à la connaissance du public et de les répan- 


(1) Pise, 1879. Brochure in-8 de 37 pages d'impression (Extr 
du Bull. della Soc. malac. Italiana, 1879). 


— 365 — 


dre le plus possible, mais il est certain que, si bizarre qu'il 
puisse paraître, le fait existe, actuellement, et nous en 
savons quelque chose. Quoi qu'il en soit, Madame Paulucci 
conclut à la nécessité d’une publication effective, consta- 
tée par le fait de la vente commerciale, pour qu'un auteur 
puisse prétendre au droit d’antériorité, pour les espèces 
qu'il décrit. Bien que cette solution soit peut-être un peu 
rigoureuse, il n’en est pas moins vrai qu'un travail impri- 
mé, non porté à la connaissance du public et non mis à 
sa disposition, par la voie commerciale ordinaire, n’est 
qu’imparfaitement publié et que l’auteur s'expose à ce que 
l’on conteste ultérieurement la date de Ja publication de 
son livre et l’antériorité de ses espèces. 

L'auteur du travail que nous analysons peut, d’ail- 
leurs, se consoler des critiques plus ou moins justifiées 
qui lui sont adressées en se rappelant, d’abord, qu'on ne 
critique guère, en général, que ce qui vaut quelque 
chose, et, ensuite, qu’en définitive on ne peut lui ôter le 
mérite d’avoir, en éditant ses « Matériaux », publié le 
premier travail d'ensemble qui ait paru, jusqu'ici, sur la 
Faune malacologique ftalienne. H. CROSSE. 


ERRATA. 


Pages. Lignes, 


18, 22, au lieu de 16, lisez 10. 
og, — Mollusques, — Mollusques. 
42, 15, — longitudinaliter, — longitudinaliter et 


profunde sulcatis, 
areis lateralibus. 
4TA) hAG — Section 92. — Section 92 (2). 
4, — Fasciolariidæ, — Fasciolariinæ. 


Pages. Lignes. 
69. 10, 
75, 27, 
76, 


104, 
198, 
136, 
139, 3, 
152, 
154, 4, 
168, 
172, 
173, 
185, 
193, 
210, 


— 366 — 


Air-Breating. 
Sion, 
Philadelphia, 


pas, 
Tanganyiha, 
Ætheria, 
pytchaxis, 
Stalide, 
Vogtianum, 
fig. 5, Ba, 5b, — 
fig. 5), 
latioribus, 
(1), 

(PLV 1019); 
L. Morelet, 

L. Morelet, 


LISTE 


Air-Breathing. 

sion (sans date). 

Philadelphia (sans 
date). 

par. 

Tanganyika. 

24. Ætheria. 

ptychaxis. 

Stabile. 

Vogtianum ? 

(PI. VII, fig. 4, 4 a). 

fig. 5, 5 a). 

latiores. 

(2). 

(PI. VIIL, fig. 3). 

L. Morlet. 

L. Morlet. 


des auteurs qui ont concouru à la rédaction du volume XXIX 


du JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE. 


Baudon (D° A.). 
Brevière (L.). 
Brot (D' A.). 
Cossmann (M.), 
Depontaillier (J.). 
Drouët (H.). 
Gassies (J. B.). 
Hemphill (H.). 
Maltzan (H.). 


Marie (E.). 


Morelet 


(A): 


Morlet (L.). 

OEhlert (D.). 

Poirier (J.). 

Rochebrune (D' A. T. de). 
Smith (E. A.) 

Stefani (C. de). 
Wattebled (G.). 


— 367 — 


LISTE DES NOUVEAUX ABONNÉS. 


Agassiz (Prof. A.). 


Biblioteca Liciniana. 
Bibliothèque de l'Hôpital. . 


Caramagna (J.). . 


Faculté des sciences. 4 
Faculté des sciences de l'Uni- 
versité Catholique. 


Gamba (Ing. C.). 
Girerd (D' L.). 


Istituto tecnico (R). . 
Launay (Gontard de). 


Lemirre 

Negret. 
Neumann (R.). 
Schepman (M.). . 
Stefanescu (G.) . 
Stuart (R. L.). 


Cambridge, Mass. 
Termini-Imerese. 
Toulon. 

Spezia. 
Bordeaux. 


Angers. 
Gènes. 
Lyon. 
Pavie. 
Paris. 
Paris. 
Lyon. 
Erfurt. 
Rhoon. 
Bucharest. 
New-York. 


— 568 — 


TABLE DES MATIÈRES. 


TOME XXIX. 


Mollusques vivants. 


Pages. 
Description de quelques espèces nouvelles du Cam- 
bodge, appartenant aux genres Lacunopsis, Jul- 
lienia et Pachydrobia, par J. Poirier. . . . 5 
Note sur la synonymie de l’Helix nigrilabris, Mar- 


tens, d'Australie, par H. Crosse. . . . . . 20 
Unionidæ nouveaux ou peu connus, par H. 

Drodél es : à. POP RAT OM 
Note sur le genre Olivella, par ee Fisther: SV. 


Liste des Mollusques terrestres recueillis dans la 

partie septentrionale de la Basse Californie (Mexi- 

que), par Henry Hemphill. . . . sb) 
Note critique sur la Monographie du genre Velorita 

de M. G. B. Sowerby, par Edgar A. Smith. . 358 
Diagnoses specierum novarum, familiæ Chitonida- 


rum, auct. Doct. À. T. de Rochebrune. . . . 49 
- Faune malacologique du Lac Tanganyika, par 4L. 
Crosse,, 1, eee (05 
Troisième M onlétient à ar Mo Le de Succi- 
nées françaises, par le D' Aug. Baudon. . . . 159 


Note sur quelques espèces de coquilles fluviatiles, 
récoltées à Bornéo et à Sumatra, par M. Carl 
Bock, par le D’ À. Brot. . . . Le Te 

Note rectificative sur l'Helix Paratanbatoeiss 


— 369 — 


H. Adams (emend.),de Madagascar, par Æ. Crosse 
et P. Fischer. . 

Description de deux espèces ricllee par le 1 
H. v. Maltzan. 

Sur la Belgrandia thermalis, Pn , par Char lès De 
Stefani. 

Contribution à la Faune hisnulodi he de Nossi- Bé 
et de Nossi-Comba, par H. Crosse. 

nn des Comores. Récolte de M. Marie à à 

l’île Mayotte, par À. Morelet. . FRAC 

Description d'espèces terrestres inédites, provenant 
de la Nouvelle-Calédonie, par E. Marie. 

Note sur la distribution géographique du Panopæa 
Aldrovandi, par P. Fischer 

Supplément à la Faune malacologique du fe Tan- 
ganyika, par A. Crosse. à 

Tableau des Limaciens des environs d Saint- FR 
(Nièvre), par L. Brevière. Lit à 

Catalogue des Mollusques Testacés, terrestres et flu- 
viatiles, observés aux environs de Moulins(Allier), 
par G. Wattebled. : ù : 

Diagnoses Molluscorum novorum, Pa die Mext- 
canæ incolarum, auct. H. Crosse et P. Fischer. 

Description d’espèces terrestres, provenant de la 
Nouvelle-Calédonie, par J. B. Gassies. 

Nouvelle Note sur quelques Bulimes Néo-Calédo- 
niens , appartenant à la Section des D UAE ; 
par H. Crosse. 

Description de Coquilles TL par L. Maria, 


Paléontologie. 


Diagnoses Molluscorum novorum, auct. L. Morlet. 


46 


— 3170 — 


Description d’espèces inédites du Bassin Parisien, 
par M. Cossmann. ‘ j 
Description de deux nouvelles espèces fois, par 
J. Depontaillier. 

Diagnoses d'espèces nouvelles du Pliocène ds pes: 
Maritimes, par J. Depontaillier. 

Description de Coquilles nouvelles, par L. Morte. 


Bibliographie. 
a. MOLLUSQUES VIVANTS. 


Systematisches Conchylien-Cabinet von Martini und 
Chemnitz. — Neue reich vermehrte Ausgabe, in 
Verbindung mit prof. Philippi, D'Pfeiffer, D' Dun- 
ker, D' E. Rœmer, S. Clessin, D' A. Brot und 
D' E. von Martens, herausgegeben von D' H. C. 
Küster, und nach dessen Tode fortgesetz von D'W. 
Kobelt und H. C. Weinkauff (1880-1881). 47, 

Unionidæ de la Russie d'Europe, par H. Drouët 
(1881). : 

Die Mollusken der TRUE hi DU auf 
Grund der von Professor Karl Môbius daselbst 
gesammelten Mollusken zusammengestellt von 
Professor E. von Martens (1880). 

Manuel de Conchyliologie ou Histoire naturelle des 
Mollusques vivants et fossiles, par le D' Paul 
Fischer.— Fascicules 1, 2, 5 (1881). 55, 182, 

Manual of Conchology structural and systematic. 
With illustrations of the species. By George W. 
Tryon Jr. — Parts IX, X, XI, XII (4881), 58, 

180, 261, 


Pages. 


167 


175 


178 
942 


52 


272 


347 


— 5171 — 


Synopsis novorum generum, specierum et varie- 
tatum Molluscorum viventium testaceorum anno 
1879 promulgatorum. Collegit D° W. Kobelt 
(1881). 

Report on the scientific Results of ht vhÿage of H. 
M. S. Challenger during the years 1875- 1876. 
— Zoology, vol. I, part. I. Report on the Bra- 
chiopopa. By Thomas Davidson (1880). . 

Molluschi viventi del Piemonte. Memoria del D* 
Mario Lessona (1880). 

Catalogue of the Terrestrial Air-Breathing Moltusks 
of the United States and adjacent Territories of 
North America. By Th. Bland (1878). 

Report on the Brachiopoda of Alaska and the adja- 
cent shores of Northwest America. By W. H. Dall 
(1877). 

conhyliagiche Misc. paie D. E. nés 
(1876). . k 

Uebersicht der von W. Pétore v von 1845 bis 1847 : in 
Mozambique gesammelten Mollusken, bearbeitet 
von Prof. D. E. von Aiartens (1879). 

Apuntes sobre la Fauna de Moluscos de la Republica 
Argentina, por el D' D. Adol/o Fo — 
Quatrième partie. 

Deep-Sea Exploration. À AA) Ex " Gui 
Jeffreys (1880). 

New Catalogue of the Shells of California ahä si 
cent States (1875). — Hemphill’s Catalogue of 
Land ani Freshwater Shells of Utah. By Henry 
Hemphill (1878). . départ E 

Note as to the position of ue au Sesuenzia 
among the Gastropoda. By J. Guwyn Jefreys 


Pages. 


59 


61 


67 


69 


70 


74 


75 


78 


80 


— 3172 — 


(1879). 


Nota sopra alcune Conchiglie Conlligens del Medi-. 


terraneo, pel Marchese T. di Monterosalo (1880). 
Espèces des Pyrénées-Orientales du groupe de l’He- 
lix arbustorum. — Note sur le véritable Pupa 
Pyrenaica , Farines. — Matériaux pour la Faune 
malacologique terrestre des eaux douces et des 
eaux saumâtres de l’Aude, par Paul Fagot. . 

Mollusques terrestres et d’eau douce de la vallée 
d’Aulus (Ariège), par Paul Fagot (1880). 

Histoire malacologique des Pyrénées françaises. — 
Haute-Garonne , — Hautes-Pyrénées, par Paul 
Fagot (1880). . 

Description and Figure of a New Species of bb 
from Illinois. By W. W. Calkins (1880). 

Zum Cap S. Vincent, Reise durch das Kônigreich 
Algarve geschildert von Freiherr Hermann von 
Malizan (1880). : k 

On à new species of Chiton lately found : in the Bri- 
tish Coasts. By J. Gwyn Jeffreys (1880). . 

Faunula Molluscorum marinorum Hellebækiana : 
oversigt over den marine blüddyrfauna ved Hel- 
lebæk of Jonas Collin (1880). 

Synonymy of and Remarks upon Port Jackson, New 
Caledonian and other Shells, with their distribu- 


tion. — List of Land Shells found on Thursday. 


Island, with description of the new Species. — 
List of Brachiopoda or Lamp Shells found in 
Port Jackson and the coasts of New South Wales. 
— Tropical Mollusca recently dredged at. Port 
Jackson Heads. — Note on Oniscia ponderosa, 
with its locality. By John Brazier (1879). 


Pages, 


81 


84 


85 


-86 


87 


89 


89 


90 


90 


91 


— 315 — 


Mollusca of H. M. S. Challenger Expedition, — 
Part. V, VI, VII, VIIL IX, X. — By the Rev. 
Robert Boog Watson. . . . 14195: 

Monographie du genre Sinusigera, d’ Cr pra par 
Alfred E. Craven (1880). . ! 

Istruzioni scientifiche pei Viaggiatori le fe 
Arturo Issel (1881). ; 

Note sur l’Helix chelonitis. — Les Hélices carnas- 
sières et phytophages de la Nouvelle-Calédonie, 
par Alfred de Saint-Simon (1881). ; 

Contributions to Indian Malacology, n° XII. Des- 
cription of new Land and Freshwater Shells from 
Southern and Western India, Burmah, the An- 
daman Islands, etc. By W. T. Blanford (188). 

Nomenclator Heliceorum viventium quo continen- 
tur nomina omnium hujus familiæ generum et 
specierum hodie cognitarum disposita ex affini- 
tate naturali. Opus postumum Ludovici Pfeiffer 
D' ed. S. Clessin (1878-1881). 

Ilustrirtes Conchylienbuch. Herausgegeben von 
D' W. Kobelt (1878-1880). U 

Anatomie de l’Helix Cantabrica, par À. de Saint. 
Simon (1880). L È 

Études sur les variations res. spssie la 
Faune vivante et fossile de la partie centrale du 
Bassin du Rhône, par À. Locard (1881). 

Histoire malacologique des Pyrénées françaises. — 
Basses-Pyrénées, — Ariège. Par Paul Fagot 
(1880). | £ L 

Studio sulla Helix (Campilæa) HE Se 
forme affini, di M. Paulucci (1881). 

Zoelogischer Jahresbericht 1879, von Carus. H. Mol- 

26 


Pages. 


351 


95 


96 


185 


186 


257 


259 


260 


266 


— 574 — 


lusca. Referenten, D' Æ. von Ihering und D° W. 
Kobelt (1880). , 

The Terrestrial Mollusca inhabiting the Cook's or 
Harvey Islands. By Andrew Garrett (18807). 
Fauna Molluscorum extramarinorum Japoniæ. Nach 
den von Professor Rein gemachten Sammlungen 

bearbeitet von D' W. Kobelt (1879). 

Reports on the Results of Dredging under the su- 
pervision of Alexander Agassiz, in the Gulf of 
Mexico and in the Caribbean Sea, 1877-1879, by 
the United States Coast Survey Steamer « Blake », 
Lieutenant-Commander C. D. Sigsbee, U. S. N., 
and Commander J. R. Bartlett, U. S. N., Com- 
manding. By W. H. Dall (1881). 

Appendice al Catalogo delle Conchiglie componenti 
la Collezione Rigacci. — Parte prima. Conchiglie 
viventi (1881). - G} EARPAUTE 

M. Paulucci. — Contribuzione alla Faute malaco- 
logica Italiana. — Specie raccolte dal Dott. G. 
Cavanna, negli anni 4878, 1879 , 1880, con 
elenco delle Conchiglie Abruzzesi e descrizione 
di due nuove Succinea (1881). 

On the Genus Myodora of Gray. By Edgar À. Smith 
(1880). ; 

Paulucci (March. initrono) — Molluschi fluviatii 
Italiani inviati come saggio alla Esposizione in- 
ternazionale della Pesca in Berlino (1880). 

Liste de Coquilles recueillies à Cannes par MM. E. 
et Ad. Dollfus. Par Ph. Dautzenberg (1881). . 
Fauna Italiana. — Communicazioni malacologiche. 
— Articolo primo. — Articolo secondo. Descri- 
zione di alcune nuove specie del genere Po- 


Pages. 


275 


348 


350 


904 


357 


561 


— 3175 — 


matias. Note della marchesa Paulucci (1877- 
1879). d : 

Appunti fort aehiis soprà de hs di ce 
chiglie Italiane, pubblicate come nuove specie. 
Nota del Socio Napoleone Pin (1879). 

Replica alle Osservazioni critiche dei Signori Pini, 
De Stefani e Tiberi soprà alcune recenti publica- 
zioni malacologiche di M. Paulucer (1879)... 


b. MOLLUSQUES FOSSILES. 


Dell” Ostrea cochlear (Poli) e di alcune sue varietà. 
Memoria del D' Ludovico Foresti (1880). 

Le Conchiglie Plioceniche delle vicinanze di Calta- 
nisetta, per l’ab. Giuseppe Brugnone (1880). 
Description of new forms of Mollusks from Alaska 
contained in the Collections of the National Mu- 
seum.—Postpliocene Fossils in the Coast range of 
Catifornia. — Fossils Mollusks from later Tertia- 

ries of California. By W. H. Dall (1878). 

Die Tertiaren Binnen-Conchylien von Undorf. Von 
S. Clessin (1877). à 1 

Descriptions of Carribbean Miocene pois —— Da. 
criptions of New Species of Fossils from the 
Pliocene Clay Beds between Limon and Moen, 
Costarica, together with Notes on previously 
known Species from there and elsewhere in the 
Carribbean Area. By W. M. Gabb. 

Sulla natura geologica dei Terreni incontrati nelle 
fondazioni tubulari del nuovo ponte di ferro 
costruito sul Tevere a Ripetta é sul! Unio sinua- 
tus, Lamarck, rinvenutovi. Nota dell ing. Ro- 


Pages. 


361 


361 


364 


D7 


60 


71 


79 


76 


— 576 — 


molo Meli (1880). 

Remarks on Fossils Shells, from the CHOtenE De- 
sert (1879). — Comments upon Mr Calkin’s « Ma- 
rine Shells of Florida (14879). — In the matter 
of certain badly treated Mollusks (1879). — 
Description of a New Species or Variety of Sand 
Snail of California. By Robert F. C. Slearns 
(1879) . 

Mollusques quaternaires des environs mn Tonton 
et de Villefranche (Haute-Garonne), par Paul 
Fagot (1879) . Aa Te va 

Contributions to Poleoétéés: Ne 1 : Cretaceous 
Fossils of the Western States and Territories. “ 
C.-A.: White (1879).. «ù  00, ; 

Sur le Dévonien du département de la érihé, par 
MM. OEhlert et Davoust (1879). 

Soprà una nuova forma di Pecten dei depositi plio- 
cenici di Civita Vecchia. Nota del Ing. R. Meli 
(1881) . : 

Études Er AE bé pr pour 
servir à l’histoire de la période tertiaire dans le 
bassin du Rhône. — VI. Le bassin de Crest 
(Drôme), par F. Fontannes (1880). . 

Etudes sur les variations malacologiques, d’après la 
Faune vivante et fossile de la partie centrale du 
bassin du Rhône, par A. Locard (1881). 

Nouvelles recherches sur les argiles lacustres des 
terrains. quaternaires, aux environs de Lyon, par 
A. Locard (1880). 


Nouvelles. 


Voyage scientifique de M. Dall dans l'Alaska (Amé- 


Pages* 


78 


82 


88 


97 


97 


262 


264 


266 


270 


— 977 — 


Hoque du Nord ee DEN ML EM Le 
Réunion des Congrès Scientifiques Internationaux, 
à Venise et à Bologne. IN MS 
Invitation faite aux Naturalistes à assister au Con- 
grès Scientifique International de Venise, par la 
Société Malacologique Italienne 


Néerologie. 


Mort de MM. Michaud, Eugène Vesco, l’abbé De- 
baize, Victor Bertin, Eugène Goulard, Pierre- 
Henri Nyst, F. Recq de Malzine, Francisco Mar- 
torell, Giuseppe Rigacci, Samuel Stehman Hal- 
deman, Louis-François de Pourtalès. 

Mort de M. Hildebrandt. 


Liste des auteurs qui ont concouru à la rédaction 
du volume XXIX du Journal de Conchyliologie. 
Liste des nouveaux abonnés. 


Pages, 


187 


188 


276 


98 
276 


— 878 — 


TABLE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE. 


a. Mollusques vivants, 


Pages. 

ACANTHOCHITES Adansoni, Rochebrune. . . . . kl 
_— Bouvieri, Rochebrune. . . . . 45 

_— Dakariensis, Rochebrune. . . . 4 

— Joallesi, Rochebrune , . , . . 45 
ACANTHOPLEURA Quatrefagesi, Rochebrune . . . 44 
ACHATINA Antourtourensis, Crosse . . . . . . 197 
— CAVE OMIS Need es del ele DIU 
_— TUIICA, FÉTUSSAC.S NP 0 EE PEU 
— ECITKL SENTE MAUR ROME RS RME 
— Marioni, fAncey. Erin MERE 
— \(ipañthera; Férnssac. : 000 0 OPEN MIO 
Ærueria elliptica, Lamarck. . . . . . 136, 295 
AmpuLLanlA Cecillei, Philippi. . .: . . . . .. 206 
— ovata Olivier" 0 A CRM 
ANCYLUS modestus HCGrOBSE. LE MEN NNER RRROrT 
ANoDonTa Byzantina, Drouëêt. . . . . . . . 9h49 
— dealbata, Drouét "RENE Rene 
er  DORIETS DTOUÉL 0e Ne AN NET 

— dorsuosa, Drouët. . . . . RL AE 30 
— Gaudionts Drouëét 57 LASER SRE ERP 

— Kiociaki"DrOnGE re NP PE REMRTERERRS 28 

_ Mobsica, Drouéé. |: Smet 29 

— nymphigena, Drouët . . . . . . . 252 

— ‘| MSAVERSIS DEDRËE | UNION NE TE MARIA 28 
— Wimmeri, Drouës "070 MIE DSNONNMERNNOE 


APLECTA bullula, Crosse et Fischer. . . . . . 334 
—  Tapanensis, Crosse et Fischer. . . . . 334 
ARGoNAUTA Büttgori, Maltzan. . . . . . . . 163 


— 3579 — 


ARION aggericola, Mabille. 
—  Bourguignati, Mabille . 
—  hibernus, Mabille. 
— hortensis, Férussac. 
— rubiginosus, Baudon 
— rufus, Linné . ° 
—  subfuscus, Draparnaud. 
— tenellus, Millet . 
—  verrucosus, Brevière 
AssiminiA parvula, Morelet. 


AURICULA subula, Quoy et Gaimard. 


BaLEA Heydeni, Maltzan . 
BELGRANDIA Delpretei, Paulucci. 
_ thermalis, Linné. 
BrAcxIoPopA (0.) 
Buziminus ptychaxis, Smith 
—  variolosus, Morelet. 
Buzimus badiolus, Morelet 
—  Comorensis, Morelet. 
—  Debeauxi, Gassies 
—  exiguus, Morelet. 
— _inconspicuus, Morelet . 
—  Kantavuensis, Crosse 


206. 


64, 


— HR fibratus, Martin var. Sinis- 


trorsa.. 


— —_ Rossiteri, Brazier. 


CassipurA, labrella, Deshayes. 
CHAMYDOCHITON (S. G.). 
Ciron scabridus, Jeffreys. 
CLEA Bockii, Brot 

— nigricans. À. Adams. 
Conus rhododendron, Couthouy . 


CorgicuLA radiata, AU var. Tanaa nor 


Cyczopxorus granum, Morelet 


— microscopicus, Morelet 


Pages. 


307 
309 
307 
309 
308 
306 
308 
309 
310 
240 
203 
162 
166 
164 

70 
299 
198 
217 
216 
997 
218 
218 

73 


340 
338 
204 

72 

90 
159 
159 

73 
290 
236 
235 


— 3580 — 


Cyczornorus raripilus, Morelet . 
Cyczosurus (G.) . à 
— Mariei, Morelet . 
Cyccoropsis dubia, Morelet . 
Cycrosroma aplustre, Sowerby . 
— bicarinatum, Sowerby . 


— moniliatum, Morelet . 


— semiliratum, Morelet 
— Sowerbyi, Pfeiffer 
DipLomPHALUS (G.) . 
Ennea auriculata, Morelet. 

— bicolor, Hutton . 

— callosa, Morelet. 

— Crosseana, Morelet. 

—  cryptophora, Morelet . 

— Dupuyaua, Crosse 

— Fischeriana, Morelet 

— incisa, Morelet . 

—  intermedia, Morelet. 

— Jata, Smith. 

— Jubrica, Morelet. 

— Mariei, Morelet . 

— Martensiana, Morelet . 

—  metula, Crosse 

—  microdon, Morelet . 

— minor, Morelet . 

—  pusilla, Morelet . 

— trigona, Morelet. 

— Üjijiensis, Smith. 

— vermis, Morelet . 
Evurima Caledonica, Morlet 
Eurimopsis (G.) . : 
GeosrizBiA Mariei, Crosse, 


HapaLzus Travankoricus, Theobald . 


Heuix alveolus, Gassies . 


Pages. 


234 
237 
238 
236 
205 
205 
234 
233 
232 
185 
224 
192 
226 
221 
227 
229 
230 
221 
193 
295 
230 
228 
222 
193 
229 
193 
224 
225 
296 
231 
342 

61 
200 
187 
336 


— 381 — 


Hez1x Arachne, Morelet . 

— Cabriti, Gassies . 

— Caledonica, Crosse. 

— Cantabrica, Pfeiffer. . . , 
— (ArionrA) Carpenteri, Newcomb. 
— ceromatica, Morelet. 

— chelonitis, Crosse. . 

— Comorensis, Morelet . 


— (Macrocyczis) Duranti, Newcomb. 
— Farafanganensis, H. Adams (emend.). 


— inæqualis, Pfeiffer . 

— (Arionra) Kelletti, Forbes. 
— Janx, Férussac . ÿ 
— Montrouzieri, Souverbie . 
— multisulcata, Gassies . 


— (GzyprosromA) Newberryana, Binney. 


— nigrilabris, Martens . 

— omphalodes, Pfeiffer . 

— renitens, Morelet 

— Seberti, Marie. 

—  (ArIONTA) Stearnsiana, Gabb. 
— Stumpffi, Kobelt . 

—  (ArionTA) Traskii, Newcomb. 
— —  tudiculata, Binney. 


— (Macrocyczis) Voyana, Newcomb . 


JuzLIENIA (G.). 

_— acuta, Poirier. 

—  costata, Poirier. . 

— Harmandi, Poirier. 

—  nodulosa, Poirier . 
KaynicxiA brunnea, Draparnaud 
Lacuworsis (G.). 

— globosa, Poirier . 

— Harmandi, Poirier . 
— ventricosa, Poirier . . 


= 1382 — 


Lacunopsis (SPEKIA) zonata, Woodward: . 1922, 
LEPTOCHITON Cessaci, Rochebrune . 
— Sererorum, Rochebrune . 
Limax agrestis, Linné . 
— arborum, Bouchard. 
— cinereo-niger, Sturm 
— cinereus, Müller. 
—  fulvus, Normand 
—  variegatus, Draparnaud . . 
— (AmazrA) Hewstoni, Cooper . 
LimicocarrA Cailliaudi, Pfeiffer . 
— Martensiana, Smith. 
— Nilotica, Pfeiffer. LOUE AR 
— rectistrigata, Smith. . . . 139, 
Limvæa Natalensis, Krauss DAT 
LimMNOTROCHUS (G.) . . . . . . . . . 496, 
— Kirki, Smith} to EURE Nes, 
_ TFhomsoni, Smith!@8r NOT, 
Lopayrus Senegalensis, Rochebrune 
— Siculus, Gray 
Lyria Delessertiana, Petit. 
MAGASELLA (G.) . 
MARGINELLA (G.). 
MEGaxinus (G.) . 
MeEcameus Caffer, Krauss. 


_— fasciatus, Deshayes . . . . . 9204, 
— Pfeifferianus, Morelet. AQU 
MELANIA admirabilis, Smith . . . . . . 414, 


—  Bockii, Brot 

—  Boeana, Brot. 

—  decollata, Lamarck. # ANA 
—,1 Horei, Smith … :::. 0m INA GS: 
=. :'lirata, Benson. #2 LeMENO LME LE 
—  Malayana, Issel . 

—  nassa, Woodward . . « . . . 


Pagese 


287 
43 
43 

315 

315 

314 

313 

314 

314 
39 

297 

297 

296 

297 

219 

288 

290 

289 
42 
42 

211 
70 
h9 
61 

232 

232 

204 

281 

157 

154 

217 

283 

158 

158 

113 


NT een 


MELANIA provisoria, Brot. 
— Sumatrensis, Brot ati Enr 
—  Tanganyicensis, Smith. . . . . 415, 
—  thiarella, Lamarck . 
—  tuberculata, Müller. 
—  (PARAMELANIA) Crassigranulata, Smith. 
— — Damoni, Smith 
7e _— nassa, Woodward. . 
MELANopsis Tunetana, Morlet. 
MuteLA (G.) Ne MUR Ne ts 
— _exotica, Lamarck. 4: 4, 1,041 1481, 
NaviceLLA bimaculata, Reeve. 
NEOTHAUMA (G.). ONE, RON AE 
— Tanganyicense, Smith, . . . 419, 
NERITINA (G.). aiite 
== WMiknoarri, Récluz :1 24,4, ou 
—  (SmArAGDIA) Souverbiana, Moitifiriee, 
—  spiniperda, Morelet. 
OLivezLa (G.). 
—  biplicata, do seihn 
OniscrA ponderosa, Hanley . 
OpPEas gracilis, Hutton. 
— Johanninus, Morelet 
PACHYDROBIA (G.). 
— Bertini, Poirier. 
— dubiosa, Poirier. 
— Fischeriana, Poirier 
— Harmandi, Poirier. 
— scalaroides, Poirier. 
— spinosa Poirier . 
— variabilis, Poirier . 
Pazupina Colbeaui, Craven 
PanorÆA Aldrovandi, Ménard 
PARAMELANIA (S. G.) . , D 
Paysa Boucardi, Crosse et Fischer . . . . . . 


Pages. 


156 
195 
282 
207 
282 
284 
283 
284 
346 
131 
292 
207 
111 
281 
ri 
207 
208 
208 
31 
32 
93 
201 
201 
12 
15 
18 
15 
16 
17 
14 
16 
206 
255 
283 
3934 


— 984 — 


Paysa Strebeli, Crosse et Fischer. 

—  Tehuantepecensis, Crosse et Éiachon) 
PiNaxIA, coronata, A. Adams. 

PLANoRgBIs crassilabrum, Morelet. A TRE 
— Rollandi, L. Morlet. . . . . . 46, 
—  Sudanicus, Martens. . , . . . 109, 

PLECOTREMA mordax, Dohrn . 

Priopon (G.). s LATE 
—  (CAMERONIA) Spekei, de UE . 130, 

Pupa minutalis, Morelet 

— Seignaciana, Crosse et Fither, 

Pyréeopxaysa Mariei, Crosse. . 

RayripA (G.). 

RiçGicuza Mariei, L. Morlet . 

— prismatica, Folin . 
SCHIZOPLAX (S G.) . SN 
SEGMENTINA Alexandrina, Hlenbiert var. TanganyE 

censis 

SEGUENZIA (G.) ; 

— formosa, Jeffreys. 

SINUSIGERA (G.) . 

SPATHA ((x.) : PSN EN SRTETRE 

-—  Tanganyicensis, Smith JU MARIA SD: 

STENOGYRA avenacea, Morelet. 

— Johannina, Morelet. 

— octona, Bruguière 

— pusilla, Morelet . 

SUBULINA lenta, Smith . 

— mamillata, Craven . 

—  solidiuscula, Smith. 

SuccinEA Baudoni, Drouët. 

—  cingulata, Forbes. 

—  debilis, Pfeiffer . 

—  oblonga, Draparnaud . 


—  Pfeifferi, Rossmässler, var. punctatissima. 


Pages. 


339 
339 
210 

20 
344 
278 
204 
129 
291 
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300 

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299 

142 
37 

150 

151 

147 


— 385 — 


Peges. 

SuccinEA putris, Linné, var. hians. . . . . . . 141 
—" ssiriata, Krauss. :  - 2" SIAUS MIO) EU1 DR 
SVRNOLOPSIS (GENS PIE US "En INT NES RENES 
_ lacustris) Small. . 119) 287 
ANG ANN LOT A Cr) AE EEE CET NERTR UC te TRS 


— neritinoides, Smith. . . . . 126, 288 
— rufofilosa, Smith. . . . . . 125, 287 


TEREBRATULA Wivillei, Davidson. . . . . . . 183 
PORTA (Ge Se need diotauininan es TAG 

SL 'HOro Smin D OS AU Ne LEZ, 200 
Tonicra Gambiensis, Rochebrune . . . . . . 3 
HascaymansiA (S, G:] sold 000. quille 72 
TRUNCATELLA Guerini, Villa . . . . . . 205, 9239 


— obscura” Moreletilitnonen -ARSUS NII ad 
— teres, Pleiffer 4m tt ete 20; 41249 


Monet pal son 91 
Ero) Aradæ  PHiDpL,, 2 orient halls) d4128 
— bDrachyrhynchus, Drouët . . . . . . .: 246 
— Burtoni, Woodward. . .. . . . . 436, 9293 
+ Croaticus) Dronéts, VS RE SN ts NU 2R 
== decipiens) DEOuéb 0e Mauaaiua iArthaehe 23 
Er  dpSeCIUS  DEQUGE D ANS LE NV RTE LE 22 


mc oarootie, PRIIDOR A 00.) en ét 222 
me  Gaudioni, Drouêët. 1er US ee TE 
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—  Neocomensis, Dronét.; |, +, :, - . 247 
— Niloticus, Cailliaud . . . . . . . 133, 292 
— Nyassaensis, Lea, var. Ujijiensis. . . . . 294 
—\ prüuimosus, Drouët +... : 0. YANN 2ES 
— squamosus, Charpentier . . . . . . . 27 
— Stevenianus, Krynicki . . . . . . . . 24. 


— succineus, Drouët eee ONE N an at ed RER EE 
— Tanganyicensis, Smith. . . . . . 13k, 293 
— Thomsoni, Smith . .  . . . . 19395, 9295 


— 386 — 


VELORITA (G.). 
Zonires Upsoni, Calkins 


b. Paléontologie. 


ADEORBIS lucidus, Cossmann. 
AmnicoLa Pesmei, L. Morlet. . . . . . 46, 
BELGRANDIA Bonelliana, De Stefani . 
— prototypica, Brusina. 
— thermalis, Linné. 

Ceriraium Depontaillieri, Cossmann. 
CoLumBELLA Mariæ, Depontaillier 
Drasroma multispiratum, Cossmann. 
ErATo uniplicata, Depontaillier . 
Eutarra Rivierei, Depontaillier . 
Heuix Lacosteana, Morlet. 
Mirra fusellina, Lamarck. 

— “graniformis, Lamarck . 

— inaspecta, Deshayes 

—  marginata, Lamarck . 

—  monodonta, Lamarck . 

—  Vincentiana, Cossmann. 
OsTREA cochlear, Poli.. . . 
PARMACELLA Sayni, Fontannes . . . . 
PecTEN Ponzii, Meli. APE 
PLancrgis Rollandi, L. Morlet . : . . . 46, 
ScISSURELLA Cossmanni, Depontaillier . 
Tarona(G.) 0 2 € 
Uno sinuatus, Lamarck. . 


Pages. 


38 
89 


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170 

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262 
344 
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78 


og. 


Paris. — Imprimerie de Mme veuve Bouchard-Huzard, rue de l'Éperon, 5; 


J. TREMBLAY, gendre et successeur, 


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COLLECTION A VENDRE. 


A vendre, à l'amiable, une Gollection considérable, ayant 
appartenu à feu M. Am. Boivin, ancien maitre des requêtes au 
Conseil d'Etat, composée de Goquilles terrestres, fluvia- 
tiles et marines, et comprenant beaucoup d'espèces précieu- 
ses. Celte collection, très développée dans tous les genres, est 
particulièrement remarquable sous le rapport du genre Gône, 
qui s’y trouve très richement représenté, tant par le nombre et 
la beauté des individus, que par la rareté des espèces, r vi 
lesquelles figure un certain nombre de types. 

S’adresser, pour plus amples renseignements et pe 
la collection, à Madame Lalesque, née Boiv :. 
Sainte-Catherine, {, Bordeaux (Gironde). 


AVIS. 


M. Juba de Lhotellerie a l'honneur de prévenir MM. les 
Directeurs de Musées et amateurs qu'il vient de créer, à Paris, 
rue des Grands-Augustins, 26, un Établissement destiné 
à la vente des Coquilles terrestres, fluviatiles et ma- 
rines, tant vivantes que fossiles. Les espèces dont il peut 
disposer actuellement proviennent surtout des contrées suivantes : 
Algérie, Tunisie, Égypte, mer Rouge, Syrie, Grèce et ses iles, 
Dalmatie, Transylvanie, Russie, Italie, ete. En fait de marines, il 
possède aussi un riche assortiment de coquilles méditerranéennes 
el exotiques. 

Ïl enverra des Catalogues sur demande affranchie. 


OUVRAGES NOUVEAUX. 


Catalogue of the genus Partula, Férussac. By W. D. HaRrT- 
manx. — West, Chester. Pa., United States A. 1881. Brochure 
in-8 de 14 pages d'impression, accompagnée de gravures sur 
bois, imprimées dans le texte. 

— Observations on the Species of the Genus Partula, Fér., with à 
Bibliographical Catalogue of all the Species. By WiLLrAM DELL 
Harrmann. — Cambridge, 1881. Brochure in-8 de 26 pages 
d'impression, accompagnée d’une carte géographique. 


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Table des Malières | 
CONTENVUES DANS CETTE LIVIATSON, 

Pages. 
Ÿ Faune malacologique du lac Tanga- 

DES Be Hole ao: Cabas An de te AU AO UD Hi OR OS ENT NES 977 

imaciens des environs de Saint-Saulse ; 
jé RE SALE ter NL ANT E NO PEN A RL IPE L. BREVIÈRE. ::. . 1 (806 
--vgue des Mollusques Testacés, terrestres et : 

4 fluviatiles, observés aux environs de Moulins (Allier). G. WATTEBLED. - - . 916 
Diagnoses Molluscorum novorum, Reipublicæ Mexica- 

LÉO NA re CAE AE RE et DS RATE H.Crosstet P.Fiscaer 334 
Description d’espèces terrestres , provenant de la 

Nouvelle-Calédonie. 1: .,.... CA DRAC Jÿ B:JGASSIES .-,5.:7. 0936 
Nouvelle Note sur quelques Bulimes Néo- Calédo- 

niens, appartenant à la Section des Placostyles. . HLICROSSE: LAN ETSNNSR 

Descriplion de Coquilles nouvelles. . . . 1 2. L'EMORDETE EN EN 349 

BIRT He ENST re ACL CAN Nr HE AGROSSR do NOT 

LT RER ee A Le a SN er à PRE FU :11#865 

Je des Autents. MAS RCE US Le RDS CO NO EN ET SUR: 366 

Liste des nouveaux abonnés. . ..... 1.1... 11: ut. A AR 7 

ARDIER AS AUTRES OR SA EN fe fe die a AE Fo RS GE 

HabIé par Grdréralphabétique 20% 4 Je 0 0 Go à PR RES 318 

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Le journal paraît par (rimestre et forme A voluerc par am. 


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PRIX DE L’ABONNEMENT {PAYABLE D'AVANCE) : 
Pour Paris et pour les départements (reçu franco). . . 16fr. 
Pour l'étranger (Union postale) id. POANE T 
Pourles pays hors de l’Union postale id. Loi 28 


S’adresser, pour l’abonnement, payable d'avance, et pour les com- 
niunications scientifiques , à M. H.Grosse, directeur du Journal, rue 
Tronchet, 25,à Paris, chez qui on trouvera aussi les volumes précé- 
demment publiés du Journal de Conchyliologie. (Écrire franco.) 

Il estrendu compte des ouvrages de Conchyliologie et de Paléonto- 
logie dont deux exemplaires sont adressés au bureau du Journal, 


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PARIS. — IMP. DE M° V® BOUCHARD-UIUZARD , RUE DE L'ÉPERON, 5. —1881. 


J: TREMBLAY, GENDRE ET SUCCESSEUR. 


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Journal de Conchyliologie. 1881. BRENT 


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Arnroul del. Lip. Becquer, Lares. 


4. Jullienia Harmandi, Poirier. 
DE RU "Costatà Panier. 


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1. Lacunopsis glob osa, Poirier. 
DORE. vVentricosa, Poirier. 


FAR Harmandi, Poirier. 
8. Jullienia acuta, Poirier. 


Journal de Conchyliologie. 1881. Sea 


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Aynoul dl. Lrnp. Becquet, Parts. 

x Pachydrobia Spinosa, Poirier. 4. Pachydrobia Harman di, Poirier. 
D RE tnt Poinies. D Abus, Poirier 
Ris henian a Porriens Ne Pres 0 Scalaroides, Poirier. 


À Pachydrobia dubiosa, Poirier. 


1881. 


Journal de Conchyhologie. 
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=2. Anatomie du Pachydrobia paradoxa. 
3. Dents Hnguales duJullienia Harmandi. 


LE. ecgret, Parts. 


4. Dents lnguales du Julhiema costata. 
5.Dents hnguales du Lacumopsis ventricosa. 


Journal de Conchyliologie. 1881. Pa 


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Arnoul del 


L TP. F4 tcyutes, Laris. 


1. Neothauma Tanganyicense,E À Smith. 4. Spekia zonata, Woodward. 
2. Tiphobia Horei, E.A Smith. 5. Tanganyiciarufofilosa, E A Smith. 
3. Melamia nassa, Woodward. 6. Syrnolopsis lacustris, E.A Smith. 


Ayrnoul del Zip. Becquet, Larts. 


3. Succinea Pfeiffer, Rossmassier. 


1. Succinea putris,L., var. hians. 
DANS Ter oblonga, Drap, var. acuta. 


DS ee Paudonr Dronet. 
5. Leucochloridium Vogtianum ? Baudon. 
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Boeana, Brot. 4, Clea nigricans, H Adams, var. maxlma. 


provisoria, Brot. SD NCmÈQCkN Pror, 


Bockii, Brot. 6. Balea Heydeni, Maltzan 


Fe Arqonauta Bottgerti, Maltzan.. 


Journal de Conchyliologie. 1881. PL, VIT. 


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Ayrnoul del. Zip. Pesgitt > Paris. 


1. Euthria Rivierei, D ep ontaïlher. 4. Cerithium D ep ontaillhieri, Cossmann. 
2. Sassurella Cossmanni, D ep ontailler. 5. Diastoma multi SP iratum, Cossmann. 


3. Adeorbis lucidus, Cossmann. 6. Mitra Vincentiana, Cossmann. 


Journal de Conchyhologie. (881. PL .VIIL. 


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Arnoul del Lrp. Pecquek, Parts. 


1. Achatina Antourtourensis, Crosse| 4. Pupa Seignaciana , Crosse. 
DNA panthera, Fer (épiphragme ). 5. Geostilbia Mariei, Crosse. 


3. Ennea metula, Crosse. 6. Ancylus modestus, Crosse. 


Journal de Conchyliologie. 1881. Pue 


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Arnoul del. 272 A ecguet, Lars. 


Mollus ques de Maivotte. 


Journal de Conchyliologie. 1881. PL. X. 


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Arnoul del. Zinp. Becquet, Larts. 


Mollus ques de Mayotte. 


Journal de Conchyliologie. 1881. Eee di 
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Arnoul del Lip. Aecqurt Lars. 
1. Helix alveolus, Gassies.. 3. Bulimus fibratus, Martyn, monst. 


2. Bulimus fibratus, Martyn,sinist. | 4. B.______ Debeauxi, Gassies. 


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Journal de Conchyholome. (881. PL. XI 


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Eulma Caledomca, Morlet 4. Planorbis Rolland, Morlet 


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L.Amnicola Pesme, Morlet 5. Helx Lacosteana, Morlet 


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.Melanopsis Tunetana  Morlet | 6. Bubmus (Pacostylus) Rossiteri, Brazier 


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